Archives du mot-clé Fulcanelli

Canseliet savait … par Johan Dreue

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Canseliet savait !

et oui ! Canseliet savait !… je m’étais posé la question et il m’était arrivé de douter mais j’ai aujourd’hui les preuves absolues que le disciple savait ! pour autant le connaissait-il ? à cette question, là aussi je dois répondre par l’affirmative : oui il a pu le fréquenter mais dans un rôle plus modeste qu’il ne le dit, son véritable tuteur étant Julien Champagne.

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Une demeure philosophale oubliée par l’Adepte Fulcanelli

Sans doute la plus importante de toutes les demeures décrites par l’Adepte et pourtant volontairement tue !

C’est pourtant de là que le futur Saint Vincent de Paul prêcha pour la première fois du haut de sa chaire. Il y a pourtant en ces terres lointaines de Picardie, non pas un mais deux logis alchimiques en liaison étroite avec les préoccupations de notre alchimiste. En effet pour la plus récente c’est l’architecte Edmond Duthoit, élève d’Eugène Viollet-le-Duc qui en fut l’inspirateur, une longue histoire que nous révélons dans ce cahier spécial.

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Pierre Dujols et l’énigme de la bague baphométique

le Baphomet était l’expression païenne de Pan.(Fulcanelli)

» – Voyez Eyrenée Philalèthe qui l’assimile à l’or et lui en donne le
nom, voyez-le au chapitre XVIII, paragraphe III, de son Introitus
», concluait Fulcanelli, tirant l’indication de sa prodigieuse
mémoire, dans toute la bienveillance de son bon sourire, la main
levée en un geste habituel, où brillait, ce soir-là, l’anneau
baphométique, ciselé en or de transmutation  et venu jusqu’à
lui des Templiers de la Commanderie d’Hennebont en Bretagne.

Eugène Canseliet (préface aux Demeures Philosophales)»

Pierre_DujolsExtrait de « En Héliopolis, Portrait d’un alchimiste du XXème siècle » par Johan Dreue.

Pierre Dujols dernier descendant des Valois.
L’énigme de la bague baphométique

Qui fut Pierre Dujols, ce libraire érudit et dont Eugène Canseliet prétendait qu’une amitié indéfectible le liait à Fulcanelli au point que nombreux furent ceux qui l’identifièrent au Maître ? Pour plusieurs raisons ces rapprochements sont évidemment sans fondement et ce serait également faire injure à la probité légendaire de « l’érudit libraire » puisqu’à plusieurs reprises Fulcanelli le cite élogieusement dans ses ouvrages et comment imaginer Dujols se citant lui même !

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Reditus Virginis

 Viege aux 18 attributs
Viege aux 18 attributs

à propos de la Vierge alchimique de Reims et du cahier de l’Arl résumant les conclusions des différents experts sur ce sujet important d’hermétisme. Dans un de ses livres, le critique d’art et l’historien  Emile Mâle retraçait l’émergence de l’image, suivant l’idée, de l’Immaculée Conception – qui ne doit pas être confondue,  avec la naissance virginale de Jésus, né de Marie.

« Vers la fin du XVème siècle, une idée mystérieuse, qui, depuis plus de cinq cents ans, germait secrètement danss les âmes, leva soudain. Il apparut alors avec évidence aux théologiens que la Vierge n’avait pu participer à la faute originelle, et qu’un décret particulier de Dieu l’avait exceptée de la loi. Exemplaire parfait d’une humanité nouvelle, Marie, semblable à Eve au sortir des mains de Dieu, était entrée dans le monde sans porter le poids du péché. »

Mâle pose un peu plus loin la question iconogénétique :

L’entreprise était difficile : comment représenter la Vierge à l’état de pur concept ? comment faire entendre qu’elle avait été créée sans tache par un décret de Dieu, qu’elle existait dans sa pensée avant le commencement des siècles ?
Dès le XVè siècle, les artistes essayèrent de résoudre le problème. Ils songèrent d’abord à cette femme dont l’Apocalypse parle avec tant de mystère. Ille a la lune sous les pieds, des étoiles sur la tête, et le soleil l’enveloppe ; elle semble plus antique que le temps ; elle a été conçue, sans (boute, avant cet univers. Une telle image exprimera donc ce qu’il y a de grandiose dans le concept d’une Vierge antérieure à l’humanité et affranchie des lois qui la régissent. »

Sous cet aspect dérivé des visions de l’apôtre Jean à Patinas, la Vierge de l’immaculée Conception a fourni de fait, dans le domaine des arts visuels, le thème figuré peut-être le plus important des ripostes, par l’image, de la Contre Réforme à la poussée doctrinale et iconoclaste du Protestantisme. Toutefois, dans sa vingt-cinquième et dernière session, en 1563, le Concile de Trente s’était montré sévère et même rigoriste dans ses interdits :

« le Saint Concile défend que l’on place dans les églises aucune image qui s’inspire d’un dogme erroné et qui puisse égarer les simples, défend de placer en aucun lieu, dans les églises qui ne sont pas assujetties à la visite de l’ordinaire, aucune image insolite, à moins que l’évêque ne l’ait approuvée
La Vierge du tableau de Reims est donc assurément «insolite» selon les normes conciliaires. Mais ce qui l’est au point de pouvoir passer aux yeux d’une censure ombrageuse pour une audace hétérodoxe, voire hérétique, c’est l’inscription en capitales grecques (en partie «protégée», il est vrai, par sa construction même) qui, en manière d’exergue, souligne, au bas du tableau, le motif principal.

reditusTraduction : AI-JE ENFANTE ETANT VIERGE ? ENFANT N’AYANT PAS DE PARENTS

A mettre en parallèle avec les deux citations bibliques trouvées à Reims sur les tapisseries données à la cathédrale par l’arche vêque Robert de Lenoncourt :

NONDUM ERANT ABISSI,ET ERGO JAM CONCEPTA ERAM

« Les abîmes n’étaient pas encore, et moi j’étais déjà conçue. » Prov. VIII, 24

Pour la première fois la traduction littérale qui fait voir ce qui avait échappé jusqu’à présent aux différents interprètes : l’interrogation .. à suivre dans l’ouvrage :

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Fulcanelli, Anatole France et l’esprit de la Salamandre

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ce bon Thibault, l’ami de l’Adepte Fulcanelli

« .. les faits remontent à 1920, à l’année où ayant quitté le cap d’Antibes, Anatole France, qui était revenu à son logis princier de la Villa Saïd, vint embrasser son vieux camarade des jours anciens. Fulcanelli ne laissa pas de faire de grâves remarques sur l’état de sa santé, qui éveillait autour de lui une inquiétude légitime. Celle-ci devait, hélas ! se justifier au mois d’Août, lorsque survint l’accident cardio-vasculaire, responsable d’une paralysie , heureusement momentanée. Donc le samedi saint, troisième quantième d’avril et premier de la pleine lune, très sagement assis à la petite table renaissance qui jouxtait le meuble rempli de livres rares et précieux, je savourai la chance enviable d’assister à l’entretien du Maître avec son bon Thibault »  Eugène Canseliet

La rôtisserie de la Reine Pédauque est un roman à clefs élaboré à l’occasion de discussions passées entre le Maitre et le célèbre écrivain.  Il s’inspire du légendaire personnage au centre du roman de Nicolas-Pierre-Henri de Montfaucon, abbé de Villars (1635-1673), à savoir le comte de Gabalis  » Le comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences secrètes (1670) où il dévoile plaisamment les mystères de la Cabale et de la Société des Rose-Croix.

L’alchimiste de la Rotisserie de la Reine Pédauque – ici M. d’Astarac entretient tout au long du roman une relation avec les elfes et la Salamandre … tandis que Jacques Tournebroche comme son nom l’indique s’active à l’athanor (Jacques Tourne broche n’est autre que Canseliet jeune dans le roman).

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La Reine Pédauque au pied palmé est une haute figure de la Bourgogne où elle apparait comme protectrice des viticulteurs et l’on retrouve son effigie dans le pays du Maitre, à savoir à Dijon sur le portail de l’abbaye de Saint Bénigne, portail que connaissait bien le Maître puisqu’il s’y était rendu à différentes occasions et savait que derrière la figure de la Reine Pédauque se cachait en réalité la légendaire Reine de Saba, l’épouse du Roi Salomon !

Quoiqu’il en soit nos deux hommes – nos deux « immortels » devrions nous dire – se fréquentaient et devisaient ensemble sur cette langue des oiseaux qu’ils avaient en partage, surtout à propos d’un auteur sur lequel Anatole France avait livré ses réflexions qui ne déplaisaient pas au Maître, même si sur le reste beaucoup les opposait.

salamandreAlambic, thermo-Maitre, elfes et .. Salamandre

La Reine Pédauque et le roman initiatique d’Anatole France

 » – Mon fils, me dit M. d’Astarac, vous ne donnez point assez de nourriture à l’athanor. Je vois que vous n’êtes pas encore suffisamment pénétré de l’excellence du feu, dont la vertu est capable de murir ce mercure et d’en faire le fruit merveilleux qu’il me sera bientôt donné de cueillir« 

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En Héliopolis ou la fraternité retrouvée des invisibles

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Héliopolis est le nom d’une cité sainte bâtie dans le delta du Nil environ 4.500 ans av JC par la race fondatrice de l’Egypte ancienne: les Shem-sou Hor soit littéralement ceux qui suivent Horus. Ce peuple n’était constitué ni de guerriers, ni de prêtres, ni de rois, ils étaient orfèvres et forgerons, et les derniers survivants d’un continent englouti. Le Maitre et Adepte Fulcanelli s’est employé à faire revivre cette fraternité mythique au travers de différents portraits de ceux qui insufflèrent par leur art et leur témoignage dans la pierre l’antique message qui autrement se serait effacé de la mémoire des hommes. Il appela ces legs et dépôts des demeures philosophales et l’ensemble de celles-ci forment la cité invisible d’Héliopolis. Ceux qui reprirent le flambeau se revendiquaient sous la bannière des frères en Héliopolis ou encore Rose Croix et le nom de leur cité devint Christianapolis. Nul doute que l’Adepte les a connu tant il les cite à longueur d’ouvrage : « Invisibles parce qu’inconnus ». C’était le sort qu’il s’était réservé mais le grand homme de science qu’il était a laissé assez de traces par l’œuvre accomplie sur ce plan pour que nous puissions aussi dresser le portait émouvant d’un homme de cœur et d’esprit dont la culture n’avait d’égale que sa probité et sa modestie. Au delà de l’alchimie la filiation ininterrompue fut maintenue au travers de cet homme dont nous racontons l’histoire avec des éléments dévoilés pour la première fois.

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Fulcanelli et l’apanage adeptal : au nom du Roi

Précédemment nous avions évoqué comment le magistère Royal pouvait être entendu à la lettre et non au figuré. A cet effet – et ce sera notre dernière concession à la vulgate -, nous pouvons révéler à ce stade (à suivre dans notre ouvrage) les liens Ô combien étroits entretenu par l’Adepte avec les institutions royales. Il peut donc être délivré ceci – à mettre en rapport avec les nombreuses références qui parsèment son oeuvre, aux différents ordres de chevalerie et à la famille Royale – qu’en son sein, la qualité éminente de Chevalier de l’Ordre de Saint Louis était acquise. Cet ordre électif entre tous avait été crée par Louis XIV le 5 avril 1693 pour récompenser ses officiers les plus valeureux et y être distingué ne relevait pas comme aujourd’hui de la légion d’honneur !… L’Adepte en était particulièrement fier comme des autres cercles qu’il animait parfois de sa bienveillante présence (Voir Louis d’Estissac).

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Ordre royal et militaire de Saint-Louis

 

L’insigne était composée d’une croix de Malte blanche et or, portant des fleurs de lys aux angles. Au centre se trouvait un médaillon portant l’inscription « LUD(OVICUS) M(AGNUS) IN(STITUIT) 1693 » pour « Louis le Grand l’a institué en 1693 », entourant une représentation de Saint Louis. Selon certains, la couleur rouge du ruban de la Légion d’honneur serait un souvenir de l’ordre de Saint-Louis.

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En Heliopolis (1)
En Heliopolis (1)

Johan Dreue : portrait d’un Adepte du XXème siècle

Johan FulcanelliRassemblées depuis plus de 30 ans ces pièces qui permettent à la fois de dresser une biographie exhaustive de l’Adepte et de comprendre le canevas qui a empêché à dessein que la vérité ne soit dévoilée prématurément afin que le temps fasse son travail d’épuration. Qu’il passe au crible les hypothèses farfelues et dénuées de tout fondement sauf l’imagination débridée de ses auteurs plus prompts à battre l’estrade qu’à argumenter.

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