
Le mithraïsme et le christianisme ont porté et portent encore le même courant d’idées.
La mythologie hindoue donne au soleil le nom de mithra (mitra).. En Perse Mithra était un des anges et principaux lieutenants d’Ahura Mazdao. Dans les védas il est le dieu du jour, une divinité de la lumière céleste et dans l’Avesta c’est un dieu guerrier, l’auxiliaire très puissant d’ Ormuzd. C’est quand l’empire Perse s’est effondré que le culte de Mithra a envahie le monde méditerranéen, de L’Iran à la GRANDE BRETAGNE. Le soleil a toujours fait l’objet d’un culte, chez les Incas, en Égypte, en Afrique, en Europe, sur l’Ile de Pâques, en Polynésie, en Grèce, en inde Védique.
Le « mythe » christique de la naissance de Jésus et celui de Mithra sont similaires à bien d’autres traditions divers rites initiatiques à travers toute la planète et leur ressemblance montrent clairement que le culte de Mithra peut être considéré comme une préfiguration de celui de Jésus-Christ et relatent les étapes du « Grand-Œuvre Alchimique »:
- -la description des temples,
- -les dates des célébrations (25 décembre, équinoxes et solstices, etc…),
- -les êtres qui sont là pour l’accueillir, les bergers.
- -l’omniprésence du ternaire,
- -la hiérarchie,
- -les correspondances avec l’alchimie car Mithra est représenté de façon générale sous les traits d’un jeune homme coiffé d’un bonnet phrygien et revêtu d’une tunique rouge. Cette tunique rouge est la représentation de la pierre philosophale.
- -le sens du devoir et de la loyauté,
- -le symbolisme des nombres et des éléments,
- -les phases des initiations sont, on peut le dire, similaires.
L’Eglise chrétienne à presque tout emprunté au Mithraïsme tel le baptême ou le port de la tiare perse. Dans les quelques textes mithraïques découverts, nous constatons que même les mots utilisés font écho à ceux du christianisme.
Le culte de Mithra est extrêmement ancien. Ce dieu était honoré à la fois aux Indes et en Perse.
On ne sait pas exactement si on doit le considérer comme un dieu de la branche Moyenne des indo-européens qui aurait été déjà célébré avant que cette branche se scinde en Iraniens et Indous, ou s’il s’agit d’un dieu des populations habitant les Indes et la Perse avant l’arrivée des indo-européens,
Ces 2 êtres « divins » veillent particulièrement à ce que soient respectés la parole donnée, le serment, les contrats. La plus ancienne mention concernant Mithra provient d’Asie Mineure, de Cappadoce. C’est une inscription hittite qui parait dater du XVième siècle avant notre ère. Son culte était donc déjà fort répandu à cette époque.
Ce dieu ne joue qu’un rôle assez secondaire dans les Védas et l’Avesta ancien. C’est en Perse que son culte s’est tout d’abord développé, c’est ensuite par l’Asie Mineure et la Mer Noire qu’il à atteint le monde méditerranéen.
Par le passé
En Perse dite achaménide (539-331) la religion officielle (d’état) était sans doute ma connue mais nous savons qu’y régnait le zoroastrisme avec l’existence d’un dieu appelé AHURA MAZDA ou Seigneur- Sagesse. Elle présentait des liens avec le mazdéisme et Zoroastrisme des Perses ultérieurs. Cette religion qui a subi des influences Elamites, présentait des liens avec le Mazdéisme-Zoroastrisme des Perses ultérieurs, mais on discute encore pour savoir si on peut employer ces noms pour la religion des Perses de l’époque achéménide.
A Suse ou Shushan (ancienne cité de la civilisation élamite) devenue la capitale de l’Empire perse achéménide au Vme siècle av JC et située dans le sud de l’Iran actuel à environ 150 km du Tigre (à l’Est du fleuve). Aujourd’hui c’est un simple champ de ruines où il existe encore une inscription conservée de l’époque d’ARTASERXES II (404-358 av. J.-C.) et sur laquelle est représenté Mithra aux côtés d’Ahuramazda et de la déesse Anahita.
On ne sait toujours pas s’il existe un lien entre le Mithra persan et celui du culte aux mystères de l’Empire romain, ce qui est certain c’est que les légionnaires romains qui étaient présents aux frontières orientales de leur Empire, ont introduit le mithraïsme dans le haut empire Romain. Les éléments matériels du culte de Mithra, inscriptions réalisées par des soldats romains, de la garnison de Carnuntum, allés en Orient dans le cadre des campagnes contre les Parthes et des émeutes de Jérusalem, datent approximativement de l’an 71 de notre ère. À la fin du IIme siècle de notre ère, le mithraïsme a été largement diffusé dans l’armée romaine, les marchands et même les esclaves.L’ensemble des empereurs du IIIme siècle étaient des protecteurs du mithraïsme car la pratique de ce culte Mithraïque a enrichi le symbole de leur autorité au travers de toutes les classes sociales. Un grand nombre de mithræa ont été découverts dans les garnisons des frontières de l’Empire et la plus grande concentration de mithræa se trouve à Rome et à Ostie.
Une nouvelle religion du SOL INVICTUS ou « soleil invaincu a été officialisée dans l’Empire Romain en 274 par l’empereur AURELIEN qui édifia à Rome un temple dédié à la nouvelle divinité, et crée un corps de clergé d’État pour assurer le culte.
Ceci n’effaça pas totalement le mithraïsme qui continua à exister comme culte non officiel car de nombreux sénateurs pratiquaient en même temps mithraïsme et religion du Sol Invictus. Cette période marqua la chute du mithraïsme et en mêm temps le christianisme, fortement appuyé par CONSTANTIN, gagnait des adeptes auprès des partisans du mithraïsme, les femmes ayant le droit de ratiquer ce culte nouveau à l’inverse du mithraïsme qui les excluées.
Le christianisme a supplanté le mithraïsme lors du IVe siècle qui est devenu la religion officielle de l’Empire avec THEODOSE (379-394).Sous le règne de JULIEN (361-363) et d’EUGENE (392-394), il y eut des tentatives de restauration du culte de Mithra, mais sans succès. Le mithraïsme sera interdit en 391 et sa pratique devenue clandestine ne se maintiendra que quelques années en survivant dans des régions des Alpes et dans les régions orientales de l’Empire Romain où se trouvaient ses origines.
Une religion fondée par Zarathoustra (le zoroastrisme vers 558 av J-C à 651 ap J-C) qui décida très jeune de devenir prêtre ou zoatar, s’opposa à l’antique culte iranien de Mithra, caractérisé par le sacrifice du taureau et signa la fin du culte dans sa propre son propre état d’origine.
L’initiation en 7 degrés
D’après sa légende, il serait né d’une pierre dont il se serait dégagé, la tête coiffée d’un bonnet phrygien. Aussitôt après sa naissance, il rencontre un taureau sauvage. Le jeune dieu le dompte et l’entraîne dans la caverne qu’il a creusée en se dégageant du rocher. Il reçoit alors du soleil l’ordre d’immoler la bête.
Après avoir d’abord résisté à cet ordre il s’y soumet à contre cœur et plonge son glaive dans le cou de taureau. Du sang répandu naissent le blé et toutes les plantes utiles à la vie. Conformément à son caractère de dieu solaire, Mithra est, en effet, un dieu fécondant.
Sa parèdre, ou son double féminin (à la fois sa mère et son épouse) est Anahita, la Terre Mère, matrice universelle de laquelle tout naît et à laquelle tout retourne. Anahita sera assimilée à Cybèlle en Asie Mineure et à Déméter en Grèce. Mithra doit donc détruire pour pouvoir créer à nouveau.
La mort donnée par ce dieu doit être la source d’une vie plus haute et meilleure, tout comme le blé est né du sang du taureau immolé par Mithra. Le taureau symbolise la vie animale dont le myste doit s’affranchir pour s’élever, dans la pureté vers la vie céleste. Les rites célébrés au cours des rites de Mithra comprenaient 7 grades ou initiations successives. Chacun de ces grades ne s’obtenait qu’après des épreuves longues et pénibles, comportant des jeûnes prolongés et de véritables tortures qui amenaient parfois la mort.
Les femmes étaient exclues des mystères et le rite essentiel procurant la maîtrise était l’immolation du taureau dont Je sang coulait sur lie néophyte.
Les initiés participaient à un banquet mystique dont les éléments essentiels étaient le pain et le vin, préalablement consacrés par un prêtre.
Les pains étaient marqués d’une Croix. Le vin ne donnait pas seulement la vigueur du corps, mais aussi la sagesse, de l’esprit en conférant au myste une immortalité glorieuse.
Les mentions indiquées démontrent que Mithra peut être considéré comme une préfiguration du Christ des chrétiens.
L’ésotérisme du culte
Les 7 grades du culte correspondent aux 7 planètes de l’astronomie de l’époque (lune, mercure, vénus, soleil, jupiter, saturne), et les différents passages devaient s’accompagner de quelques données métaphysiques plus ou moins ésotériques.
- Le premier, le Corbeau (corax), dont le rôle était celui de messager et dont l’emblême était le caducée d’Hermès. C’est ce Corbeau qui amène le Pain à Paul, Le Pain et l’Eau sont les deux éléments de la Cène Mithraïque, comme le Pain et le Vin dans le Christianisme. Le culte de Mithra se faisait primitivement dans des Cavernes (puis par la suite dans des Cryptes). (Au sujet de la symbolique de la Caverne pécisons que Zoroastre est le premier qui consacra en l’honneur de Mithra un antre naturel arrosé par les sources, couvert de fleurs et de feuillages. Cet antre représentait la forme du Monde créé par Mithra..S’inspirant de ces croyances, les Pythagoriciens et, après eux, Platon, appelaient le Monde un antre et une Caverne. En effet, chez Empédocle, les forces qui conduisent les Ames disent: » Nous sommes venues sous cet antre couvert d’un toit ».)
- Le Second grade était celui de Nymphus (cryphius), l’épousé du dieu, son emblême était le voile nuptial ou Manteau et ses attributs attributs le diadème et la lampe de Vénus.
- Le Troisième grade était le Soldat (Miles). La prière de Saint Antoine appelle Paul Soldat du Seigneur. Attributs: la couronne et l’épée.
- Le Quatrième grade était le Lion. De même que le Corbeau est venu apporter la nourriture à Paul, les Lions viennent l’ensevelir. Les attributs étaient la pelle pour porter le feu, le sistre, le foudre de Jupiter.
- Le cinquième grade ou le Perse (persan) avait pour attributs l’épée courbe, le croissant de lune, l’étoile ;
- Le sixième ou l’Héliodrome ou encore l’héliodromus (messager ou émissaire du Soleil), avait pour attributs la torche, le fouet guidant l’attelage du char solaire et la couronne solaire.
- Le septième ou grade supérieur est justement Père ou pater, avec comme attributs : le bonnet phrygien, la faucille, le bâton de commandement et l’anneau.

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