Les mille et une vie de la Joconde par Johan Dreue

La Joconde et ses nombreux visages : le portrait d’Isleworth .

Durant la première guerre mondiale, ce portrait voyagea aux Etats Unis. C´est là qu´elle fut acquise en 1962 pour une somme colossale par le multimillionnaire et collectionneur d´art, Henry Pulitzer.  Celui-ci écrivit également un livre : «  Where is Mona Lise ? » où il affirme que cette œuvre est un tableau de Léonard non terminé. Durant ce temps elle fut gardée dans une banque suisse. En 1979 à la mort de Pulitzer, elle passa, sans quitter la banque, à Elisabeth Meyer. En 2008 une association anonyme l´acheta : La Fondation Mona Lisa, qui poursuit son étude. Cette fondation date l´exécution de cette œuvre d´une ou deux décades antérieures à la Joconde du Louvre. Elle explique ainsi que leur Mona Lisa fut commandée par le mari de Lisa en 1503.

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Sanatana Dharma et Tradition Primordiale

L’hermite de DuqqiGuénon indexera toute la doctrine traditionnelle et la légitimité des organisations véhiculant une « influence spirituelle », de nature exotérique ou ésotérique, au principe initial de cette « Tradition primordiale ».

La question qui se pose est : Tradition primordiale ou Religion primordiale ? Un guénonien orthodoxe, F. Schuon avait de son côté expliqué précise sa pensée dans une note de son ouvrage L’Esotérisme comme principe et comme voie 1978, « Le Commandement Suprême », p. 151) :

« Nous disons « Religion primordiale » et non « Tradition » parce que le premier de ces termes a l’avantage d’exprimer une réalité intrinsèque (religere = « relier » le terrestre au céleste) et non simplement extrinsèque comme le second (tradere = « livrer » des éléments scripturaires, rituels et légaux). On est du reste en droit de se demander s’il pouvait être question de « tradition », à une époque où la connaissance spirituelle fut innée ou spontanée, ou encore, si la nécessité d’une « tradition », donc d’une transmission extérieure, n’entraîne pas ipso facto la nécessité d’une pluralité de formulations. »

Pour Guénon, la norme et le pivot, le germe impérissable de tout le « sacré », de tout l’Univers manifesté macrocosmique et microcosmique, le fondement de toutes les traditions secondaires et des diverses religions, le dépôt éternel de la doctrine et de la Connaissance, en un mot le Temple de la Vérité éternelle, c’est bien la Tradition primordiale. Il en situera la source dans la pensée hindoue notamment à partir de la notion de Dharma qui selon lui inclut le point de vue traditionnel dans son intégralité. Voyons comment.

Le dharma postule la « réalisation effective » de l’être et comporte des applications englobant notamment toutes les modalités de la vie humaine sans exception.

Guénon va donc définir la nature du Dharma ; c’est un des termes sanscrits qui embarrassent le plus les traducteurs, écrit-il dans un article de 1935 (reproduit in Etudes sur l’hindouisme, Editions traditionnelles, 1976), car il a de multiples sens : celui de « Loi », d’Ordre. Certes ce Dharma « n’est pas la Tradition primordiale » mais nous verrons bientôt comment il s’y rattache. Guénon rappelle qu’il est dérivé de la racine dhri qui signifie porter, supporter, soutenir, maintenir, etc. Il s’agit, poursuit Guénon dans l’article précité, « d’un principe de conservation des êtres, et par conséquent de stabilité, pour autant du moins qu’elle est compatible avec les conditions de la manifestation, car toutes les applications du Dharma se rapportent toujours au monde manifesté ». Ce Dharma se présente donc comme un reflet de l’ « immutabilité principielle » dans l’ordre de la manifestation. Il n’est « dynamique », poursuit Guénon, que dans la mesure « où manifestation implique nécessairement  » un devenir « , mais il est ce qui fait que ce devenir n’est pas pur changement, ce qui y maintient toujours, à travers le changement même, une certaine stabilité relative.

Guénon fera observer à cet égard que cette racine dhri est quasi identique dans la forme et le sens à une autre racine dhru de laquelle dérive le mot dhruva qui désigne le « pôle » : « Effectivement, c’est à cette idée de pôle ou d’axe du monde manifesté qu’il convient de se référer si l’on veut comprendre vraiment la notion du Dharma : « c’est ce qui demeure invariable au centre des révolutions de toutes choses, et qui règle le cours du changement par là même qu’il n’y participe pas. » Il faut insister sur l’importance de cette phrase car elle est déjà allusive à la conception guénonienne de Tradition primordiale.

Guénon associera la fonction du Dharma au symbole de l’axe ou de l’ « arbre du monde » et soulignera la parenté de cette notion avec celle du mot sanscrit rita (rota ?) qui a étymologiquement le sens de « rectitude », conformité à l’ordre humain et avant tout à l’ordre cosmique. On voit donc que cette notion n’est pas limitée à l’homme mais s’entend de tous les êtres et même de tous les états de manifestation, donc de toute la création. C’est la « Norme » rectrice de l’ensemble et la « Norme » particulière de chaque groupe, espèce, degré, monde, cycle, incluant les idées d’harmonie, justice, équilibre, législation, but assigné par les Ecritures traditionnelles hindoues à la vie humaine lorsque sa réalisation relève de l’ordre spirituel (au-delà du corps et du psychisme, mais en deçà du « but suprême » qui n’est plus du domaine de la manifestation »… Le Dharma s’étend également aux applications sociales et, en l’occurrence, il s’identifie au « devoir » plutôt qu’au « droit ». Ainsi le Dharnza propre d’un être ne peut s’exprimer que par ce qu’il doit faire lui-même, et non pas par ce que les autres doivent faire à son égard, « et qui relève naturellement du Dharma de ces autres êtres » (Etudes sur l’hindouisme).

Comment rapprocher cette idée de nos concepts occidentaux ? peut-être rapprocher le Dharma de de l’idée de « volonté révélée » dans les monothéismes occidentaux ? Par là ce Dharma va nous conduire à sa source principielle : la Tradition primordiale, et c’est alors à la notion de Sanâtana Dharma que nous avons affaire.

Sanatana Dharma

Ananda K. Coomaraswamy estime que la meilleure traduction de Sanâtana Dharma est l’expression philosophia perennis, telle que le moyen âge latin l’entendait. Perennis, ou « pérenne » en français, convient effectivement pour désigner la durée indéfinie. Par contre, René Guénon rejette le mot philosophia avec la vigueur que l’on sait, même si l’on entend par là la philosophie scolastique 26. Il ne faut donc pas traduire philosophia perennis par « philosophie éternelle », car aucune philosophie n’est éternelle, et si l’on entend par ce mot l’un des multiples systèmes mis au point par ceux qui n’osant s’appeler « sages », s’appellent seulement « philosophes », c’est-à-dire « amis de la sagesse », aucun d’eux ne traduit exactement le mot Dharma.

Par suite de l’obscuration progressive et de la marche descendante du cycle, le Sanâtana Dharma est devenu caché et inaccessible aux hommes ordinaires; mais il reste la source première et le fonds commun de toutes les formes traditionnelles particulières qui en procèdent par des adaptations spéciales à telle ou telle partie de l’humanité selon la diversité des temps et des lieux. Ces adaptations régulières ne sauraient être identifiées au Sanâtana Dharma, bien qu’elles en soient une image plus ou moins voilée et qu’elles en constituent un reflet ou « substitut », car elles permettent à leurs adhérents d’atteindre le Sanâtana Dharma selon leurs capacités particulières.

à suivre dans le livre à paraitre : en complément de « La révélation primitive »

La révélation primitive : le jardin des Hespérides

C’est aux confins du monde que l’on trouve le Jardin des Hespérides, portant le nom des filles du géant Atlas et de Hespéris, l’incarnation du soleil couchant, petites-filles du titan Japet. Elles sont au nombre de trois : Églé, Érythie et Hespérie.

LE POMMIER ET LES POMMES D’OR

L’arbre que mentionnent avec insistance, comme arbre primordial, toutes les traditions de l’Inde, est, nous venons de le voir, le pommier, sous l’espèce Jambû (le pommier rose). L’île du pommier (Jambûdvipa) se rencontre, comme élément de base, dans les cosmogonies de toutes les religions. Elle est aussi essentielle que le Mérou. Comment rendre compte de cette singularité ?

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 Je ne bâtis que pierres vives : Rabelais grand initié

 

Rabelais appartenait à la société Gryphe fondé par un allemand : Sébastien Gryphe, société ésotérique d’imprimeurs, il se disait par ailleurs maçon accepté, puis il il se joint au cercle des alchimistes lors de son séjour en Italie. Il était l’ami de Philibert Delorme.

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La vérité des Rose Croix : Pansophie et éducation universelle

Comenius, né Jan Amos Komenský le 28 mars 1592 à Uherský Brod en margraviat de Moravie et mort le 15 novembre 1670 à Amsterdam (Pays-Bas), est un philosophe, grammairien et pédagogue morave. L’école est la fabrique de l’humanité.

L’interview imaginaire :

Nous venons de vivre une guerre de trente ans, et cette guerre est sans nul doute la conséquence de l’ignorance des hommes et de leur difficulté à communiquer entre eux. C’est pourquoi il est primordial de donner à chacun les clés pour comprendre le monde et agir sans aveuglement dans la société. Je suis pasteur protestant et en tant que tel convaincu que chaque être humain est une image de Dieu, et qu’il mérite en cela d’être éduqué. En donnant à chacun une éducation lui permettant d’accéder directement aux textes sacrés, sans l’intermédiaire de prêtres comme dans l’Eglise catholique, il peut ainsi se rapprocher de Dieu. Selon moi, tout être humain peut apprendre, et tout doit être enseigné à tout le monde, sans distinction de richesse, de religion ou de sexe. C’est une pensée bien révolutionnaire à une époque où il est communément admis que les femmes sont inférieures aux hommes parce qu’elles ne possèdent pas les mêmes capacités intellectuelles, et que seuls les nantis peuvent accéder à l’éducation. Mais après tout, orphelin moi-même, ce n’est pas ma situation sociale mais l’éducation qui m’a permis de progresser et de réussir ma vie. Je crois fondamentalement en la perfectibilité du genre humain et en la grande puissance de l’éducation sur l’homme et sur la société.

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Christian Rosenkreutz la réalité derrière le mythe

Nouvelles lumières sur les Rose Croix

On peut affirmer, qu’avant le rosicrucianisme connu sous la forme qui fut la sienne au XVlle siècle en Europe, il y a eu, incontestablement, une transmission effective qui fut dépositaire d’un enseignement de nature ésotérique, c’est-à-dire inconnu du plus grand nombre, même parmi ceux qui avaient pu s’approcher, plus ou moins profondément, de certains mystères particuliers préservés des curieux. On est en droit d’évoquer, à ce propos, l’existence d’une lointaine chaîne spirituelle relevant de ce que d’aucuns désignent, depuis la Renaissance, comme étant la «Philosophia Perennis», véhicule théorique et doctrinal de la Sagesse éternelle, que l’on peut, de toute évidence, rattacher dans ses fondements à la «Tradition Primordiale », première et commune origine de toutes les traditions authentiques, à laquelle, de manière centrale et constante, se référera dans son oeuvre René Guénon. Il est donc généralement admis que des filiations concrètes ont transité, de manière non visible par définition, par l’intermédiaire des diverses sociétés secrètes, aboutissant à l’expression du rosicrucianisme tel qu’il est apparu voici plusieurs siècles en Allemagne, en Angleterre et en France.

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Les Rose croix : ce qu’ils sont et ce qu’ils ne sont pas

« … les vérités, gardées comme des vierges, dans les Temples de l’Egypte, passèrent aux Sages d’Alexandrie, qui les enrichirent encore et les couronnèrent de tout l’or pur légué à la Grèce par Pythagore et ses disciples… Il convient donc, Messieurs, d’explorer les livres des Hébreux, les hiéroglyphes des Egyptiens et les traités de ces Grecs qu’on nomme gnostiques, précisément parce qu’ils eurent la connaissance. »

(Anatole France, la Rôtisserie de la Reine Pédauque, 1893).

« Le dépôt de l’Initiation Occidentale a eu trois noms dans l’histoire : Gnostiques, Templiers et Rose-Croix ». (Lettre de Papus à Sédir, 1894).

SE CONNESTRE. ESTRE. ET NON PARESTRE.

Aux alentours des années 1550 on pouvait déjà lire cette inscription sur le linteau d’une des cheminées du château de Dampierre-sur-Boutonne en Charente-Maritime.

« C’est (écrit FULCANELLI, page 18 du Tome II de ses DEMEURES PHILOSOPHALES) une simple maxime d’un beau caractère moral mais que l’humanité superficielle et présomptueuse de notre époque répugne à pratiquer ». Notre Adepte a raison, la connaissance de soi-même permet d’acquérir la science, but et raison d’être de la vie, base de toute valeur réelle ; et cette puissance élevant l’homme laborieux qui la peut acquérir, l’incite à demeurer dans une modeste et noble simplicité, éminente vertu des esprits supérieurs. C’était un axiome que les Maîtres répétaient à leurs disciples, et par lequel ils leur indiquaient l’unique moyen de parvenir au su­prême savoir : « si vous voulez cognoistre la sagesse, leur di­saient-ils, cognoissez-vous bien et vous la cognoistrez ».

Nous ignorons si l’Adepte qui fit édifier et décorer le châ­teau de Dampierre était Rose + Croix, mais il est indéniable que ce personnage est l’un des maillons de cette longue chaîne initiatique qui s’est perpétuée à travers les siècles et les civilisations. Fidèle à son engagement de silence et de modestie le philosophe charentais a préféré rester à jamais inconnu en nous laissant, gravé dans la pierre, le merveilleux témoignage de son savoir. Il est ainsi très difficile de dresser un historique de la Rose+Croix car les documents sont rares et les personnages énigmatiques… mais il nous reste une tra­dition légendaire transmise oralement de génération en gé­nération.

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La légende du cheval Bayard et des 4 chevaliers Aymon

 

La légende du cheval Bayard figure  dans l’une des plus précieuses chansons de Gestes : Renaud de Montauban (ou les Quatre Fils Aymon), ainsi que dans un autre texte, Maugis d’Aigremont. C’est, apprenons-nous, «un cheval entièrement fée… dont on n’a jamais vu le pareil dans aucun bourg ni aucune cité». Il est né d’un dragon, dans l’île de Bocan, et le dragon l’a longtemps gardé dans un roc à pic. Nous retrouvons ainsi l’Ile Sainte, la hauteur sacrée, le monde souterrain ou la «gorge», et la paternité du dragon. L’île de Bocan, explique en outre la fée Oriande, est celle d’où vient le soufre, mais le cheval Bayart se trouve dans une partie de l’île où «le feu ne peut habiter». S’appuyant sur ce texte, H. Dontenville identifie Bocan avec Volcano, l’une des Lipari, près de la route maritime d’Orient. Il est possible, en fait, que la tradition relative à l’Ile primordiale se soit reportée, à la suite des Croisades, sur un îlot méditerranéen. Mais il est infiniment probable que la conception sous-jacente vise le premier foyer de la radiance, situé «aux sources de l’Océan», l’Ile du feu-lumière, la Terre pure où le premier Grand Ogre a engendré la Gorgone, et où celle-ci, grâce à son «meurtre», a enfanté Pégase.

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Science et hermétisme