La Vierge royale et l’architecture solaire de la pensée Humaine, Lotus de Païni

« Il me paraît essentiel de concevoir l’univers des choses dans leur parfaite solidarité, et sentir l’âme couler à travers toutes ces choses vivantes. » (Lotus de Païni)

Lotus pose devant le Goethanum en tenue de travail et indique à son interlocuteur avec sa spatule le Goethanum qui était alors en construction : vers 1914. Elle était en charge des énormes fresques de la coupole. « L’Initié de l’Inde ancienne ».

Introduction :

Elvezia Gazzotti, dite Lotus de Païni est née italienne dans la région de Ferrare. Elle utilisa les pseudonymes suivants : Lotus Péralté, L.E. de Païni, L. de Païni. Sa mère étant française, elle passe son adolescence sur la Côte d’Azur, avec sa sœur Fiametta, et y suit des cours de peinture. En 1888 ou 1889, elle envoie à un Salon parisien un premier tableau qui est aussitôt remarqué, et qui inaugure sa carrière de peintre. Elle se marie vers 1890 au baron italien Nicolas Païni, qui riche rentier cela va sans dire possède une résidence à Nice, et dont elle divorcera après quelques années. A partir de 1897 elle habite Paris et y expose sous sa nouvelle signature de « Lotus ». Elle est dès ce moment sous l’influence de la théosophe Helena Petrovna Blavatsky. En 1900 elle se remarie d’ailleurs à Londres avec un médecin, Paul Péralté, devenu par la suite Péralté, après avoir avec lui rejoint la Société Théosophique. Avec son nouvel époux, Lotus entreprend les traditionnels pèlerinages initiatiques de l’Inde (1904) et de l’Égypte (1910). Elle en revient passionnée d’égyptologie et son mari et elle nouent alors de fortes relations avec le musée Guimet. Dès 1908, elle a commencé à écrire et certains de ses articles sont clairement ésotériques. Un des traits marquants de son œuvre est un primitivisme philosophique proche en un sens de Paul Gauguin ou du Douanier Rousseau en peinture. Elle a écrit 8 livres.

avec son mai de l’époque elle dotera le musée Guimet d’un riche fonds d’objets qu’elle avait ramené du Tibet.

Dans « La Magie et le Mystère de la Femme » (1928), de Païni élève la Vierge du statut d’icône passive à celui de force cosmique active : « La Vierge royale… avait la VOIX qui guidait, car elle était capable de voir les mondes futurs… Son peuple se nourrissait du puissant « Mana » qui jaillissait de son corps… Leur mystérieux rayonnement ventral, leur force solaire étaient dominants, incontestés ».

Ce n’est pas la Vierge Marie de la piété médiévale. C’est la Sibylle atlante, la Mère vestale, l’architecte parthénogénétique qui « a donné la Pensée à l’humanité, comme elle mettrait un enfant au monde ». Elle n’est pas définie par la chasteté, mais par la souveraineté créatrice — « l’être qui engendre par essence : la MÈRE ».

La Vierge de de Païni n’est pas stérile. Elle est fertile au sens le plus élevé du terme — non seulement de chair, mais aussi de pensée, de loi et d’ordre cosmique. Elle « forme le « crist » de Païni ne présente pas le matriarcat sous un jour idyllique : elle le reconstitue comme une science spirituelle, un système de pouvoir ancré dans la « force solaire » de la psyché féminine, solide et résistant dans lequel l’être humain intérieur se mirerait… Elle a donné substance et forme à la coupe de l’esprit humain et a enraciné la Pensée dans la terre humaine ! » De Païni ne présente pas le matriarcat sous un jour idyllique : elle le reconstitue comme une science spirituelle, un système de pouvoir ancré dans la « force solaire » de la psyché féminine.

Il s’agit là d’une remise en cause directe de l’historiographie patriarcale. Alors que l’on attribue aux hommes la raison, la loi et la civilisation, de Païni insiste : ce sont là les dons de la Vierge royale — la « Mère par définition », dont « l’être intuitif et les forces obscures » constituent « la sève de la vie suprême ».

Elle n’est pas une relique du passé. Elle est le principe vivant qui anime les Vestales, dont la parole « avait la valeur d’un décret d’État », et donc le pouvoir sur la vie et la mort ; « les faisceaux se sont inclinés devant elles ». De Païni ne présente pas le matriarcat sous un jour idyllique : elle le reconstitue comme une science spirituelle, un système de pouvoir ancré dans la « force solaire » de la psyché féminine.

 L’architecture solaire de la pensée humaine

Dans « La Magie et le Mystère de la Femme » (1928), de Païni élève la Vierge du statut d’icône passive à celui de force cosmique active :

« La Vierge royale… avait la VOIX qui guidait, car elle était capable de voir les mondes futurs… Son peuple se nourrissait du puissant « Mana » qui jaillissait de son corps… Leur mystérieux rayonnement ventral, leur force solaire étaient dominants, incontestés ».

Ce n’est pas la Vierge Marie de la piété médiévale. C’est la Sibylle atlante, la Mère vestale, l’architecte parthénogénétique qui « a donné la Pensée à l’humanité, comme elle mettrait un enfant au monde ». Elle n’est pas définie par la chasteté, mais par la souveraineté créatrice — « l’être qui engendre par essence : la MÈRE ».

La Vierge de De Paini n’est pas stérile. Elle est fertile au sens le plus élevé du terme — non seulement de chair, mais aussi de pensée, de loi et d’ordre cosmique. Elle « forme le cristal solide et résistant dans lequel l’être humain intérieur se mirerait… Elle a donné substance et forme à la coupe de l’esprit humain et a enraciné la Pensée dans la terre humaine ! »

Il s’agit là d’une remise en cause directe de l’historiographie patriarcale. Alors que la raison, le droit et la civilisation sont attribués aux hommes, de Païni insiste : ce sont là les dons de la Vierge royale — la « Mère par définition », dont « l’être intuitif et les forces obscures » constituent « la sève de la vie suprême ». Elle n’est pas une relique du passé. Elle est le principe vivant qui anime les Vestales, dont la parole « avait la valeur d’un décret d’État », et dont le pouvoir sur la vie et la mort faisait « s’incliner devant elles les faisceaux ». De Païni ne romantise pas le matriarcat — elle le reconstitue comme une science spirituelle, un système de pouvoir enraciné dans la « force solaire » de la psyché féminine. Réédités par Johan Dreue (voir plus bas)

Lotus au Bosmelet (Normandie) copyright archive Johan Dreue

voir ici


En savoir plus sur Toison d'Or

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire