Les origines sacrées de Rome : les jumeaux tutélaires et les Asvins

Janus, appelé « Biffrons » avec deux visages est le dieu qui garde les portes de Rome mais cette dualité en cache une autre, celle des cavaliers célestes qui protègent la cité. Ses origines sont néanmoins assez troubles, honoré par les Etrusques, sous le nom de « Culsans », mais également par les peuples du Latium et par les Samnites, on suppose qu’il aurait été introduit par le fondateur de la cité, Romulus, lui-même. Il devint dès lors, le « Dieu des dieux » (Deorum deus), consacré sous Numa Pompilius (753-673 av. J.C.) , deuxième roi de Rome qui lui érigea un temple sur le Forum.

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Templiers et ismaéliens : gnose du Baphomet

Robert de Craon, Grand Maitre. Son père est le fondateur de l’abbaye de la Roë en Anjou. Parmi les chanoines il y eut Robert d’Arbrissel qui fonda l’Ordre double de Fontevraud à l’origine d’une mystique érotique connue sous le nom de sineisaktisme. Ce sera les débuts de ce que l’on va connaitre sous le nom d’amour courtois. Puis toujours dans le voisinage de Robert de Craon Bernard de Tiron qui fonda l’abbaye de Kilwinning en écosse à la demande de David Ier roi d’Écosse : un seul et même fil conducteur que nous avons  éclairci dans notre dernier ouvrage qui sera suivi d’un troisième opus.

Tenir les fils de la Tradition, tous les fils et c’est ce que je m’efforce de faire. Johan Dreue

En 1818, le nom de Baphomet apparaît dans l’essai de l’orientaliste viennois Joseph Freiherr von Hammer-Purgstall, Mysterium Baphometis revelatum, seu Fratres Militiæ Templi, qua Gnostici et quidem Ophiani, Apostasiæ, Idoloduliæ et Impuritatis convicti, per ipsa eorum Monumenta (« Découverte du mystère de Baphomet, par lequel les Templiers, comme les Gnostiques et les Ophites, se sont rendus coupables d’une violation de la loi sur les droits de l’homme »).

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Mohenjo Daro et les sources de la civilisation de l’Indus

sceau d’Harappa : l’écriture est toujours à ce jour non déchiffrée mais on ne peut que penser aux runes en raison de plusieurs traits communs

Oubliée par l’Histoire jusqu’à sa redécouverte dans les années 1920, la civilisation de l’Indus se range parmi les toutes premières civilisations, au même moment que la Mésopotamie et l’Égypte ancienne. Avec une superficie de 2,5 millions de kilomètres carrés, il s’agissait à l’époque de la civilisation la plus étendue au monde : elle regroupait cinq millions de personnes, soit 10% de la population mondiale de l’époque. Cette civilisation, dite aussi civilisation harappéenne, qui s’étendait sur ce qui est aujourd’hui le Pakistan, l’Inde et l’Afghanistan, a subitement disparu vers 1900 av-JC, probablement victime d’un changement climatique. Puis a été oubliée, faute d’ouvrages monumentaux ayant traversé le temps comme les pyramides d’Egypte. On a simplement découvert, depuis les années 1920, plus d’un millier de sites : des maisons de briques séchées, des salles de bains, des puits, les premières toilettes au monde… Par contre, dans ses grandes villes divisées en quartiers, nuls temples, palais ou équipement militaire.

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Fidei Sanctae Kadosh Dante et les fidèles d’amour

fefeli amore

A l’origine de toute initiation à l’Ordre des Fedeli d’Amore se place une expérience amoureuse – qui est le point de départ d’un développement spirituel, au cours duquel l’amour deviendra un amour de passion. Mais ce développement reste réservé à un petit nombre : « Amour n’ouvre pas à n’importe qui la voie qui conduit à lui ». Comme pour n’importe quelle initiation, l’être épris doit en manifester les dispositions. Mais dès qu’Amour en vient à constater qu’il en a les aptitudes, il « envoie vers lui Nostalgie qui est son confident et son délégué, afin que celui-ci purifie la demeure et n’y laisse entrer personne ». Il s’agit donc d’une première étape dans le développement personnel de l’être sincèrement épris qui est celle de l’initiation. Ensuite, « il faut qu’Amour fasse le tour de la demeure et descende jusque dans la cellule du cœur. Il détruit certaines choses ; il en édifie d’autres ; il fait passer par toutes les variantes du comportement amoureux ». C’est au terme de cette seconde étape que se produit « l’illumination » – ce que symbolise le Cuore gentile selon Dante, à savoir « le cœur purifié, c’est-à-dire vide de tout ce qui concerne les objets extérieurs, et par là-même rendu apte à recevoir l’illumination intérieure ». Alors Amour « se résout à se rendre à la cour de Beauté ». Dans cette dernière étape, l’être épris devra connaître « les étapes et les degrés par lesquels passent les fidèles d’amour » et surtout il devra « donner son assentiment total à l’amour ». C’est à cette condition que l’initié devient un fidèle d’amour et « c’est après cela seulement que seront données les visions merveilleuses ».

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Les mystères du Tabernacle : Betzalel et Yehuda

De quelle manière la fabrication du Tabernacle, est-elle, selon la littérature midrashique, l’équivalent de la création du monde ? Quelles sont les théories développées par Sir Isaac Newton, le père de la Science moderne, à partir des dimensions du Tabernacle ? Pourquoi le choix de Betzalel, de la tribu de Yehuda et d’Oholiav, de la tribu de Dan pour la construction du Tabernacle ?

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Marsile Ficin et l’académie florentine

L’académie de Carregi qui servira aussi pour les fidèles d’amour de Dante

Côme s’était depuis longtemps attaché à son médecin personnel, Ficino. Ce dernier avait suivi les cours de Pléthon. Encouragé par Côme, il avait donné à son fils, Marsilio, une formation très poussée en grec.

Marsilio n’avait que cinq ans à l’époque du concile, mais toute son éducation fut marquée par l’influence de Pléthon qu’il ne put connaître directement. Son père et son maître Côme l’entourèrent des meilleurs précepteurs. Il lui fut enseigné le principe selon lequel science sans conscience n’est que ruine de l’âme. L’action d’apprendre est analogue à celle de l’alchimiste. Le savoir n’engage pas seulement la mémoire, mais doit provoquer la transformation de l’être. Toutes ces idées, il les développera dans son œuvre.

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Multivers et temporalité : Lucy

Lucy, un film de Luc Besson Lucy – Les humains se considèrent unique. Ils ont donc enraciné toute leur conception de l’existence sur leur unicité. 1 est l’unité de mesure. Mais, ça ne l’est pas. Tous les systèmes sociaux que nous avons mis en place ne sont que des ébauches. 1 + 1 = 2. Nous n’avons rien appris d’autre. Mais, 1 + 1 n’as jamais été égale à 2. Il n’existe en fait aucun nombre. Ni aucune lettre. Nous avons codifié notre existence pour la réduire à notre taille, de manière à la rendre intelligible. Nous avons créé une échelle de façon à pouvoir oublier le caractère incommensurable de son échelle. – Mais si l’humain, n’est pas l’unité de mesure. Et si l’univers n’est pas caractérisé par des lois mathématiques. Qu’est-ce qui régit tout ça ? – Filmer une voiture qui roule sur une route. Si vous accélérez le film à l’infini. La voiture disparaît. Quel preuve avons-nous alors de son existence ? Le temps donne une légitimité à son existence. La seule vraie unité de mesure est temporelle. Le temps apporte la preuve de l’existence de la matière. Sans le temps, nous n’existons pas.

 

LA THÉORIE DES MULTI-UNIVERS

Pour rendre enfin clairs les concepts quantiques, une nouvelle génération de physiciens propose la théorie des multi-univers ; celle-ci n’est pas facile à appréhender mais elle apporte une certaine cohérence.

« Comment comprendre que, selon la physique quantique, une particule que l’on mesure s’incarne en un unique lieu, alors qu’elle est dans tous les lieux à la fois juste avant sa mesure ? Pour les partisans des multi-univers, il se crée à l’instant de la mesure une infinité d’univers dans chacun desquels la particule se matérialise en un lieu différent. Comme si, dans notre monde, il se créait autant d’univers que l’on fait de choix le long du chemin. »

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Science et hermétisme