Le Tarot de Marsile : du livre des morts à la restauration du message d’Hermès

De Sphaera de la Biblioteca Estense de Modène : manuscrit réalisé dans la mouvance de l’hermétisme florentin. La figure du Bateleur est une synthèse composite de deux personnages tirés de deux feuillets successifs du De Sphaera, partageant des caractères physiques, vestimentaires et identitaires aussi bien avec l’un qu’avec l’autre. La conclusion s’impose : l’homme qui exécuta le dessin du tarot de Marseille avait sous les yeux le petit manuscrit enluminé au moment où, fusionnant en une image unique deux personnages tirés de deux feuillets consécutifs du livre, il donna le jour à la première des figures du jeu, celle qui porte le chiffre un. Les historiens de l’art estiment que le De Sphaera a été réalisé entre 1460 et 1470.

Il ne faut pas dire le Tarot de Marseille car c’est une grossière méprise mais bien le Tarot de Marsile. Un simple « e » a été rajouté par suite de l’incompréhension et de l’oubli mais c’est bien de Marcel Ficin qu’il s’agit, celui traduisit le premier le Corpus Herméticum à la demande de Cosmes de Médicis.

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Eleusinia et les écoles de mystères : les premières guildes en Europe

Comacina

Maestri Comacine. Como

C’est la plus ancienne forme de confrérie de maçons et architectes. Ils étaient organisés en collège libre et étaient itinérant. C’est en quelque sorte une proto formation d’organisation en loge (hütte).L’illustration est celle d’un portail de l’Abbaye St Jacob le long du Rhin quelque part en Allemagne, mais le plus intéressant est que cette abbaye fut fondée par des moines irlandais initiés à l’art des « Maestri Comacine » .. C’est un point important qui permet de mieux comprendre l’origine écossaise de la Franc-maçonnerie (et non anglaise)

Les Comacini tiennent leur nom de la vieille colonie romaine appelée Novum Comum fondée en 59 avant notre ère par le père de l’Empire romain – Jules César, il s’agit de l’actuelle ville de Como. C’est Jules César qui a sagement importé 6000 colons, parmi lesquels 500 illustres familles grecques ou peut-être phéniciennes / crétoises qui formèrent la population initiale de Como. L’historien franc-maçonnique, Albert C. Mackey, a écrit que le jeune Pline avait une villa qui avait été faite par un certain Mustio qui était un architecte Comacine. Mackey écrit en effet :

«Il est habituel de lire que Côme était le lieu de naissance de l’aîné et du jeune Pline. Le plus jeune Pline avait une villa ici appelée Comedia et était très intéressé par la construction de la ville après avoir fondé des bains, une bibliothèque et aidé à la charité pour le soutien des enfants orphelins.

Parmi les nombreuses lettres du jeune Pline qui subsistent, une est adressée à son constructeur, Mustio, un architecte comacinien, lui demandant de restaurer le temple de l’Éleusinien Cérès, après avoir expliqué la forme souhaitée. Mackey poursuit : «On trouve de nombreux vestiges intéressants de sculptures anciennes du Comacine ou du nœud de Salomon. Sur l’emplacement d’une ancienne église se dresse l’actuelle cathédrale de Côme, qui est entièrement construite en marbre. Un véritable bijou d’art comacinien.

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Hermès et le vol de bétail (2)

 

Une fois pourvu de son instrument rituel, la lyre,  le nouvel initié peut donner cours à son activité sacrée. Pourquoi n’imagine-t-il rien de mieux que de voler des vaches ? Pourquoi, dès qu’il est « né », songe-t-il obstinément à enlever des bêtes à cornes ?

A cette question, l’on répond d’ordinaire en faisant observer que les vols de bétail étaient fréquents dans l’antiquité. « Le vol des bœufs, écrit A. Legrand (Dia. des Ant. Gr. et Rom. de Daremberg et Saglio, s. y. Mercurius), était, en ce temps, un des griefs que se donnaient le plus volontiers les uns aux autres les maîtres de domaines voisins. Achille en parle, dans Homère, comme d’une chose courante. Dans la légende, les bœufs d’Hélios sont pris par les compagnons d’Ulysse, par Alcyoneus, peut-être par Géryon, à qui, en tous cas, Heraklès reprend son troupeau. » — On aurait donc attribué à Hermès un vol de ce genre « afin de mieux marquer sa primitive passion du bétail » !

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La lyre d’Hermès et les 50 vaches

Né de bon matin, il jouait déjà de la lyre le midi et volait les boeufs d’Apollon le soir. Rhétorique du raccourci, Homère résume en trois temps la personnalité du dieu Hermès (Mercure pour les Romains) : précoce, esprit aussi inventif qu’astucieux, de surcroît doté d’un talent certain pour la rapine. Zeus comprend immédiatement le parti à tirer d’un tel caractère, dote ce jeune fils d’attributs ailés (sandales et casque), du pouvoir de se rendre invisible et en fait le messager de l’Olympe. Dieu des routes et du voyage, des échanges et, par extension, du commerce, il est aussi celui des voleurs (les monte-en-l’air, selon la délicieuse périphrase argotique). Venons-en à la lyre qu’Hermès, inventa, dit-on, encore enfant.

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Les 7 tours du diable : géopolitique de Satan

Première partie : les Qliphoths

Qliphoth, kliffoth, klippot ou kellipot (Heb. קליפות qelippot; littéralement pelures, coquilles, enveloppes), sont des forces maléfiques mises en relation et en opposition par rapport aux Sephiroth dans la Kabbale. L’ensemble des Qliphoth est aussi nommé Arbre de Mort par opposition à l’Arbre de Vie. Dans certains traités kabbalistiques, cet ensemble de représentations spirituelles impures est également appelé Sitra Ahra (Araméen סטרא אחרא, littéralement l’« Autre Côté » opposé à la sainteté représentée par les Sephiroth).

Un ésotériste, Jean Robin, dans ses ouvrages-clefs sur les mystères de Seth et la contre-initiation cite l’existence de 7 tours du diable ». Ce dernier fait une référence inédite à ce qui semble être la première mention des « Sept Tours » dès 1930 dans une publication, celle de Jean Marquès-Rivière qui, avant Guénon, avait déjà abordé le sujet dans son roman vers Bénarès, la ville sainte. L’Histoire merveilleuse de Li-Log le guru tibétain. On est ici dans le merveilleux romanesque.

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Hiram de Tyr et la route d’Ophir

 

L’amiral Hiram et son partenaire le Roi Salomon

A l’époque Tyr est une ile face au Liban et Hiram possède une importante flotte sillonnant les vastes mers : il n’a jamais été architecte sauf dans les légendes. Son commerce porte sur les métaux (donc il a des fonderies), le bois (cèdres et bois précieux venant de pays lointains), les gemmes, aromates et encens et des animaux exotiques ce qui lui assure une fortune considérable et il n’a rien d’un architecte, son rôle se bornera à fondre des pièces et à décorer le temple et si le terme d’architecte doit et peut être utilisé c’est celui d’architecte d’intérieur mais rien de plus  ! le reste est simple invention et imagination.

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La disparition de l’Arche et ses aventuriers

En 1987, Richard Elliott Friedman, professeur d’hébreu et de théologie comparative à l’Université de Californie, exprima un point de vue partagé par nombre de savants, en qualifiant la disparition de la relique sacrée de mystère majeur de la Bible : « Personne ne sait où elle est aujourd’hui. L’objet le plus important du monde, du point de vue de la Bible, a simplement cessé de faire partie de l’histoire. ».

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Aksoum : sur les traces de l’Arche perdue

 

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Rarement visité par les touristes étrangers au cours des dernières décennies en raison de la persistance de ses problèmes politiques, l’Éthiopie est surtout connue pour être le berceau de l’humanité. Les restes de fossiles (la célèbre Lucy) découverts dans le nord-est de l’Éthiopie ont été datés d’environ 3.5 millions d’années, ce qui en fait le premier exemple connu d’un hominidé debout. Les plus anciens outils en pierre connus, datant de 2.4 millions d’années, ont également été trouvés dans cette même région. Mais l’Éthiopie a de nombreux autres atouts, dont les mystérieux obélisques de granit d’Axum, les extraordinaires églises taillées dans le roc de Lalibela et – le plus énigmatique de toutes – l’église Sainte-Marie-de-Sion, emplacement probable de l’Arche d’Alliance.

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Science et hermétisme