Précédemment nous avions évoqué comment le magistère Royal pouvait être entendu à la lettre et non au figuré. A cet effet – et ce sera notre dernière concession à la vulgate -, nous pouvons révéler à ce stade (à suivre dans notre ouvrage) les liens Ô combien étroits entretenu par l’Adepte avec les institutions royales. Il peut donc être délivré ceci – à mettre en rapport avec les nombreuses références qui parsèment son oeuvre, aux différents ordres de chevalerie et à la famille Royale – qu’en son sein, la qualité éminente de Chevalier de l’Ordre de Saint Louis était acquise. Cet ordre électif entre tous avait été crée par Louis XIV le 5 avril 1693 pour récompenser ses officiers les plus valeureux et y être distingué ne relevait pas comme aujourd’hui de la légion d’honneur !… L’Adepte en était particulièrement fier comme des autres cercles qu’il animait parfois de sa bienveillante présence (Voir Louis d’Estissac).
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
L’insigne était composée d’une croix de Malte blanche et or, portant des fleurs de lys aux angles. Au centre se trouvait un médaillon portant l’inscription « LUD(OVICUS) M(AGNUS) IN(STITUIT) 1693 » pour « Louis le Grand l’a institué en 1693 », entourant une représentation de Saint Louis. Selon certains, la couleur rouge du ruban de la Légion d’honneur serait un souvenir de l’ordre de Saint-Louis.
Saint Vincent de Paul jeune, loin de l’imagerie populaire il faut imaginer le futur St Vincent Depaul dans toute sa force. Il dirigera la France aux côtés de Mazarin et siègera avec la Reine France. Mazarin le craignait comme la peste. Une autre face du Saint homme.
Du grand Œuvre dire peu, faire beaucoup et toujours se taire. Faire beaucoup, dans la philosophie des disciples d’Hermès, est une référence à l’utilisation des richesses transmutatoires à des fins bienfaisantes. Bien des alchimistes eurent souci d’aider les pauvres et les déshérités grâce à leur art. Saint-Vincent de Paul en est l’exemple le plus connu.
Revenons un peu sur cet homme, véritablement inspiré par l’amour du prochain. Vincent Depaul naît à Pouy dans les Landes, en 1581. En 1597, il étudie la théologie et est ordonné prêtre en 1600. Il est alors beaucoup plus occupé à penser à sa situation matérielle qu’à la sainteté. Il va à Rome, revient à Toulouse et devient précepteur, obtient d’une riche veuve quelques biens. Il vole ensuite un cheval, le revend, et s’embarque à Marseille pour rejoindre Narbonne par la mer. Il disparaît alors pendant deux ans.
Quand il revient en France, il explique que lors de ce périple maritime, le navire fut capture par les barbaresques. Il est emmené en captivité à Tunis. Dans cette ville, il fut vendu à un vieillard qui lui apprit I’archimie et l’alchimie. Après maintes péripéties, il revint en France en 1607. Retour à Paris, il continue une vie misérable de clerc désargenté. C’est en 1610 qu’il est nommé aumônier de Marguerite de Valois. Là commence son apostolat véritable au service des pauvres.
Il est inutile de détailler l’immense Œuvre de Vincent Depaul au service des déshérités. Quelques exemples et quelques chiffres suffisent: soins aux malades, aides aux mendiants, secours aux victimes des guerres et des famines, construction de treize maisons pour recevoir les enfants trouvés, organisation de collectes, etc. A Paris, chaque semaine, 6000 livres de viande, 3000 œufs, des monceaux d’ustensiles, de vêtements sont collectés chaque semaine. En 1652, les seules filles de la charité pour la paroisse St-Paul nourrissent 5000 pauvres par semaine !
S’il est sûr que les finances de l’état furent largement ouvertes au futur saint, l’histoire officielle ne parle évidemment pas de ses ressources alchimiques. Quelques historiens énoncent même comme hypothèse fort probable que la captivité en Tunisie est une invention du prélat pour masquer une période trouble de sa vie en France, vie picaresque et fort peu édifiante.
Pourtant, deux courriers écrits par Vincent de Paul, l’un du 24 juin 1607 et l’autre en janvier 1608, attestent des connaissances transmutatoires du prélat. Il est vrai qu’il ne faisait pas bon de parler du grand Œuvre et de sa réussite. Cet adepte célèbre et inconnu a appliqué cette maxime à la lettre, faire beaucoup, taire toujours. Toujours taire fut une nécessité des alchimistes.
Le cardinal Mazarin, la régente Anne d’Autriche et St-Vincent Depaul au conseil de conscience.
Tout en confirmant le cardinal Mazarin dans son rôle de « principal ministre », elle décide de conserver pour les affaires ecclésiastiques une instance créée par Richelieu, qui fut appelée « le Conseil de conscience ». Elle s’en était réservé la présidence et y avait nommé comme membres : Mazarin, le chancelier Séguier, les évêques Potier et Cospéan, le grand pénitencier de Paris, Jacques Charton, et Monsieur Vincent qui joua un rôle déterminant dans la conduite des affaires du Royaume, on est bien loin de l’image d’Epinal !…
Eglise Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste – Saint Vincent de Paul prêchant aux galériens Copie du XIXe siècle du tableau (disparu) de Jean Restout (1732), d’après l’estampe de Bonnart et Antoine Hérisset (1737).
Le troisième ouvrage est livré avec deux illustrations tirées à part de la dernière demeure philosophale dont le Maitre avait tu l’existence, celle où séjourna précisément Saint Vincent Depaul. En haut de cet article un aperçu de cette demeure égale en beauté au tombeau de Nantes.
Une demeure philosophale restée secrète et révélée pour la première fois: à suivre dans le de Finis Gloriae Mundi
Déjà Athanase Kircher, et plus tard Paul Schliemann avaient envisagé pareille localisation. Plus près de nous, Paul Le Cour supposa une Atlantide rattachée à l’Hyperborée, mais centrée elle aussi sur l’archipel des Açores. Enfin, l’Autrichien Otto Muck développa une théorie plus complète qu’il exposa dans un premier livre dès 1954, lequel fut suivi d’un second, deux ans plus tard. Les hypothèses de Muck, qui viennent d’être rééditées en français, résistent toujours, dans l’ensemble, à l’analyse la plus critique, et nous nous en inspirerons donc largement pour la suite.
Du mythe à la réalité, l’Atlantide : une histoire vraie par Jacques Gossart.
Avant de nous lancer dans l’étude plus détaillée de l’hypothèse atlantique, une question fondamentale se pose, à laquelle nous allons essayer d’apporter quelques éléments de réponse : l’histoire de l’Atlantide racontée par Platon est-elle un mythe ou une réalité historique ? Curieusement, cet aspect du problème est assez souvent escamoté : bon nombre d’auteurs n’hésitent pas à court-circuiter plus ou moins cette étape du raisonnement. Sans doute parce que la polémique, engagée par Aristote, dure depuis trop longtemps, et que, malgré les milliers d’heures passées à argumenter dans l’un ou l’autre sens, le terrain est toujours à peu près aussi glissant. Il semble cependant que les éléments objectifs ne manquent pas (entendons par là qu’ils ne font pas totalement défaut), et il est utile de les exposer au moins brièvement.
Le dossier de l’Atlantide face à la Science (Suite)
Il est évidemment impossible de déterminer à quel moment l’idée d’Atlantide a réellement été évoquée pour la première fois. Peut-être quelque tribu mésolithique de l’Ouest européen avait-elle déjà intégré dans sa mythologie la notion de terre merveilleuse, engloutie dans la mer, là où le soleil se couche. Quoi qu’il en soit, la première vraie description — et finalement la seule ! —, nous la devons à un certain Aristoclès, mieux connu sous son surnom de Platon. On sait que le grand philosophe cite l’Atlantide dans deux textes, le Timée et le Critias, qu’il écrivit à la fin de sa vie (rappelons que Platon naquit vers 429 et mourut vers 347 avant J.-C.). Platon l’affirme à plusieurs reprises, l’histoire de l’Atlantide est une histoire vraie.
Dossier Atlantide, de nombreux articles en préparation et à venir sur les rapports transatlantiques (Atlantide, Egypte, Amérique du Sud)
1) L’Atlantide atlantique, introduction
Pour une Atlantide atlantique par Jacques GOSSART, rédacteur en chef de la Revue Kadath
« Pourquoi cherches-tu, toi qui parles d’impossibilité, à étreindre le vaste monde dans tes deux mains, à peser les secrets de l’univers dans la balance de ton esprit chétif, à décréter que ce que tu es incapable de comprendre n’existe pas du tout ? » H. Rider Haggard.
Décidément cette petite fleur de violette aura fait couler beaucoup d’encre, de cette encre violette chère à nos écoliers de la troisième République et dans laquelle le Maître a dû plus d’une fois tremper sa plume pour rédiger l’oeuvre impérissable du Mystère des cathédrales et des Demeures Philosophales, une fleur qui clôt également le bec à tous les sceptiques et autres persi-fleurs ! ..
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