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Stella Mare : la vierge des Avenières

à la cime du Salève et face au Mont Blanc tel un défi, l’œuvre d’Assan Dina défie le temps et nargue les impostures d’aujourd’hui car il s’agit sans doute du seul et vrai message ésotérique laissé à nos contemporains : conçu et voulu par un authentique alchimiste dont nul ne peut ignorer l’histoire de chair et de sang. Tel un grimoire qu’il convient d’ouvrir avec précaution, le message crypté ne se lit qu’avec précaution et à la lumière des arcanes de la Tradition selon des clés bien précises.

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Schwaller de Lubicz, Fulcanelli, Julien Champagne et le secret de l’indigo

indigoDécidément cette petite fleur de violette aura fait couler beaucoup d’encre, de cette encre violette chère à nos écoliers de la troisième République et dans laquelle le Maître a dû plus d’une fois tremper sa plume pour rédiger l’oeuvre impérissable du Mystère des cathédrales et des Demeures Philosophales, une fleur qui clôt également le bec à tous les sceptiques et autres persi-fleurs ! ..

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Bernard Chauvière à Bourges : quand Scel y est, l’or y vit

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à gauche, Eugène Canseliet, le Maître de Savignies, à droite Bernard Chauvière, l’un de ses derniers disciples : il témoignera à Bourges. Ami et fidèle d’Eugène Canseliet, il lui écrit pour la première fois dans les années 1970 et en 1987 après une longue fréquentation du maître, débute concrètement, ses premiers travaux opératifs au fourneau.

Activité alchimique qu’il continue toujours, dans le sud de la France, avec constance et abnégation. Bernard Chauvière a écrit plusieurs articles dans la Tourbe des Philosophes, revue d’études alchimiques et deux ouvrages : Parcours alchimique à l’usage d’un opératif et Le Monastère de Cimiez – Symbolisme et Tradition.

Les alchimistes disent depuis des temps immémoriaux que « l’or » de la vie est un corrosif comparable au vitriol. Ce jeu cabalistique est basé sur le fait que le mot vitriol est l’anagramme de l’or y vit. Outre cet aspect du Vitriol il convient de noter que ces deux hommes ont partagé deux passions : la calligraphie et la poursuite de ce feu sacré.  Si les épreuves sont appelées vitriol par les alchimistes, c’est pour le pouvoir décapant de cet acide qui permet de découvrir sous la crasse, l’or pur de la vie. Sans cette démarche fondamentale, inutile d’entrer au laboratoire d’alchimie car l’impur ne saurait purifier la pierre philosophale. Et sans le silence des pensées inutile de chercher la Parole Perdue qui s’adresse à tous les cherchant sincères, au-delà des mots.

En 2009 nous avions contribué en tant qu’éditeur à la publication de son dernier livre « les fresques alchimiques de Cimiez » , l’occasion d’un interview qui dévoile un trait de sa personnalité.

bchauviereTrès connu à Mougins, Bernard Chauvière, spécialiste professionnel de la dorure sur livres anciens et érudits, exerce une seconde activité moins commune, il s’avoue alchimiste… Ses deux passions pourraient se compléter si, pour lui, elles n’avaient d’autre lien que celui d’être exercées par le même homme. Il décline ses amours et ses connaissances pour la science alchimique dans un livre passionnant où il déchiffre les fresques du monastère de Cimiez qui, pour lui et d’autres adeptes, renferment des symboles forts et pertinents…

Quand vous êtes-vous intéressé à l’alchimie?

– J’avais à peine 16 ans, lorsque j’ai tu Le matin des magiciens (livre de Louis Pauwels et Jacques Bergier publié en 1960). C’est là que je me suis posé la première des questions… Et pourquoi pas ?

Quel rapport avec le monastère de Cimiez ?
– Je savais par un ouvrage de l’alchimiste Eugène Canseliet sorti en 1920, que les fresques du monastère contenaient un double message, religieux et alchimique. Aussi, en 1987, j’ai pu visiter le site et y découvrir toute la symbolique. Ce ne fut pas aisé, car les fresques sont disséminées dans la sacristie, les corridors, l’oratoire et les cellules. Une fois photographiées, j’ai commencé à les étudier et les interpréter. Puis, j’ai souhaité en faire un livre où les fresques seraient présentées en couleur.

Ces fresques vous ont-elles aidées dans vos recherches ?

– Elles m’ont surtout conforté dans mes objectifs. Il y a trop de symboles identiques dans le monde pour ne pas y croire. De plus, dans mon laboratoire, je suis déjà parvenu à certaines petites réussites

N’avez-vous pas peur de passer pour un « doux rêveur »?
– Certainement, mais les gens se trompent souvent sur l’alchimie. Beaucoup de têtes pensantes étaient alchimistes : Nicolas Flamel, Newton, Rabelais… Nous ne cherchons pas tous à fabriquer de l’or… Le but de l’alchimiste, outre la transmutation des métaux et la recherche de la pierre philosophale, est de se transformer lui-même pour atteindre un autre niveau de vie… Et, on peut me prendre pour ce que l’on veut … Moi, je sais bien qui je suis !

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Petit régule, photo des archives de Bernard Chauvière

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Imago Mundi (1)

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L’Imago Templi et les « Fils de la Vallée » vu et analysé par Henry Corbin

1- La critique du Temple.

Dans le grand drame de Zacharias Werner, l’Imago Templi, tout en se rattachant au thème de la perpétuation du Temple, se différencie, par deux aspects essen­tiels, de la tradition templière.

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L’anneau d’Helias, du chevalier au cygne à la Toyson d’Or (1)

lohengrinDans cette étude, nous abordons les secrets de la transmission du Graal au travers de la légende de l’anneau, allant des Rois Mérovingiens dépositaires d’une tradition sacrée , à la légende du chevalier au cygne suivi de sa reprise par le grand Wagner et plus tard Tolkien qui en saisira toute la portée cosmique avant d’être mis à l’écran puis popularisé sous le titre de « Lord of the Ring »

L’anneau d’Hélias

Dans sa nacelle tirée par son frère oiseau, le chevalier au cygne aborde un jour au palais de Charles le Grand (Charlemagne).

L’empereur étant à la pêche avec son conseiller Nivelon, le voit arriver dans son étrange équipage. Il porte car il ignore la langue romane, un message au cou demandant du service au monarque. Celui-ci, admirant sa prestance, lui offre généreusement la main de sa soeur, avant qu’ils ne partent guerroyer contre les Saxons. Là-bas, ils apprennent la mort, l’un de sa soeur, l’autre de sa femme. Cependant la guerre s’éternise et le vieux duc de Clèves qui les accompagne prie Hélias d’aller saluer sa fille Béatrix au château de Nimègue, à charge pour lui s’il juge le séjour agréable et le prolonge plus de trois jours, de remettre à la belle une missive cache­tée de son sceau.

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