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Fulcanelli révélé pour la première fois dans sa vérité avec Johan Dreue

Johan Dreue Fulcanelli Selon la devise c’est le cordonnier qui  est le plus mal chaussé et c’est donc en bon dernier que je me présente.

– Pourquoi ce colloque ?

En 1999, lorsque j’avais organisé le colloque pour célébrer le centenaire de la naissance d’Eugène Canseliet, je connaissais déjà l’identité de l’Adepte, celle-ci m’était même familière depuis plus de 30 ans ! c’est dire. A ce moment là je m’étais tenu à une règle de stricte observance, à savoir celle du silence et en dehors de proches ou d’amis  je n’ai pas évoqué cet aspect de la filiation …

– et aujourd’hui ?

aujourd’hui c’est différent ! j’ai depuis ce temps, et déjà à l’époque subit les attaques de Jacques d’Ares qui mérite bien son pseudo (en réalité M. Jacques Anjourand), il m’avait ourdi un projet diabolique pour torpiller mon colloque en sortant avec son acolyte Jean-Marc Savary, éditeur de Liber Mirabilis à Carcassonne, que j’ai rebaptisé Liber Misérabilis – un faux Finis Gloriae Mundi à ne pas piquet des hannetons !  j’ai compris à ce moment ma douleur et que le côté obscur était toujours là, tapie et prêt à passer à l’action. Pour se soustraire aux autorités il avait à l’époque procédé à un complexe montage de sociétés écrans répartis entre Londres et l’Espagne. Bref un sinistre personnage à prendre selon l’étymologie du terme.

– et Fulcanelli ?

oui, une fois ce colloque fini – il y eut environ plus de 200 personnes dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne, je me suis promis d’en refaire un mais cette fois ci dédié à la mémoire du Maître, une façon de lui rendre hommage et de le laver de toutes ces salissures, par salissure j’entends tous ces livres écrits par des mateurs qui prétendent sans véritable recherche sérieuse dresser une biographie ou à tout le moins un portrait de l’adepte. Je suis donc dès 1998 rentré en contact avec ses descendants qui au départ n’étaient pas franchement enthousiastes à l’idée de révéler la véritable personnalité de leur aïeul ! Puis avec le temps et la confiance s’instaurant ils m’ont ouvert leurs archives …  La nouvelle génération, arrière petits fils et filles reprendra le flambeau d’autant qu’ils ont hérité de la fibre paternelle, et la plupart sont engagés dans des carrières scientifiques de très haut niveau à l’instar de leur ancêtre.

– à quand remonte cette connaissance ?

Si j’étais honnêteJohan Dreue Fulcanelli Canseliet je dirais à ma naissance ! mais comme ceci ne peut être pris sérieusement en compte je dirais à l’âge de 14-15  ans. Comme tout adolescent de l’époque j’avais lu le Matin des Magiciens et découvert dans la bibliothèque familiale les oeuvres de l’Adepte que j’ai aussitôt lu avec enthousiasme. A cette époque je lisais beaucoup ! mais ce qui m’a frappé c’est cet air d’étrange familiarité avec l’auteur dont on ne connaissait que le pseudonyme que Canseliet résume très justement comme la synthèse de Vulcain et Hélios, à savoir le feu de la Terre avec le Feu du Soleil. Plusieurs faits étranges se sont ensuite produits dans ma vie, des faits que je ne puis encore révéler et d’autres comme celui d’avoir habité la maison de Victor Geoffroy Dechaume, celui-là même qui restaura la cathédrale de Notre Dame de Paris sous les ordres de Viollet Le Duc. Ma voisine Mme Elisabeth Dechaume était son arrière petite fille et possédait encore beaucoup de ses moulages et dessins. J’ai pu voir combien cet homme mentionné dès les premières pages du Mystère des Cathédrales était lié au Grand Oeuvre. Il existe d’ailleurs de lui un magnifique portrait où il se représente en alchimiste ! C’était en 1984 !  et l’idée de me confronter à l’Adepte ne m’effleurait même pas l’esprit ! La connaissance de son nom je la dois à un médecin polonais, ami de mon père, le Dr. JC de Tymowski qui fut le fondateur de la première école d’acupuncture en France.  Mais lui même tenait cette révélation d ‘un moine bénédiction, le Père Dom Cyril von Korvin Krasinski ayant été l’un des maillons d’une très antique filière initiatique (la même que celle de Gurdjieff) et ayant connu en sa jeunesse les Curie, surtout Marie Curie dont le père avait été lié à cette filière, la filière spagyrique des bouriates. Une autre histoire ! …

– et qu’avait vous fait de cette révélation ?

dans un premier temps et jusqu’à la préparation du colloque de 1999 : rien ! absolument rien !  je savais et celà me suffisait. L’image de l’homme m’était familière et m’accompagnait. Pour ce colloque je suis quand même entré en contact avec la famille et les descendants de Fulcanelli pour fleurir sa tombe. Puis les coups bas sont tombés de tous les côtés et j’ai préféré laisser la soupe tiédir sur le feu. Ce qui ne m’a empêché de rencontrer la plupart des étudiants du Grand Art depuis, enfin presque tous car je ne parle pas des toquards et autres vendeurs de soupe qui mélangent le coaching avec l’alchimie ! Même ce brave Eugène Canseliet se serait retourné dans sa tombe devant pareille vénalité et cupidité de ces nouveaux adeptes  ! … Depuis ce temps j’ai rassemblé une masse de documentation suffisante pour faire l’objet d’un livre qui paraîtra en mars 2015, mes dernières collectes remontent à moins de deux mois. Il reste encore beaucoup de champ de recherche mais ce sera du domaine d’une association dont le but sera de préserver et restaurer la mémoire de cet homme remarquable. Et puis il faut cesser ces pseudo fulcanelli qui surgissent comme autant d’avatars de série B !  L’Adepte mérite mieux que ces nanards qui nous annoncent à grand renfort de trompettes les dernières révélations. La mienne est sans doute moins sensationnelle – encore que – mais elle a le mérite de fixer sa quête dans le cours de l’histoire liée à l’une des plus belles pages de la Science moderne. Dans le genre humoristique je dois dire que le Paul Decoeur édité par Serge Goasguen m’a beaucoup fait rire et à ce titre il mérite mon indulgence ! Comme je le connais je ne doute pas un instant qu’il s’agissait pour lui de faire œuvre de divertissement. Ce fût réussi de façon magistrale.

– et qu’en concluez vous ?

J’en conclu que l’oeuvre de Fulcanelli restera méconnue si l’on ne met pas un visage et un corps derrière le mythe car sinon le mythe enflera et c’est la porte ouverte à toutes les aventures ! Il y a eut trop d’errances et de n’importe quoi à son sujet. Dans cette biographie croisée je me suis efforcé à faire coïncider les deux portraits pour qu’ils n’en fassent qu’un et qu’ainsi la vérité soit faite. Mais je ne m’estime pas satisfait pour autant car la tâche qui reste est encore grande. Je travaille maintenant sur ses héritiers tant dans sa vie d’Adepte que profane et il reste bien des mystères à résoudre mais j’avance bien. Ce deuxième travail s’intitulera « L’alchimiste de la République » .


fulcanelliDevant le domicile de l’Adepte, 89 boulevard Saint Michel, c’est non sans ironie que l’on trouve au dessus du porche de celui ci la plaque d’un orfèvre ! … Mais ceci n’est qu’un clin d’œil de l’Histoire !…

 voir les livres ici

Colloque de Bourges : voyage au centre de la terre avec Fréderic Quintana da Silva

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Colloque de Bourges 9-10 Novembre 2014

Voyage au centre de la Terre avec Frédéric Da Silva Quintana, spécialiste des très hautes énergies

Après avoir longuement enquêté sur les températures et l’activité soliare, l’Adepte après sa rencontre avec Nikola Tesla avait oriénté ses recherches sur ce second Soleil cette fois interne à la Terre. Un livre lui était dédié sous le titre de « Finis Gloriae Mundi », il y exposait ses théories scientifiques qui étaient très novatrices pour l’époque mais en conclusion déclarait que le feu interne à la Terre était comparable à celui du Soleil. Pour la première fois aussi il développait et expliquait la nature géomagnétique de son coeur constitué de fer sous une pression colossale (le noyau ou graine).

Les densités et les dimensions dans l’Univers
Les densités sont prises ici au sens des densités dimensionnelles, des mondes parallèles coïncidant géométriquement avec le nôtre. Il s’agit des densités où habiteraient les fées et le petit peuple, mais également les anges et les démons. On les appellera les densités dimensionnelles (on les appelle dans la littérature habituelle les dimensions parallèles).
Les dimensions sont ici prises en deux sens. Le premier concerne la longueur des objets avec leurs contractions ou allongements en fonction de la vitesse relative (contraction de Lorentz) ou de la présence de champs (contraction en présence de champs selon Konstantin Meyl). Le deuxième est le sens habituel considéré en mathématiques. On parlera, respectivement de contractions et de dimensions.

Densités, contractions et dimensions interviennent dans la physique des transmutations.
Pour les examiner selon un nouveau point de vue, il vous est proposé de voyager d’abord dans une théorie où tout part du champ électromagnétique, les particules comme les autres forces de la physique moderne. La relativité est remplacée par l’objectivité par transfert dans un nouveau monde où le temps est absolu (pour une densité donnée) et où les contractions des longueurs sont fonction de l’intensité des champs présents.
Au cours de ce premier voyage, on se trouve déjà dans un monde étrange où lorsque l’on s’enfonce dans la surface terrestre l’on retrouve davantage de place. En plongeant dans la croûte terrestre, on va trouver de plus en plus de place, ce qui est paradoxal, mais expérimentalement prouvé.
Le deuxième voyage est la suite du premier, c’est le voyage vers une Terre creuse, vers le centre de la Terre en suivant Jules Verne. Comme il y a davantage de place vers le centre, il doit y avoir une limite et cette limite est une surface à l’intérieur de la Terre. Curieusement, beaucoup d’autres se sont joints à Jules Verne pour parler d’un monde à l’intérieur de la Terre, et des témoignages sérieux se sont ajoutés pour contrecarrer l’impossibilité physique théorique d’une telle structure planétaire.

Le théorème de Gauss appliqué à l’intérieur de la Terre creuse en prouve l’impossibilité dans le cadre de la physique habituelle. Il faut recourir aux théories de J.P.Petit des mondes gémellaires et y adjoindre les concepts de densité parallèles (ou de multivers ou multiunivers) pour que la construction d’une Terre Creuse devienne possible. Cette construction affinée avec les idées de Konstantin Meyl aboutit à un monde intérieur possible et doté de propriétés curieuses.
Cependant, la construction précédente ne résout pas la question de l’existence de l’étoile interne, ou les étoiles internes à la planète, citées par beaucoup de témoins et de documents. Mais une nouvelle discussion concernant la nature de la gravité en rapport avec certaines théories physiques actuelles nous permet de rêver d’une fenêtre vers d’autres mondes signalés par l’étoile ou les étoiles internes. Pour cela, il faudra considérer de nouvelles dimensions.

Dans son intervention le professeur Frédéric Da Silva Quintana évoquera les points suivants :

  1. Introduction à la théorie des mondes multidimensionnels imbriqués
  2. Bases pour une approche physique
  3. Remarques initiales

Les théories synthétisées par J. P. Petit, émanant de Sahkarov, ou en collaboration avec d’autres physiciens, concernant l’espace gémellaire et la variation des constantes universelles avec le temps semblent précieuses et devraient être prises en compte, comme point de départ. On y résout de façon élégante beaucoup de phénomènes, expliqués dans les théories officielles par des artifices pas clairs (énergie sombre, matière noire et autres).
On y parle un peu de mondes parallèles et des dimensions parallèles.
Un point intéressant est que la gravité est la « seule » interaction qui relie univers et anti-univers. Notre idée concernant la gravité comme interagissant entre tous les mondes et anti-monde parallèles n’en est qu’une généralisation.

Introduction à l’exposé qui sera donné par le professeur Da Silva : la théorie du professeur Konstantin Meyl : des ondes scalaires au générateur de champ (en photo Konstantin Meyl)

1 – Définition d’une onde scalaire

Konstantin MeylC’est une onde de nature longitudinale, qu’elle soit mécanique (sons) ou bien électrique, magnétique, ou encore mentale (champ de torsion de la conscience) qui se propage à vitesse variable, en vortex, alors que les ondes classiquement connues, de type électromagnétique comme la lumière visible ou les ondes radio, sont de nature transversale, et progressent à vitesse fixe (= C vitesse lumière) en sinusoïdes.

2 – Importance des ondes scalaires

Les mouvements de l’eau et de l’air dans l’environnement, puis ceux des liquides corporels (sang, lymphe) se font en permanence sous la forme de vortex.
Il en est de même pour les ondes ! Les ondes scalaires sont les plus abondantes dans l’univers et sur la terre, mais invisibles, elles se laissent difficilement mesurer !

Nikola Tesla, au début du XXè siècle, a démontré l’existence de ce rayonnement, qui passe les cages de Faraday et qui progresse parfois plus vite que la lumière ! Le Pr allemand Konstantin Meyl a suggéré que les neutrinos que nous recevons du soleil/cosmos constituaient une grande part des ondes scalaires : mais elles existent aussi partout à la surface de la terre, émises par les roches, les plantes, les arbres et tout être vivant : elles forment un bruit de fond aussi constant que vital !

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Charles Imbert au colloque de Bourges

Le septenaire en alchimie

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Membre du bureau de IANDS-France (Internation Association for Near Death Studies) depuis plus de quinze ans, Charles Imbert est passionné par les Lois occultes et l’Histoire de l’Esotérisme. Dans un Article des Cahiers de IANDS (Juillet 2001) “En quête de l’autre monde”, il appelle à une cartographie du monde invisible. Cette recherche sur l’organisation et la philosophie interne du monde caché a été marquée plus récemment par un article sur l’Elusivité, paru dans le Bulletin Métapsychique n°13 (décembre 2012), à propos des limites des domaines d’investigations dans le paranormal.

Tarologue travaillant sur le Destin et les médiumnités en compagnie de Robert Mazlo de 2000 à 2003, il étudie le Tarot de Marseille dans la lignée des travaux de Gérard Van Rijnberk, de manière à saisir son exhaustivité première. L’ouvrage qui en résulte, “Les sources du Tarot” (Dervy, 2007) met en évidence, pour plus de la moitié des arcanes majeurs, une filiation des représentations du culte antique des mystères de Mithra, de même que la présentation de nombreux symboles maçonniques. Y figure également la première présentation en français des travaux de David Ulansey sur le symbolisme astrologique problématique de ce culte. L’ouvrage qui suit ensuite, “Les sources souterraines de la Franc-Maçonnerie” (Tredaniel-Vega, 2009) approfondit cette question et met en évidence pour la première fois une liste d’une vingtaine de similitudes fortes entre l’initiation antique et la franc-maçonnerie moderne, de même qu’un possible fil rouge initiatique à travers plus de 1000 ans histoire occidentale.

Continuant d’enquêter sur la source de l’initiation par la lumière et les sept premiers nombres, il établit l’identité entre les sept premier degrés du REAA et les sept degrés de l’initiation mithraïste, poussant le nombre similitudes fortes à plus de quarante (manuscrit à paraître fin Mars 2014 aux Editions La Pierre Philosophale). Il travaille actuellement sur les mythes d’éveil en douze épreuves (Ulysse, Heracles, Gilgamesh et leurs zodiaques à clés), et sur le Jugement des Morts dans ses transversalités et symboles.
Géobiologue formé par Alain de Luzan, il se préoccupe également de géométrie sacrée et des lois et mécanismes occultes mis en œuvre dans les lieux et réseaux d’implantations humaines.


metauxLe symbolisme alchimique des métaux repose sur leur correspondance avec les planètes de l’astrologie antique. Si l’alchimie est née avec les forgerons de la Mer Noire, comme le prétend Mircéa Eliade, et plus probablement avec les premiers fondeurs en Mésopotamie, il n’est pas étonnant de retrouver un symbolisme des métaux accordé avec le nombre sept.

Dans l’antiquité, la compréhension du septenaire était considérée comme la Science des Sciences (terme souvent repris pour désigner l’astrologie, la philosophie, l’alchimie, etc.). Si tout n’était pas douze, alors tout était sept : couleurs, voyelles, musique, jours de la semaines, etc. Cette compréhension bien oubliée est pourtant une des Lois de base, avec la Loi de douze et la Loi de Trois (Trinité), qui furent présentées à nouveau par Gurdjieff. L’exposition de l’articulation de ces Lois permet la compréhension de l’ordre particulier du septenaire.

La correspondance des sept métaux dépasse le symbolisme pour présenter certains faits, comme le l’ordre des numéros atomiques (inconnus dans l’antiquité), qui démontrent qu’un ordre sous-jacent anime les métaux du septenaire. Or, qui dit ordre dit vie. Il y a lieu de retrouver l’expression du divin dans les ordres des métaux et leurs correspondances.

An artist’s rendering of the most distant quasar

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Fulcanelli, Tesla, Energie libre et rayons X

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« Dans l’espace, il existe une forme d’énergie libre, infinie qui permettra à l’humanité de mettre en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. Cette découverte n’est qu’une question de temps. » Nicolas Tesla (1856-1943)

Aujourd’hui par mes archives consignées dans les cahiers Fulcanelli, nous savons que Nikola Tesla et Fulcanelli se sont rencontrés en 1890 non loin des chutes de Niagara. Les discussions se poursuivirent à Chicago et l’influence de l’Adepte fut déterminante dans l’évolution intellectuelle du jeune électricien. Tesla avait posé les pieds sur le sol américain en 1884 et il avait déjà fait son chemin auprès de Thomas Edison. En 1886 il avait crée sa propre entreprise et c’est celle ci qu’il eut l’honneur de montrer en 1890 à l’Adepte venu lui rendre visite.

Pour comprendre les origines de la découverte de Tesla sur l’énergie libre et son origine, il faut revenir à son obsession première qui est celle du transport de l’électricité sur de longues distances. Un premier pas révolutionnaire avait déjà été accomplit avec l’invention du courant alternatif, mais Tesla voyait plus loin encore ..

Au cours de la même année que celle de l’inauguration de la centrale des chutes du Niagara, Tesla, qui était capable de travailler simultanément sur plusieurs projets, aussi bien théoriques que pratiques, annonça avoir découvert les rayons cosmiques, ainsi qu’un système technologique pour en exploiter l’énergie. La très grande inventivité de Tesla et sa capacité de travailler sur plusieurs projets à la fois commencèrent à exciter la jalousie de ses collègues comme Edison et des universitaires de l’époque, au point que quelqu’un commença même à le taxer de folie, de mégalomanie, voire de vantardise. Bien des années plus tard, Tesla déclara à ce propos :

Ils me traitèrent de fou en 1896 lorsque j’annonçai la découverte des rayons cosmiques. Ils n’eurent de cesse de se moquer de moi, puis, des années après, ils purent vérifier que j’avais raison. À présent, je présume que l’histoire se répètera quand j’affirmerai avoir découvert une source d’énergie jusqu’ici inconnue, une énergie sans limites et qu’il est possible de canaliser… J’ai commencé à travailler pour endiguer l’énergie des rayons cosmiques et je peux à présent affirmer avec certitude être parvenu à faire fonctionner un appareil motorisé qui marche par leur intermédiaire. Je peux vous dire que, généralement parlant, les rayons cosmiques ionisent l’air en libérant de nombreuses particules libres comme les ions et les électrons. Ces charges sont emmagasinées dans un condensateur qui fait office de système d’échappement pour le circuit du moteur. J’espérais construire mon moteur à grande échelle, mais les circonstances n’ont malheureusement pas été favorables.

En 1901, ces concepts, qui se basaient sur son expérience technologique acquise avec les courants alternatifs, se concrétisèrent dans l’obtention d’un brevet pour la production d’« énergie libre ». Le brevet s’intitulait « Dispositif pour l’utilisation d’énergie rayonnante ». Les sources principales d’« énergie libre » auxquelles Tesla se référait étaient le soleil, la magnétosphère et leur interaction mutuelle, la Terre et les rayons cosmiques. En résumé, le but principal de Tesla était de condenser l’énergie piégée entre la Terre et la haute atmosphère pour la transformer en courant électrique. Il visualisa le soleil comme une immense boule faite d’électricité et chargée positivement avec un potentiel de plus de 200 milliards de volts, et la Terre, comme un corps chargé négativement. L’énorme force électrique qui jaillit entre ces deux corps constituait, du moins en partie, ce qu’il appelait aussi « énergie cosmique ». Cette énergie varie entre le jour et la nuit et d’une saison à l’autre, mais elle est toujours présente. Tesla se rendit compte le premier de l’existence, dans notre environnement naturel, d’un système spontané de conduction électrique parce que le soleil crée des particules ionisées qu’on peut canaliser aussi bien par le sol que par l’ionosphère (à 70 km de hauteur) comme des moyens de conduction électrique. En raison des propriétés conductrices de ces deux éléments, il est possible d’émettre des ondes radioélectriques de basse fréquence qui s’assemblent dans le canal sol/ionosphère, puis se propagent dans un « guide d’ondes ».

Sur la base de ce processus, les particules positives sont bloquées au niveau de l’ionosphère, et entre cette dernière et les charges négatives du terrain – soit une distance de 70 km – il existe une différence de potentiel de l’ordre de 360 000 volts. Avec les gaz de l’atmosphère, qui agissent comme des couches isolantes placées au milieu de ces deux charges électriques opposées, la région située entre le terrain et le début de l’espace est en mesure de piéger une grande quantité d’énergie. Malgré ses grandes dimensions, la planète se comporte électriquement comme un condensateur qui sépare les charges positives des charges négatives en utilisant du matériel non conductible en guise d’isolant. (à suivre)

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De nos jours de jeunes chercheurs ont repris les recherches, notamment Jean-Christophe Dumas avec son « résonateur ». Durant plusieurs années, un chercheur ardéchois indépendant, Jean-Christophe Dumas, explore « l’effet Casimir » en relation avec la résonance de l’eau. Il découvre un procédé générateur spontané de vapeur aux caractéristiques singulières. « L’effet Dumas » est expertisé à Nice par un laboratoire indépendant le 14 septembre 2013. Les conclusions du rapport sont édifiantes : à l’instar de l’effet Casimir, l’effet Dumas génère un rendement de 116% d’énergie.
Pour la première fois un procédé simple, facile à concevoir et très peu coûteux, permet à tous, un accès à l’énergie libre. Avec son ami Pierre Antoine Courouble , il sera présent le dimanche 9 Novembre au colloque sur « les nouveaux alchimistes  » à Bourges

PAC & JCD 2Pierre Antoine Courouble et Jean-Christophe Dumas : des militants pour une technologie bienveillante

Voir le supplément Tesla Fulcanelli

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Fulcanelli, Nec Te Nec Sine Te ou la Farlouse des prés

Farlouse Pipit   Caisson 9. – Le soleil, perçant les nues, darde ses rayons vers un nid de farlouse, contenant un petit œuf et posé sur un tertre gazonné. Le phylactère, qui donne au bas-relief sa signification, porte l’inscription :

. NEC . TE . NEC . SINE . TE .

 » Non pas toi, mais rien sans toi. Allusion au soleil, père de la pierre, suivant Hermès et la pluralité des philosophes hermétiques. L’astre symbolique, figuré dans sa splendeur radiante, tient la place du soleil métallique ou soufre, que beaucoup d’artistes ont cru être l’or naturel. Erreur grave, d’autant moins excusable que tous les auteurs établissent parfaitement la différence existant entre l’or des sages et le métal précieux. C’est, en effet, du soufre des métaux que les philosophes entendent parler lorsqu’ils décrivent la manière d’extraire et de préparer ce premier agent, lequel, d’ailleurs, n’offre aucune ressemblance physico-chimique avec l’or vulgaire. Et c’est également ce soufre, conjoint au mercure, qui collabore à la génération de notre œuf en lui donnant la faculté végétative. Ce père réel de la pierre est donc indépendant d’elle, puisque la pierre provient de lui, d’où la première partie de l’axiome : nec te ; et comme il est impossible de rien obtenir sans l’aide du soufre, la seconde proposition se trouve justifiée : nec sine te. Or, ce que nous disons du soufre est vrai pour le mercure. De sorte que l’œuf, manifestation de la nouvelle forme métallique émanée du principe mercuriel, s’il doit sa substance au mercure ou Lune hermétique, tire sa vitalité et sa possibilité de développement du soufre ou soleil des sages.

En résumé, il est philosophiquement exact d’assurer que les métaux sont composés de soufre et de mercure, ainsi que l’enseigne Bernard Trévisan ; que la pierre, quoique formée des mêmes principes, ne donne point naissance à un métal ; qu’enfin, le soufre et le mercure, considérés à l’état isolé, sont les seuls parents de la pierre, mais ne peuvent être confondues avec elle. Nous nous permettons d’attirer l’attention du lecteur sur ce fait que la coction philosophale du rebis fournit un soufre, et non un assemblage irréductible de ses composants, et que ce soufre, par assimilation complète du mercure, revêt des propriétés particulières qui tendent à l’éloigner de l’espèce métallique. Et  c’est sur cette constance d’effet qu’est fondée la technique de multiplication et d’accroissement, parce que le soufre nouveau reste toujours susceptible d’absorber une quantité déterminée et proportionnelle du mercure. »

  Dampierre nec-te

Un soleil darde ses rayons vers un nid de farlouse. Cet oiseau naît dans les prés, le nid étant posé sous des herbes à même le sol.

 

Commentaire : dans l’un de ses carnets de voyages, l’Adepte parle de la Farlouse observée non sans émotion alors qu’il se trouve dans le désert saharien. La Farlouse est une humble alouette des prés ou passereau fréquent en Isère et Franche Comté. Elle migre chaque année en Afrique du Nord et c’est là que l’Adepte pu la retrouver à son grand étonnement …  Grand marcheur et observateur de la nature, préparateur auprès de Louis Pasteur, nous ne sommes donc pas étonnés à notre tour de voir cette référence surgir à l’occasion de l’un de ses commentaires sur les caissons de Dampierre sur Boutonne. Sauf que sur celui ci il commet une erreur. Ce qu’il prend pour un oeuf est en réalité un oeil inversé regardant de face le soleil. En fait il s’agit bien d’une sorte de nid mais à la place de l’oeuf l’artiste a placé ce qui ressemble à un  oeil qui absorbe les rayons du soleil.

Explication no 1  : Cet oeil est un oeil droit mais l’imprécision du dessin de Julien Champagne empêcha Fulcanelli de le décrire comme tel. L’oeil contemple le rayonnement solaire, ouvert à lui, ce qui est physiquement impossible car personne ne  peut regarder le soleil en face.

Dampierre nec-te 2

Cependant dans son propre commentaire l’Adepte, en fin normalien qu’il est, grand connaisseur du grec et homme de culture donne toute sa dimension d’interprète en ajoutant :

«  La farlouse des prés (Anthus pratensis) est un petit oiseau voisin des alouettes. Il fait son nid dans l’herbe. On le nommait Anthos chez les Grecs ; mais ce mot a une autre signification de caractère nettement ésotérique. Anthos désigne encore la fleur et la partie la plus parfaite, la plus distinguée d’une chose ; c’est aussi l’efflorescence, la mousse ou l’écume de solutions dont les parties légères montent et viennent cristalliser à la surface. Cela suffit pour donner une idée claire de la naissance du petit oiseau dont l’unique oeuf doit engendrer notre Phénix. »

Il aurait pu également ajouter, puisqu’il insiste sur le vocable d’Anthos, que celui ci lutta contre Poséidon, ce qui personnifie cette double nature du Mercure et du Soufre, les pères générateurs de cet oeuf !

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Technique de multiplication : croissance cristalline d’oxyde de zinc en solution liquide sursaturée

Explication no 2 : il ne s’agit pas d’un oeil mais d’un ormeau, mollusque sur lequel avait travaillé l’adepte auprès de son Maître d’alors, Louis Pasteur lorsqu’il collaborait avec Henri Lacaze-Duthiers maitre de conférence à l’Ecole Normale Supérieure (élu à l’académie des Sciences en 1871 et Maitre de conférence sur les mollusques et zoophytes). L’illustration ci dessous en donne une meilleure vue et nous pouvons également comprendre son commentaire faisant état de « mousse » et « écume »..  Ce que l’on prend pour un nid est alors en réalité un bassin d’eau de mer où l’on peut voir les algues et la végétation d’eau. Le dessin au trait de Julien Champagne semble même indiquer les rides de l’eau et meparait plus approprié pour décrire un bassin qu’un nid d’oiseau.  De plus dans ses vieux jours, l’Adepte avait retrouvé les joies d’une modeste viticulture et avait appelé sa cuvée « Le clos des ormeaux » en souvenir de ses vacances passés en Charentes Maritime et qui sait pour d’autres raisons qu’il reste à découvrir !… Non loin de Dampierre sur Boutonne en direction de la Rochelle on pratique encore l’élevage en bassin des ormeaux. CQFD

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pour que l’on ne puisse plus dire n’importe quoi sur l’Adepte – JK (Johan Dreue)

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Fulcanelli, Dampierre sur Boutonne et Monsieur Depaul

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Saint Vincent Depaul, sans doute l’un des hommes les plus puissants du Royaume au point que le Cardinal  Mazarin le fit espionner pour sa propre sécurité !… mais il fut largement récompensé en retour de sa discrétion en faveur du fondateur de la Congrégation .

Dans un préambule assez long et très détaillé, l’adepte nous livre aussi une facette de son identité séculière. Il fait état en effet de ses doutes et interrogations quand à la réelle identité du concepteur de ce joyau hermétique que sont les 91 caissons de la galerie haute du Château de Dampierre sur Boutonne. A son accoutumé il nous laisse aussi des traces non négligeables et fait état – mais pourquoi ?, de la qualité de « colonel des grisons » ou plus exactement « colonel général des 100 Suisses et Grisons » des membres mâles de la famille, l’une des plus titrée et des plus noble de France, je veux parler des Gondi. L’acteur principal  n’est pas nommé car en réalité il trame toute l’oeuvre de l’Adepte, laissant ainsi le soin aux lecteurs curieux et attentifs de le remettre en place, ce que nous fîmes sans tarder.

Ce fut assez difficile de démêler l’écheveau de cette intrigue mais les faits sont têtus et donc nous y voilà : Dampierre sur Boutonne et Saint Vincent Depaul sont en effet intimement liés tout comme ce dernier est lié à d’autres demeures philosophales décrites par l’Adepte. Sur cette composition, de gauche à droite nous avons ; Claude Catherine de Clermont dont tout porte à penser qu’elle fut l’inspiratrice des fameux caissons et nous dirons pourquoi, puis Albert de Gondi son mari (1522-1602). Ce dernier eut notamment comme enfant Philippe-Emmanuel de Gondi (1581 – 1662) et c’est là qu’intervient le célèbre, très puissant  et très énigmatique « Monsieur Vincent Depaul » , principal conseiller et directeur de conscience dudit personnage.

Extrait

Dampierre_sur_Boutonne_facade

 

Il est à peu près certain, et nous partageons sur ce point l’opinion de Léon Palustre, que le plafond de la galerie haute, où gît tout l’intérêt de Dampierre, fut exécuté de 1545 ou 1546 à 1550. Ce qui l’est moins, c’est l’attribution que l’on a faite de cet œuvre à des personnages, notoires sans doute, mais qui lui sont complètement étrangers. Certains auteurs ont, en effet, prétendu que les motifs emblématiques émanaient de Claude de Clermont, baron de Dampierre, gouverneur d’Ardres, colonel des Grisons et gentilhomme de la chambre du roi. Or, dans sa Vie des Dames illustres, Brantôme nous dit que, pendant la guerre du roi d’Angleterre et du roi de France, Claude de Clermont tomba dans une  » embusche  » dressée par l’ennemi, et y mourut en 1545. Il ne pouvait donc être pour si peu que ce fût dans les travaux exécutés après son décès. Sa femme, Jeanne de Vivonne, fille d’André de Vivonne, seigneur de la Châteigneraye, d’Esnandes, d’Ardelay, conseiller et chambellan du roi, sénéchal du Poitou, etc., et de Louise de Daillon du Lude, était née en 1520. Elle restait veuve à vingt-cinq ans. Son esprit, sa distinction, sa haute vertu lui acquirent une réputation telle que, à l’instar de Brantôme, louant l’étendue de son érudition, Lèon Palustre lui fait l’honneur d’être l’instigatrice des bas-reliefs de Dampierre :  » c’est là, dit-il, que Jeanne de Vivonne s’est amusée à faire exécuter, par des sculpteurs d’un mérite ordinaire, toute une série de compositions au sens plus ou moins clair.  » Enfin, une troisième attribution ne mérite pas même la peine d’être retenue. L’abbé Noguès , en mettant en avant le nom de Claude-Catherine de Clermont, fille de Claude et de Jeanne de Vivonne, émet une opinion absolument inacceptable, ainsi que le dit Palustre :

 » Cette future châtelaine de Dampierre, née en 1543, était une enfant au moment où s’achevaient les travaux. « 

Ainsi, pour ne point commettre d’anachronisme, est-on obligé d’accorder à Jeanne de Vivonne seule la paternité du décor symbolique de la galerie haute. Et pourtant, quelque vraisemblable que puisse paraître cette hypothèse, il nous est impossible d’y souscrire. Nous nous refusons énergiquement à reconnaître une femme de vingt-cinq ans comme bénéficiaire d’une science exigeant plus du double d’efforts soutenus et d’études persévérantes. En supposant même qu’elle ait pu, dans sa prime jeunesse, et au mépris de toute règle philosophique, recevoir l’initiation orale de quelque artiste inconnu, il n’en demeure pas moins qu’il lui aurait fallu contrôler, par un labeur tenace et personnel, la vérité de cet enseignement. Or, rien n’est plus pénible, plus rebutant, que de poursuivre, pendant de longues années, une série d’expériences, d’essais, de tentatives réclamant une assiduité constante, l’abandon de toute affaire, de toute relation, de toute préoccupation extérieure. La réclusion volontaire, le renoncement au monde sont indispensables à observer si l’on veut obtenir, avec les connaissances pratiques, les notions de cette science symbolique, plus secrète encore, qui les recouvre et les dérobe au vulgaire. Jeanne de Vivonne se soumit-elle aux exigences d’une maîtresse admirable, prodigue d’infinis trésors, mais intransigeante et despotique, voulant être aimée exclusivement pour elle-même et imposant à ses adorateurs une obéissance aveugle, une fidélité à toute épreuve ? Nous ne trouvons rien chez elle qui puisse justifier un tel souci. Au contraire, sa vie est uniquement mondaine. Admise à la cour, écrit Brantôme,  » dès l’âge de huict ans, y avoit elle esté nourrie, et n’avoit rien oublié ; et la faysoit bon ouyr parler, ainsy que j’ay veu nos roy et reynes y prendre un singulier plaisir de l’ouyr, car elle sçavoit tout et de son temps et passé ; si bien qu’on prenoit langue d’elle comme d’un oracle. Aussi, le roy Henri IIIe et dernier la fist dame d’honneur de la reyne, sa femme.  »

Vivant à la cour, elle voit successivement cinq monarques se succéder sur le trône : François Ie , Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Sa vertu est reconnue et réputée au point d’être respectée par l’irrévérencieux Tallemant des Réaux ; quant à son savoir, il est exclusivement historique. Faits, anecdotes, chroniques, biographies en constituent l’unique bagage. C’était, en définitive, une femme douée d’une excellente mémoire, ayant beaucoup écouté, beaucoup retenu, au point que Brantôme, son neveu et historiographe, parlant de Mme de Dampierre, dit qu’elle  » estoit un vray registre de la court « . L’image est parlante ; Jeanne de Vivonne fut un registre, agréable, instructif à consulter, nous n’en doutons pas, mais elle ne fut point autre chose.

Entrée si jeune dans l’intimité des souverains de France, avait-elle seulement plus ou moins résidé, par la suite, au château de Dampierre ? Telle était la question que nous nous posions en feuilletant le beau recueil de Jules Robuchon , lorsqu’une notice de M. Georges Musset, ancien élève de l’école des Chartes et membre de la Société des Antiquaires de l’Ouest, vint à propos la solutionner et appuyer notre conviction.  » Mais, écrit G. Musset, voilà que des documents inédits viennent compliquer la question et semblent créer des impossibilités. Un aveu de Dampierre est rendu au roi, à cause de son châtel de Niort, le 9 août 1547, à l’avènement de Henri II. Les avouants sont Jacques de Clermont, usufruitier de la terre, et François de Clermont, son fils émancipé, pour la nue-propriété. Le devoir consiste en un arc d’if et un bousson sans coche. De cet acte, il semble résulter :

I° que ce n’est pas Jeanne de Vivonne qui jouit de Dampierre, ni sa fille Catherine qui le possède ;

2° que Claude de Clermont avait un jeune frère, François, mineur émancipé en 1547. Il n’y a pas lieu, en effet, de supposer que Claude et François seraient un même personnage, puisque Claude est mort pendant la campagne de Boulogne, finie, nous le savons, par le traité entre François Ier et Henri VIII, le 7 juin 1546. Mais alors que devint François, qui n’est pas indiqué par Anselme ? Que se passa-t-il, relativement à cette terre, de 1547 à 1558 ? Comment, d’une aussi belle association d’incapacités au point de vue de la possession, usufruitiers ou mineurs, put sortir une habitation aussi luxueuse ? Ce sont là des mystères que nous ne pouvons éclaircir. C’est déjà beaucoup, croyons nous, que d’entrevoir les difficultés. « 

Ainsi se trouve confirmée l’opinion que le philosophe à qui nous devons tous les embellissements du château, — peintures et sculptures, — nous est inconnu et le restera peut-être à jamais.  » Fulcanelli in Demeures Philsosophales

par JK, tous droits réservés in « à l’ombre des Chênes »

Le four en faïence de Winterthur par David Pfau (Haffner)

pfau

de l’utilisation des feux …

Dans la catégorie des arts du feux à cuisson lente nous trouvons les verriers (vitraux) et les céramistes et autres émailleurs. Pour les feux, l’utilisation d ‘un four en faïence est une bonne étape. L’Adepte signale l’existence de ce poêle aux médaillons hermétiques situé à Winterthur en Suisse non loin de Zurich. Il fut fabriqué par Pfau (ou Pfauw) et l’adepte le signale dans son Mystère des cathédrales. A l’époque il n’était vraiment pas évident d’en connaitre l’existence sauf si … c’est ce que nous expliquons dans notre ouvrage à paraitre.

Les dix-huit panneaux ci-dessous ont donné lieu à une interprétation dans l’ouvrage de J.J. Bourcart, Esquisse hermétique du tout universel, Zurich, 1896 avec une préface de Gérard d’Encausse. A notre tour et comme nous l’avions déjà fait en 1995, nous donnerons l’explication de chacun des panneaux, pour le reste il faudra se reporter à notre ouvrage en deux tomes.

Concernant le poêle de Winterthur, il faut savoir que sa décoration, assortie de commentaires, fut publiée au sein d’un ouvrage, imprimé à Zurich en 1896. L’ouvrage en question, intitulé « Esquisses du Tout Universel » fut signé d’un pseudonyme : Jacob. Ce pseudonyme masquait en réalité Jean-Jacques Bourcart, ancien industriel, philanthrope, issu d’une famille alsacienne. Bourcart s’était vu retiré la direction de l’entreprise familiale après avoir voulu la livrer à l’autogestion des salariés. Une seconde édition de l’Esquisse du Tout Universel bénéficia d’une préface du docteur Gérard Encausse, dit Papus.

Le four de Winterthur et Fulcanelli :

A la lecture des documents afférents au poêle de Winterthur, certaines remarques s’imposent :
Le poêle est attribué à H.H. Pfau (Hans Heinrich). Fulcanelli écrit P.H. Pfau, et P.F. Pfau (dans les Demeures…) – Bourcart commentant le sens hermétique du poêle use de la formule « Savoir, Pouvoir, Oser, se Taire » sur laquelle s’achève également « le Mystère des Cathédrales ».

Enfin, commentant le 10 ème médaillon ornant le poêle, Bourcart écrit :  » Un homme pêche à la ligne et tire d’un étang un beau poisson ». Fulcanelli (dans le Mystère) explique : « …on voit un pêcheur à la ligne sortant de l’eau un beau poisson… »
Or, même en usant d’une bonne loupe, il faut beaucoup de bonne volonté pour déceler un poisson et encore plus d’acuité visuelle pour pouvoir le qualifier de beau !  Donc, Fulcanelli connaissait fort bien le travail de Bourcart … voire Bourcart en personne, ce qui n’est pas sans importance à plus d’un titre : l’importance de la suisse et de Zurich, en particulier, dans cette affaire ne peut s’expliquer que par un familier des lieux, en l’occurrence par un franc-comtois de plus spécialiste des fours : notre adepte !  Mais ceci n’est qu’un très pâle aperçu de nos propres découvertes que nous allons consigner dans un cahier spécialement dédié à ce four en faïence.

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Blason de la famille H. Pfau où le Paon fait miroiter l’arc en ciel du  feu de ses couleurs

(le Paon est aussi emblématique de l’Art Royal)

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Chrysopée et Toison d’or (2)

rosee_celesteQuadrilobe représentant Gédéon et le miracle de la Toison d’Or (thème de l’humide radical) , portail occidental de la Mère Dieu, planche XXVI de l’édition originale du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, illustré par Julien Champagne. Placé dans un renfoncement du portail occidental, il fallait avoir l’oeil averti pour remarquer ce médaillon qui s’insère avec trois autres médaillons, le buisson ardent de Moïse, le songe de Nabuchodonosor et la verge d’Aaron …

Ecoutons le commentaire de Fulcanelli sur ce motif :

« Le maître anonyme qui sculpta les médaillons du porche de la Vierge-Mère a très curieusement interprété la condensation de l’esprit universel; un Adepte contemple le flot de la rosée céleste tombant sur une masse que nombre d’auteurs ont prise pour une toison. Sans infirmer cette opinion, il est tout aussi vraisemblable d’y soupçonner un corps différent, tel que le minéral désigné sous le nom de Magnésie ou d’Aimant philosophique.

On remarquera que cette eau ne tombe pas ailleurs que sur le sujet considéré, ce qui confirme l’expression d’une vertu attractive cachée dans ce corps, et qu’il ne serait pas sans importance de chercher à établir. »

Concernant cette rosée céleste et en se référant au disciple présumé,  s’agit-il  de la rosée d’avril ou de mai ? Eugène Canseliet apportera des précisions  en 1945 puis en 1979 dans ses Deux Logis Alchimiques:

« La terre alchimique, en effet, si elle doit être abondamment arrosée, ne deviendra féconde, qu’après avoir été tout aussi copieusement abreuvée de l’esprit astral et humide que les auteurs dénomment rosée céleste.

Beaucoup se méprennent sur la réelle signification de cette manne, et n’hésitent pas à effectuer, sans prendre garde au caractère de similitude, l’opération banale que montre la quatrième planche du Mutus LIBER;

Toujours à Amiens, Eugène  Canseliet, dans son Alchimie expliquée sur ses textes classiques (1972) la relation faite d’une expérience faite au XVIIIe siècle par un médecin amiennois nommé Gosset.

Gosset fut profondément impressionné par la phrase qu’il avait lu dans le volume de Van Helmont, qu’il reproduisit dans le sien :

« Arte didici rorem saccharo esse divitem & multis morbis opitulantem.

Par l’art, j’ai appris que la rosée est riche en suc et remédiant à de nombreuses maladies. »

La condensation de l’Esprit Universel

 

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Julien Champagne signe ce tableau à la peinture orange en bas à droite « J Champagne 1910 ». Il est alors âgé de trente trois ans.

La reproduction de ce tableau ne se fera  qu’en 1979, soit 69 ans après à l’occasion d’une réédition  des « Deux logis alchimiques ».  L’édition originale des « Deux logis alchimiques » d’Eugène Canseliet est publiée en 1945 chez l’éditeur Jean Schemit, éditeur des oeuvres de l’Adepte signées Fulcanelli. Elle ne contient pas la reproduction de cette peinture. Il faut attendre sa réédition, en 1979, pour que cette  toile soit révélée.

Eugène Canseliet, propriétaire du tableau, en fait le commentaire en 1979 :

« L’exquise et pure création qu’incarne cette jeune femme, c’est-à-dire la Pierre ou la Médecine Philosophale, prend naissance, se dégage et s’élève de la masse vitreuse qui est le matras de la coction finale, selon les Adeptes inscrits en lettres d’or, sur deux colonnes, à l’intérieur et de chaque côté de la composition. Certes nul autre document ne pouvait mieux s’offrir, en frontispice, à notre livre revu et très abondamment augmenté, ainsi qu’à la série magnifique de ses images en couleurs, que l’allégorique tableau duquel Fulcanelli ordonna la pensée, et Julien Champagne fut le réalisateur fidèle et prestigieux, il y aura bientôt soixante dix années. Nous utilisons à son heure, et sans doute selon que cela devait être, cet important témoignage philosophique qui consiste donc en une peinture à l’huile et exécutée sur toile et mesurant 57 sur 81 centimètres…« 

La voie du Mercure

Cette voie est figurée par le ballon de verre renfermant une masse sombre posée sur un sol également ténébreux, la terre. Ce sol est composé en arrière plan d’un horizon courbe vert sombre.  Au premier plan des aiguilles cristallines transparentes tapissent le sol. La cristallisation évoque celle du salpêtre dans de l’eau saturée.

Le ballon de verre est rempli à moitié d’un liquide noirâtre qui semble coaguler de la même manière que les macles du sol. Au centre du ballon une masse amorphe de couleur jaune claire, pleine de circonvolutions, prend l’aspect d’une tête de mort semblable au quadrilobe de la cathédrale d’Amiens. Les zones d’ombres dessinent en effet des orbites oculaires, un os nasal ainsi que le maxillaire gauche.

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Nous retrouvons dans le « Mystère des cathédrales » une masse informe qui lui ressemble étrangement. Un flot céleste descend sur cette masse, comme attirée. Fulcanelli disserte longuement sur ce médaillon. Dans le tableau de Julien Champagne une cinquantaine de fines gouttelettes blanches tombent à la surface du bain. Au centre la lumière se fait plus vive. Du sommet de l’amas crânien s’élève les pieds de la jeune femme nue. Les pieds semblent fondus dans le crâne, comme s’ils en sortaient. Ces gouttelettes apportent-elles une vie nouvelle, une régénération au corps ancien, mort ?

Le mystère de ce ballon semble être à ce point central, lieu du mystère.

Quelles matières renferment ce ballon ?

Eugène Canseliet commente le tableau de Julien Champagne et le contenu de son ballon : « Cette apparition, merveilleuse et née de toutes les couleurs, ne se rapporte aucunement, au simple et fort ballon de verre dans lequel le mercure et l’or, en un amalgame savant, sont longuement soumis à la digestion de la voie humide ; celle dont parlent les auteurs, de préférence, puis par analogie avec la route sèche et de l’aridité. »

Le mercure et l’or sont cités comme matériaux de base traditionnels à l’élaboration du Grand Oeuvre alchimique. Un alchimiste contemporain a repris cette idée : Charles d’Hooghvorst (1924 Bruxelles – 2004 Barcelone) explique :

« Je vais dire le secret : il faut dissoudre l’or dans le mercure. La  voie humide, c’est au début, l’or est dissous dans le mercure. La voie sèche est à la fin, on cuit les deux . La chrysopée n’est pas la Pierre, c’est la voie des avares. Une fois que vous avez de l’or, qu’en faites-vous ? Irez-vous le vendre ? Le but est la Palingénésie, la re-naissance ! Nous sommes comme Osiris. Il faut renaître et prier Isis. »  Le mercure est utilisé dans différentes voies alchimiques, notamment la voie du cinabre, (sulfure de mercure) et l’alchimie  indienne.

Julien Champagne, illustrateur des Fulcanelli et alchimiste opératif, mais aussi auteur lorsqu’il commente le manuscrit Yardley, parle aussi du mercure. Il décrit la préparation du mercure des philosophes en partant du mercure vulgaire, le Hg des chimistes. Il termine son petit opuscule manuscrit sur ces mots :

« … un dernier mot, la purification du mercure est pénible et l’on ne peut l’obtenir qu’avec beaucoup de patience. Un kilogramme de mercure vulgaire exige 42 jours de travail. C’est alors le mercure commun des Alchimistes, métal pur que nos chimistes ne connaissent point. D’un brillant extraordinaire et inaltérable, plus dense que le vif-argent, son point d’ébullition est aussi notablement moins élevé. Il ne fait pas la queue et bout sans soubresauts. Dans la distillation en vaisseaux de verre, il court en minuscule gouttelettes sphériques, ne s’attachant pas aux parois, sans jamais laisser derrière lui aucune parcelle d’oxyde rouge.

Telles sont les caractéristiques du mercure commun, Sujet initial du Grand Elixir et de la Pierre des Philosophes.« 

J. Champagne   Paris Avril 1913 –

Il  semblerait que cette voie du mercure et de l’or fut plus qu’une simple chimère pour l’Adepte.

 

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Cristallisation , interférométrie et sous fusion : introduction et préliminaire au chemin de l’Adepte  expliqué pour la première fois …

Le destin de l’alchimie s’est confondu avec les procédés de cristallisation qui ont été découverts systématiquement au XIXe siècle par plusieurs savants aussi éminents que Jean-Bapstiste Dumas, Chevreuil, Jacques-Joseph Ebelmen (un compatriote de l’Adepte) Henri Deville et même Pasteur dans ses recherches sur la putréfaction et la chiralité des molécules : « Peu d’alchimistes consentent à admettre la possibilité de deux voies, l’une courte et facile, nommée voie sèche, l’autre plus longue et plus ingrate, dite voie humide… Chimiquement, rien ne s’oppose à ce qu’une méthode…ne puisse être remplacée par une autre utilisant des réactions sèches. » Fulcanelli in Mystère des cathédrales , p 140

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Minéral maclé : staurolite : nous aurons l’occasion de développer les arcanes de la voie proposée par l’Adepte. Staurolite en croix de Saint André (voir les nombreux commentaires de ce dernier sur la croix de vie !..)

(à suivre dans notre ouvrage « à l’ombre des chênes, Jules Violle alias Fulcanelli »

prochain article : de la galette des Rois aux secrets de la porcelaine, histoire d’un poêle en Suisse