Archives pour la catégorie Permatradition

Solutréens : les cavaliers du paléolithique

Le solutréen est le mal aimé des espèces constituant la famille des hominidés. Il apparait vers – 30.000 av JC et disparait 15.000 ans plus tard.

On peut lire parfois que les Solutréens n’ont laissé aucune preuve substantielle d’une culture matérielle, leurs magnifiques outils de pierre étant leur seul héritage durable. Pourtant, ils étaient beaucoup plus que cela. Par exemple, il existe des preuves évidentes que les Solutréens ont domestiqué et même monté des chevaux, une suggestion qui a tellement frappé l’imagination du public au XIXe siècle que l’époque des Solutréens a été appelée la « période du cheval de vent ».

Cette idée a été proposée pour la première fois à la suite de la découverte, sur le site du Crot du Charnier, sur le versant sud-est de la Roche de Solutré, dans le centre-est de la France, d’une surface préhistorique épaisse comprenant environ 100 000 ossements de chevaux. La présence de cette couche dite équine, comme on l’a appelée, a également conduit à conclure que les Solutréens conduisaient des hordes de chevaux sur le bord de l’escarpement célèbre en saillie de la Roche de Solutré puis de les  faire rôtir plus facilement les carcasses lors de festins élaborés. Tout ceci n’étant qu’affabulation et ne résistant pas à l’analyse objective des faits.

La Roche de Solutré, haut lieu des Solutréens

La Roche de Solutré est une intrusion rocheuse en forme de coin qui s’étend de manière impressionnante dans le paysage local. Sur son versant sud se trouvaient de nombreux campements en plein air des Solutréens, dont le Crot du Charnier. Pourtant, l’aspect frappant du rocher  suggère qu’il était bien plus qu’une simple rampe de lancement pour les chevaux forcés de sauter vers la mort. Le plus probable est qu’il avait une fonction à la fois cérémonielle et symbolique, bien que ces fonctions soient aujourd’hui perdues pour nous.

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Mal’ta et l’énigme du calendrier sibérien

La culture de Malta-Buret, ou encore Mal’ta–Buret’, est une culture archéologique du Paléolithique supérieur (environ de 24 000 à 15 000 AP) située sur la rivière Angara supérieure dans la région à l’ouest du lac Baïkal dans l’oblast d’Irkoutsk, en Sibérie, en Fédération de Russie. Les sites types portent le nom des villages de Mal’ta (Мальта́), du district d’Usolsky et de Buret’ (Буреть), du district de Bokhansky (tous deux dans l’oblast d’Irkoutsk).

La culture tire son nom des sites archéologiques de Mal’ta et Buret’ (ou Bouret’) dans le bassin de l’Angara. Ces sites ont livré des Vénus paléolithiques de style sibérien (fines et aux jambes étirées), dont certaines représenteraient des capuches et le premier pantalon connu.

Ancient stones denote burial grounds from the Karasouk Civilzation in the open steppe of Khakasia

La plaque d’ivoire de mammouth trouvée sur le site de Mal’ta, situé sur un bras de la rivière Angara, immédiatement à l’ouest du lac Baïkal, est sans doute l’une des plus importantes découvertes de l’ère paléolithique. Sa configuration de ponctuations profondément découpées ou de marques de picots arrondis nous en dit long sur son sculpteur et sur l’époque à laquelle il vivait. Les fouilles menées sur le site de Mal’ta en 1928-1931, sous la direction du scientifique russe Mikhail M. Gerasimov (1907-1970), ont permis de découvrir un certain nombre de maisons dont les murs étaient presque entièrement faits d’os de renne. L’une d’entre elles portait même des fondations constituées de dalles de pierre massives posées à l’extrémité. On a également découvert jusqu’à trente figurines de femmes en ivoire, dont beaucoup sont d’un réalisme si frappant que l’on peut imaginer leurs modèles dans d’épais vêtements de fourrure avec des capuchons du type de ceux que portent encore aujourd’hui les peuples indigènes d’Asie du Nord.

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Hénoch le maitre de justice et révélateur de la Gnose

William Blake

Tradition primordiale et Tradition initiatique

Après la grande diaspora et l’effondrement des deux dernières grandes cultures (Gréco-romaine et égyptienne) la tradition primordiale trouva refuge dans différents cénacles comme les écoles de mystères (Alexandrie) et académies philosophiques .. l’hermétisme dernière école de sagesse se transforma ensuite en « hermésisme » qui n’est que le pâle reflet de la gloire passée.

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La Béringie et la terre du milieu : sur les traces des hyperboréens en Amérique

Ultima Thulé

Pour le lieu de formation du peuple indo-européen, plusieurs indices engagent à chercher beaucoup plus au nord ; diverses traditions concordent sur ce point. Au commencement « les Tuatha Dé Danann étaient dans les îles au nord du monde, apprenant la science et la magie, le druidisme, la sagesse et l’art ». Ces « îles fortunées », séjour des bienheureux, sont situées près du pôle, comme cette île d’Ogygie « où l’on voyait le soleil de minuit ». A l’autre extrémité du domaine, le Véda et plus nettement encore l’Avesta font écho : cet « habitat des Aryens » qui était initialement « le premier des pays excellents », mais où aujourd’hui l’hiver dure dix mois, évoque irrésistiblement le Grand Nord.

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La Tradition secrète de l’Occident et le mythe de la traversée

Schibboleth est un mot hébreu qui porte un double sens : épi de blé, ou eau courante (fleuve ou chute d’eau ou gué). Il témoigne aussi d’un legs de la Tradition polaire et les gardiens du pont sont les souverains pontifes (Pontifex maximus est aussi la désignation du premier évêque de Rome). Le mot schibboleth est donné à l’apprenti avant qu’il ne soit passé compagnon. C’est donc un mot de passe ou de passage qui constitue la charnière, l’articulation, le pont entre les deux stades. Le Shin est contenu dans le mot comme l’épreuve du feu, thème que l’on retrouvera dans la légende de Beowulf.

« Le passage dans l’autre monde est en quelque sorte l’axe du conte, en même temps que son milieu », écrivait V. Propp en tête du chapitre VI de ses Racines historiques, justement intitulé “La traversée”. Et il poursuivait : “toutes les formes de traversée ont une origine identique, toutes proviennent de conceptions primitives sur le voyage du mort dans l’autre monde”. Mais la signification de la traversée est différente selon le sens dans lequel elle se fait. Il y a d’une part la traversée qui mène à l’Autre monde, celui des morts. C’est par exemple la traversée du Styx. La traversée positive, celle qui donne au héros accès à l’immortalité, c’est celle qui permet de quitter la mauvaise rive pour regagner la rive du salut, quelles que soient les circonstances exactes qui entourent l’aventure – car cette traversée semble être devenue un schème mythologique qui a pu imprégner les mentalités au point de se retrouver inséré ou orchestré comme motif dans des textes littéraires variés qui nous sont parvenus.

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Le secret d’Artémis, essai de déchiffrage du paléo-védique

Fusaïolle trouvée à Vinca (Serbie). La culture de Vinča (entre -8 500 et – 3000), dite aussi Vieille européenne, est une culture préhistorique du Chalcolithique. En 1908, une équipe d’archéologues, dirigée par Miloje Vasić, a effectué des fouilles près de Vinča, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Belgrade, sur les rives du Danube, qui ont permis de mettre au jour d’importants vestiges. La culture de Vinča couvre une vaste région incluant la plupart des pays et régions issus de l’ancienne Yougoslavie ( Serbie, nord-est de la Bosnie et une partie du Montenegro et de la Croatie), le sud-est de la Hongrie, le nord-ouest de la Bulgarie et une partie de la Roumanie (Banat, Transylvanie et sud-ouest de l’Olténie). Dans ce pays, la culture de Vinča est nommée culture de Turdaș.

Une introduction à l’écriture de nos Grands Ancêtres, les polaires. Analyse de la langue sacrée et des premiers schèmes narratifs à la base de l’humanité.

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Le Tarot de Marsile : du livre des morts à la restauration du message d’Hermès

De Sphaera de la Biblioteca Estense de Modène : manuscrit réalisé dans la mouvance de l’hermétisme florentin. La figure du Bateleur est une synthèse composite de deux personnages tirés de deux feuillets successifs du De Sphaera, partageant des caractères physiques, vestimentaires et identitaires aussi bien avec l’un qu’avec l’autre. La conclusion s’impose : l’homme qui exécuta le dessin du tarot de Marseille avait sous les yeux le petit manuscrit enluminé au moment où, fusionnant en une image unique deux personnages tirés de deux feuillets consécutifs du livre, il donna le jour à la première des figures du jeu, celle qui porte le chiffre un. Les historiens de l’art estiment que le De Sphaera a été réalisé entre 1460 et 1470.

Il ne faut pas dire le Tarot de Marseille car c’est une grossière méprise mais bien le Tarot de Marsile. Un simple « e » a été rajouté par suite de l’incompréhension et de l’oubli mais c’est bien de Marcel Ficin qu’il s’agit, celui traduisit le premier le Corpus Herméticum à la demande de Cosmes de Médicis.

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La lyre d’Hermès et les 50 vaches

Né de bon matin, il jouait déjà de la lyre le midi et volait les boeufs d’Apollon le soir. Rhétorique du raccourci, Homère résume en trois temps la personnalité du dieu Hermès (Mercure pour les Romains) : précoce, esprit aussi inventif qu’astucieux, de surcroît doté d’un talent certain pour la rapine. Zeus comprend immédiatement le parti à tirer d’un tel caractère, dote ce jeune fils d’attributs ailés (sandales et casque), du pouvoir de se rendre invisible et en fait le messager de l’Olympe. Dieu des routes et du voyage, des échanges et, par extension, du commerce, il est aussi celui des voleurs (les monte-en-l’air, selon la délicieuse périphrase argotique). Venons-en à la lyre qu’Hermès, inventa, dit-on, encore enfant.

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