Archives pour la catégorie Les cahiers de l’Arl

Oswald Wirth et l’énergétisme

energetisme

Oswald Wirth et l’énergétisme : il rappela que c’est essentiellement dans l’imposition des mains que le Christ révéla sa nature divine. C’est sans doute l’angle premier sous lequel il faut aborder l’oeuvre wirthienne pour tenter de la comprendre et de voir les nombreux malentendus qu’elle a fait naitre notamment au sein de l’Ordre maçonnique. De l’imposition des mains paru en 1895 à la librairie Chamuel est son premier ouvrage et reste comme un guide de tous les autres à venir. C’est celui aussi où il se confie le plus. Il sera intéressant d’ailleurs – et ce sera l’occasion de ce séminaire en Suisse – de confronter laposition de With avec celle d’autres compatriotes comme C.J. Jung ou encore Freud. On sait que c’est à partir du mesmérisme et des travaux de Charcot que la nouvelle science de la psychiatrie allait naître. Mais Wirth a laissé une trace durable de son oeuvre en modifiant les rituels maçonniques car cette fameuse chaine d’union pratiquée au sein de toutes les loges reste le legs intangible de Wirth, une façon de communiquer l’énergie universelle par la main.  L’a t-on oublié ?

Oswald Wirth fit une intervention remarquée au Congrès du magnétisme en 1889 où il résuma les travaux de son maitre, le baron du Potet. Enfin signalons que le magnétisme fut également à la base de la théurgie (les fameuses passes) et se pratiqua tant en Maçnnerie que dans le Martinisme avec Willermoz.

Extrait de son livre (que nous délivrons dans son intégralité dans notre cahier en hommage à Oswald Wirth) :

L’intuition. Les Origines de l’art de guérir. Conceptions primitives. La force vitale transmissible d’une personne à une autre. La psychurgie. Son avenir.

Lorsque la légende attribue à nos premiers parents la connaissance spontanée de toutes choses, elle fait sans doute allusion aux prérogatives dont jouit l’intelligence à l’état naissant. Au sortir de l’ignorance absolue, l’esprit humain ne subit le joug d’aucun préjugé, d’aucune idée préconçue. Son indépendance est parfaite et rien ne l’empêche de s’orienter librement vers la Vérité. Celle-ci agit sur les intelligences vierges comme un aimant puissant : elle les attire et les plonge dans une extase qui leur permet de contempler la lumière spirituelle dans son plus pur rayonnement. C’est ce que l’Ecriture appelle converser directement avec Dieu. Cela veut dire que dans sa naïveté originelle l’homme intuitif est naturellement prophète ou voyant. Il devine juste : au lieu de raisonner, il rêve, et ses visions tiennent du génie. Mais cette révélation primordiale demande à être formulée. C’est là l’écueil, car l’extatique ne dispose que d’images enfantines et grossières. Il ne peut s’empêcher de tout personnifier. Jugeant l’inconnu d’après lui-même, il crée des divinités à sa ressemblance et peuple son imagination de fantômes. Ces chimères enveloppent et assiègent son esprit : Ce sont les formes dont la pensée s’est revêtue. Elles masquent la Vérité, qu’elles dérobent à l’intelligence. La Lumière primitive ne  parvient plus alors jusqu’à l’homme, qui est chassé de l’Eden : il ne possède plus la vue géniale des choses, et c’est péniblement qu’il acquiert désormais ses connaissances. Heureux encore si un travail ingrat lui fournit autre chose que des fruits amers !

La terre qu’il arrose de ses sueurs ne produit à son intention que des chardons et des ronces. Il nous est cependant possible de nous relever de la chute.

Tout le secret consiste à nous dégager des habitudes vicieuses que notre intelligence a contractées : redevenons semblables à des enfants si nous voulons entrer dans le Royaume des Cieux. Notre primitive innocence, la fraîcheur de notre première impressionnabilité peuvent se retrouver, si nous parvenons à faire abstraction de toutes les théories à la mode pour remonter jusqu’au berceau de nos diverses connaissances. C’est là, c’est à la source initiale de notre savoir que nous pouvons puiser des notions d’une pure et profonde sagesse. Sans doute, en revenant ainsi sur nos pas nous ne rencontrons que les formes, ou les écorces, qui constituent la lettre morte de toutes les superstitions.

dupotet

Le baron du Potet

 » Or, me trouvant à Paris vers la fin de 1879, je fus informé de la fondation d’une société magnéto-thérapique, sous la présidence du Baron du Potet. Je me fis inscrire, en me promettant de suivre avec assiduité des séances qui s’annonçaient comme hautement instructives » Oswald Wirth

Mais ces cadavres, ces momies, nous permettent d’évoquer la pensée éternellement vivante qui jadis y fut enfermée. C’est à ce titre que rien ne doit être méprisé. Tout nous semble ridicule et faux tant que nous ne comprenons pas ; mais dès que notre esprit s’ouvre à la compréhension tout devient respectable et vrai. Appliquons-nous donc à démêler ce que l’homme a voulu dire, alors qu’inhabile à s’exprimer il balbutiait des fables. Peut-être trouverons-nous dans ces conjonctures instinctives des notions utiles à reprendre. L’esprit humain ne saurait trop se replier sur lui même car, en parcourant le cycle de ses égarements, jamais il n’approche autant de la Vérité que lorsqu’il revient à son point de départ. Pour nous en convaincre il suffit de se figurer ce que l’art de guérir fut logiquement à ses débuts. Reportons-nous à une époque où l’on ne connaissait encore ni botanique ni chimie. Comment l’homme s’efforçait-il alors de parer aux atteintes de la douleur ?

La réponse nous est fournie par l’observation de ce qui se passe chaque jour autour de nous. Considérez cet enfant dont le doigt vient d’être pincé ou brûlé. Que fait-il ? Il le porte à la bouche, et le contact de ses lèvres, la tiédeur de son haleine ou la fraîcheur de son souffle le soulage. Un autre jeune étourdi à reçu un coup sur la main : vivement il presse sous l’aisselle les phalanges endolories et s’en trouve bien. Nous mêmes, ne nous appliquons-nous pas la main au front lorsque le mal de tête nous y incite ? Et les douleurs intestinales ou les crampes d’estomac, ne nous obligent-elles pas à recourir à l’action calmante de nos mains ?

Ces exemples, qu’on pourrait multiplier à l’infini, montrent comment l’homme réagit spontanément contre la douleur. Sans nous laisser le temps de la réflexion, notre main se porte d’elle-même sur toute région du corps devenue subitement sensible. C’est là une loi d’activité purement réflexe ou automatique, à laquelle nous ne saurions nous soustraire. L’instinct, ce guide infaillible des êtres qui ne raisonnent pas, nous porte ainsi à chercher tout d’abord en nous-mêmes le remède contre la douleur. N’est-ce point là une indication précieuse ?

Pourquoi tant chercher  en dehors de nous, alors que c’est EN NOUS  que jaillit la fontaine de Vie ? Les choses ne se passent-elles pas comme si toute partie saine du corps tendait à ramener la santé dans une autre partie malade ? Les anciens ne conçurent aucun doute à cet égard, comme le prouvent leurs premières théories médicales. A leurs yeux, la maladie était une entité hostile, un esprit malfaisant, un souffle vénéneux qui s’insinue traîtreusement dans l’organisme. La santé, par contre, apparaissait comme une essence divine normalement répandue dans tous nos organes, dont elle assure l’intégrité et le fonctionnement régulier. Pour chasser le démon, on crut suffisant de mettre en contact avec lui son antagoniste. Il se déchaînait ainsi une lutte, qui se terminait par la victoire du plus fort. « 

L’imposition des mains et la médécine philosophale, Oswald Wirth

à suivre ici

luxinarcana_3couvs

Chroniques Lotharingiennes : dossier sur les axes de l’Europe

axes-europe

dossier spécial Xavier Guichard à propos de son ouvrage Eleusis Alésia. Étude sur les différents centres de l’Europe qui furent aussi les centres actifs de la Lotharingie, Alaise (Alésia), Strasbourg, Genève, Bruxelles. Introduction à la « Géographie sacrée » …

Brève introduction à la Géographie sacrée :

Dans son énigmatique  livre : Le Roi du Monde, René Guénon a fait une brève allusion à la géographie sacrée des Anciens:

« Il y avait en effet, dans l’antiquité, ce qu’on pourrait appeler une géo­graphie sacrée, ou sacerdotale, et la position des cités et des temples n’était pas arbitraire, mais déterminée d’après des lois très précises; on peut pres­sentir par là les liens qui unissaient l’« art sacerdotal » et l’« art royal » à l’art des constructeurs, ainsi que les raisons pour lesquelles les anciennes corpo­rations étaient en possession d’une véritable tradition initiatique… Naturel­lement, on devait recourir à des précautions toutes spéciales lorsqu’il s’agis­sait de fixer l’emplacement d’une cité qui était destinée à devenir, sous un rapport ou sous un autre, la métropole de toute une partie du monde; et les noms des villes aussi bien que ce qu’on rapporte des circonstances de leur fondation, mériteraient d’être examinés soigneusement à ce point de vue. »

axes2

Ailleurs (dans le même livre), René Guénon avait écrit ceci qui éclaire le passage ci-dessus:

« Le centre du Lamaïsme ne peut être qu’une image du véritable « Centre du Monde »; mais tous les centres de ce genre présentent, quant aux lieux où ils sont établis, certaines particularités topographiques communes, car ces particularités, bien loin d’être indifférentes, ont une valeur symbo­lique incontestable et, de plus, doivent être en relation avec les lois suivant lesquelles agissent les influences spirituelles. »

Une étude de la « Géographie sacrée du monde grec », par M. Jean Richer, nous rappelle ainsi que Delphes, centre religieux du monde grec, représentait pour les Hellènes le «Centre du Monde » et, de plus, toute fondation d’une cité nouvelle était précédée d’une consultation de l’oracle de Delphes qui précisait l’emplacement de la future ville, laquelle se trou­vait ainsi rattachée symboliquement à Delphes. D’autre part, M. Jean Richer a pu déceler l’existence, dans le monde grec, d’un système com­plexe d’axes méridiens et parallèles analogue à celui que Xavier Guichard avait découvert autour d’Alaise-Alésia.

Une autre étude, non moins intéressante, avait été publiée en 1936 et 1937 dans la revue Etudes Traditionnelles sous le titre «La Dacie hyperbo­réenne ». Il s’agissait en fait, d’une enquête sur la géographie du monde roumain. On y retrouve notamment un mont Om, ou «Pôle gétique », sub­stitut du Mont Mérou originel. Voici d’ailleurs, le début du premier chapitre, où l’origine et le sens de la géographie sacrée se trouvent clairement exposés:

« Un des plus intéressants aspects de la manifestation cyclique est constitué par la grande migration hyperboréenne. Elle est une « descente » de l’indistinction polaire primordiale dans les multiples manifestations secondaires du cycle. Pourtant, ce n’est pas du point de vue historique pro­fane que cette manifestation nous intéresse, mais de celui du symbolisme historique, « signature » de réalités incomparablement plus profondes. Le symbolisme de cette migration se rattache en somme à la manifes­tation de Prakriti: indistinction polaire originelle, rupture de l’équilibre des trois gunas, imposée par la manifestation des possibilités totales du cycle; descente « tamasique » interrompue parfois par des étapes et des projections « rajasiques » à droite et à gauche sur divers plans de la possibilité univer­selle; symbolisme crucial évident et, disons-le, fatal.

On peut concevoir d’après cela que la migration hyperboréenne n’a rien d’une émigration; qu’on n’y trouve rien d’improvisé, de hasardé, de gratuit, de précipité. Il faut nous arracher à tous les préjugés modernes pour nous bien représenter cette migration sacrée, avec ses sacerdotes-rois, trans­portant d’étape en étape, sans aucune improvisation et selon une science géographique précise, ses « pénates », ses tabernacles, ses supports spirituels. Nous devons insister sur un point capital, sur lequel se base toute notre étude: ces étapes (qui duraient des millénaires) devaient avoir des « vertus » spéciales, des vertus « analogues » à celles des étapes précédentes et de la Contrée primordiale. C’est là une vérité fondamentale qu’il ne faut jamais perdre de vue. En d’autres termes, les montagnes, les eaux, les lieux géogra­phiques, leurs noms, les centres, les supports spirituels d’une étape avaient des vertus analogues à celles des étapes précédentes. Si, par exemple, il y avait de nouvelles Tula, de nouvelles Iles Blanches, ce n’est pas du tout, faut-il le dire, à la manière des Nouvelle-Orléans et des New York! Mais la géographie sacrée est de toutes les sciences traditionnelles la plus oubliée en Occident. »

commander ici

 

Arl 2014 : nos services pour des cartes de voeux personnalisées

arl_cartes_voeux

N’hésitez pas à consulter nos différents modèles de cartes, planches et posters : nous pouvons les combiner et vous offrir un service personnalisé sur mesure. Ne pas hésiter à nous consulter : date limite pour des travaux (cartes de voeux, calendriers etc .. : 15 décembre 2013), échantillon gratuit envoyé à ceux qui en font la demande, voir nos différents services ici

Rudolf Steiner et l’ésotérisme en Suisse

rudolfsteiner

Né en 1861 dans le village croate de Kraljevec, Rudolf Steiner suivra ses parents autrichiens dans leur pays d’origine, et y effectuera ses études. Après s’être initié à la philosophie, il apportera, à l’âge adulte, ses lettres de noblesse à l’ésotérisme européen. Steiner élabore en effet, à partir des années 1910, un nouveau courant de pensée, l’anthroposophie, disci­pline qui entend étudier les phénomènes spirituels de la même manière que la science analyse le monde physique. On peut repé­rer trois phases dans sa vie, qui chacune livre des traits spécifiques sur la conception du monde qu’il s’est forgée. Au cours de la première, jusqu’en 1900, Steiner s’inscrit dans l’élan culturel allemand, et devient un fin lecteur de Fichte, Schiller et Nietzsche. Mais c’est avec Goethe qu’il prend son envol, participant à l’édition de ses oeuvres scientifiques ; car l’auteur de Faust fut un éminent savant, versé en botanique, optique et géologie. Steiner rédigera de très belles introductions, réunies dans Goethe, le Galilée de la science du vivant.

La deuxième période nous conduit jusqu’en 1909-1912. En quête d’un auditoire à qui il pourrait dire les visions qui l’habitent, il rejoint la Theosophical Society, fondée par la russe Helena Blavatsky à New York en 1875. Syncrétisant le bouddhisme, l’occul­tisme, l’ésotérisme et des éléments emprun­tés à diverses traditions religieuses, la Société théosophique a pour ambition de former une fraternité universelle et de développer les pouvoirs latents de l’homme. Il y adhère en 1902, et deviendra le secrétaire général de la section allemande. Steiner sera en relation constante avec Annie Besant, qui présidait en ce temps-là la Société. C’est également à ce moment qu’il rencontra sa collaboratrice Marie de Sivers, qui devien­dra son épouse en 1914.

couv_eso_suisse2Rudolphe Steiner : un épisode méconnu, la lance de Longinus.

C’est en 1879, que Rudolf Steiner (1861-1925), âgé de dix-huit ans, découvre pour la première fois la Lance de Longinus au Musée de la Hofburg, à Vienne où il étudie les sciences à l’Université. Impressionné par la légende attachée à l’arme mythique, il effectue de nombreuses recherches sur son histoire. Elles anticipent d’une trentaine d’années celles effectuées par le Dr Walter Stein et, parallèlement, par Adolf Hitler. Rudolf Steiner fut le plus grand adversaire du Führer ; c’était même son ennemi numéro un. Comment un philosophe autrichien, peu connu du grand public, pouvait-il inquiéter les leaders nazis au point que les SS et la Gestapo reçurent l’ordre de pourchasser et de persécuter les adeptes de sa doctrine, qui, apparemment, ne présentaient aucun danger politique, ni aucune menace pour le régime ? Dietricht Eckart, l’ « inventeur d’Hitler », avait même émis le désir, avant de mourir, que le Gœtheanum, un centre culturel et spiritualiste édifié par Rudolf Steiner, près de Bâle, soit détruit par le feu et que le Dr Steiner, entouré de ses disciples, périsse dans les flammes. Le soir du Nouvel An suivant, alors que Rudolf Steiner donnait dans ce bâtiment une conférence de presse devant huit cents personnes, un violent incendie d’origine criminelle se déclara. Heureusement, le feu ne se propagea pas immédiatement. Bien que la structure de l’édifice comporte de nombreuses poutrelles et sculptures de bois, le conférencier et ses amis purent échapper à cette fin horrible.    à suivre ici

The supposed Holy Lance

Mouvements ésotériques en Suisse (4)

promo_eso_suisse

La Suisse est sans doute un peu étroite sur le plan horizontal, du septentrion au midi et de l’orient à l’occident mais elle a toujours entretenu un rapport étroit et intense avec la verticalité !.. au delà de ses cols, et de la chaine des Alpes, épine dorsale et toit de l’Europe, c’est cet  axe mystérieux ou Axis mundi allant du Zénith au Nadir que nous  évoquons au travers de ces deux cahiers. Le premier situe la naissance mouvementée de l’Ordre maçonnique avec l’arrivée de la Révolution française et l’éphémère République Suisse, le second rattaché à une période plus récente montre la richesse de ses apports à la spiritualité mondiale, non seulement avec la contribution de deux grandes figures majeures , Rudolf Steiner et Carl Gustav Jung, mais par la diffusion de son ADN qu’est l’internationalisme.  En fait le secret est une institution en Suisse qui déborde de loin le seul secret bancaire !

Premier cahier ;

  1. Naissance de la Franc-maçonnerie en Suisse
  2. L’énigmatique marquis de Vaucrose et l’illuminisme
  3. Le théosophe bernois Friedrich Herbort et ses amis
  4. Naissance de l’église sweidenborgienne à Lausanne

Second cahier ;

  1. Quelques figures suisse, hommage à Oswald Wirth
  2. Le problème de la Gnose de Rudolph Steiner à C.J Jung
  3. Invention de l’anthroposophie
  4. Mouvements internationalistes et rôle « occulté » de Genève
  5. New Age et néo-templarisme

promo_mouvements_eso_suisse

Oswald Wirth (1860 – 1943)

oswald_wirthOswald Wirth : 1860-1943, citoyen Suisse mort en France. Rendu célèbre par ses trois livres : la Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes; il y a bien sûr de l’humour (jamais décrypté) derrière ce titre parfaitement ambigu ! Rénovateur de la Franc-maçonnerie française, célèbre inconnu et ignoré par ses « Frères ». Fondateur de la Revue Symbolisme. Depuis plus de 60 ans personne de la Grande Loge de France ou du Grand Orient de France n’est venu honorer sa tombe. Il en va ainsi de la Fraternité !

Dans ce cahier vous découvirez un O. Wirth insolite sous un autre angle, ses commentaires sur la Vierge Alchimique de Reims avec les illustrations ad hoc ainsi que divers textes rares et une analyse de sa conception de la régularité maçonnique qui pourrait être bien utile dans la crise que traverse aujourd’hui cet ordre.

Lire la suite Oswald Wirth (1860 – 1943)

Le Tarot est né en Suisse … importé de Lombardie

ermite_wirth

L’ »Estoile internelle »

C’est de la collaboration avec Aristide  de l’Espinay qu’Oswald Wirth va concevoir son tarot accompagné de son fameux serpent rouge !… Une facette du personnage que la plupart des francs-maçons ignorent bien qu’ayant ses ouvrages dans leur bibliothèque (enfin on peut l’espérer !)

Aristide de l’Espinay, né le 25 mars 1845 à Dijon, décédé en 1917, contemporain d’Oswald Wirth, de Papus et d’Alveydre… Malgré qu’il fut d’une grande influence pour les ésotéristes de son temps, de l’Espinay est resté complètement dans l’ombre et fit en sorte de rester inconnu…

Il écrivit quelques ouvrages, mais qui, dans le contexte de son époque, sont restés exclusivement réservés à quelques initiés – il était tout bonnement interdit de les rendre public.

Mais Aristide de l’Espinay était surtoût  un grand érudit, ésotériste, gnostique, et surtout un tarologue réputé… À cet effet, il fut souvent consulté par les occultistes de son temps, qui, pour la plupart, cherchaient à obtenir des informations supplémentaires sur les secrets du tarot, sa provenance, son utilisation, etc… Il avait la réputation de posséder un tarot conçu à partir d’idéogrammes. Il fut un des premiers à associer les arcanes du tarot de Marseille à des symboles alchimiques. Du reste, de l’Espinay enseignait les arts de la théurgie, et de la divination à un petit cercle très restreint. Ces enseignements semblent faire un rapprochement entre la religion des druides, l’art des bardes et l’orphisme…

Il fut un ami proche d’Oswald Wirth, et aussi de Joris-Karl Huysmans. Il a aussi connu Alveydre, duquel il était un grand admirateur.

Ermite_Oswald_Wirth

Le choix du Poitou est lié à son amitié avec ce dernier.  En effet, la dernière résidence de notre exilé Suisse n’est pas due au hasard et reste l’un des plus grands secrets de l’auteur des célèbres manuels. Comme l’avait prédit de L’Espinay, l’ami Oswald Wirth se retrouva au centre d’une énigme qui le prit corps et âme et le retint dans le Poitou jusqu’à sa mort ! Enfin, ceci ne devrait pas laisser indifférent car d’après certaines sources, Aristide de l’Espinay fut au final le maître initiateur secret de René Guénon ainsi que de Louis Charbonneau-Lassay !

A partir de cet instant il ne publiera plus d’ouvrage tant il était absorbé par sa tâche et on rapporte qu’il fit la promesse sur la tombe de de l’Espinay de ne jamais révéler les secrets auxquels il avait eut le droit d’avoir accès…

Selon les dires de Wirth : « Un privilège qui ne peut être accordé que par Dieu lui-même ». JHK

 

 

Oswald Wirth et la régénération maçonnique

oswald_wirth

Plus de 70 ans après sa mort, l’homme reste une énigme : il est étonnant tout de même de penser que c’est un Suisse qui entreprit une réforme de la franc-maçonnerie française restée sans précédent. Bien sûr, son oeuvre a vieilli et a subit les outrage du temps mais l’essentiel est là : la dimension symbolique des rituels.

On peut lui être gré également de n’avoir pas mis les hauts grades au pinacle et même d’avoir exprimé de vives réserves (plus que des réserves !) à leurs égards. Nous évoquerons quelques aspects méconnus de cette haute figure maçonnique restée largement dans l’ombre malgré la notoriété de son oeuvre. O. Wirth n’était pas un « pérennialiste » et à la différence de René Guénon ne revendiquait pas pour la franc-maçonnerie une filiation immémoriale. Alors ? alors ? alors, en celà plus proche de Jung il avait compris et perçu les ressorts du symbolisme et ses facultés sotériologiques au niveau de chaque individu sans faire appel à un quelconque  « Deus ex Machina traditionalis ». Wirth, gnostique ophite discret, n’en déplaise à certains reste à redécouvrir dans ses fondements herméneutiques.  Nous aurons l’occasion d’y revebir notamment à propos d’un tarot méconnu qu’il laissa dans les Avenières surplombant les abords du lac Léman. (JHK serviteur)

  » L’idée selon laquelle la filiation historique est le garant de l’efficacité initiatique est erronée. Elle provient de notre identification maladive à une linéarité temporelle, que toute initiation authentique brise. C’est une tentative de forcer l’Esprit à couler à travers des pipe-lines fabriqués par une histoire trop humaine. La véritable filiation ne se situe pas là. C‘est un courant souterrain qui transcende toutes les formes. »

(Denis Laboure).

serpent_vert

« Le Vieux Serpent semble unir en ses anneaux toute la chaîne d’associations occultes qui, à travers les âges, se sont transmises des usages et des méthodes dont la connaissance devait être dérobée au vulgaire, aux masses charriées par le Fleuve. Le mystère n’a jamais cessé d’avoir ses hiérophantes et ses fidèles, les uns et les autres trop souvent réduits à ne rien discerner au milieu des ténèbres sacrées.

Tel fut longtemps le cas de la Franc-Maçonnerie, issue de corporations du moyen âge qui prétendaient se rattacher aux plus anciens groupements constructifs. Dès le XVIIe siècle, un esprit nouveau pénétra peu à peu la très vieille organisation qui semblait vouer à disparaître. C’est alors que l’or, dédaigné par l’enseignement officiel (le Passeur), tomba dans la crevasse o ù somnolait le Serpent. Celui-ci se hâta de faire siennes les doctrines humanistes de la Renaissance, qui auraient dangereusement agité le Fleuve. Puis, ainsi préparé, il rejoignit les Feux Follets, autrement dit les Encyclopédistes et les beaux esprits raisonneurs, jamais à court d’explications sur tout ce qui semblait mystérieux.

Ces rationalistes, dont le domaine est la verticale (abstraction, théorie, transcendance), éblouissent la pauvre Couleuvre, condamnée à ramper horizontalement, sur le sol du positivisme, du concret et du réalisable. Cependant, comme elle demande aux Flammes légères de la renseigner sur la provenance de l’or, qu’elle suppose tombée directement du ciel, les Feux Follets s’esclaffent, tout en se secouant pour faire pleuvoir des pièces d’or, qu’ils s’amusent de voir dévorées par le Serpent.

Devenu lumineux en cette compagnie folâtre, celui-ci se hâte de regagner la montagne et de se faufiler dans la crypte dont le secret l’intrigue. « 

Exégèse du Serpent Vert de Goethe par Oswald Wirth

à suivre  ici

Lire la suite Oswald Wirth et la régénération maçonnique