Hermétisme – Tradition Primordiale

Nouvelle édition !

Nouvelle édition 2022, 29 €

Quel que soit le moment où l’on envisage l’histoire humaine, l’on se trouve renvoyé à des générations antérieures. Cette remarque est capitale. De proche en proche, l’on remonte ainsi, forcément et toujours, jusqu’au premier homme, en qui le courant s’inaugure par suite de la disparité entre l’état initial et l’état de déchéance : les souvenirs qu’après leur chute mentale Adam et Eve ont eus de leur condition antécédente constituent les eaux mères du grand fleuve, ou, pour employer une autre image, le premier anneau de la grande chaîne de la Tradition. Ils forment de même la première minute du Temps. Tradition et Temps vont en effet ensemble. Sans ce décalage, le fonctionnement de l’esprit humain, tel qu’il se présente à nous, ne se fût jamais amorcé. Ou l’homme fût resté un prodigieux surhomme, ayant pleinement accès au dynamisme du Réel, et n’ayant par suite aucun besoin de la Tradition, ou il rentrerait complètement dans l’animalité, ne possédant alors qu’une tradition organique, c’est-à-dire des instincts. En d’autres termes, si l’homme était simplement parti de l’animalité, il y serait plongé encore, et ce ciment intellectuel que nous appelons tradition n’eût jamais pris consistance. C’est le fait d’être parti de plus haut, d’être retombé plus bas, et de chercher inéluctablement à regagner le point de départ, c’est-à-dire d’aspirer à une recréation, qui a tout formé dans l’espèce humaine et qui forme tout ce qu’il y a de spécifiquement humain dans l’homme.
En d’autres termes, dans les profondeurs de notre temps et de notre espace, se dérobe un monde souterrain, un monde de lumière, présentement invisible et insaisissable, mais destiné à reparaître un jour : telle est la substance de la tradition primordiale, telle qu’elle s’est constituée dans l’esprit du premier homme dès l’instant de la chute, c’est-à-dire dès la première seconde de la durée humaine, dès le premier emprisonnement dans les cachots de l’étendue. Et tel est le fond de toutes les traditions humaines.

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Nous connaissons les différentes versions de la quête du Graal au travers des continuations allant de Chrétien de Troyes à Albrecht von Scharfenberg mais il restait à découvrir l’empreinte laissée – Imago – par cette légende jusqu’à nos jours et de quelle façon celle-ci fut sauvegardée au sein des rituels et enseignements maçonniques qu’il convient de relire sous ce nouvel éclairage. Si les Templiers furent anéantis c’est en raison de la menace qu’ils faisaient peser sur Rome en revendiquant l’héritage des Esséniens et à travers celui-ci, celui de la Gnose Judéo-chrétienne, celle de l’Église de Jacques. La Traditio Templi parvint néanmoins en Écosse où elle se mélangea aux racines celtico-druidiques. C’est ainsi qu’il faut l’interpréter avec la prophétie annoncée du « Troisième Temple » qui descendra du ciel : le Graal. L’épopée de la Table Ronde et la geste arthurienne résultent de cette lointaine descendance de la chevalerie spirituelle au service du Temple, notamment à celui qui succède au Temple de Salomon et à celui de Zorobabel, le temple de Titurel typifié par le mystérieux sanctuaire de Kilwinning à l’ombre de la montagne d’Heredom. Outre une étude inédite de Lotus de Païni sur les racines celtiques du Parsifal, on trouvera également une étude sur la réception de la geste arthurienne dans l’œuvre ultime de Wagner dont le prélude fut joué en 1880 devant le Roi de Bavière Louis II. Sur son programme Wagner avait inscrit les trois mots de la devise de tout chevalier Rose Croix, soit Foi, Charité, Espérance faisant suivre le dernier terme d’un point d’interrogation. Nous mettons en regard le véritable rituel de R+C avec la partition de Wagner. Nous tentons de reprendre à ce niveau et de répondre ici à ce point suspensif. De Perceval à Parsifal nous vous invitons donc à découvrir pour la première fois le maillon manquant entre la tradition salomonienne et la quête arthurienne Nous n’avons pas fini d’épuiser le message laissé par ces Coli Dei (amis de Dieu) que sont les Templiers du Graal, les messagers et gardiens de l’Église secrète de Jacques restaurée. Nous adjoignons à ce travail de présentation le manuscrit testamentaire de Lotus de Païni devenu depuis près de 70 ans introuvable dans son format originel. Il résume l’aboutissement de sa quête commencée dans les confins du Tibet et renouvelle par son regard lucide notre vision de ce qui est « mystique » et de sa spécificité pour tout cherchant sincère.

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L’ésotérisme du Saint Graal, tome 1

Les deux volumes : Tome II , 44 € au lieu de  56 €

le second volume sera livré fin mars 2022, les frais de port pour le deuxième envoi sont inclus dans le forfait

Origines Védiques du Christianisme, Volume II

Table des matières :

Prologue : l’Indus est le berceau d’une lointaine civilisation : les Aryens

Le choc des civilisations : La Bactriane & la civilisation  Gréco-Indienne

  • Chap I Ashoka le Grand. 25
  • Chap II L’héritage d’Ashoka le Grand. 31
  • Chap III St Jean Baptiste et les Mandéens 39
  • Chap IV La tradition qumrânienne du Temple. 53
  • Chap V Les apocryphes et la doctrine secrète 59
  • Chap VI Saul de Tarse (Paul) et la doctrine secrète 77
  • Chap VII Christologie jusqu’à Saint Jean 93

AGNI OU DU FEU UNIVERSEL

  • Chap I Agni et Vishnu 101
  • Chap II Bouddhisme et Christianisme 133
  • Chap III Office de la Semaine Sainte 151
  • Chap IV Origine védique du Graal 189
  • Chap V La vigne du Sangréal 193
  • Chap VI Christos – Maitreya : Gnose

Conclusion

en stock : du pastoralisme sacré :

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Issu des mystères égyptiens puis grecs mais remontant encore au delà à la Tradition Polaire, atlantéenne, l’hermétisme au sens propre ne doit pas être confondu avec un quelconque syncrétisme même si c’est – hélas – souvent le cas.

Rapporté à l’hermétisme, le mot tradition  doit être pris dans son acception originelle de transmission : non pas d’us et coutumes accréditant une vision passéiste et conservatrice des idées et des mœurs (traditionalisme) ; mais pérennité d’un savoir de type initiatique d’abord transmis par le Verbe d’Hermès à quelques rares disciples en quête de régénération spirituelle, puis au cours des siècles à ceux des mages, adeptes et artistes qui en ont ensuite perpétué l’esprit par leurs pratiques en matière de philosophie occulte et d’alchimie. Fondée sur les Hermetica, et condensée dans la fameuse Table d’Émeraude (Tabula Smaragdina), la tradition hermétique peut en effet se prévaloir — comme toutes les traditions — d’un fondateur mythico-religieux doté d’une personnalité charismatique, de Livres quasi sacrés, et d’un mode de transmission d’inspiration « gnostique » dont la continuité est avérée tant d’un point de vue historique qu’initiatique. La question se pose par ailleurs de savoir si l’hermétisme n’est qu’une tradition parmi d’autres, ou si le rôle de « père des Sages » (H. Corbin) et d’herméneute spirituel reconnu à Hermès autorise à voir dans son enseignement le noyau ésotérique commun à la plupart des grandes traditions religieuses et initiatiques.

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La révélation primitive a précédé la Tradition primordiale mais l’a rendue possible.

 » Quel que soit le moment où l’on envisage l’histoire humaine, l’on se trouve renvoyé à des générations antérieures. Cette remarque est capitale. De proche en proche, l’on remonte ainsi, forcément et toujours, jusqu’au premier homme, en qui le courant s’inaugure par suite de la disparité entre l’état initial et l’état de déchéance : les souvenirs qu’après leur chute mentale Adam et Eve ont eus de leur condition antécédente constituent les eaux mères du grand fleuve, ou, pour employer une autre image, le premier anneau de la grande chaîne de la Tradition. Ils forment de même la première minute du Temps. Tradition et Temps vont en effet ensemble. Sans ce décalage, le fonctionnement de l’esprit humain, tel qu’il se présente à nous, ne se fût jamais amorcé. Ou l’homme fût resté un prodigieux surhomme, ayant pleinement accès au dynamisme du Réel, et n’ayant par suite aucun besoin de la Tradition, ou il rentrerait complètement dans l’animalité, ne possédant alors qu’une tradition organique, c’est-à-dire des instincts. En d’autres termes, si l’homme était simplement parti de l’animalité, il y serait plongé encore, et ce ciment intellectuel que nous appelons tradition n’eût jamais pris consistance. C’est le fait d’être parti de plus haut, d’être retombé plus bas, et de chercher inéluctablement à regagner le point de départ, c’est-à-dire d’aspirer à une recréation, qui a tout formé dans l’espèce humaine et qui forme tout ce qu’il y a de spécifiquement humain dans l’homme.
En d’autres termes, dans les profondeurs de notre temps et de notre espace, se dérobe un monde souterrain, un monde de lumière, présentement invisible et insaisissable, mais destiné à reparaître un jour : telle est la substance de la tradition primordiale, telle qu’elle s’est constituée dans l’esprit du premier homme dès l’instant de la chute, c’est-à-dire dès la première seconde de la durée humaine, dès le premier emprisonnement dans les cachots de l’étendue. Et tel est l’hermétisme qui reconnut et intégra néanmoins nombre des symboles et aspirations propres au Mystère chrétien ; la mort et la résurrection du Christ devenant l’expression emblématique du désir de régénération, spirituelle et matérielle, motivant la recherche de la Pierre philosophale. Indépendant à l’égard des Sociétés dites « secrètes » telles que la Franc-Maçonnerie et la Rose+Croix, l’hermétisme ne fut jamais pour autant étranger ou hostile à leurs préoccupations spéculatives et opératives. Aussi semble-t-il avoir en fait rassemblé au cours des siècles de l’histoire occidentale une famille d’esprits avant tout désireux de « travailler », alchimiquement parlant, au dépassement de toutes les formes de dualisme. Des hermétistes on dira donc qu’ils se caractérisent à la fois par une vision du monde orchestrée par le principe d’analogie, et par une forme d’écoute et de sensibilité dont l’ouverture et la plasticité permettent d’accueillir et d’intégrer les voies de réalisation spirituelle les plus diverses. Tout hermétisme authentique est de ce fait appelé à assumer peu ou prou la fonction de creuset.

Fondamentalement ouvert à la pluralité, l’hermétisme n’en est pas moins orienté par un constant et ardent désir d’unité qui donna entre autres naissance à la quête philosophale dont le stade ultime fut indifféremment nommé Grand Œuvre, Pierre, Or, Androgyne ou Rebis. Si la tradition hermétique ne doit pas être, à priori et sur tous les plans, confondue avec la tradition alchimique, l’analyse de la révélation transmise dans le Corpus Hermeticum, et l’exégèse de certaines sources mystiques communes, devraient permettre de comprendre pourquoi l’alchimie fut également nommée Art d’Hermès, et pourquoi les deux traditions tendirent souvent à n’en faire qu’une.

 

Le langage d’Hermès

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En tant que vision du monde fondée sur les « correspondances » et « sympathies » unissant macrocosme et microcosme, l’hermétisme connut en effet en Occident, entre le XIV’ et le XVII’ siècle, un glorieux renouveau, antérieur puis parallèle à ce qu’on nomme classiquement Renaissance, où est censée avoir été modelée la figure de l’homme moderne. Y aurait-il donc eu deux manières de « renaître » dont l’une, rationaliste et humaniste, aurait finalement éclipsé l’autre, opérative et hermétisante ? Car l’hermétisme joua une fois encore le rôle de grand conciliateur entre des voies (naturelle et divine) que l’on se refusait à dissocier tant paraissaient pour l’heure inaltérables certaines alliances occultes entre l’homme et la nature, la nature et Dieu. Et l’on n’en finirait pas de recenser tous ceux : philosophes, théosophes, poètes… que la pensée hermétique a par la suite inspirés, qui s’y sont directement ou indirectement ressourcés, alors même qu’elle paraissait avoir officiellement perdu toute crédibilité. C’est sans doute pour avoir si continûment affirmé son désir d’unité que l’hermétisme fut appelé à incarner la figure même du recours à certaines périodes charnières de l’histoire où philosophies, sciences et religions révélées démontraient leur impuissance à réorienter les hommes vers une espérance de régénération spirituelle ou de salut qui ne passât pas par quelque Église établie ou système de connaissance reconnu.

Voie sotériologique

On comprendra mieux aujourd’hui pourquoi les grandes interrogations sur la question même du sens que furent au XX’ siècle les différentes herméneutiques — en histoire des religions, psychologie des profondeurs, anthropologie de l’imaginaire — se sont presque toutes spontanément placées sous le patronage d’Hermès le médiateur.

D’abord suggérée par F. Yates, invitant à distinguer en langue anglaise Hermetism et Hermeticism, une précision de vocabulaire paraît en effet s’imposer. Systématisée en France par A. Faivre, elle conduit à distinguer l’hermétisme, en tant que corps de doctrine et exégèses savantes des Hermetica, et hermésisme : «Ensemble plus vaste de doctrines, de croyances et de pratiques ne dépendant pas nécessairement de la tradition hermétique alexandrine, mais incluant la Kabbale chrétienne et d’une manière générale la plupart des formes que revêt l’ésotérisme moderne ». L’attitude d’esprit hermésienne serait donc commune à tout l’ésotérisme occidental, placé « sous le signe du dieu au caducée » en qui on peut et doit reconnaître les savoirs « premiers » communs à toute l’humanité.

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Science et hermétisme

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