Hypnerotomachia di Poliphilo, par le P. Francesco Colonna (Venetiis, Aldi Manutii, 1499).
L’œuvre est l’une des meilleures introductions à l’imaginaire de la Renaissance. Toutefois l’Hypnerotomachia, rédigée dans une langue hybride qui mêle la langue vulgaire, le latin et le grec, est d’un abord difficile. La traduction de 1546 en facilite l’accès et assure au Poliphile une influence qui, en France, se prolonge jusqu’à La Fontaine et Nerval.
Ordre initiatique à vocation contestataire, la confrérie des Gouliards a affronté des siècles durant le monde des privilèges et des privilégiés, Religion et Noblesse, dans le but secret, mais tenace, de remettre le Peuple dans ses « vrais droits ». Combattants de l’ombre, armés de la force sans frontières de la satyre populaire, les Gouliards surent éveiller l’esprit de contestation, voire même de révolte, pour le mettre au service du Peuple. En cela ils préparèrent, à leur manière, le terrain sur lequel devait oeuvrer par la suite la Révolution de 1789.
Gargantua perpétua jusqu’à nous le souvenir de ces géants fondateurs de cité et de royaume et ce n’est pas rien. D’ailleurs l’iconographie nous le représente souvent perché sur une tour ou au somme d’une cathédrale. il y a là tout un inconscient qui resurgit du fond des âges. Il y a plusieurs façons de lire Rabelais, nous avons choisi de le lire comme un grand initié à l’égal de son contemporain Léonard de Vinci.
Ces géants portent un nom : Og ou anakim par exemple.
Comenius, né Jan Amos Komenský le 28 mars 1592 à Uherský Brod en margraviat de Moravie et mort le 15 novembre 1670 à Amsterdam (Pays-Bas), est un philosophe, grammairien et pédagogue morave. L’école est la fabrique de l’humanité.
L’interview imaginaire :
Nous venons de vivre une guerre de trente ans, et cette guerre est sans nul doute la conséquence de l’ignorance des hommes et de leur difficulté à communiquer entre eux. C’est pourquoi il est primordial de donner à chacun les clés pour comprendre le monde et agir sans aveuglement dans la société. Je suis pasteur protestant et en tant que tel convaincu que chaque être humain est une image de Dieu, et qu’il mérite en cela d’être éduqué. En donnant à chacun une éducation lui permettant d’accéder directement aux textes sacrés, sans l’intermédiaire de prêtres comme dans l’Eglise catholique, il peut ainsi se rapprocher de Dieu. Selon moi, tout être humain peut apprendre, et tout doit être enseigné à tout le monde, sans distinction de richesse, de religion ou de sexe. C’est une pensée bien révolutionnaire à une époque où il est communément admis que les femmes sont inférieures aux hommes parce qu’elles ne possèdent pas les mêmes capacités intellectuelles, et que seuls les nantis peuvent accéder à l’éducation. Mais après tout, orphelin moi-même, ce n’est pas ma situation sociale mais l’éducation qui m’a permis de progresser et de réussir ma vie. Je crois fondamentalement en la perfectibilité du genre humain et en la grande puissance de l’éducation sur l’homme et sur la société.
On peut affirmer, qu’avant le rosicrucianisme connu sous la forme qui fut la sienne au XVlle siècle en Europe, il y a eu, incontestablement, une transmission effective qui fut dépositaire d’un enseignement de nature ésotérique, c’est-à-dire inconnu du plus grand nombre, même parmi ceux qui avaient pu s’approcher, plus ou moins profondément, de certains mystères particuliers préservés des curieux. On est en droit d’évoquer, à ce propos, l’existence d’une lointaine chaîne spirituelle relevant de ce que d’aucuns désignent, depuis la Renaissance, comme étant la «Philosophia Perennis», véhicule théorique et doctrinal de la Sagesse éternelle, que l’on peut, de toute évidence, rattacher dans ses fondements à la «Tradition Primordiale », première et commune origine de toutes les traditions authentiques, à laquelle, de manière centrale et constante, se référera dans son oeuvre René Guénon. Il est donc généralement admis que des filiations concrètes ont transité, de manière non visible par définition, par l’intermédiaire des diverses sociétés secrètes, aboutissant à l’expression du rosicrucianisme tel qu’il est apparu voici plusieurs siècles en Allemagne, en Angleterre et en France.
La vie de saint Marcel fut commandée par l’évêque saint Germain de Paris, l’un de ses successeurs, à Venance Fortunat, homme de lettres originaire d’Italie et auteur de nombreuses vies de saints. Le nombre important d’années qui séparent l’auteur du saint, nous laisse penser que Venance fut influencé dans son écriture par le modèle des évêques du VIe siècle dont il était proche. Il devient lui-même évêque de Poitiers vers 600. La vie de saint Marcel est une hagiographie, son but est donc d’exalter la sainteté d’un personnage. A travers le récit des miracles du saint, l’auteur nous livre les caractéristiques principales du rôle de l’évêque à son époque.
saman ou chamane : il n’y a pas de chamane ailleurs qu’en sibérie ! Au cours du siècle dernier, les anthropologues ont examiné les pratiques chamaniques du monde entier, sans jamais vraiment en saisir l’essentiel.
Selon Jeremy Narby, l’anthropologie fut fondée à la fin du 19e siècle en vue d’étudier les sociétés dites, selon les termes de Charles Darwin dans son ouvrage de 1871, « primitives », « inférieures », « vivant à l’âge de pierre ». Certains des « sauvages » auraient même, selon Edward Tylor que reprend Narby, « perdu le caractère raisonnable qu’ils nous semblent avoir possédé à leurs premières origines. Jugé du point de vue de notre standard moderne de connaissance, qui est en tout cas à un niveau élevé par rapport au leur, la plupart des choses qu’ils croient être vraies doivent être établies comme fausses. »
Parallèlement, les premiers anthropologues auraient inventé le mot « chamanisme » (celui de « chamane » serait d’origine sibérienne) pour précisément répertorier « les pratiques les moins compréhensibles des primitifs ». A ce titre, le saman, dans la langue toungouse, joue du tambour et guérit les gens en entrant en transe.
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