Trois précis initiatico-alchimiques

trois_textesDeux  précis sur le processus alchimique de la Messe et un rituel abordant la réception d’un profane selon le processus alchimique plus un liminaire sur le Chi-Rô. Le tout livré dans ce premier cahier de la collection « Lux in Arcana ». D’autres cahiers suivront.

Le baptême du feu et de l’eau se conjuguent en Soleil et Lune, Soufre et Mercure sous la figure initiatrice et titulaire du Christ-Jésus. Là où pour les uns ce sont les opérations au fourneau qui priment, pour d’autres c’est dans la stricte observance du Rituel que peut s’exercer le Salut.

Le processus Chimique de la Messe dédié à Stanislas, Roi de Hongrie et de Bohème et les autres textes sont des bijoux rares de Gnose rosicrucienne. Nos notes sur le Chi-Rô feront le lien avec l’Adepte qui s’est révélé sous le peudonyme de Fulcanelli et dont nous avons brossé la biographie.

 

Le secret de René Descartes (2)

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Les 3 songes.                                                                                       

À cette période, René Descartes est en pleine quête de connaissance. Il vient de résoudre deux des trois pro­blèmes mathématiques – ce qu’aucun savant depuis l’Antiquité n’avait réussi à faire –, à savoir la duplication du cube et la trissection de l’angle. En mars 1619, il annonce à son ami Isaac Beeckman qu’il travaille à fon­der « une science toute nouvelle […] une méthode univer­selle qui va au-delà des mathématiques » et permet de résoudre toutes sortes de questions. Il ressent une exal­tante jubilation de l’esprit, tout heureux qu’il est d’avoir trouvé les fondements d’une science admirable. Il passe la journée du 9 novembre à méditer sur l’objet de sa quête. C’est alors que dans la nuit, près d’Ulm, il fait trois songes qui vont bouleverser son existence. Dans le pre­mier, il est poussé par un vent impétueux vers un mys­térieux collège où il rencontre un homme qui lui donne un melon. Il se réveille et, craignant que ce rêve ne soit l’oeuvre d’un mauvais génie, fait une prière. À peine se rendort-il qu’il fait un deuxième songe, suivi d’un troi­sième. Dans ces songes, on lui présente un dictionnaire et un recueil de poésies où la philosophie est jointe à la sagesse. En consultant ce recueil, il tombe sur ces mots : « Quel chemin suivrai-je dans la vie ? »

moregeometricoL’interprétation de ces trois songes a suscité de nom­breux commentaires. Comme l’ont constaté plusieurs auteurs, les événements qu’il vécut au cours de ces rêves ressemblent à plusieurs épisodes relatés dans Les Noces chymiques de Christian Rosenkreutz. René Descartes a conscience d’avoir vécu une expérience fondamentale et tente aussitôt de l’analyser.

Il juge ces songes si importants qu’il les retranscrit dans un recueil qu’il intitule Olympica (en fait un mot codé). Cette expérience lui apporte la confirmation qu’il est sur la bonne voie et que les mathématiques sont une clé essentielle pour comprendre les mystères de la Création. Descartes dira lui-même qu’il s’agit là de « l’affaire la plus importante de [sa] vie », et jusqu’à sa mort, il gardera tou­jours ce texte sur lui. Quatre ans plus tard, en 1623, il est de retour à Paris. C’est alors que son nom se trouve associé à la Rose-Croix.

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Le secret de René Descartes (1)

moregeometricoRené Descartes et la Fable du Monde. On connaissait ou croyait connaitre le philosophe mais c’était mal connaitre l’Homme qui a gardé plus d’un secret dont certains ne font que de nous parvenir aujourd’hui tant sa stature est immense. Si Fulcanelli devait avoir un prédécesseur nul doute que René Descartes assumerait parfaitement cette fonction, lui qui fut à la fois Philosophe, Géomètre, cosmologue et arpenteur de l’Art Royal. Bien loin de l’idée que l’on e fait de lui habituellement, sait-on seulement que son enseignement fut interdit en France pendant plus d’un siècle et qu’il faudra attendre 1824 pour que son nom réapparaisse ! .. Sur l’homme, sa vie, ses oeuvres on va de surprise en surprise, c’est que nous allons tenter d’expliquer.

Descartes et les R+C

Plusieurs historiens de l’ésotérisme ont voulu faire de René Descartes un Rose-Croix, au sens fort du terme. L’un des principaux responsables de cette position est l’évêque d’Avranches, Daniel Huet. En 1692, sous le pseudonyme de G. de l’A., il publia Nouveaux mémoires pour servir à l’histoire du cartésianisme, une satire qui prétend faire des révélations sur Descartes. On y apprend que celui-ci a importé la Rose-Croix en France et qu’il est l’un des inspecteurs de l’Ordre. Daniel Huet ajoute aussi que le philosophe n’est pas mort en 1650, car il est assuré de vivre cinq cents ans, et qu’il s’est retiré chez les Lapons où il dirige l’Ordre. Ce livre est à l’origine de nombreuses invraisemblances concernant la vie de Descartes. Plus près de nous, Charles Adam, dans son édition des Œuvres complètes de Descartes, tient lui aussi le philosophe pour un initié rosicrucien (1937).

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Vie de Jamnitzer

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Jamizer, Jamitzer, Jammitzer, Gamiczer, l’orthographe de ce nom d’ori­gine slave est aussi diverse qu’est peu connue la vie du personnage qu’il désigne. Sur la Perspectiva corporum regularium, ses nom et prénom sont orthographiés Wentzel Jamitzer. Nous avons adopté l’orthographe de l’érudition moderne, la même que celle de la pierre tombale : Jamnitzer.

L’orfèvre viennois, Hans Gamitzer, l’aîné, se fixa à Nuremberg à une date non précisée. Il mourut vers 1548. Son fils Wentzel, né à Vienne, acquiert la maîtrise dans sa nouvelle patrie en 1534, et se marie la même année. De son mariage avec Anna Braunreuchin naquirent huit fils et trois filles. Trois de ses fils devinrent orfèvres, ses filles contractèrent mariage dans la même corporation. Son fils Wenzeslaus mourut à Paris, où il séjournait pour affaires, l’année de la Saint-Barthélemy. Doit-on conclure qu’il en fut la victime?

Jamnitzer est nommé en 1543 graveur des poinçons de la ville; l’enregistre­ment de cette nomination est accompagné de la mention orfèvre très habile. Il est nommé échevin en 1573. Très soucieux du perfectionnement dans sa corpora­tion, il imposa aux futurs maîtres l’exécution d’un chef-d’oeuvre plus difficile qu’auparavant, un bocal d’apparat bosselé et repoussé au marteau en partant d’une feuille d’argent.

Soucieux de rendement, Jamnitzer employait dans son atelier une machine à empreindre des ornements sur des bandes de métal qui se retrouvent non seule­ment incorporées à ses propres travaux courants mais furent également cédées à des travailleurs sur cuir, des cartonniers, des relieurs.

Parmi ses travaux les plus importants mentionnons le Künstlichen Schreibtisch, bureau fastueux orné de figures pour l’électeur de Saxe, et ren­fermant des instruments scientifiques. La description de ce bureau et les croquis de certains détails sont conservés au Victoria and Albert Museum. –  Une fontaine de table exécutée pour Rodolphe II provoqua l’enthousiasme des contemporains. Cette pièce s’écrie un admirateur, non seulement révèle à l’oeil la physique et la metaphysique. mais aussi la politique avec bien des secrets poétiques et philosophiques – Un recueil de dessins coloriés mentionné dès 1583, laisse supposer une collaboration avec Jacopo Strada, collectionneur, antiquaire, ingénieur et l’un des intimes de Rodolph II.

Les archives de Dresde font état d’une vente d’instruments scientifiques réalisée par Jamnitzer : Il vendit à l’électeur de Saxe pour 150 florins plusieurs instruments, destinés originellement à l’empereur, à savoir: 3 règles graduées, 1 compas, 1 sphère, et offrit son livre paru en 1568, pour lequel il reçut 30 florins.   Les archives de Prague mentionnent à la date du 17 décembre 1581 le séjour d’un fils de Jamnitzer à la cour

« Il est alloué gracieusement 50 florins rhénans à l’entretien d’Abraham Jamnitzer, bourgeois et orfèvre de Nurem­berg envoyé par son père, Wenzel Jamnitzer, bourgeois et orfèvre de Nurem­berg, avec toutes sortes de singuliers instruments et objets en argent, à la cour de Prague, où il a été retenu par l’empereur Rodolphe II jusqu’au jour ci-dessus mentionné ».

Rosenberg estime à cinq mille le nombre des ouvrages d’orfèvrerie de la famille Jamnitzer. Sur ce total une centaine est actuellement répertoriée, dont cin­quante pièces attribuées avec plus ou moins de certitude à Wenzel lui-même, les autres à ses associés ou successeurs; tout le reste a disparu.

A sa mort en 1585, Jamnitzer laisse une affaire prospère et ses fils et petits-fils continueront à oeuvrer sous la marque d’orfèvre à la tête de lion.

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Hughes II de Payns : de Troyes à Jérusalem

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Hugues II de Payns naît vers 1070, probablement au château de Montigny, une forteresse surplombant les collines verdoyantes entre Champagne et Bour­gogne. Le premier des seigneurs de Montigny dont l’histoire a gardé la mémoire est Hugues Ier de Payns, le propre grand-père de notre personnage prin­cipal, qui dut épouser l’héritière de la seigneurie de Montigny autour de l’an 1050 avant de participer indi­rectement à la fondation de l’abbaye voisine de Molesme à l’époque même de la naissance de son petit-fils. Hugues Ier de Payns décède dans la dernière décen­nie du XIe siècle et son fils Gautier lui succède à la tête de la seigneurie. Hugues II de Montigny/Payns est le second fils de Gautier. Il se marie vers 1090 avec Émeline de Touillon, d’une famille alliée aux Montbard et donc au futur Bernard de Clairvaux. Hugues et Émeline ont une fille, Odeline, qui se marie à Lhéry d’Ervv-le-Châtel. Dans les années suivantes, Hugues II, proba­blement veuf, entre à Molesme pendant quelques mois. Dès 1100, il a rejoint l’entourage du comte Hugues de Champagne et s’est vu confier la forteresse de ses ancêtres, à Payns, qui contrôle la Seine. À cette époque, Hugues II de Payns est cité comme témoin dans plusieurs actes du comte. (Travaux de Thierry Leroy)

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Les Statuts secrets de l’Ordre du Temple

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En 1877, Théodore Merzdorf, conservateur de la bibliothèque ducale d’Oldenburg, publia en langue allemande, une série de documents sortis des archives de la grande loge maçonnique de Hambourg. Ces textes dans leur version latine sont une Règle officielle de l’ordre du Temple, suivi de trois autres documents présentés comme les statuts secrets de l’ordre des templiers. Tous seraient des copies d’authentiques documents trouvés dans les archives du Vatican dans les années 1780-1790 par un savant danois, Frederic Münter.

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Imago Templi (4) et les Fils de la Vallée

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Le nom de chevalerie de Robert nous réfère à la montagne mystique de Heredom, dans le nord de l’Ecosse, à laquelle il a déjà été fait allusion précédemment. C’est toute la tradition écossaise qui est ainsi évoquée : le rôle joué par l’Ecosse dans la renaissance de l’Ordre du Temple après sa destruction. Aussi bien le personnage du jeune chevalier vient-il s’intégrer à la geste des chevaliers qui, en compagnie de Pierre d’Aumont, trouvèrent en Ecosse la protection du roi Robert Bruce et y furent, selon la tradition, les continuateurs du Temple. Après le sacrifice de Jacques de Molay, Robert de Heredom reçoit des mains de l’un des Fils de la Vallée le coffret contenant l’authen­tique doctrine ainsi que la cloche de l’Eglise primitive, qu’il transmettra aux générations futures. Six autres chevaliers, devenus « Frères de la Croix » lui sont adjoints par la Vallée, et la petite troupe des sept hommes « s’élance au lever du jour, symbole de renaissance, de jeunesse et de force », vers le château de Heredom, en Ecosse.

Se lève alors à l’horizon une Imago Templi ressemblant aussi bien au Temple de Titurel qu’à l’Eglise du troisième règne, l’Ecclesia Johannis de l’Esprit-Saint, annoncée par les Joachimites. Toute pensée politique est écartée. Seules, les forces spirituelles de l’homme et la providence divine entrent en ligne de compte. Le Temple, maintenant encore invisible, deviendra celui de l’humanité tout entière : « Et le globe devint une immense église, Sur le gazon éternellement vert des tombeaux (…)  Et du haut des airs flamboyants retentit ce choral – Et la terre et les eaux lui firent un écho sonore –  Et tous les êtres entonnèrent : La vie terrassera l’effroyable mort. »

Et voici même que le symbole de la Croix s’efface devant l’antique Etoile flamboyante, symbole de l’Eglise de l’Esprit Saint, de l’Evangile éternel :

« Alors au son des cloches, Aux accents des chœurs, Le nou­veau signe, S’effacera devant l’antique emblème. »

ré-impression 460 pages

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