FERT GAUDIA CORDI et la bourrache mƩdicinale

Heap of fresh blue borage flowers for decoration at white background

LA BOURRACHE

La bourrache apparaĆ®t comme un motif Ć  la fois original, d’une spĆ©cificitĆ© extrĆŖme et trop rare pour qu’aucun symbolisme puissant et prĆ©gnant n’ait pu se cristalliser autour de lui. En effet, cette plante mĆ©dicinale relativement comme de la pharmacopĆ©e traditionnelle ne quitta pas la sphĆØre thĆ©rapeutique. Les mots qui l’accompagnent, FERT GAUDIA CORDI, soulignent une de ses principales propriĆ©tĆ©s mĆ©dicinales. Les mĆ©decins utilisaient cette plante comme agent purifiant de l’organisme contre des maladies trĆØs variĆ©es, parmi lesquelles la mĆ©lancolie, mais qui correspondaient toutes, dans la pensĆ©e ancienne, Ć  un mĆŖme Ć©tat d’impuretĆ©. Cette Ć©vocation de la bile noire, ou melencholia, pourrait d’ailleurs expliquer la prĆ©sence du tronc d’arbre creux, attribut reconnu de Dame MĆ©lancolie Les auteurs du remarquable Saturne ou la MĆ©lancolie, Panofsky et Saxl, en citaient la description par Cesare Ripa :

« Une vieille femme, triste & affligĆ©e, vĆŖtue de mĆ©chantes hardes, et dĆ©pourvue du moindre ornement, sera assise sur une pierre, les coudes posĆ©s sur les genoux, & les deux mains sous le menton ; Ć  cĆ“tĆ© d’elle il y aura un arbre sans feuilles et alentour des pierresĀ Ā»

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le Tarot de Marsile

Tout a Ć©tĆ© dit sur le Tarot et n’importe quoi Ć©galement. Nous allons examiner plus attentivement cet atout connu sous le nom du bateleur. Il est saisissant de constater que ces cartes avaient Ć  l’origine une vocation pĆ©dagogique, celle d’illustrer la philosophie de Marsile Ficin, traducteur des œuvres de Platon pour le compte de CĆ“me de MĆ©dicis.

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Les maitres de sagesse, Gurdjieff et la voie de l’Itlaq

Les Sarmouns

Certains de ses proches Ć©lĆØves, fascinĆ©s par la formidable personnalitĆ© du maĆ®tre, dont la stature humaine finit par Ć©clipser pour eux le message, crurent bon, aprĆØs sa mort, de continuer Ć  transmettre son enseignement — sans le transmetteur —, fondant l’instruction prodiguĆ©e aux nouveaux Ć©lĆØves Ā« sur ce que Gurdjieff a fait et dit, et non sur ce qu’il savait Ā», comme le souligne dans les MaĆ®tres de Gurdjieff un de ses anciens condisciples [R. Lefort : les MaĆ®tres de Gurdjieff (le Courrier du Livre, 1978), p. 104]. Quiconque veut se familiariser avec la pensĆ©e de Gurdjieff peut lire RĆ©cits de BelzĆ©buth Ć  son petit-fils, Rencontres avec des hommes remarquables, et le livre d’Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu. Bien vite une conclusion s’impose. Gurdjieff n’a pas puisĆ© dans les livres ou fabriquĆ© son systĆØme Ć  partir des Ć©lĆ©ments qu’il avait pu rassembler au cours de ses voyages. Il n’est pas non plus un penseur, un philosophe inspirĆ© Ć  la faƧon, par exemple, de Rudolf Steiner. Les sources qu’il indiqua lui-mĆŖme Ć  Ouspensky sont pour la plupart, Ć  l’exception du mont Athos, inconnues. C’est bien d’un enseignement inconnu qu’il s’agit. Ce n’est ni de l’hindouisme, ni du bouddhisme, ni du christianisme au sens ordinaire du terme.

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