
De la première révélation il y a plus de 14 siècles jusqu’à nos jours, l’Islam a fortement imprégnés de sa substance les nombreuses civilisations avec lequel il entra en contact. Les échanges qui en résultèrent bien qu’ils furent en parti au bénéfice des deux partis, restèrent le plus souvent unilatéral, et ils seraient impossible de détailler ici la quantité astronomique de connaissances que le monde occidentale est redevable à la civilisation islamique (à ne pas confondre avec les arabes). Parmi les influences exercées par l’Islam sur l’Occident Chrétien, celle de l’art islamique et plus particulièrement de l’architecture est la plus remarquable.
Parmi l’une des influences les plus visibles de l’architecture islamique sur sa voisine occidentale chrétienne, on ne manquera pas de citer l’architecture gothique. Cette même architecture, longtemps vanté comme l’un des fleurons de l’art chrétien, et qui a donnée les magnifiques cathédrales européennes et parmi lesquelles celle de Saint Paul de Londres (pour ne citer que l’une des plus connues), doit son élément architectural fondamental, la croisée d’ogive, à l’architecture musulmane.
Et bien que de nombreuses théories fantaisistes aient été formulées dans le passé pour contredire cette réalité, il n’en est pas moins vrai que ces théories ont été contredites elle-même par l’existence d’une tradition chez les architectes européens dans laquelle eux-mêmes confirment leur héritage des connaissances architecturales du monde orientale.
C’est d’ailleurs un architecte anglais du nom de Christopher Wren (1632-1723) qui établit cette théorie de l’influence de l’architecture islamique sur l’architecture européenne, sous le nom anglais de « Saracenic Theory ».
Voici quelques lignes de Christopher Wren lui-même sur cette théorie, traduites par nos soins : « Ce que nous appelons le style d’architecture gothique (que les Italiens qualifient de ce qui ne suit pas le modèle romain), et ce bien que les Goths fussent plus un peuple de destructeurs que de bâtisseurs, ce style devrait en réalité s’appeler le style Sarrasin ; car les peuplades gothiques n’étaient en réalité ni intéressées par l’art ou la lecture. ; et après que nous peuple de l’Ouest ayons perdu ces deux choses, nous empruntâmes encore d’eux (les musulmans), à travers leurs livres Arabes, ce qu’ils avaient avec une grande diligence traduit des grecs … le style gothique moderne, tel qu’il est appelé, se distingue par la légèreté de son style architectural, par l’excessive pureté de ses élévations, et de ces sections, et par la délicatesse, profusion et extravagance de ses ornements, ainsi que l’utilisation de piliers particulièrement fins, à l’opposé de ceux massifs utilisés par le gothique antique… Comment attribuer alors aux Goths la paternité d’un modèle d’architecture, présenté seulement au dixième siècle de notre Ere en Europe, et ce plusieurs années après la destruction de tous ces royaumes que les Goths avaient soulevé sur les ruines de l’empire romain, et à un moment où le nom même de Goth a été entièrement oublié. Toutes ces marques de la nouvelle architecture ne peuvent en vérité être attribuées qu’à la civilisation des Moors (les maures) ; où pour dire la même chose, aux Arabes et aux Sarrasins ; qui ont ainsi exprimé dans leur architecture le même goût qu’ils avaient pour la poésie… Si quelqu’un doute de ces affirmations, il nous suffit de faire appel à quiconque à pu admirer les mosquées et palaces de Fez, ou quelques unes des cathédrales d’Espagne, construites par les Moors : l’un des modèles les plus notables est l’église de Burgos, et sur cette île subsiste également d’autres exemples identique : ces bâtiments ont pourtant été qualifiés vulgairement d’appartenir au style gothique, mais leur véritable appellation est Arabe, Sarrasine, ou Moresque. »

Le style architectural nommé à tort sous l’appellation d’ « art gothique », fut donc introduit en Europe à travers l’Espagne, en même temps que les connaissances en mathématiques, physique, médecine et philosophie que les Arabes avaient acquises jusqu’à lors. Ce fut ainsi par ce processus que les connaissances en architecture arabe furent transmises, et beaucoup de constructions religieuses furent donc bâties soit totalement soit en partie en s’inspirant de la méthode Sarrasine.
Sir Christopher Wren, dernier authentique franc-maçon

extrait de mon livre :
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Christopher Wren est né le 20 octobre 1632 à East Knoyle, Wiltshire, Angleterre, et est décédé le 25 février 1723 à Londres. Il portait le titre de « Sir Christopher Wren ». Il était concepteur, astronome, géomètre et le plus grand architecte anglais de son temps. Wren a conçu pas moins de 53 églises londoniennes, dont la cathédrale Saint-Paul, ainsi que de nombreux édifices profanes dignes d’intérêt. Wren est le fondateur de la Royal Society, dont il a été le président de 1680 à 1982. Isaac Newton et Blaise Pascal ont fait grand cas de ses travaux scientifiques. Il a été fait chevalier en 1673.
Wren était le seul fils survivant d’un recteur et, dès son plus jeune âge, il a toujours été dans un état de santé fragile. Lorsque son père fut nommé doyen de Windsor et que la famille Wren s’installa dans l’enceinte de la cour, Wren se retrouva parmi les intellectuels qui entouraient le roi Charles I. C’est là qu’il développa ses premiers intérêts pour les mathématiques. Leur vie à Windsor a été perturbée par le déclenchement des guerres civiles anglaises en 1642. Le doyenné est pillé et le doyen est contraint de se retirer, d’abord à Bristol, puis dans la maison de campagne de son gendre, William Holder, dans l’Oxfordshire. Wren est envoyé à l’école de Westminster, mais passe beaucoup de temps sous la tutelle de Holder, où il expérimente l’astronomie. Il traduit en latin les travaux de William Oughtred sur les cadrans solaires et construit divers appareils astronomiques et météorologiques. Ses études semblent s’orienter vers l’astronomie, mais un tournant important vers la physiologie se produit en 1647, lorsqu’il rencontre l’anatomiste Charles Scarburgh. Wren prépare des expériences pour Scarburgh et réalise des modèles représentant le fonctionnement des muscles. Un facteur qui ressort clairement de ces premières années est la disposition de Wren à aborder les problèmes scientifiques par des moyens visuels. Les diagrammes qu’il a conservés sont magnifiquement illustrés et ses modèles sont très élégants.

La déchéance de l’Ordre écossais, la survivance outre Rhin
L’histoire peut être réécrite : son récit appartient toujours aux vainqueurs. Celui qui gagne réécrit le passé pour justifier le présent. C’est particulièrement vrai dans les récits des origines de la Maçonnerie, produits après l’échec des rébellions jacobites catholiques de 1715 et 1745, et l’ascension des rois hanovriens tout au long du dix-huitième siècle. L’Histoire définitive de la Loge d’Édimbourg (Mary’s Chapel), qui comprend un compte rendu de l’essor et des progrès de la franc-maçonnerie en Écosse, publiée en 1873 et rédigée par David Murray Lyon, l’un des grands intendants de la Grande Loge d’Écosse, avait pour protecteur le prince de Galles. Comme tous les ouvrages à vocation historique de l’époque, l’ouvrage nie naturellement la provenance de l’ancien rite écossais, qui remonte à Kilwinning et à Robert le Bruce. Les Grandes Loges d’Édimbourg et de Londres ont été considérées par tous les historiens maçonniques ultérieurs comme importantes pour dater des pratiques anglaises et protestantes, qui se sont développées sous les rois hanovriens : les seules tolérées depuis la répression écossaise.
Les premiers francs-maçons étaient en effet apparentés aux Templiers, un État dans l’État. Ils ont été accusés plus tard de jouer un rôle de premier plan dans la révolution américaine et dans les mouvements radicaux en France, en Allemagne et en Italie. Comme toutes les sociétés secrètes aux rituels peu orthodoxes, leur rôle était suspect en politique comme en affaires. Selon Elias Ashmoie, rosicrucien jacobéen, Charles II « était membre de la Fraternité », comme le confirme Laurie, « et honorait fréquemment les loges de sa présence ». Laurie avait basé son récit des origines du mouvement sur les Constitutions des francs-maçons du Dr James Anderson de 1723, la première histoire officielle et contrefaite de la franc-maçonnerie du Rite écossais, qui mentionnait « le grand respect des rois écossais pour cette honorable fraternité, avec l’institution d’une Grande Loge de maçons à Londres deux ans après la rébellion, ( !!!) [qui apparaît dans] les archives et les traditions des Loges qui s’y sont maintenues sans interruption pendant plusieurs centaines d’années« . Après la prise de contrôle de la tradition maçonnique en Grande-Bretagne par les Hanovriens les archives St Clair furent détruites et Anderson s’en assura personnellement en arrachant quelques pages compromettantes à l’occasion d’un voyage à Aberdeen dans la loge même où son père avait été vénérable Maitre !
Réécrire l’histoire : Anderson a relaté la peur de l’exécution ressentie par les frères de l’Ancien Rite Écossais à Londres après l’échec de la rébellion jacobite de 1715. « Une fois la rébellion terminée, les quelques loges de Londres, négligées par Christopher Wren, ont jugé bon de se regrouper sous la direction d’un Grand Maître, centre de l’union et de l’harmonie. Rejoindre cette Grande Loge de maçons de la capitale, c’est accepter la domination anglaise. Sir Christopher Wren était lui-même un Grand Maître Maçon et avait accès aux premiers documents du métier. Il ne doutait pas de l’importance des Chevaliers de l’Ordre du Temple de Salomon et d’autres croisés pour ramener du Proche-Orient les idées islamiques sur l’architecture, qui se sont ensuite répandues dans toute l’Europe. Les Old Charges du mouvement maçonnique, qui remontent au début du XVe siècle, soulignent également l’influence du Levant, en particulier les traditions médiévales relatives à la construction du Temple de Salomon – si souvent confondu par les pèlerins avec le sanctuaire musulman du Dôme du Rocher. Selon cette tradition, la construction du temple du Seigneur à Jérusalem avait été initié par le roi David, qui s’était fait le protecteur des maçons et avait manifesté un grand respect pour leur métier ; il leur avait même donné la responsabilité et le contrôle de leurs propres règles, et avait augmenté leurs salaires. Comme Jérusalem était couronnée par le dôme du Rocher, Londres le sera par le dôme de Saint-Paul, tel était son sens profond selon son concepteur. Le fils de Wren qui assura l’achèvement des travaux à sa mort ne doutait pas de l’origine de l’inspiration de son père. Christopher écrivit sur les origines de l’architecture sacrée :
« Ce que nous appelons aujourd’hui vulgairement le Gothique devrait être appelé, à juste titre, l’architecture sarrasine améliorée par les Chrétiens, qui commença tout d’abord en Orient, après la chute de l’empire grec, par le succès prodigieux des gens qui adhéraient à la doctrine de Mahomet et qui, par zèle pour leur religion, construisaient des mosquées, des caravansérails et des sépulcres partout où ils se trouvaient.
Ils leur donnaient une forme ronde, car ils ne voulaient imiter ni la croix chrétienne, ni l’ancienne forme grecque, qu’ils considéraient comme idolâtre, et c’est pour cette raison que toute la sculpture leur paraissait offensante.
On aurait pu s’y attendre avec plus de bon sens, étant donné que les Arabes ne manquaient pas de géomètres à cette époque, ni les Maures, qui ont traduit un grand nombre des anciens livres grecs les plus utiles. De même qu’ils propageaient leur religion avec une grande diligence, ils construisirent des mosquées dans toutes les villes qu’ils avaient conquises, en toute hâte. [Les adeptes chrétiens de ce mode de construction proche-oriental s’appelaient eux-mêmes francs-maçons et se déplaçaient d’une nation à l’autre à mesure qu’ils trouvaient des églises à construire (car ils étaient très nombreux à l’époque à en construire partout, par piété ou par émulation). Leur gouvernement était régulier, et lorsqu’ils s’approchaient de l’édifice en question, ils établissaient un camp de huttes…. »
Aucun des nombreux historiens récents de la franc-maçonnerie n’a contredit les écrits de Wren, qui attestent clairement de l’influence byzantine et templière sur la construction des églises ainsi que sur le mouvement maçonnique. Il est certain qu’avant la rébellion du Vieux Prétendant, de nombreuses loges écossaises étaient jacobites. En 1715, John, maître de Sinclair, a investi le vieux port familial de Burntisland pour s’emparer d’une cargaison d’armes à bord d’un navire de Fife, le Margaret of Leven, destiné à la cause anglaise et protestante. Ce raid audacieux a frappé l’imagination des francs-maçons et des partisans de la cause des Stewart. Célèbre pour ses talents de tacticien militaire, il fut blessé dix-huit fois et décoré plus souvent encore, servant dans les Caraïbes et à Condé, en Égypte et en Allemagne, au Portugal, en Russie et en Espagne. Pour ses exploits rebelles, il fut gracié plus tard, mais seulement à la fin de sa vie. Il n’a jamais pris le titre de Lord Sinclair. Ses biens ont été perdus et confisqués par les anglais. Dans une complainte digne du son des cornemuses, il évoque son attachement héréditaire à l’ancienne famille royale écossaise et l’ingratitude de celle-ci.
Les Sinclair sont abandonnés et seront oubliés et avec eux l’authentique franc-maçonnerie L’autre famille loyale des Stuarts, les Seton, vont aussi sombrer avec les Sinclair de Rosslyn. Dans une ultime tentative, David Seton conduisit les véritables survivants de l’ancien rite écossais en exil en France, puis mourut en 1581 au monastère de Saint-Jacques de Ratisbonne. Mais il eut le temps de semer quelques graines de l’ancien rite et des secrets emportés dans son exil.
Un autre membre exilé de cette branche de l’illustre lignée royaliste, l’alchimiste Alexander Seton, fut emprisonné par l’électeur protestant de Saxe et mourut en 1610 « soumis à toutes les tortures que la cruauté pouvait suggérer, mais son état constant ne l’abandonna jamais et il refusa de trahir le savoir que Dieu lui avait donné ». Un autre Alexander Seton défendit le château de Tantallon pendant la guerre civile, tandis que George Seton, qui mourut en exil en 1749, leva trois cents hommes pour le Vieux Prétendant ; bien que protestant, il considérait qu’il était de son droit de naissance de défendre la cause des Stewart. L’église familiale devint une cible pour la milice du Lothian (région écossaise proche de Kilwinning) et fut finalement transformée en atelier de menuiserie.
Ramsay et la relève du Temple.
La fuite des jacobites vers la France a cependant entraîné une renaissance des Templiers écossais. Un personnage mystique et tourmenté joua le rôle d’un autre saint Jean-Baptiste dans cette résurrection. Andrew Michael, le Chevalier de Ramsay, est né à Ayr en 1686 et a étudié à Édimbourg, Leyden et Oxford. Élu membre de la Royal Society, il écrit néanmoins : « Toute mon ambition est d’être oublié« . Ce ne fut pas le cas. Jeune homme, il fait campagne dans les Flandres avec les armées victorieuses du duc de Marlborough contre les forces françaises et les contingents jacobites qui les soutiennent. Attiré par les enseignements spirituels de l’archevêque François de Fénelon de Cambrai, Ramsay changea de camp et devint l’élève de Fénelon jusqu’à sa mort. Le séminaire est devenu un hôpital pour les blessés de guerre et les affamés. La charité et la chevalerie sont au cœur de l’enseignement de Fénelon. C’est là que Ramsay rencontra James Francis Edward Stewart, le Vieux Prétendant, qui avait le même âge que lui et qui le choisit comme tuteur de son fils de quatre ans, le prince Charles Edward Stewart, et de son jeune frère Henry, que le pape nommera plus tard cardinal d’York. Ramsay redonne vie à l’Ordre militaire des Templiers écossais et devient le Grand Maître de sa Grande Loge à Paris. En 1736, il prononce un discours devant un groupe sympathique d’aristocrates catholiques du Siècle des Lumières :
A l’époque des croisades en Palestine, de nombreux princes, seigneurs et citoyens se sont associés et ont juré de restaurer le Temple des Chrétiens en Terre Sainte. Ils se mirent d’accord sur plusieurs signes anciens et sur des mots symboliques tirés des mystères de la foi, afin de se reconnaître mutuellement pour ramener l’architecture du Temple à sa première institution. Les funestes troubles religieux qui ont embarrassé et déchiré l’Europe au XVIe siècle ont fait dégénérer notre ordre de la noblesse de ses origines. Beaucoup de rites et d’usages contraires aux préjugés de l’époque ont été modifiés, déguisés, supprimés. C’est ainsi que beaucoup de nos frères ont oublié, comme les anciens juifs, l’esprit de nos lois pour n’en retenir que la lettre et la coquille. Les prémices d’un remède ont déjà été apportées. Il suffit de continuer jusqu’à ce qu’enfin, tout soit ramené à l’institution originelle. Se souvenant de l’ancienne sagesse des ordres militaires importés d’Écosse en France, peut-être par l’intermédiaire de l’ordre royal institué par Robert le Bruce, Ramsay s’est aventuré à nommer Kilwinning comme la loge « mère » de cette période, faisant allusion de manière énigmatique à un haut degré ou à une hiérarchie de prêtres et de princes chevaliers dans un ordre de Melchizédek revivifié, qui cherchaient à suivre l’exemple du roi sacré d’Israël.
actuellement sous presse, voir ici
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Les Hauts de France dont Saint Omer berceau de l ‘ordre du Temple sont imprégnés de l ‘influence de Ramsay et des Jacobites qui se sont battus pour la cause de rétablir sur le trône d’Écosse un membre de la lignée royale des Stuarts même un descendant issu des Rohan-Chabot… encore aujourd’hui des fidèles n’ont pas oublié cette promesse et l’hôtel de Berghes construit sur la commanderie templière des fondateurs de l’ordre du Temple datant du 15-17e et 18e siècle et où vécut le roi George V d’Angleterre en 1914 et 1915 et qui depuis la famille princière des Pays Bas les de Berghes s’est transmise officieusement à quelques familles ayant des liens étroits avec la lignée mérovingienne… car ne l’oublions pas le dernier de la race mérovingienne Childéric III a fini ses jours à l’abbaye Saint Bertin à Saint Omer après que Pépin le maire du Palais le chasse du trône… roi fait néant mais aussi REX DEUX… de la lignée du Graal…