Archives pour la catégorie Fulcanelli

Fulcanelli et le théâtre d’ombres

« Les Demeures Philosophales parurent au mois d’octobre 1930 : j’étais moi-même auprès du Maître depuis 1915. Que dire de ce dernier ? que sais-je au juste, sinon que son savoir était immense !
Si en Héliopolis, je me trouve toujours et très sévèrement soumis, par le serment à l’ancestrale discipline du secret, combien, en revanche, de hauts personnages, libres et puissants, qui eussent pu parler, même confidentiellement, se turent, comme liés par un tacite accord! Il importe qu’on sache, en particulier, que Fulcanelli, dans sa jeunesse, était reçu par Chevreul, de Lesseps et Grasset d’Orvet : qu’il était l’ami de Berthelot et qu’il connut très bien Curie, son cadet de vingt années, ainsi que Jules Grévy et Paul Painlevé. »

Eugène Canseliet

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Une demeure philosophale oubliée par l’Adepte Fulcanelli

Sans doute la plus importante de toutes les demeures décrites par l’Adepte et pourtant volontairement tue !

C’est pourtant de là que le futur Saint Vincent de Paul prêcha pour la première fois du haut de sa chaire. Il y a pourtant en ces terres lointaines de Picardie, non pas un mais deux logis alchimiques en liaison étroite avec les préoccupations de notre alchimiste. En effet pour la plus récente c’est l’architecte Edmond Duthoit, élève d’Eugène Viollet-le-Duc qui en fut l’inspirateur, une longue histoire que nous révélons dans ce cahier spécial.

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Pierre Dujols et l’énigme de la bague baphométique

le Baphomet était l’expression païenne de Pan.(Fulcanelli)

» – Voyez Eyrenée Philalèthe qui l’assimile à l’or et lui en donne le
nom, voyez-le au chapitre XVIII, paragraphe III, de son Introitus
», concluait Fulcanelli, tirant l’indication de sa prodigieuse
mémoire, dans toute la bienveillance de son bon sourire, la main
levée en un geste habituel, où brillait, ce soir-là, l’anneau
baphométique, ciselé en or de transmutation  et venu jusqu’à
lui des Templiers de la Commanderie d’Hennebont en Bretagne.

Eugène Canseliet (préface aux Demeures Philosophales)»

Pierre_DujolsExtrait de « En Héliopolis, Portrait d’un alchimiste du XXème siècle » par Johan Dreue.

Pierre Dujols dernier descendant des Valois.
L’énigme de la bague baphométique

Qui fut Pierre Dujols, ce libraire érudit et dont Eugène Canseliet prétendait qu’une amitié indéfectible le liait à Fulcanelli au point que nombreux furent ceux qui l’identifièrent au Maître ? Pour plusieurs raisons ces rapprochements sont évidemment sans fondement et ce serait également faire injure à la probité légendaire de « l’érudit libraire » puisqu’à plusieurs reprises Fulcanelli le cite élogieusement dans ses ouvrages et comment imaginer Dujols se citant lui même !

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En Heliopolis : le sommaire

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Avant Propos : de qui Fulcanelli est-il le nom ? L’énigmatique grand père, d’Héliopolis à Christianopolis, idéal d’une cité solaire, la filière des Rose Croix, Concept de « Demeure Philosophale » et la filiation adeptale, La loi Antifer
Ecce Homo
Au 89 Bd Saint Michel, les données biographiques, Nimas Niménos, questions de poids et de mesure, Synopsis des travaux scientifiques, Le Mètre étalon et la méridienne de Paris
Les Voyages
A la conquête du Soleil : l’ascension du Mont Blanc, Fusion des métaux et hautes températures, découverte du Sahara, Voyage à Chicago et rencontre avec Nicolas Tesla
L’entourage et ses Pairs
Pierre et Marie Curie, la question des isotopes, Henry Moissan : à la recherche du diamant noir, Jean-Baptiste Dumas et Pasteur, Pierre Dujols, l’érudit libraire : du lanternois
Affinités électives
Anatole France ou le secret de la Reine Pédauque,  Ferdinand de Lesseps, un rêve brisé, Gustave Eiffel l'ami d'enfance, Voyages en Kaléidoscope avec Irène Erlanger,  Au chat Noir, l’écu final dans les salons de la Présidence
Conclusion de la première partie
De Rabelais à Grasset d’Orcet, de diverses considérations autour de l’alchimie

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Fulcanelli, Anatole France et l’esprit de la Salamandre

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ce bon Thibault, l’ami de l’Adepte Fulcanelli

« .. les faits remontent à 1920, à l’année où ayant quitté le cap d’Antibes, Anatole France, qui était revenu à son logis princier de la Villa Saïd, vint embrasser son vieux camarade des jours anciens. Fulcanelli ne laissa pas de faire de grâves remarques sur l’état de sa santé, qui éveillait autour de lui une inquiétude légitime. Celle-ci devait, hélas ! se justifier au mois d’Août, lorsque survint l’accident cardio-vasculaire, responsable d’une paralysie , heureusement momentanée. Donc le samedi saint, troisième quantième d’avril et premier de la pleine lune, très sagement assis à la petite table renaissance qui jouxtait le meuble rempli de livres rares et précieux, je savourai la chance enviable d’assister à l’entretien du Maître avec son bon Thibault »  Eugène Canseliet

La rôtisserie de la Reine Pédauque est un roman à clefs élaboré à l’occasion de discussions passées entre le Maitre et le célèbre écrivain.  Il s’inspire du légendaire personnage au centre du roman de Nicolas-Pierre-Henri de Montfaucon, abbé de Villars (1635-1673), à savoir le comte de Gabalis  » Le comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences secrètes (1670) où il dévoile plaisamment les mystères de la Cabale et de la Société des Rose-Croix.

L’alchimiste de la Rotisserie de la Reine Pédauque – ici M. d’Astarac entretient tout au long du roman une relation avec les elfes et la Salamandre … tandis que Jacques Tournebroche comme son nom l’indique s’active à l’athanor (Jacques Tourne broche n’est autre que Canseliet jeune dans le roman).

reine pedauque

La Reine Pédauque au pied palmé est une haute figure de la Bourgogne où elle apparait comme protectrice des viticulteurs et l’on retrouve son effigie dans le pays du Maitre, à savoir à Dijon sur le portail de l’abbaye de Saint Bénigne, portail que connaissait bien le Maître puisqu’il s’y était rendu à différentes occasions et savait que derrière la figure de la Reine Pédauque se cachait en réalité la légendaire Reine de Saba, l’épouse du Roi Salomon !

Quoiqu’il en soit nos deux hommes – nos deux « immortels » devrions nous dire – se fréquentaient et devisaient ensemble sur cette langue des oiseaux qu’ils avaient en partage, surtout à propos d’un auteur sur lequel Anatole France avait livré ses réflexions qui ne déplaisaient pas au Maître, même si sur le reste beaucoup les opposait.

salamandreAlambic, thermo-Maitre, elfes et .. Salamandre

La Reine Pédauque et le roman initiatique d’Anatole France

 » – Mon fils, me dit M. d’Astarac, vous ne donnez point assez de nourriture à l’athanor. Je vois que vous n’êtes pas encore suffisamment pénétré de l’excellence du feu, dont la vertu est capable de murir ce mercure et d’en faire le fruit merveilleux qu’il me sera bientôt donné de cueillir« 

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Fulcanelli et l’apanage adeptal : au nom du Roi

Précédemment nous avions évoqué comment le magistère Royal pouvait être entendu à la lettre et non au figuré. A cet effet – et ce sera notre dernière concession à la vulgate -, nous pouvons révéler à ce stade (à suivre dans notre ouvrage) les liens Ô combien étroits entretenu par l’Adepte avec les institutions royales. Il peut donc être délivré ceci – à mettre en rapport avec les nombreuses références qui parsèment son oeuvre, aux différents ordres de chevalerie et à la famille Royale – qu’en son sein, la qualité éminente de Chevalier de l’Ordre de Saint Louis était acquise. Cet ordre électif entre tous avait été crée par Louis XIV le 5 avril 1693 pour récompenser ses officiers les plus valeureux et y être distingué ne relevait pas comme aujourd’hui de la légion d’honneur !… L’Adepte en était particulièrement fier comme des autres cercles qu’il animait parfois de sa bienveillante présence (Voir Louis d’Estissac).

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Ordre royal et militaire de Saint-Louis

 

L’insigne était composée d’une croix de Malte blanche et or, portant des fleurs de lys aux angles. Au centre se trouvait un médaillon portant l’inscription « LUD(OVICUS) M(AGNUS) IN(STITUIT) 1693 » pour « Louis le Grand l’a institué en 1693 », entourant une représentation de Saint Louis. Selon certains, la couleur rouge du ruban de la Légion d’honneur serait un souvenir de l’ordre de Saint-Louis.

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En Heliopolis (1)
En Heliopolis (1)

Johan Dreue : portrait d’un Adepte du XXème siècle

Johan FulcanelliRassemblées depuis plus de 30 ans ces pièces qui permettent à la fois de dresser une biographie exhaustive de l’Adepte et de comprendre le canevas qui a empêché à dessein que la vérité ne soit dévoilée prématurément afin que le temps fasse son travail d’épuration. Qu’il passe au crible les hypothèses farfelues et dénuées de tout fondement sauf l’imagination débridée de ses auteurs plus prompts à battre l’estrade qu’à argumenter.

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Le feu secret et le feu céleste : voie de la fulgurance

Angeli_TurinEn alchimie et de façon opérative, à côté des voies de la fermentation (qu’elle soit sèche ou humide) subsiste une voie élective, celle de la fulgurance. Il s’agit du feu secret réveillé et nourri au feu céleste produisant un rayonnement énergétique non radio-actif libérant d’énormes quantités d’énergie en un temps très court, soit in « icto oculi » en un clin d’oeil…

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