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Friedrich Herbort, le marquis de Vaucroze et les illuminés d’Avignon

herbort-biographieLe professeur Eugène Susini s’est particulièrement intéressé à ce comte Vernetti de Vaucrose dans les papiers duquel il espérait trouver des lettres de Franz von Baader avec qui il a correspondu. Voici ce qu’il écrit à son sujet : « Parmi les théosophes et illuminés plus ou moins obscurs que nous rencontrons à propos de Baader, celui-ci est à coup sûr celui qu’enveloppe le plus grand mystère. Différentes études citent son nom en rapport avec des théosophes et des mystiques plus connus, mais les détails manquent et non seulement nous ne connaissons de lui aucun document écrit en dehors de quelques fragments de lettres, mais nous n’avons même sur sa personne aucun renseignement précis. »
On sait tout de même que le chevalier, marquis et comte de Vaucrose est né en 1758 et qu’il est décédé en Suisse, le 22 octobre 1834, âgé de 76 ans. Grâce à la correspondance entre Herbort et Meyer repertoriée par le professeur Jacques Fabry, on en apprend un peu plus sur lui. Bien entendu, il ne reste rien de la correspondance entre Herbort et Vaucrose, puisque les papiers de l’un comme de l’autre demeurent introuvables. Rappelons tout d’abord que Vaucrose est connu et cité par plusieurs auteurs pour avoir offert aux Illuminés d’Avignon et à leur chef Dom Pernéty l’hospitalité dans son domaine situé près de Bédarrides. Plus exactement, c’est dans une maison située sur une colline baptisée par Pernéty Mont-Thabor, à quelques kilomètres de la propriété appelée encore aujourd’hui Grand et Petit Vaucrose que se réunissaient le maitre et ses disciples. Selon Marc de Vissac, Vaucrose avait un esprit primesautier et très malléable, une nature inflammable et qui s’emballait vite. Herbort confirmera, en d’autres termes, ce jugement.
Les deux hommes font connaissance à l’été 1817. Ils resteront liés jusqu’au décès de Herbort et se verront au moins une fois l’an. C’est que Vaucrose, véritable « commis-voyageur de l’Illuminisme », pour reprendre l’excellente formule utilisée par A. Viatte à propos de Divonne, se déplace beaucoup, et à travers toute l’Europe. Il a même littéralement la bougeotte. Herbort relate à Meyer sa première rencontre avec l’Avignonnais :

« Il m’a été adressé depuis un Chevalier de Vaucrose, d’Avignon,ancien officier de cavalerie, comme un frère (maçon) aux dispositions authentiques envers la religion; il a le sentiment que la nation française ne pourra pas continuer longtemps sur ce pied-là, qu’elle est complètement corrompue, que la foule manifeste une très forte propension à vouloir fondre à nouveau sur d’autres pays, sous la conduite de Napoléon ou d’un autre meneur du même style, pour pouvoir continuer à vivre en pillant comme elle l’a déjà fait. »
Un jugement politique assez outré, on le voit, qui correspond bien au caractère du personnage. Dans la même lettre, une autre précision a son importance:
« Ce chevalier de Vaucrose a été l’ami intime de Saint-Martin et il lui succède dans la traduction de J. Böhme en assurant celle du Mysterium Magnum.« 

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Trois précis initiatico-alchimiques

Collection Lux in ArcanaDeux  précis sur le processus alchimique de la Messe et un rituel abordant la réception d’un profane selon le processus alchimique plus un liminaire sur le Chi-Rô. Le tout livré dans ce premier cahier de la collection « Lux in Arcana ». D’autres cahiers suivront. en 2015

Le baptême du feu et de l’eau se conjuguent en Soleil et Lune, Soufre et Mercure sous la figure initiatrice et titulaire du Christ-Jésus. Là où pour les uns ce sont les opérations au fourneau qui priment, pour d’autres c’est dans la stricte observance du Rituel que peut s’exercer le Salut.

Le processus Chimique de la Messe dédié à Stanislas, Roi de Hongrie et de Bohème et les autres textes sont des bijoux rares de Gnose rosicrucienne. Nos notes sur le Chi-Rô feront le lien avec l’Adepte qui s’est révélé sous le peudonyme de Fulcanelli et dont nous avons brossé la biographie. Voir le planning des publications ici

Collection Lux in Arcana

de Saint Vincent Depaul à Fulcanelli ou les enjeux du Finis Gloriae Mundi

Note : dans la dernière étape de son existence, le physicien et chimiste, avait délaissé ses travaux sur le soleil et les hautes températures pour préparer l’élaboration d’un nouveau modèle de géophysique : ses travaux portaient pour l’essentiel sur l’origine des séismes, des éruptions volcaniques ou du dérèglement du magnétisme terrestre. Le titre « Finis Gloriae Mundi » avait pour but d’exprimer combien les facteurs accidentogènes liés à l’activité du feu terrestre pouvaient menacer nos civilisations éphémères … Mais il y avait encore bien plus et c’est ce que nous livrons avec ces suppléments.

L’ombre du célèbre prédicateur côtoie toute l’œuvre de l’Adepte. Dans cet ouvrage spécial qui achève la trilogie Fulcanelli nous levons le voile sur le secret de Saint Vincent Depaul, l’origine de sa formation et expliquons pourquoi ces deux destins qui se sont côtoyés à plusieurs reprises se retrouvent ici à Hendaye. Sur l’illustration à l’arrière plan nombreux sont les visiteurs qui en franchissant le porche d’entrée ignorent la véritable signification de ce serpent enroulé sur l » »Axis Mundi »..

Domaine hermétique d’Abbadia ou domaine de A gardé par le serpent qui descend des trois AAA (trois tours), le long de l’Axe du « ciel ». Les morsures de ce gardien du pivot de l’Art sont venimeuses. Sans l’avoir vaincu il est impossible de pénétrer dans le « palais du roi ».
En d’autre terme nul n’entre ici s’il ne connaît le secret des cristaux pointus et agressif de sel A (« Ammoniac » ou Alcali), dont la « morsure » est corrosive. C’est le véritable pivot de l’œuvre alchimique dont la révélation vient d’en haut ou d’un ami mandaté par le « ciel ».

Disponible prochainement et sur commande auprès de l’ARL. Au sommaire de ce dossier corrosif et sans précédent : genèse et enjeux scientifiques du Finis Gloriae Mundi, Eschatologie alchimique et les pièces de Laplanche, Abbadia et son véritable concepteur, le secret révélé de Saint Vincent de Paul et pourquoi l’Adepte le cite tout au long de son œuvre avec des révélations inédites qui montrent – s’il en était encore besoin – combien le Savant et l’Adepte ne font bien qu’une seule et même personne.

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Les mages à la cour de Saint Petersbourg

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Peu avant la cataclysme de la révolution bolchevique, il règne une incroyable effervescence à la cour impériale. Un monde va bientôt s’écrouler mais il aura le temps d’accomplir sa dernière mission, transmettre le secret de la Tara Blanche. Cette histoire méconnue est racontée ici :

Le secret du Tsar blanc :

  1. Dorjieff et la tradition ésotérique tibétaine
  2. Le secret de la Tara Blanche
  3. La filiation bouriate avec Piotr Badmaiev
  4. Les mages à la cour de Saint Petersbourg : Raspoutine, Maitre Philippe, etc, etc,  services secrets et mages guérisseurs font cause commune
  5. Comment des fortunes se sont faites avant la guerre avec le Japon : les dessous de l’histoire
  6. La transmission à Varsovie : le père Cyrill Krasinski et le relais en France : le Dr. JC de Tymowski
  7. Le cas Gudjieff, les caucasiens en France
  8. à la recherche de Shamballa ou les voyages du père Theilard de Chardin et de Nicolas Roerich au Tibet : espions ou ambassadeurs ?

Ceci n’est qu’un bref aperçu des chapitres qui seront traités dans cet ouvrage à paraitre prochainement.

Introduction :

Quand les bouriates dominaient à Saint Peterbourg : à la recherche du tsar blanc ou le  secret de la Tara.  Depuis Catherine II de Russie, les Romanov ont été considérés par les bouddhistes tibétains comme des émanations de la Tara blanche, une bodhisattva considérée comme une émanation de Chenresig et protectrice du peuple tibétain. 1913 vit de grandes célébrations pour le 300e anniversaire de la maison Romanov. Le moine bouriate Dorjiev fit alors un discours pour remercier le Tsar de son soutien à la communauté bouddhiste de Saint-Pétersbourg.

Ekai Kawaguhi, moine japonais qui voyagea au Tibet du 4 juillet 1900 au 15 juin 1902 rapporta dans son livre Trois ans au Tibet que Dorjiev faisait circuler un pamphlet dans lequel il développait l’argument que le tsar allait compléter le règne de Shambhala en fondant un grand empire bouddhiste.

Un homme mystérieux et le mot est faible, Alexanddre Piotr Badmaiev, bouriate comme Gurjieff, allait jouer un rôle crucial et engager la grande russie dans un destin inéluctable déclenchant la première guerre mondiale. Son importance dépassait de loin celle de Raspoutine qui le craignait et venait le consulter, c’est dire !.. C’est cette histoire que nous allons prochainement raconter dans un livre à paraitre qui raconte l’histoire ratée de l’expansion asiatique de la Russie mais d’autres rendez vous sont encore possible. »Les mages de Saint Petersbourg ou le secret du Tsar blanc » …

Au nombre des ces mages et de loin le plus important il y avait le bouriate Piotr Badamiev. Qui sont les bouriates ?

Raconter l’histoire d’Alexandre Piotr Badmaiev est un véritable défi car il fut au coeur de toutes les intrigues qui agitaient la cour de Nicolas II. Avant il y eut Sultim Badma,  un bouriate  chamane initié à la médecine tibétaine et mage à ses heures. Qui sont les bouriates ? d’abord un clan ou une tribu que l’on appelle les peuples du lac Baïkal.

Tous ces clans ont eu pour nom commun la dénomination « Kourykanes ». Malgré les tribus peu nombreuses, ces peuples anciens ont créé au VI°-X° siècles une culture fort originale et spécifique dont les frontières étaient constituées par la basse Sélenga, la vallée des monts Bargouzine et celle Tounkinskaja, la haute Léna et Angara.

Souvent persécutés ils se sont assimilés aux mongols et de  là est venu leur nom de bouriate (La Bouriatie est une région). Sultim Badma est issu de cette ethnie qui possédait encore au XIXème d’enormes connaissances. Ce sont ces connaissances qui ont transmises à la cour, ce fut aussi le cas de Raspoutine. En recevant le baptème (des mains du Tsar Alexandre III lui même, le bouriate Sultim Badma pris le nom d’Aleksandr Aleksandrovich Badmayev et l’histoire va pouvoir commencer qui n’est plus celle de sultim mais de son plus jeune frère (lama comme lui) : Pyotr Aleksandrovich Badmayev, l’un des hommes les plus riches à la cour du tsar et le visionnaire du réseau de voies ferrées allant jusqu’en

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La Suisse, creuset de l’Europe

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La Suisse, on l’a oublié,  fut avec la Sarre, le véritable creuset des idées européennes alliant tout l’arc en ciel des modèles possibles allant de l’Européeisme à la PAN-Europa. Différents hommes jouèrent un grand rôle après guerre pour son élaboration et considérèrent la Suisse comme le laboratoire expériemental, c’est ce que nous abordons au travers de ces deux cahiers : « L’esprit de Caux » avec Franck Buchman et Richard Coudenhove-Kalergi et puis Gonzague de Reynold que l’on a longtemps considéré comme le « Charles Maurras » Suisse et qui nous a laissé une oeuvre importante qu’il convient à présent de redécouvrir. Nous ouvrons cette introduction avec Richard Coudenhove Kalergi, le pochain article nous permettra de faire connaissance avec Franck Buchman, une autre grande figure.

Richard Coudenhove-Kalergi et la « PanEurope »

Les  origines – mal connues – de l’actuelle UE…

L’dée d’Europe n’est pas nouvelle. Après la première Guerre mondiale, certaines personnes appellent à bâtir une Europe différente de celle instaurée par les traités de paix. Parmi ceux qui formulent des projets européistes à cette époque, un personnage singulier : Richard Coudenhove-Kalergi.

arl_cauxLe comte Richard Coudenhove-Kalergi est une personnalité cosmopolite : né à Tokyo en 1894 d’une mère japonaise et d’un père diplomate austro-hongrois originaire d’une noblesse à la fois tchèque, grecque – descendant de la famille des Kalergi – et néerlandaise – descendant de la famille des Coudenhove –, il a été élevé en Bohème allemande puis à Vienne, la capitale cosmopolite de l’empire d’Autriche-Hongrie. Il a des cousins de différentes nationalités, balte, française, italienne et norvégienne. Enfin, il adopte la nationalité tchèque en 1919 puis la nationalité française en 1939. Il est mort en 1972.

Certains lui attribuent l’idée du choix (dès 1929) de l’ « Ode à la Joie » pour l’actuel hymne européen ainsi que l’idée géniale (dès 1930 !) d’une « Fête de l’Europe » qui serait célébrée au mois de mai. Et on croit même pouvoir lui attribuer l’idée (en 1947) d’un « timbre-poste » européen unique.

On dit également de lui qu’il aura eu une influence « historique » décisive sur Gustav Stresemann et Aristide Briand, sur Jean Monnet et Robert Schuman, sur de Gaulle et Konrad Adenauer ; dans la formation du Benelux, dans la réconciliation franco-allemande et dans les tous premiers pas de la construction européenne. A ce titre, il est donc le moins bien connu des « Pères de l’Europe »…

Qui est donc Richard Coudenhove-Kalergi ?

Aristocrate austro-hongrois cosmopolite, né à Tokyo (en 1894), polyglotte, le Comte Richard Niklaus Coudenhove-Kalergi (1894-1972) est le fils d’un diplomate austro-hongrois (Comte de Saint-Empire – germanophone de Bohême – aux ascendances « flamando-brabançonnes » et « italo-vénéto-créto-byzantines », notamment liées [1] à la famille impériale de Constantinople…) et d’une aristocrate japonaise issue d’une très respectable famille de samouraïs renommés, Mitsuko Aoyama.

Un héritage multiculturel familial qui fit même dire de lui  qu’il était bien – en pratique – « une organisation Pan-Européenne à lui seul ». Héritage renforcé par l’éducation qu’il reçut, notamment de la part d’un père diplomate (à Athènes, à Constantinople, Rio de Janeiro et Tokyo), polyglotte (puisque maîtrisant jusqu’à seize langues différentes !) et intellectuel de très haute volée (Ecrivain essayiste), politiquement engagé (notamment contre l’antisémitisme).

Le jeune Coudenhove-Kalergi poursuivit (entre 1908 et 1913) sa formation intellectuelle à la « Theresianische Akademie » (ou « Theresianum ») de Vienne : cadre d’études intellectuel et cosmopolite qui lui permit de fréquenter ainsi les jeunes élites issues de toutes les nationalités de l’Empire des Habsbourg. Enfin en 1917, marchant sur les pas de son père, il décrochait son doctorat en philosophie en présentant une thèse sur « Die Objectivität als Grundprinzip der Moral » (i. e : « De l’Objectivité comme Principe fondamental de la Morale »).

Un intellectuel face aux nationalismes

A la fin de la « Grande Guerre », tirant les effroyables leçons de ce premier conflit mondial (alors même que la disparition de l’Empire multinational des Habsbourg laisse le champ libre au déchaînement des nationalismes…), ouvert à toutes les influences d’un siècle de révolutions et de bouleversements, Coudenhove-Kalergi sera l’un des tous premiers hérauts de l’idée européenne.

Ainsi, inquiet devant la montée des nationalismes et par le cloisonnement de l’Europe centrale en États désormais rivaux, ainsi que par le « déclassement international » de grandes puissances européennes désormais exsangues (et concurrencées par de nouvelles puissances émergentes : États-Unis, Russie, Japon, Chine…), il lance (en 1922) son premier « Appel à constituer l’unité européenne », publie (en octobre 1923) son célèbre manifeste « PanEuropa » et fonde (en 1924) une association : le « Mouvement Pan-Europe ».

Son message, perçu dès l’Entre-deux-guerres par de nombreux intellectuels européen (qui lui témoignèrent leur soutien), est le suivant (à lire dans le contexte de l’époque) : face au risque d’autodestruction que ferait courir une nouvelle guerre mondiale nécessairement plus destructrice encore, face à la concurrence américaine et face au danger russe (i. e : soviétique…), face au développement des nouvelles puissances de l’Asie orientale, l’Europe fragilisée et dangereusement fragmentée en États décidément ennemis n’aurait finalement pas d’autre choix que de s’unir.

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La dernière lettre testamentaire d’Oswald Wirth

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Lame du tarot dessiné par Oswald Wirth. On remarquera à droite entre les sabots du diablotin les initiales du Maître mais volontairement occultées : O et W …  c’est la seule lame signée par son auteur et concepteur. Placé à cet endroit, légèrement en retrait, O.W. échappe à l’influence hypnotique de Lucifer, se met sous la protection de Vénus (Netsah:  l’Amour, la Victoire…) Il serait alors en position pour se visualiser à la place du personnage principal et ainsi pouvoir intégrer les énergies de l’Arcane : le pouvoir d’agir, en accord avec la Loi, sur le monde manifesté. La Force.

Dernière Lettre écrite par Oswald Wirth le 19 Janvier 1943

Le présent auteur de ce blog qui est également  l’organisateur du séminaire Oswald Wirth 2014 l’a entendu en effet comme il est dit dans cette lettre.

«  Il ne saurait être question de renoncer au Grand Oeuvre, absorbé par un Ouroboros et digéré par lui. Nous sommes infimes par rapport au Tout, mais nous y tenons notre place et y accomplissons notre fonction. Il y a en chacun de nous un noyau d’activité qui s’adapte à l’emploi qui lui a été assigné. Nous devenons ce que nous sommes pour les besoins du rôle que nous avons à jouer, sans que l’acteur permanent s’identifie avec le personnage de théâtre qu’il représente transitoirement. Ce qui nous est difficile, c’est de nous connaître en ce que nous sommes par nous-mêmes, indépendamment du déguisement que nous portons sur la scène. Qu’étions-nous dans la vie inconnue que nous menions avant de nous incarner et que deviendrons-nous après notre libération du service terrestre ?… Je veux bien arriver de l’autre côté tout imprégné du rôle que je viens de jouer. Je puis ne pas vouloir rompre avec les camarades qui continuent à tenir leur emploi dans la pièce au dénouement de laquelle je m’intéresse. Il est des liens d’affection qui ne se rompent pas entre centres de rayonnement psychiques.
Je crois à l’amour, et à son indestructibilité quand il est immatériel. Si j’aime les humains dont j’ai partagé les misères en même temps que les aspirations les plus nobles, je ne puis les abandonner une fois sorti de leurs rangs de lutte terrestre. J’ai donc espoir de rester en liaison, une fois passé derrière le rideau, avec ceux dont la tâche n’est pas achevée… Je me refuse à renier mon patriotisme terrestre. Pas de désertion devant l’Oeuvre de rédemption humaine. C’est en aimant que nous pouvons être heureux, et je ne vois de félicité que dans l’amour qui se donne, et contribue au mieux, particulier et général.

J’ai la conviction profonde que je ne me trompe pas. »

Oswald Wirth

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Oswald Wirth et l’énergétisme

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Oswald Wirth et l’énergétisme : il rappela que c’est essentiellement dans l’imposition des mains que le Christ révéla sa nature divine. C’est sans doute l’angle premier sous lequel il faut aborder l’oeuvre wirthienne pour tenter de la comprendre et de voir les nombreux malentendus qu’elle a fait naitre notamment au sein de l’Ordre maçonnique. De l’imposition des mains paru en 1895 à la librairie Chamuel est son premier ouvrage et reste comme un guide de tous les autres à venir. C’est celui aussi où il se confie le plus. Il sera intéressant d’ailleurs – et ce sera l’occasion de ce séminaire en Suisse – de confronter laposition de With avec celle d’autres compatriotes comme C.J. Jung ou encore Freud. On sait que c’est à partir du mesmérisme et des travaux de Charcot que la nouvelle science de la psychiatrie allait naître. Mais Wirth a laissé une trace durable de son oeuvre en modifiant les rituels maçonniques car cette fameuse chaine d’union pratiquée au sein de toutes les loges reste le legs intangible de Wirth, une façon de communiquer l’énergie universelle par la main.  L’a t-on oublié ?

Oswald Wirth fit une intervention remarquée au Congrès du magnétisme en 1889 où il résuma les travaux de son maitre, le baron du Potet. Enfin signalons que le magnétisme fut également à la base de la théurgie (les fameuses passes) et se pratiqua tant en Maçnnerie que dans le Martinisme avec Willermoz.

Extrait de son livre (que nous délivrons dans son intégralité dans notre cahier en hommage à Oswald Wirth) :

L’intuition. Les Origines de l’art de guérir. Conceptions primitives. La force vitale transmissible d’une personne à une autre. La psychurgie. Son avenir.

Lorsque la légende attribue à nos premiers parents la connaissance spontanée de toutes choses, elle fait sans doute allusion aux prérogatives dont jouit l’intelligence à l’état naissant. Au sortir de l’ignorance absolue, l’esprit humain ne subit le joug d’aucun préjugé, d’aucune idée préconçue. Son indépendance est parfaite et rien ne l’empêche de s’orienter librement vers la Vérité. Celle-ci agit sur les intelligences vierges comme un aimant puissant : elle les attire et les plonge dans une extase qui leur permet de contempler la lumière spirituelle dans son plus pur rayonnement. C’est ce que l’Ecriture appelle converser directement avec Dieu. Cela veut dire que dans sa naïveté originelle l’homme intuitif est naturellement prophète ou voyant. Il devine juste : au lieu de raisonner, il rêve, et ses visions tiennent du génie. Mais cette révélation primordiale demande à être formulée. C’est là l’écueil, car l’extatique ne dispose que d’images enfantines et grossières. Il ne peut s’empêcher de tout personnifier. Jugeant l’inconnu d’après lui-même, il crée des divinités à sa ressemblance et peuple son imagination de fantômes. Ces chimères enveloppent et assiègent son esprit : Ce sont les formes dont la pensée s’est revêtue. Elles masquent la Vérité, qu’elles dérobent à l’intelligence. La Lumière primitive ne  parvient plus alors jusqu’à l’homme, qui est chassé de l’Eden : il ne possède plus la vue géniale des choses, et c’est péniblement qu’il acquiert désormais ses connaissances. Heureux encore si un travail ingrat lui fournit autre chose que des fruits amers !

La terre qu’il arrose de ses sueurs ne produit à son intention que des chardons et des ronces. Il nous est cependant possible de nous relever de la chute.

Tout le secret consiste à nous dégager des habitudes vicieuses que notre intelligence a contractées : redevenons semblables à des enfants si nous voulons entrer dans le Royaume des Cieux. Notre primitive innocence, la fraîcheur de notre première impressionnabilité peuvent se retrouver, si nous parvenons à faire abstraction de toutes les théories à la mode pour remonter jusqu’au berceau de nos diverses connaissances. C’est là, c’est à la source initiale de notre savoir que nous pouvons puiser des notions d’une pure et profonde sagesse. Sans doute, en revenant ainsi sur nos pas nous ne rencontrons que les formes, ou les écorces, qui constituent la lettre morte de toutes les superstitions.

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Le baron du Potet

 » Or, me trouvant à Paris vers la fin de 1879, je fus informé de la fondation d’une société magnéto-thérapique, sous la présidence du Baron du Potet. Je me fis inscrire, en me promettant de suivre avec assiduité des séances qui s’annonçaient comme hautement instructives » Oswald Wirth

Mais ces cadavres, ces momies, nous permettent d’évoquer la pensée éternellement vivante qui jadis y fut enfermée. C’est à ce titre que rien ne doit être méprisé. Tout nous semble ridicule et faux tant que nous ne comprenons pas ; mais dès que notre esprit s’ouvre à la compréhension tout devient respectable et vrai. Appliquons-nous donc à démêler ce que l’homme a voulu dire, alors qu’inhabile à s’exprimer il balbutiait des fables. Peut-être trouverons-nous dans ces conjonctures instinctives des notions utiles à reprendre. L’esprit humain ne saurait trop se replier sur lui même car, en parcourant le cycle de ses égarements, jamais il n’approche autant de la Vérité que lorsqu’il revient à son point de départ. Pour nous en convaincre il suffit de se figurer ce que l’art de guérir fut logiquement à ses débuts. Reportons-nous à une époque où l’on ne connaissait encore ni botanique ni chimie. Comment l’homme s’efforçait-il alors de parer aux atteintes de la douleur ?

La réponse nous est fournie par l’observation de ce qui se passe chaque jour autour de nous. Considérez cet enfant dont le doigt vient d’être pincé ou brûlé. Que fait-il ? Il le porte à la bouche, et le contact de ses lèvres, la tiédeur de son haleine ou la fraîcheur de son souffle le soulage. Un autre jeune étourdi à reçu un coup sur la main : vivement il presse sous l’aisselle les phalanges endolories et s’en trouve bien. Nous mêmes, ne nous appliquons-nous pas la main au front lorsque le mal de tête nous y incite ? Et les douleurs intestinales ou les crampes d’estomac, ne nous obligent-elles pas à recourir à l’action calmante de nos mains ?

Ces exemples, qu’on pourrait multiplier à l’infini, montrent comment l’homme réagit spontanément contre la douleur. Sans nous laisser le temps de la réflexion, notre main se porte d’elle-même sur toute région du corps devenue subitement sensible. C’est là une loi d’activité purement réflexe ou automatique, à laquelle nous ne saurions nous soustraire. L’instinct, ce guide infaillible des êtres qui ne raisonnent pas, nous porte ainsi à chercher tout d’abord en nous-mêmes le remède contre la douleur. N’est-ce point là une indication précieuse ?

Pourquoi tant chercher  en dehors de nous, alors que c’est EN NOUS  que jaillit la fontaine de Vie ? Les choses ne se passent-elles pas comme si toute partie saine du corps tendait à ramener la santé dans une autre partie malade ? Les anciens ne conçurent aucun doute à cet égard, comme le prouvent leurs premières théories médicales. A leurs yeux, la maladie était une entité hostile, un esprit malfaisant, un souffle vénéneux qui s’insinue traîtreusement dans l’organisme. La santé, par contre, apparaissait comme une essence divine normalement répandue dans tous nos organes, dont elle assure l’intégrité et le fonctionnement régulier. Pour chasser le démon, on crut suffisant de mettre en contact avec lui son antagoniste. Il se déchaînait ainsi une lutte, qui se terminait par la victoire du plus fort. « 

L’imposition des mains et la médécine philosophale, Oswald Wirth

à suivre ici

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