
Rosslyn Chapel
Rite du mot de maçon et le Graham

Le mithraïsme et le christianisme ont porté et portent encore le même courant d’idées.
La mythologie hindoue donne au soleil le nom de mithra (mitra).. En Perse Mithra était un des anges et principaux lieutenants d’Ahura Mazdao. Dans les védas il est le dieu du jour, une divinité de la lumière céleste et dans l’Avesta c’est un dieu guerrier, l’auxiliaire très puissant d’ Ormuzd. C’est quand l’empire Perse s’est effondré que le culte de Mithra a envahie le monde méditerranéen, de L’Iran à la GRANDE BRETAGNE. Le soleil a toujours fait l’objet d’un culte, chez les Incas, en Égypte, en Afrique, en Europe, sur l’Ile de Pâques, en Polynésie, en Grèce, en inde Védique.
Le « mythe » christique de la naissance de Jésus et celui de Mithra sont similaires à bien d’autres traditions divers rites initiatiques à travers toute la planète et leur ressemblance montrent clairement que le culte de Mithra peut être considéré comme une préfiguration de celui de Jésus-Christ et relatent les étapes du « Grand-Œuvre Alchimique »:
L’Eglise chrétienne à presque tout emprunté au Mithraïsme tel le baptême ou le port de la tiare perse. Dans les quelques textes mithraïques découverts, nous constatons que même les mots utilisés font écho à ceux du christianisme.
Le culte de Mithra est extrêmement ancien. Ce dieu était honoré à la fois aux Indes et en Perse.
On ne sait pas exactement si on doit le considérer comme un dieu de la branche Moyenne des indo-européens qui aurait été déjà célébré avant que cette branche se scinde en Iraniens et Indous, ou s’il s’agit d’un dieu des populations habitant les Indes et la Perse avant l’arrivée des indo-européens,
Ces 2 êtres « divins » veillent particulièrement à ce que soient respectés la parole donnée, le serment, les contrats. La plus ancienne mention concernant Mithra provient d’Asie Mineure, de Cappadoce. C’est une inscription hittite qui parait dater du XVième siècle avant notre ère. Son culte était donc déjà fort répandu à cette époque.
Ce dieu ne joue qu’un rôle assez secondaire dans les Védas et l’Avesta ancien. C’est en Perse que son culte s’est tout d’abord développé, c’est ensuite par l’Asie Mineure et la Mer Noire qu’il à atteint le monde méditerranéen.
Par le passé
En Perse dite achaménide (539-331) la religion officielle (d’état) était sans doute ma connue mais nous savons qu’y régnait le zoroastrisme avec l’existence d’un dieu appelé AHURA MAZDA ou Seigneur- Sagesse. Elle présentait des liens avec le mazdéisme et Zoroastrisme des Perses ultérieurs. Cette religion qui a subi des influences Elamites, présentait des liens avec le Mazdéisme-Zoroastrisme des Perses ultérieurs, mais on discute encore pour savoir si on peut employer ces noms pour la religion des Perses de l’époque achéménide.
A Suse ou Shushan (ancienne cité de la civilisation élamite) devenue la capitale de l’Empire perse achéménide au Vme siècle av JC et située dans le sud de l’Iran actuel à environ 150 km du Tigre (à l’Est du fleuve). Aujourd’hui c’est un simple champ de ruines où il existe encore une inscription conservée de l’époque d’ARTASERXES II (404-358 av. J.-C.) et sur laquelle est représenté Mithra aux côtés d’Ahuramazda et de la déesse Anahita.
On ne sait toujours pas s’il existe un lien entre le Mithra persan et celui du culte aux mystères de l’Empire romain, ce qui est certain c’est que les légionnaires romains qui étaient présents aux frontières orientales de leur Empire, ont introduit le mithraïsme dans le haut empire Romain. Les éléments matériels du culte de Mithra, inscriptions réalisées par des soldats romains, de la garnison de Carnuntum, allés en Orient dans le cadre des campagnes contre les Parthes et des émeutes de Jérusalem, datent approximativement de l’an 71 de notre ère. À la fin du IIme siècle de notre ère, le mithraïsme a été largement diffusé dans l’armée romaine, les marchands et même les esclaves.L’ensemble des empereurs du IIIme siècle étaient des protecteurs du mithraïsme car la pratique de ce culte Mithraïque a enrichi le symbole de leur autorité au travers de toutes les classes sociales. Un grand nombre de mithræa ont été découverts dans les garnisons des frontières de l’Empire et la plus grande concentration de mithræa se trouve à Rome et à Ostie.
Une nouvelle religion du SOL INVICTUS ou « soleil invaincu a été officialisée dans l’Empire Romain en 274 par l’empereur AURELIEN qui édifia à Rome un temple dédié à la nouvelle divinité, et crée un corps de clergé d’État pour assurer le culte.
Ceci n’effaça pas totalement le mithraïsme qui continua à exister comme culte non officiel car de nombreux sénateurs pratiquaient en même temps mithraïsme et religion du Sol Invictus. Cette période marqua la chute du mithraïsme et en mêm temps le christianisme, fortement appuyé par CONSTANTIN, gagnait des adeptes auprès des partisans du mithraïsme, les femmes ayant le droit de ratiquer ce culte nouveau à l’inverse du mithraïsme qui les excluées.
Le christianisme a supplanté le mithraïsme lors du IVe siècle qui est devenu la religion officielle de l’Empire avec THEODOSE (379-394).Sous le règne de JULIEN (361-363) et d’EUGENE (392-394), il y eut des tentatives de restauration du culte de Mithra, mais sans succès. Le mithraïsme sera interdit en 391 et sa pratique devenue clandestine ne se maintiendra que quelques années en survivant dans des régions des Alpes et dans les régions orientales de l’Empire Romain où se trouvaient ses origines.
Une religion fondée par Zarathoustra (le zoroastrisme vers 558 av J-C à 651 ap J-C) qui décida très jeune de devenir prêtre ou zoatar, s’opposa à l’antique culte iranien de Mithra, caractérisé par le sacrifice du taureau et signa la fin du culte dans sa propre son propre état d’origine.
D’après sa légende, il serait né d’une pierre dont il se serait dégagé, la tête coiffée d’un bonnet phrygien. Aussitôt après sa naissance, il rencontre un taureau sauvage. Le jeune dieu le dompte et l’entraîne dans la caverne qu’il a creusée en se dégageant du rocher. Il reçoit alors du soleil l’ordre d’immoler la bête.
Après avoir d’abord résisté à cet ordre il s’y soumet à contre cœur et plonge son glaive dans le cou de taureau. Du sang répandu naissent le blé et toutes les plantes utiles à la vie. Conformément à son caractère de dieu solaire, Mithra est, en effet, un dieu fécondant.
Sa parèdre, ou son double féminin (à la fois sa mère et son épouse) est Anahita, la Terre Mère, matrice universelle de laquelle tout naît et à laquelle tout retourne. Anahita sera assimilée à Cybèlle en Asie Mineure et à Déméter en Grèce. Mithra doit donc détruire pour pouvoir créer à nouveau.
La mort donnée par ce dieu doit être la source d’une vie plus haute et meilleure, tout comme le blé est né du sang du taureau immolé par Mithra. Le taureau symbolise la vie animale dont le myste doit s’affranchir pour s’élever, dans la pureté vers la vie céleste. Les rites célébrés au cours des rites de Mithra comprenaient 7 grades ou initiations successives. Chacun de ces grades ne s’obtenait qu’après des épreuves longues et pénibles, comportant des jeûnes prolongés et de véritables tortures qui amenaient parfois la mort.
Les femmes étaient exclues des mystères et le rite essentiel procurant la maîtrise était l’immolation du taureau dont Je sang coulait sur lie néophyte.
Les initiés participaient à un banquet mystique dont les éléments essentiels étaient le pain et le vin, préalablement consacrés par un prêtre.
Les pains étaient marqués d’une Croix. Le vin ne donnait pas seulement la vigueur du corps, mais aussi la sagesse, de l’esprit en conférant au myste une immortalité glorieuse.
Les mentions indiquées démontrent que Mithra peut être considéré comme une préfiguration du Christ des chrétiens.
L’ésotérisme du culte
Les 7 grades du culte correspondent aux 7 planètes de l’astronomie de l’époque (lune, mercure, vénus, soleil, jupiter, saturne), et les différents passages devaient s’accompagner de quelques données métaphysiques plus ou moins ésotériques.
La scène centrale que l’on retrouve dans tous les mithraea est celle où Mithra combat et tue le taureau « sacré ». Dans cette scène, après être monté sur le dos de l’animal et avoir reçu l’ordre du Soleil, Mithra pénètre dans une grotte et tue le taureau. Au moment du sacrifice, Mithra détourne son regard du taureau pour le diriger vers le Soleil. De la queue et du sang du taureau naissent des épis de blé, symbolisant la « nouvelle vie » issue de la mort. La chair de l’animal tué est ensuite consommée par Mithra et le Soleil lors d’un banquet rituel.


C’est Claude Gaignebet qui nous restitue les dates de naissance des géants Gargantua et Pantagruel : respectivement le 3 février et au 25 juillet, autrement dit la Saint-Blaise et la Saint-Jacques, patrons du métier, qui pour les Frères recouvraient par nécessité et assonance les colonnes Boaz et Jakin.
Liée au froid et à l’humide, la colonne Boaz de saint Blaise illustrait le point critique d’un hiver qui, au 3 février, pouvait cesser ou se prolonger quarante jours. Au lendemain de la Chandeleur, ce jour placé sous le patronage du maître des souffles (Blaise-Blasen) marquait mythiquement le réveil de l’ours (arthos ou arthus) de son hibernation, qui libérait les « esprits » intestinaux accumulés pendant son long sommeil hivernal. Chaude et sèche, la colonne Jakin de saint Jacques signait au contraire les temps accablants du plein été, le 25 juillet marquant la date, bien connue depuis l’Antiquité, du lever héliaque de Sirius dans la Voie lactée, dénommée Chemin de Saint-Jacques, dont le correspondant terrestre garantissait aux « soiffards pélerins » de la coquille, disait-on, le salut et l’accès au Ciel… Nous laisserons à chacun le soin de poursuivre pour son compte la démonstration, notamment quant aux vieilles traditions populaires préchrétiennes de la circulation des âmes-souffles, entrant et sortant du monde par la Voie Lactée, autour de ces deux dates. Précisons seulement que Rabelais les associait aux doctrines pythagoriciennes et « orphiques » (voilées par Maître François sous un « horrificque » qui est aussi bien aurificque) sur la descente et la remontée des âmes dans leur séjour céleste par les portes solsticiales, illustrées par Porphyre ou Macrobe », et plus anciennement par les textes des lamelles d’or funéraires orphiques : « agneau, tu t’es élancé vers le lait », « taureau, tu as couru vers le lait ».

se mettre à l’ordre
Les commentaires de toutes sortes (ceux des rabbins, des Pères de l’Église ou des maçons) sur les noms des deux colonnes n’ont pas manqué. Dans le Livre des Rois la longue description de la forme, des ornements, des dimensions et de la matière des colonnes du Temple fondues et mises en place par Hiram de Tyr, fils d’une veuve de Nephtali, se termine par la simple mention : « Il plaça ces deux colonnes dans le vestibule du Temple ; et, ayant posé la colonne droite, il l’appela Iachin. Il posa de même la seconde colonne qu’il appela Boa» (Booz dans les traductions anciennes) (III Rois, VII, 21).
On a pu, il y a quelques années déjà, dresser une bibliographie* de quelques centaines de titres sur les interprétations symboliques ou les usages cultuels des deux colonnes. Il est impossible d’en examiner l’ensemble. Voici les faits que, sans aucune ambiguïté, le texte biblique nous autorise à affirmer.
Les deux colonnes sont situées sur le parvis, devant l’entrée du Temple orienté à l’Est. IACHIN AU SUD et BOAZ AU NORD. Les hésitations des loges maçonniques relativement à cette orientation proviennent du fait que leur façade est à l’Ouest. Près de la colonne Iachin se situe la Mer, vaste cuve d’airain supportée par douze boeufs qui regardent trois par trois, vers chaque point cardinal. La position de cet objet du culte peut s’induire du verset 39 : « Il plaça la Mer du côté droit de la maison, au Sud-Est »* ; elle n’est mise en cause par aucune des reconstitutions du Temple.
Dès la fin du XVIIe siècle, nous avons la preuve qu’une interprétation ésotérique des noms des deux colonnes existait dans la maçonnerie. Un pasteur d’Aberfeill (Écosse), Robert Kirk, écrit en 1691 :
« Le Mot de Maçon est un mystère dont je ne veux pas cacher le peu que je sais. C’est une espèce de tradition rabbinique, une sorte de commentaire sur Iakin et Boaz, les colonnes érigées au Temple de Salomon (III Rois, VII, 21) avec l’adjonction de certain signe secret transmis de main à main, au moyen duquel ils se reconnaissent et deviennent familiers entre eux. » (Palou, La Franc-maçonnerie, p. 32).
Au début du XVIIIe siècle, un ouvrage anglais, intitulé Iachin and Boaz, décrit longuement le rôle des colonnes portatives.
Le plan du Temple, situe ces colonnes rituelles. Elles ont environ vingt-cinq pouces de long (50 cm), celles du Senior Warden (surveillant) est appelée Jachin, celle du Junior Boaz. Lors de l’ouverture de la loge les rôles des responsables de ces colonnes sont précisément indiqués.
Mast. — Quelle est la place du W dans la loge ?
Deacon — Au Sud.
Mast. à W — Pourquoi au Sud ?
W — Pour mieux observer le soleil « at the high Meridian » (midi) pour appeler les hommes quand ils quittent le travail aux rafraîchissements, et contrôler qu’ils viennent à temps pour que le Vénérable en ait plaisir et profit.
Mast. — Où est la place du senior Warden dans la loge ?
senior Warden — A l’Ouest.
Mast. — Quel est votre travail là, Frère ?
— Quand le soleil se couche à l’Ouest je dois clore la Journée, car le s. W.se tient à l’Ouest pour fermer la loge, pour payer aux hommes leur salaire et pour les libérer de leur travail.
Lors de la réception de l’apprenti son Mot est Jachin. Le dialogue est le suivant :
Mast. — Que vous fit-on alors ?
Rép. — Le Maître me prit par la main droite et me donna l’attouchement (grip) et le mot d’un apprenti reçu, et dit : Lève-toi, mon frère JACHIN.
Ils partagent ensuite avec un autre Frère en moitié le Mot.
* La Guard ou le signe, comme ils l’appellent, consiste à amener sa main droite sur la gorge, latéralement, ce qui doit vous faire souvenir de la peine que vous encourez par votre serment, que vous préféreriez avoir la gorge coupée que de découvrir les secrets de la Maçonnerie.
Il semble, que le sens des noms des deux colonnes n’ait été livré que progressivement aux Frères au fur et à mesure de leur accès aux grades les plus élevés.
L’explication philologique encore adoptée de nos jours est connue de l’auteur de Jachin et Boa.
Quant au compagnon « fellow’s craft », apprenti, il doit connaître avec exactitude la description biblique.
Au cours de l’initiation au grade de Maître est contée la légende d’Hiram. Le junior Warden frappe avec une règle le récipiendaire sur la gorge, le senior Warden avec une équerre sur le cœur et le Maître sur la tête avec un maillet. D’après une planche d’un ouvrage de l’abbé Pérau qui dévoile les secrets de la Maçonnerie, la colonne J est placée à gauche et au Nord, B à droite et au Midi. Peut-être ne tenait-on pas compte à cette époque de l’orientation à l’Est des façades des temples sémitiques.
CERTAINES INDICATIONS SUR LES NOMS DES COLONNES PROVENANT DES CATÉCHISMES PUBLIÉS PAR L’ABBÉ PÉRAU VONT NOUS PERMETTRE D’ALLER AU-DELÀ, DU MOINS EN CE QUI CONCERNE LA COLONNE BOAZ.
Nous ne prétendons pas retrouver là rien de rationnel et nous pensons qu’un esprit cartésien fera bien de s’en tenir aux sens de «force » (Boaz) et il « établira » (Jachin) que les éditions actuelles de la Bible indiquent.
Mais nous recherchons la voie de spéculations qui ont pu naître dans les loges à n’importe quelle époque, aiguillonnées chez les Maçons par la présence constante dans le rituel, le décor, le catéchisme, les légendes, des MOTS de Jachin et Boa. Ces Mots sont retournés cent fois dans la bouche au cours des réceptions, épelés lettre à lettre ou par moitié, inversés, indiqués par B:. et J:.
Le passage suivant du Catéchisme des apprentis, publié par Pérau, mérite, selon nous, d’être pesé au poids du sanctuaire.
La suite du dialogue marque alors un renversement dont les fatras des fous ou leurs joutes de menteries fournissent le modèle.
Idem pour marchent-ils ? En s’arrêtant ; Travaillent-ils ? Sans rien faire dans quel état sont-ils quand ils ne font rien ? — Ils travaillent.
dans mot Jakin (ou Yakin) gît le secret de Jacques (voir la révélation du 3ème temple)

LA BOURRACHE
La bourrache apparaît comme un motif à la fois original, d’une spécificité extrême et trop rare pour qu’aucun symbolisme puissant et prégnant n’ait pu se cristalliser autour de lui. En effet, cette plante médicinale relativement comme de la pharmacopée traditionnelle ne quitta pas la sphère thérapeutique. Les mots qui l’accompagnent, FERT GAUDIA CORDI, soulignent une de ses principales propriétés médicinales. Les médecins utilisaient cette plante comme agent purifiant de l’organisme contre des maladies très variées, parmi lesquelles la mélancolie, mais qui correspondaient toutes, dans la pensée ancienne, à un même état d’impureté. Cette évocation de la bile noire, ou melencholia, pourrait d’ailleurs expliquer la présence du tronc d’arbre creux, attribut reconnu de Dame Mélancolie Les auteurs du remarquable Saturne ou la Mélancolie, Panofsky et Saxl, en citaient la description par Cesare Ripa :
« Une vieille femme, triste & affligée, vêtue de méchantes hardes, et dépourvue du moindre ornement, sera assise sur une pierre, les coudes posés sur les genoux, & les deux mains sous le menton ; à côté d’elle il y aura un arbre sans feuilles et alentour des pierres »

Tout a été dit sur le Tarot et n’importe quoi également. Nous allons examiner plus attentivement cet atout connu sous le nom du bateleur. Il est saisissant de constater que ces cartes avaient à l’origine une vocation pédagogique, celle d’illustrer la philosophie de Marsile Ficin, traducteur des œuvres de Platon pour le compte de Côme de Médicis.

Certains de ses proches élèves, fascinés par la formidable personnalité du maître, dont la stature humaine finit par éclipser pour eux le message, crurent bon, après sa mort, de continuer à transmettre son enseignement — sans le transmetteur —, fondant l’instruction prodiguée aux nouveaux élèves « sur ce que Gurdjieff a fait et dit, et non sur ce qu’il savait », comme le souligne dans les Maîtres de Gurdjieff un de ses anciens condisciples [R. Lefort : les Maîtres de Gurdjieff (le Courrier du Livre, 1978), p. 104]. Quiconque veut se familiariser avec la pensée de Gurdjieff peut lire Récits de Belzébuth à son petit-fils, Rencontres avec des hommes remarquables, et le livre d’Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu. Bien vite une conclusion s’impose. Gurdjieff n’a pas puisé dans les livres ou fabriqué son système à partir des éléments qu’il avait pu rassembler au cours de ses voyages. Il n’est pas non plus un penseur, un philosophe inspiré à la façon, par exemple, de Rudolf Steiner. Les sources qu’il indiqua lui-même à Ouspensky sont pour la plupart, à l’exception du mont Athos, inconnues. C’est bien d’un enseignement inconnu qu’il s’agit. Ce n’est ni de l’hindouisme, ni du bouddhisme, ni du christianisme au sens ordinaire du terme.
Lire la suite Les maitres de sagesse, Gurdjieff et la voie de l’Itlaq
« Tu es semblable à. un dieu et tu fus engendré en vue de transformations plus nombreuses que celles des dieux et avec une forme créée plus parfaite. » « Sors, avance-toi maintenant et contemple les choses qui sont tiennes dans le lieu de ta résidence éternelle. » (Paroles adressées au défunt. Livre des
Livre des Morts égyptien, chap. CLXX, 15.)
« Je suis les limites du Tuat… Je cours et m’avance à grands pas en ma forme spirituelle faite de qualités cachées, et mes transformations sont celles d’Horus-Seth, le dieu au double visage. »
(Paroles du défunt. Livre des Morts égyptien, chap. CLXXX, 30.)
Le signe d’EAu du Scorpion introduit un nouvel aspect de la naissance, la mort-renaissance. Le Cancer préside à la formation de l’entité en voie d’évolution, laquelle s’individualise dans le Lion, s’éveille à l’intelligence dans la Vierge et au sentiment-intuition dans la Balance. Ces quatre signes couvrent la phase proprement humaine de la manifestation, à laquelle succède la phase transformatrice du Scorpion qui oriente l’homme vers l’état de surhomme’.
Du plan principiel de la vie participant inconsciemment à l’Universel, l’entité est descendue au plan de l’individu où elle a pris conscience du moi et du non moi, conscience à laquelle succède un sentiment d’opposition entre ces deux facteurs. Elle a éprouvé la différence entre la Matière et l’Esprit du conflit des opposés est né la certitude d’une liberté de choix relative, puis le désir de plus de liberté. Dans le Scorpion, l’homme va passer par l’épreuve initiatique qui le rapprochera du monde des Principes, le libérera du conflit des opposés et (dans les hymnes des rois persans découvertes dans le temple de l’oasis d’El-Khargeh il est dit, du dieu solaire principe de toute vie, qu’il est « l’ami du Scorpion au cours de son évolution ») il engendrera la conscience du moi universel. Il a traversé les étapes de la vie manifestée dans la matière dense. Il va maintenant connaître la vie plus intense et plus complète sur un plan de conscience plus proche de la Réalité ultime, dont l’accès passe par l’expérience dite de la mort.
Le Scorpion est la clef du drame de l’incarnation, du cycle vie-mort-vie, du mystère de la Mort-Résurrection que voilent et dévoilent tous les Livrés des Morts, en particulier celui des Égyptiens qui devrait être plutôt nommé le Livre de la résurrection et de la Vie Éternelle. D’ailleurs, d’après son traducteur anglais, A. E. Wallis Budge, son titre REU NU PERT EM HRU veut dire « Chapters of Coming Forth by Day », c’est-à-dire : Chapitres (traitant) de l’Émergence au Jour ou à la Lumière.
Le Scorpion est le huitième signe, celui de la huitième maison, celle de la mort, ou de la transformation majeure. C’est le signe d’Osiris, d’abord Maître des vivants, qui par l’épreuve de la mort devient le Maître de l’Hadès. et renaît au Jour sous la figure d’Horus. Râ (Principe)-Osiris-Horus forment la Trinité Une et Éternelle de la manifestation de la VIE. Le Scorpion symbolise la transmutation s’opérant entre ses trois aspects : la Lumière vivante naissant des ténèbres, illuminant l’Univers, disparaissant au sein de la Vie non manifestée pour renaître et recommencer son périple à travers les deux horizons de la Mort-Vie. C’est le rythme de toute la Création et en particulier celui de l’être humain. Car le scribe Ani, de même que les autres défunts « triomphants », dont la mort-résurrection est le sujet des textes hiéroglyphiques groupés sous le nom de Livre des Morts, est le Fils incarné du Principe, c’est-à-dire l’homme destiné à devenir le dieu.
LE SYMBOLISME DU ZODIAQUE DES JUIFS
Dans l’Ancien, de même que dans le Nouveau Testament, l’épithète de « scorpions » est donnée aux Juifs qui ont failli à leur mission divine, puis à ceux qui plus tard ont renié le Christ. D’autre part, au Moyen Age, le scorpion était devenu l’emblème par lequel on désignait les Juifs. La raison de cette association doit être cherchée dans le rapport psychologique qui existe entre ce peuple et le caractère de l’énergie scorpioni-que. Nous tenterons de le démontrer en esquissant dans ses grandes lignes l’histoire du peuple juif.

Le P. A. Kircher, dans son OEdipus Ægyytiacus, reproduit l’image du Campement des Hébreux, image qui est destinée à prouver les correspondances qui existent entre les douze tribus d’Israël et les douze signes du Zodiaque (fig. 9, p. 370).
Le « Campement des Hébreux » (The Camp of the Hebrews) est une illustration du chapitre II du Livre des Nombres. Au-milieu est représenté le plan du Tabernacle.
Le TABERNACLE, ou tente, « était un sanctuaire portatif des Israélites, construit au pied du mont Sinaï sur les indications de Moïse… « Qu’ils me fassent un sanctuaire, ordonna la divinité à celui-ci, afin que je réside au milieu d’eux. (Exode, XXV, 8). Il contenait l’Arche sainte et Moïse s’y entretenait avec Dieu qui y descendait sous la forme d’une nuée. Certains historiens pensent que le tabernacle, copie du Temple de Salomon, fut imaginé par les théologiens durant la période historique, donc bien plus tard que le temps où il est censé déjà exister. Quoi qu’il en soit, son symbolisme demeure.
Devant le tabernacle du « Campement des Hébreux » sont placés les quatre éléments portant respectivement les noms bibliques de GERSONITAE (Terre), CATIPHAE (Air) MERARITAE, MOYSEE et AARON (feu), (Nombres, chap.III).
Les trois premiers sont les fils de Lévi dont la tribu sacerdotale était distinguée par le privilège de camper autour du Tabernacle et d’en assurer la garde et le service.
Alentour sont placés les sept astres planétaires, tandis que sur le pourtour du quadrilatère zodiacal sont rangés les étendards des douze Tribus d’Israël portant le nom de chacune, ainsi que le signe du Zodiaque lui correspondant, selon la description du campement d’Israël qui fait l’objet du chapitre u du Livre des Nombres.
Ces correspondances entre les signes zodiacaux et les douze « Tribus » indiquent d’une manière générale qu’il existe un rapport étroit entre la signification du Zodiaque et les textes bibliques et fournissent en particulier une clef d’interprétation du chapitre XLIX de la Genèse et du chapitre XXXIII du Deutéronome. D’autre part, elles prouvent une fois de plus qu’il est impossible de comprendre le monument des destinées humaines qu’est la Bible si l’on veut y voir uniquement un récit historique.
Les douze tribus d’Israël, de l’existence desquelles il est par ailleurs impossible de retrouver pour toutes des preuves historiques, symbolisent évidemment le caractère des douze signes zodiacaux et la manifestation dans l’humanité des énergies créatrices primordiales. Les passages bibliques qui font allusion à ces tribus confirment le caractère de ces énergies, tel qu’il résulte de la science astrologique. D’autre part, le caractère du chaque tribu est également en harmonie avec le symbolisme mythologique des constellations d’étoiles fixes dont les signes portent les noms et avec lesquelles ils coïncidaient à une certaine époque astronomique. Le caractère des tribus concorde aussi avec le sens des lettres hébraïques, de même qu’avec celui des images du Tarot, dont les correspondances avec les constellations sont données dans l’ouvrage de Vivian A. Rob-son : The fixed stars and constellations in astrology.
Si l’on prend comme exemple le Scorpion, emblème de la tribu de DAN, voici ce que dit le verset 17 du XLIXe chapitre de la Genèse :
GENÈSE : Dan sera un serpent sur le chemin, Une vipère sur le sentier, Mordant les talons du cheval. Pour que le cavalier tombe à la renverse.
Constellation du Scorpion : Cette constellation occupe l’espace entre le 23e degré du Scorpion et le 26e du Sagittaire. Elle est nommée d’après le scorpion qui réussit à tuer le géant Orion qui s’était vanté de détruire n’importe quel animal terrestre.
Constellation du serpent : Cette constellation qui occupe l’espace entre le 13e degré du Scorpion et le 15e du Capricorne correspond au mythe du Serpent. Esculape ayant tué un serpent, un autre serpent en présence du médecin ressuscita le premier en plaçant une certaine plante sur sa tête. Esculape put alors, à l’aide de la même plante, rappeler à la vie Glaucus fils de Minos.
TAROT : La constellation du Scorpion correspond à la 16e carte du Tarot « la Tour foudroyée », et à la lettre hébraïque AIN, qui selon F’. d’Olivet, signifie VIDE, NÉANT, FAUSSETÉ, PERVERSITÉ.
La relation de tous ces éléments entre eux, ainsi qu’avec les caractères qui découlent de l’étude du signe du Scorpion, est évidente : serpent, poison, enfer, vide, mort, résurrection…
L’étude des correspondances entre le Zodiaque et la Bible jette une grande lumière sur l’histoire occulte d’Israël et de Juda.
ISRAËL, selon certains traducteurs, veut dire « Dieu triomphe ». C’est le triomphe d’EL ou Principe suprême se manifestant dans la Création. Israël serait ainsi la manifestation parfaite de la Divinité dans l’humanité ; c’est le peuple « élu », dont la mission est de répandre la connaissance de Dieu, jusqu’aux confins de la terre. Israël est le nom sacré des Hébreux.
Ce dernier nom vient d’ « Hibris c’est-à-dire «gens de l’au-delà », de l’au-delà de l’Euphrate, ajoute l’auteur de cette définition. Cette appellation était destinée à établir que les Israélites ne sont pas originaires de Chanaani.
Mais il paraît plutôt qu’ici « Au-delà » a le sens de « Plan causal ». D’ailleurs, même si l’on admet qu’il s’agit d’une désignation géographique, le sens reste le même, puisque Euphrate, ou « PHARET » veut dire « splendeur », « flux de lumière »2 Les HÉBREUX sont ceux qui, originaires du pays de l’Au-delà, de la Lumière, doivent ici-bas réaliser Israël, c’est-à-dire le triomphe du Divin sur Terre. L’histoire et la destinée ultime d’Israël sont le prototype de celles de l’Humanité entière, et, comme l’indique le «campement des Hébreux », cette destinée s’accomplit par l’action des douze « tribus » ou énergies primordiales œuvrant en l’humanité et dont la synthèse est l’Homme parvenu à l’état de perfection.
La correspondance des tribus d’Israël avec les signes du Zodiaque attribue à Juda le signe du Lion. Drummond figure ce signe avec ses décans, et ses paranatellons tels qu’ils étaient représentés, dit-il, par les Juifs, les Égyptiens, les Perses et d’autres astronomes orientaux. Les paranatellons d’un signe étaient les constellations qui se levaient à l’horizon ou au méridien en conjonction avec, ou en opposition à ce signe. Les astronomes orientaux attachaient une grande importance en astrologie aux décans des signes, ainsi qu’à leurs paranatellons. Selon eux, la signification de ces éléments éclairait et complétait celle du signe. Il est donc intéressant d’examiner le Lion de Juda sous ce rapport. La figure zodiacale de Drummond représentant «l’Étendard de Juda », contient, outre les figures des trois décans du Lion, celles de ses paranatellons, c’est-à-dire celles des constellations du Scorpion, du Capricorne et du Verseau, ainsi que les noms des constellations de Céphée, de Pégase et d’Equiculus.
Sous la figure de l’Étendard de Juda est reproduite une partie du texte du XLIXe chapitre de la Genèse qui s’applique à cette tribu, et que voici :
Ce texte fait allusion à l’image symbolique du premier décan du Lion déjà commentée au chapitre de ce signe : l’âne qui, en mythologie, représente le sexe, s’approchant d’un buisson de vigne dont le fruit enivre. Au-dessus de l’âne se voient le cavalier tenant par la bride un cheval (nature animale) qu’il est en train de dominer, et, plus haut, le roi ou héros portant’ e sceptre à trois pointes de l’illumination du Verseau, (roi que l’on retrouve dans ce dernier signe sous le nom de Céphée).. Ces figures sont placées au zénith de l’Étendard de Juda: Au-dessus de celle du roi se trouvent trois petits lions portant les chiffres 1, 2, 3, symbolisant évidemment les trois phases de l’évolution humaine dans ce signe’ et surmontés d’un lion unique beaucoup plus gros.
Le verset 10 indique que la suprématie de Juda ou d l’énergie Lion durera jusqu’a ce que vienne le Schilo. Or, Schilo est, selon Robson, un autre nom d’Antarès, qui était l’une des quatre étoiles royales de Perse vers l’an 3000 avant l’ère chrétienne. Elle était appelée aussi le « coeur du Scorpion » et est située dans la constellation de ce nom. NIHILO, selon Drummond (OEdipus Judaicus) est appelé SHULEH par les astronomes orientaux. Dans l’ « Étendard de Juda », ce nom est inscrit en travers de l’image du Scorpion ; SCHULEH n’est autre que le SCHEOL ou Hadès des Hébreux. La parabole du Lion et de Schilo fait allusion à l’enfer qui attend ceux qui se complaisent dans la suprématie du « jeune Lion » (nuance Mars), associé au carnage.
On peut rapprocher de SCHULEH et de SCHEOL le nom de SILOÉ qui apparaît dans le Nouveau Testament. Jésus, pour rendre la vue à un aveugle ayant oint ses yeux.de boue et de salive, lui ordonne ensuite d’aller se laver « au réservoir de », après quoi l’aveugle recouvre la Vue (Jean, IX, 6 à 12). Cet épisode fait allusion au pouvoir régénérateur de l’Eau du Scorpion, celle du Schéol. On sait que ce reptile porte le poison qui tue son adversaire et lui-même, mais qui a également le pouvoir de guérir.
L’emblème du Scorpion est, nous l’avons vu, celui de la tribu de Dan, et, parmi les villes qui, au dix-neuvième chapitre de Josué, sont attribuées à cette tribu se trouvent celles dont les noms, selon la traduction de Drummond, signifient : « dispono me in sepulcrum », « guêpe ou frelon », « ténèbres », « caractère repoussant 4, « pomme d’Ève », « fontaine des jardins » ou « eau du soleil », « altitude », « équinoxe », « enclos », «portes ou grilles », « bouclier ». Le verset 10 prédit donc déjà à Juda, et avec lui à toute l’humanité, l’enfer scorpionique régénérateur, par lequel ils devront passer pour atteindre la réalisation ultime du Verseau, troisième constellation en rapport avec l’Étendard de Juda.

Les figures symboliques de cette dernière constellation, placées à cheval sur la limite des signes du Capricorne et du Verseau, indiquent ainsi le rapport d’inséparabilité de ces deux signes. Dans le Verseau se trouve la figure du roi Céphée, tenant le sceptre aux trois pointes, au-dessus duquel se voient la tête, et le poitrail d’un cheval ailé, ainsi que de la tête d’un autre cheval nommés respectivement Pégase et Equiculus. Un commentaire détaillé de ces symboles sera donné au chapitre du Verseau, mais il est d’ores et déjà évident que Céphée est l’homme accompli, l’homme du Verseau : RUBEN, dont le texte biblique dit :
Au treizième chapitre de Josué, les territoires attribués en partage à Ruben sont bornés, selon la traduction de Drummond, par des fleuves symbolisant les constellations d’Eridanus et d’Aquarius. Selon Robson, ces constellations correspondent à la lettre hébraïque NOUN laquelle, selon F. d’Olivet, signifie « un fils », « être produit ou réfléchi », « extension individuelle ». Sont en outre attribuées à Ruben les villes suivantes : «la maison du Seigneur de la Lune « toutes choses qui se rapportent à l’illumination du « Fils » du Verseau.
L’Étendard de Juda indique donc les trois dernières étapes réalisatrices de l’évolution des Juifs en IS-RA-ÈL, c’est-à-dire en rapport avec la manifestation parfaite de la Divinité en l’humanité. C’est pourquoi on peut considérer que l’histoire des Juifs est typique de celle du développement de l’être humain.
Voyons maintenant ce que révèle le symbolisme du Temple dont le Tabernacle, qui est placé au centre du Zodiaque du « Campement des Hébreux » est une réplique simplifiée.
Le Zohar dit à ce propos
« Tout le monde est divisé en deux parties dont l’une est visible et l’autre invisible. Ce qui est visible n’est que le reflet de ce qui est invisible…
Jérusalem est située au centre de la terre habitée. La ville, à son tour, entoure la montagne sainte, celle-ci, le compartiment des pèlerins, qui entoure le siège du Sandhérin, qui entoure le Temple,, qui entoure le Saint des saints, où réside la Schékhina (immanence divine) et où se trouvent le Propitiatoire, les Khéroubim, et l’Arche de l’Alliance. C’est ici que se trouve le coeur du monde qui alimente tous les membres. »
De même que la Jérusalem céleste, la Jérusalem terrestre avait douze portes. Dans le Temple, _le bassin d’airain placé en avant du Sanctuaire, servant à la purification, était supporté par douze taureaux d’airain. Les proportions du Temple étaient basées sur le nombre 12 et ses divisions exactes. Jérusalem est donc assimilable au Zodiaque et à ses douze énergies créatrices et le Temple en est le coeur, le Centre d’où elles émanent, correspondant au « Point » des doctrines védiques. Ce Temple était l’image de l’Univers, celle du Monde d’en Haut et de son reflet, le monde d’en bas ; l’image aussi de l’être humain avec ses différentes enveloppes ou plans de conscience.
Drummond (op. cit., pp. 134 et s.) qui s’appuie sur des auteurs anciens, tels que Josèphe, Clément d’Alexandrie, Philon le Juif, croit que le Temple dans tous ses détails était un symbole du système de l’Univers dont Moise initié à la sagesse des Égyptiens avait une connaissance exacte. Le monument sacré contenait d’ailleurs de nombreux symboles astronomiques, tels que par exemple les curieuses représentations mécaniques des mouvements des corps célestes, placées au sommet des piliers qui avaient nom Jachin et Boaz.

en réédition pour avril 2026
Sept bourgeois de Toulouse désignés comme les Sept Troubadours convoquent tous les poètes qui voudraient lire leurs œuvres en langue occitane. La rencontre devient un véritable concours littéraire dont les instigateurs Bernard de Panassac, Béranger de Saint-Blancat, Guihlem de Gontaud, Bernard d’Oth, Guilhem de l’Obra et Pierre Mejanassera désignent comme lauréat le poète Arnaud Vidal de Castelnaudary .Celui-ci reçoit le premier prix, la violette d’or, et le titre de docteur en la gaie science, pour un poème à la Sainte Vierge.
En 1323, sous Charles le Bel, les Sept troubadours avaient créé le Consistoire du GAY SAVOIR (Gay Saber), la plus ancienne Académie d’Europe qui s’attribuait pour mission de récompenser par l’attribution de fleurs les plus belles poésies en langue d’OC… La plus haute distinction était la violette d’or réservée aux poèmes dédiés à la Vierge, Dame Clémence. La première violette fut délivrée en 1324. Le concours perdurant Charles IV très impressionné par le niveau des concurrents encouragea les sept créateurs à développer l’institution. Le concours prit le nom de jeu de l’Amour et d’autres fleurs furent crées à côté de la violette pour récompenser d’autres genres de poésie. La violette d’argent célébrait le genre noble. En 1345 s’y ajouta l’églantine pour des sujets plus variés et le souci d’argent (en latin calendula) pour la poésie légère.
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