Archives du mot-clé René Guénon

Melchisédek et Métatron, initiation sacerdotale (introduction)

Du sacerdoce primitif

Avant de convier et d’interroger le rôle joué par Melkitsedeq il convient de voir en quoi consistait le sacerdoce primitif.

William Blake, Adam et Eve

Lorsqu’on approfondit les traditions anciennes, l’on s’aperçoit que les problèmes qui se posent à propos de l’homme et de l’histoire humaine se ramènent tous, en définitive, d’après elles, à un problème fondamental : celui de la connaissance qu’il a de l’être et aussi de celle qu’il en avait autrefois.

Lire la suite Melchisédek et Métatron, initiation sacerdotale (introduction)

La nouvelle Gnose de la Permatradition

René Guénon au Caire

L’école pérennialiste

A son corps défendant René Guénon fut à l’origine d’une école que l’on qualifié de « pérennialiste ». Rejetant l’idée de progrès et le paradigme des Lumières, les auteurs pérennialistes décrivent le monde moderne comme une pseudo-civilisation décadente, dans laquelle se manifestent les pires aspects du Kali Yuga (l’âge sombre de la cosmologie hindou). À «l’erreur moderne», les pérennialistes opposent une sagesse immuable d’origine divine, une «Tradition Essentielle», transmise depuis l’origine de l’humanité et restaurée en partie par chaque fondateur d’une nouvelle religion. Les pérennialistes ont une définition toute spécifique de la «Tradition». Elle implique l’idée d’une transmission (tradere), mais pour Guénon et ses continuateurs, la tradition n’a pas une origine humaine et peut être reconnue comme un ensemble de principes révélés et reliant l’homme à son origine divine.

Lire la suite La nouvelle Gnose de la Permatradition

Les sources hyperboréennes de la Tradition Primordiale

« Nous pourrions citer encore, en ce qui concerne la « contrée suprême », bien d’autres traditions concor­dantes; il est notamment, pour la désigner, un autre nom, probablement plus ancien encore que celui de Paradêsha : ce nom est celui de Tula, dont les Grecs firent Thulé; et, comme nous venons de le voir, cette Thulé était vraisemblablement identique à la primi­tive « île des quatre Maîtres ».  (…)  . On sait que la Tula mexicaine doit son origine aux Toltèques; ceux-ci, dit-on, venaient d’ Aztlan, « la terre au milieu des eaux », qui, évidemment, n’est autre que l’Atlan­tide, et ils avaient apporté ce nom de Tula de leur pays d’origine; le centre auquel ils le donnèrent dut probablement remplacer, dans une certaine mesure, celui du continent disparu. Mais, d’autre part, il faut distinguer la Tula atlante de la Tula hyperbo­réenne, et c’est cette dernière qui, en réalité, repré­sente le centre premier et suprême pour l’ensemble du Manvantara actuel; c’est elle qui fut l’ « île sacrée » par excellence, et, ainsi que nous le disions plus haut, sa situation était littéralement polaire à l’origine. » in René Guénon, le Roi du Monde

en sombre l’ancien continent effondré de la Tulé aujourd’hui sous les eaux et haut lieu de la civilisation hyperboréenne.

Dans les milieux  guénoniens on se réfère volontiers à la Tradition primordiale de même qu’à la civilisation hyperboréenne ainsi qu’au Symbole polaire sans que l’on sache trop de quoi l’on parle. S’agit-il de notions et de concepts qui recouvrent un « Mythe de la fondation » ou un mythe mobilisateur ?

Lire la suite Les sources hyperboréennes de la Tradition Primordiale

du Chrisme au Quatre de Chiffre

Marque lapidaire avec le Quatre de Chiffre

Le Chrisme encore appelé Khi-Rhô sous entend plusieurs sens liés à la Gnose chrétienne et sa compréhension seule vos autorise à ouvrir les portes de Jacob.

René Guénon a largement démontré (Écrits pour Regnabit)  comment le Quatre de Chiffre était apparenté au Chrisme (le Labarum de Constantin) par simple déformation du Rhô en 4.

La présente étude augmentée sera insérée dans un ouvrage à paraitre « Étude comparative de trois symboles opératifs : Le Chrisme,  Le Quatre de Chiffre et le Nœud de Huit », introduction à la Gnose chrétienne par JK.

Lire la suite du Chrisme au Quatre de Chiffre

Quand René Guénon séjournait aux Avenières

Réné Guénon

 

De nombreuses personnalités sont venues en pèlerinage au domaine du temps d’Assan Dina et aussi une fois celui-ci disparu avec Mary Shillito. Oswald Wirth le grand réformateur de la Franc-maçnnerie française y séjourna également. La vie et l’histoire de René Guénon est définitivement liée à celle de Mary Shillito et des Avenières. Normalement il aurait du rentrer en France et sans le mariage de Mary Shillito avec Ernest Britt son destin aurait été tout autre. Ce que l’on sait moins c’est que cette dernière est revenue le voir en 1935 ! la preuve a été donné par René Guénon lui même dans sa correspondance à propos du divorce de Mary avec Ernest Britt :  C’est elle même qui me l’a raconté quand elle est revenue ici (ce devait être en 1935). Quand est-il venu et quels furent ses liens avec la veuve d’Assan Dina ? c’est ce que nous allons voir ici.

Lire la suite Quand René Guénon séjournait aux Avenières

Coeur mystique et Pierre alchimique

pierre-de-fondation-alchimie-marseille

A l’occasion de fouilles sur les soubassements du quartier de la Bourse une pierre d’un grand intérêt fut mis à jour. Elle fut trouvée dans la tour nord et sa datation (1716) écarte en principe toute référence à la Franc-maçonnerie inexistante à Marseille à cette époque.

Lire la suite Coeur mystique et Pierre alchimique

Axes majeurs : la rose solsticiale de Xavier Guichard

colonnesEleusis-Alésia, paru en 1936, fut très vite remarqué comme étant une oeuvre majeure par la plupart de ses contemporains dont René Guénon. Après la seconde guerre mondiale, cette œuvre monumentale retomba dans l’oubli.
L’auteur ne manque pas d’intérêt : ancien chef de la sûreté nationale à la Préfecture de police de Paris, Xavier Guichard s’illustra par l’arrestation de la fameuse bande à Bonnot qui défraya la chronique, il fut également la source d’inspiration du romancier Georges Simenon en suggérant le personnage du commissaire Maigret. Parallèlement à cette vie officielle il menait une autre enquête sur le terrain : celle d’une haute civilisation dont la caractéristique principale était de déployer une immense rose des vents à partir du site mythique d’Alaise en Franche Comté.

xavierguichard-bibilothequeS’agissait-il du lieu où se déroula la bataille des Gaules ? la place retranchée où les légions romaines sous la conduite de Jules César affrontèrent la coalition menée par Vercingétorix ? Xavier Guichard démontre surtout que le nom d’Alésia était d’abord lié à une civilisation répandue au travers du continent européen. Il était parvenu par ses recherches à concevoir un système qui faisait d’Alaise, rien moins qu’un des lieux sacrés Celtique du centre de l’Europe. Il démontra aussi que le monde antique était jalonné par des localités dont les noms dérivaient du mot Alésia, que toutes les lignes géodésiques formaient une rose des vents solsticiale qui convergeaient toutes vers Alaise. Eleusis en Grèce avait fourni le modèle cultuel.

Télécharger le livre en ligne ici

Qui étaient ces pionniers à pouvoir disposer d’une science aussi accomplie ? Xavier Guichard ne néglige aucune piste, y compris une possible origine atlantéenne. Il nous faudra plusieurs millénaires pour parvenir aux mêmes connaissances. C’est à la fin de l’Age du Bronze que Xavier Guichard date leur progressive disparition mais ainsi qu’il l’écrit, ce sont les débris épars de ces connaissances qui formèrent les assises de la civilisation européenne.

Dossier critique sur les travaux de Xavier Guichard et les axes majeurs de l’Europe :

Voir ici pour commander

axes2

 

Le Lama Dorjieff et la Tradition ésotérique

Nicholas-Roerich-lassa

Que ce soit avec les Bouriates (Buriats) en Mongolie ou au Tibet avec le Bouddhisme tibétain, la grande chaine des Maitres ne s’est jamais interrompue. Plus proche de nous on peut déjà déjà cerner une origine de cette chaine avec le Lama Dorjieff. Les Bouriates ont toujours été au coeur de la géopolitique russe et de ses visées en Extrême Orient. Jusqu’à la première moitié du XVIIIème siècle, cette ethnie mongole était majoritairement fidèle à la religion chamanique avant de se transformer à partir de 1741 en une dévote population bouddhiste.

Dorzhiev-san-petersburgoLe plus célèbre représentant de cette intelligentsia est sans doute le lama Agwan Dorjiev, né dans le village de Khara-Shibir (province de Verknie­ Oudinak, aujourd’hui Oulan-Oudé) vers le milieu du XIXe siècle. Il fut d’abord élève au couvent d’Amochovski, en Mongolie bouriate, avant d’entrer en 1868 au monastère de Gandan selon certains, au monastère de Khüre, fameuse école lamaïste d’Ourga, selon d’autres. Puis il acheva ses études, non sans certaines complications à cause de sa nationalité russe, au couvent de Brebung (parfois orthographiée Drebung) près de Lhassa, considéré par les Anglais comme une pépinière d’éléments séditieux. Exceptionnellement doué et habile, parlant plusieurs langues orientales ainsi que le russe et le français, Dorjiev, grâce à sa réputation, fut nommé précepteur du treizième dalaï-lama, Thubten Gyatso (1876-1933), dont il devint l’un des conseillers le plus écoutés. En 1884, Dorjiev avait été admis dans la Société impériale de géographie, participant, à ce qu’on dit, à l’expédition de Prjevalski dans le nord du Tibet. En 1885, il entra en contacts étroits avec les services secrets tsaristes. Par ce biais, il introduisit discrètement soixante de ses confrères lamas dans les plus importantes administrations russes, aidé en cela par un autre Bouriate nommé Zybikov, homme de confiance de son compatriote Piotr Badmaïev. Promoteur d’une sorte de néo-bouddhisme avec des ambitions réformatrices, Dorjiev contribua aussi à une adaptation de l’alphabet mongol au parler de ses compatriotes. Dans le même temps, il se chargea de l’occidentalisation de l’écriture bouriate, favorisant la latinisation des caractères. Il s’agit d’un phénomène assez insolite, non pas tant parce que l’on se serait plutôt attendu, de la part d’un loyal sujet russe, à une « cyrillisation », que parce que l’on sait que lorsqu’on veut détruire une culture traditionnelle, la première chose à faire est d’en changer l’écriture.

 Drepung_monastery

Monastère de Drepung ou le jeune Agvan Dorjieff étudia

Naturellement, la supposée appartenance de Dorjiev aux services secrets russes a été mise en doute par de nombreux auteurs, spécialement russes. John Snelling, auteur d’une biographie de Dorjiev qui fait autorité, il nie fermement cette éventualité, observant que l’influent lama s’était plongé en 1885 dans l’étude des traités de dialectique bouddhiques. On peut rétorquer que cette activité, en elle-même, ne l’empêchait certainement pas de se consacrer à quelque chose d’autre. D’ailleurs, le même auteur affirme que lorsque Dorjiev était à Lhassa, il n’était pas hermétiquement coupé de l’Empire russe, au point que l’on ne sait pas bien pour quel genre de services il reçut en 1896 une décoration de Nicolas II. Mais il y a plus. observant la rapidité avec laquelle le Bouriate avait achevé son apprentissage intellectuel à Lhassa en 1888, Snelling déclare qu’il fallait pour cela disposer de « fonds importants » et ajoute :

« Tout indique que Dorjiev avait un protecteur et parrain influent. peut-être recevait-il de l’argent de la Russie – peut-être de milieux haut placés en Russie. Naturellement, il se montre réservé au sujet de choses de ce genre. (Everything points to Dorzhiev having an influential patron and sponsor. Perhaps money was reaching him from Russia – and perhaps from high places in Russia. Naturally he is reticent about anything of this kind). »  à suivre …

Lire la suite Le Lama Dorjieff et la Tradition ésotérique