Archives pour la catégorie Théosophie

de la Croix Rouge à la Croix Verte les prophéties d’Henry Dunant

Henry Dunant ne se considérait pas seulement comme philanthrope, pas seulement comme fondateur de la Croix-Rouge et d’autres œuvres, mais comme théologien, homme de Dieu et prophète. La religion est le cadre, le tout ; elle n’est pas un aspect de la personnalité du fondateur de la Croix-Rouge. Au contraire, la Croix-Rouge est une conséquence de sa grande vision religieuse du monde. Dunant a cependant toujours insisté sur la stricte neutralité religieuse de la Croix-Rouge. L’œuvre provient de la foi, mais n’est pas à confondre avec elle. La religion renvoie l’éthique dans le domaine de l’humain.

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Quand René Guénon séjournait aux Avenières

Réné Guénon

 

De nombreuses personnalités sont venues en pèlerinage au domaine du temps d’Assan Dina et aussi une fois celui-ci disparu avec Mary Shillito. Oswald Wirth le grand réformateur de la Franc-maçnnerie française y séjourna également. La vie et l’histoire de René Guénon est définitivement liée à celle de Mary Shillito et des Avenières. Normalement il aurait du rentrer en France et sans le mariage de Mary Shillito avec Ernest Britt son destin aurait été tout autre. Ce que l’on sait moins c’est que cette dernière est revenue le voir en 1935 ! la preuve a été donné par René Guénon lui même dans sa correspondance à propos du divorce de Mary avec Ernest Britt :  C’est elle même qui me l’a raconté quand elle est revenue ici (ce devait être en 1935). Quand est-il venu et quels furent ses liens avec la veuve d’Assan Dina ? c’est ce que nous allons voir ici.

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Lama Dorjieff et la tradition secrète

lamadorjieff

L’aventure peu ordinaire du précepteur du Daïla Lama no 13 qui prépara courageusement les voies du Tibet libre et indépendant, Mage auprès du Tsar Nicolas II, il fut un acteur occulte important de la politique mongole russe avant et après la révolution : son rêve d’une PAN MONGOLIE fut à deux doigts d’aboutir .. Il eut sur son chemin des hommes comme Gurdjieff avec qui il fut parfois confondu mais surtout le prince Esper Eperovitch Ouktomsky et mena de pair avec lui la politique étrangère  e la Russie aux confins des territoires jusqu’au Tibet où il avait ses entrées au palais  …

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Friedrich Herbort, le marquis de Vaucroze et les illuminés d’Avignon

herbort-biographieLe professeur Eugène Susini s’est particulièrement intéressé à ce comte Vernetti de Vaucrose dans les papiers duquel il espérait trouver des lettres de Franz von Baader avec qui il a correspondu. Voici ce qu’il écrit à son sujet : « Parmi les théosophes et illuminés plus ou moins obscurs que nous rencontrons à propos de Baader, celui-ci est à coup sûr celui qu’enveloppe le plus grand mystère. Différentes études citent son nom en rapport avec des théosophes et des mystiques plus connus, mais les détails manquent et non seulement nous ne connaissons de lui aucun document écrit en dehors de quelques fragments de lettres, mais nous n’avons même sur sa personne aucun renseignement précis. »
On sait tout de même que le chevalier, marquis et comte de Vaucrose est né en 1758 et qu’il est décédé en Suisse, le 22 octobre 1834, âgé de 76 ans. Grâce à la correspondance entre Herbort et Meyer repertoriée par le professeur Jacques Fabry, on en apprend un peu plus sur lui. Bien entendu, il ne reste rien de la correspondance entre Herbort et Vaucrose, puisque les papiers de l’un comme de l’autre demeurent introuvables. Rappelons tout d’abord que Vaucrose est connu et cité par plusieurs auteurs pour avoir offert aux Illuminés d’Avignon et à leur chef Dom Pernéty l’hospitalité dans son domaine situé près de Bédarrides. Plus exactement, c’est dans une maison située sur une colline baptisée par Pernéty Mont-Thabor, à quelques kilomètres de la propriété appelée encore aujourd’hui Grand et Petit Vaucrose que se réunissaient le maitre et ses disciples. Selon Marc de Vissac, Vaucrose avait un esprit primesautier et très malléable, une nature inflammable et qui s’emballait vite. Herbort confirmera, en d’autres termes, ce jugement.
Les deux hommes font connaissance à l’été 1817. Ils resteront liés jusqu’au décès de Herbort et se verront au moins une fois l’an. C’est que Vaucrose, véritable « commis-voyageur de l’Illuminisme », pour reprendre l’excellente formule utilisée par A. Viatte à propos de Divonne, se déplace beaucoup, et à travers toute l’Europe. Il a même littéralement la bougeotte. Herbort relate à Meyer sa première rencontre avec l’Avignonnais :

« Il m’a été adressé depuis un Chevalier de Vaucrose, d’Avignon,ancien officier de cavalerie, comme un frère (maçon) aux dispositions authentiques envers la religion; il a le sentiment que la nation française ne pourra pas continuer longtemps sur ce pied-là, qu’elle est complètement corrompue, que la foule manifeste une très forte propension à vouloir fondre à nouveau sur d’autres pays, sous la conduite de Napoléon ou d’un autre meneur du même style, pour pouvoir continuer à vivre en pillant comme elle l’a déjà fait. »
Un jugement politique assez outré, on le voit, qui correspond bien au caractère du personnage. Dans la même lettre, une autre précision a son importance:
« Ce chevalier de Vaucrose a été l’ami intime de Saint-Martin et il lui succède dans la traduction de J. Böhme en assurant celle du Mysterium Magnum.« 

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Friedrich Herbort ésotériste suisse

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Friedrich HERBORT, né en 1764 dans une famille de patriciens bernois, entre en 1803 au Conseil des mines et siège dès 1795 au Grand Conseil de Berne, c’est-à-dire au gouvernement. En 1783, la lecture du Tableau Naturel de Louis-Claude de Saint-Martin décide d’une orientation théosophique à laquelle il restera fidèle jusqu’à sa mort, survenue en 1833. En 1812, il fonde la Société secrète des Pélerins de Salem, une société «d’hommes de désir» dont la forme extérieure est maçonnique et dont l’esprit rappelle le premier rosicrucisme d’Andreae. A l’intention des membres de l’association, il rédige, en français, le Manuel des Pélerins de Salem, un «guide spirituel de poche», ainsi que d’autres traités au contenu ésotérique et théosophique qui constituent une sorte de synthèse des idées théosophiques chrétiennes. Auteur très modeste, il s’en tient à de vagues projets de publication et abandonne à ses amis les fruits de son érudition. C’est ce qui explique la présence, dans le fonds Meyer, d’une grande partie des manuscrits de Herbort. Parmi les vingt manuscrits retrouvés, citons Adam (1811), un traité de cosmogonie d’inspiration kabbalistique, Bref précis de Théologie, Emanation (1828), Le dualisme (1818), La migration des âmes, un traité sur la réincarnation, doctrine qu’il ne jugeait pas incompatible avec le christianisme, et enfin le Compendium hermeticum.

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Les cahiers de la Tara Blanche

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Prochainement, les dossiers restés inexplorés des enjeux de la politique tsariste de Nicolas II et reprise par les actuels dirigeants de l’Ex-URSS. Quand les mages régnaient à la cour impériale de Saint Petersbourg.

Nous devons une partie de ces documents à notre regretté Maitre Korvin von Krasinski  que nous avons eut le privilège de rencontrer sur son lieu de retraite  à Maria Laach en Allemagne dans les années 80 puis au delà. Il fut le dernier maillon d’une longue chaine qu’il n’est pas faux de ranger dans la catégorie des « Supérieurs Inconnus ».

 

korvin_krasinskien 1925, le nevau de Piotr Alexnadrovitch Badmaiev, éxilé en Pologne suite à la révolution bolchevique, soignait un jeune pianiste de 19 ans, Johannes von Korvin Krasinski, qui étudiait pour être admis au con­servatoire de Paris, et qui était très malade: il ne pouvait rien manger, et presque plus bouger, en devenant de plus en plus faible. Sa tante l’emmena chez le docteur Badmajeff qui constata chez le jeune une paralysie de l’appareil gastro-­intestinal, et qui lui pratiqua ce que l’on appelle « opération sèche ».

Le jeune guérit rapidement, et il n’alla plus au conser­vatoire de Paris, mais il entra, en tant que père Cyrill von Korvin Krasinski, au monastère bénédictin allemand de Maria-Laach, où il étudia pendant toute sa vie, à côté de la philosophie occidentale et de l’ethnologie, la philosophie et la médecine tibétaines, et publia plusieurs ouvrages à ce sujet (voir bibliographie).

Certains renseignements très précieux nous proviennent justement du père Krasinski, que nous avons connu per­sonnellement, et avec qui nous avons entretenu une corres­pondance. Dans un de ses ouvrages, Trina Mundi Machina, il explique que, malgré ses tentatives réitérées, le docteur Wlodzimierz Badmajeff, son maître, il ne réussit jamais à réveiller dans ses collègues occidentaux la compréhension théorique de la science médicale lamaïste, complètement différente de l’occidentale en ce qui concerne les principes.

Dans un autre de ses livres, Mikrokosmos und Makrokosmos in religionsgeschichtlicher Sicht, le père Krasinski donne une ex­plication très exhaustive de la doctrine des correspondances réciproques entre l’homme et le monde gardée par le lama­ïsme tibétain, en précisant que cette doctrine est représentée par le symbole appelé en tibétain namtchouwangdan, reproduit sur les murs extérieurs des temples lamaïstes en tant que monogramme du microcosme (voir à ce propos la lettre de Jean Calmels du 16 avril 1942, avec la note relative).

La doctrine du microcosme s’appuie sur les trois prin­cipes métaphysiques qui gouvernent l’univers entier, et que l’on pourrait traduire par : idée du monde, force ou énergie du monde, et substance du monde, c’est-à-dire ses aspects statique, dynamique et « matériel ». Dans le lamaïsme mon­golo-tibétain, ces principes assument les noms de chi (pneu­ma), schara (bile) et badahan ou badgan (phlegme), qui ré­vèlent une analogie indéniable avec les trois principes alchi­miques connus en Occident mercure, soufre et sel.

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