Dans l’étal de formation de notre société du moyen-âge, la chevalerie, alliance étroite de l’esprit chrétien avec l’esprit féodal, a accompli une carrière généreuse et civilisatrice. Un chevalier se consacrait à la défense des opprimés; aux recherches excessives des occasions de gloire et de danger il unissait les pratiques d’une charité exemplaire pour les pèlerins et les lépreux, il professait un respect passionné pour la femme, que les législations barbares avaient jusqu’alors considérée comme une esclave. L’épée du chevalier, serviteur du Christ, fut constamment une protection pour la religion et la justice, malte la faiblesse humaine, qui, au moyen-âge, comme aujourd’hui, à sans doute bien souvent, à côté de l’élévation du but, laissé surgir la défaillance du fait.
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En Héliopolis : de Gloriae Mundi
Tome 2 En Héliopolis ou la fraternité des invisibles
Apostolat hermétique et logis sapientiaux
Après la biographie de l’Adepte nous abordons le projet dans sa globalité et les liens subtils et complexes qui unissent l’ensemble des logis décrits au travers des deux ouvrages publiés. La voie gothique s’étant révélée être une impasse l’Adepte a suivi un autre fil conducteur. Ces fils multiples forment un canevas dont nous n’avions que le revers. En le retournant la tapisserie révèle son véritable visage et pour la première fois l’unité admirable du projet prend forme et donne un tour nouveau jusqu’à présent inaperçu : la permutation des formes par la lumière disait l’Adepte mais aussi la permutation des symboles par la personne qui l’a habité, pour la première fois révélée. Deux figures majeures vont nous éclairer de leur lanterne, une famille illustre et un homme dont nous découvrons la véritable dimension, à savoir un certain Depol dont le nom a subi quelques transmutations avant de devenir Saint Vincent de Paul pour les besoins de l’histoire ! Dans cet ouvrage nous exposons également les véritables enjeux du Finis Gloriae Mundi dont une partie est entre nos mains et rendue publique. Dès lors tout est mis en perspective et permet de comprendre aussi les raisons pour lesquelles ce manuscrit fut repris par l’Adepte en vue d’une ultime correction que la mort interrompit. La dernière demeure philosophale, sans doute la plus importante de toutes est également décrite pour la première fois, comme pour le Finis Gloriae Mundi elle ne fut jamais citée par le Maitre, nous en donnons aussi l’explication. Au final il apparait que le disciple de Savignies avait déjà beaucoup dit mais du bout des lèvres. Ici les pièces du dossier sont donc mises à disposition du public éclairé. JD (FCH)
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L’Ordre de l’Annonciade et la mystique du lac d’amour
Aux origines du Rite Ecossais Rectifié
En 1355, dit le Dictionnaire de Moreri, Amédée V de Savoye, dit le Comte Verd (sic) institua l’Ordre du Collier dit aussi du Lac (ou des Lacs) d’Amour, dont le collier était composé de roses blanches et rouges alternées, en émaux, reliées par des « Lacs d’Amour » (qui sont des noeuds en huit) entourant dans leurs courbes les lettres du mot (latin) : FERT (lettres non séparées par des points). Ce fut Charles III dit Le Bon qui consacra cet Ordre de l’Amour divin à la Vierge qui « avait uni le Verbe à notre chair par le mystère de l’incarnation », et qui changea le nom de l’Ordre des Lacs d’Amour ou du Collier, en celui d’Ordre de l’Annonciade. Une image en émaux sertis d’or de la scène de l’Annonciation est suspendue au collier, et cette image est entourée de nœuds en huit dits Lacs d’Amour. Le collier lui-même est fait de plaques portant ces mêmes nœuds ou séparées par ces mêmes nœuds. Selon le Grand Dictionnaire Larousse l’Ordre a été fondé pour commémorer les quinze joies de Notre-Dame. D’où les quinze Lacs d’Amour du collier de l’Ordre du Collier, antérieur à celui de l’Annonciade quant au nom. Ces quinze Lacs étaient alors séparés par quinze roses rouges et quinze blanches, selon Samuel Guichenon, dans son Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoye.
Derrière ce collier, se cache en réalité un haut épisode de l’ésotérisme qui nous conduira au secret de la Salamandre figurant un peu partout au château de Chambord. à suivre ici en cliquant sur la bannière :
La Vierge alchimique de Reims

Découvert par Oswald Wirth qui en fit une étude, ce tableau découvert à Reims et qui fut visible au musée de l’Ancien collège des Jésuites de Reims n’a cessé de susciter diverses interrogations quand au message qu’il est censé véhiculer. Une oeuvre riche « en contenus sémantiques et symboliques, mais dispersés, voir éclatés » selon l’un de ses analystes Antoine Faivre. Dans ce cahier nous délivrons à notre tour après le texte d’Oswald Wirth quelques pistes liées aux arcanes d’hermès.

Fulcanelli, Anatole France et l’esprit de la Salamandre

« .. les faits remontent à 1920, à l’année où ayant quitté le cap d’Antibes, Anatole France, qui était revenu à son logis princier de la Villa Saïd, vint embrasser son vieux camarade des jours anciens. Fulcanelli ne laissa pas de faire de grâves remarques sur l’état de sa santé, qui éveillait autour de lui une inquiétude légitime. Celle-ci devait, hélas ! se justifier au mois d’Août, lorsque survint l’accident cardio-vasculaire, responsable d’une paralysie , heureusement momentanée. Donc le samedi saint, troisième quantième d’avril et premier de la pleine lune, très sagement assis à la petite table renaissance qui jouxtait le meuble rempli de livres rares et précieux, je savourai la chance enviable d’assister à l’entretien du Maître avec son bon Thibault » Eugène Canseliet
La rôtisserie de la Reine Pédauque est un roman à clefs élaboré à l’occasion de discussions passées entre le Maitre et le célèbre écrivain. Il s’inspire du légendaire personnage au centre du roman de Nicolas-Pierre-Henri de Montfaucon, abbé de Villars (1635-1673), à savoir le comte de Gabalis » Le comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences secrètes (1670) où il dévoile plaisamment les mystères de la Cabale et de la Société des Rose-Croix.
L’alchimiste de la Rotisserie de la Reine Pédauque – ici M. d’Astarac entretient tout au long du roman une relation avec les elfes et la Salamandre … tandis que Jacques Tournebroche comme son nom l’indique s’active à l’athanor (Jacques Tourne broche n’est autre que Canseliet jeune dans le roman).
La Reine Pédauque au pied palmé est une haute figure de la Bourgogne où elle apparait comme protectrice des viticulteurs et l’on retrouve son effigie dans le pays du Maitre, à savoir à Dijon sur le portail de l’abbaye de Saint Bénigne, portail que connaissait bien le Maître puisqu’il s’y était rendu à différentes occasions et savait que derrière la figure de la Reine Pédauque se cachait en réalité la légendaire Reine de Saba, l’épouse du Roi Salomon !
Quoiqu’il en soit nos deux hommes – nos deux « immortels » devrions nous dire – se fréquentaient et devisaient ensemble sur cette langue des oiseaux qu’ils avaient en partage, surtout à propos d’un auteur sur lequel Anatole France avait livré ses réflexions qui ne déplaisaient pas au Maître, même si sur le reste beaucoup les opposait.
Alambic, thermo-Maitre, elfes et .. Salamandre
La Reine Pédauque et le roman initiatique d’Anatole France
» – Mon fils, me dit M. d’Astarac, vous ne donnez point assez de nourriture à l’athanor. Je vois que vous n’êtes pas encore suffisamment pénétré de l’excellence du feu, dont la vertu est capable de murir ce mercure et d’en faire le fruit merveilleux qu’il me sera bientôt donné de cueillir«
En Héliopolis ou la fraternité retrouvée des invisibles
Héliopolis est le nom d’une cité sainte bâtie dans le delta du Nil environ 4.500 ans av JC par la race fondatrice de l’Egypte ancienne: les Shem-sou Hor soit littéralement ceux qui suivent Horus. Ce peuple n’était constitué ni de guerriers, ni de prêtres, ni de rois, ils étaient orfèvres et forgerons, et les derniers survivants d’un continent englouti. Le Maitre et Adepte Fulcanelli s’est employé à faire revivre cette fraternité mythique au travers de différents portraits de ceux qui insufflèrent par leur art et leur témoignage dans la pierre l’antique message qui autrement se serait effacé de la mémoire des hommes. Il appela ces legs et dépôts des demeures philosophales et l’ensemble de celles-ci forment la cité invisible d’Héliopolis. Ceux qui reprirent le flambeau se revendiquaient sous la bannière des frères en Héliopolis ou encore Rose Croix et le nom de leur cité devint Christianapolis. Nul doute que l’Adepte les a connu tant il les cite à longueur d’ouvrage : « Invisibles parce qu’inconnus ». C’était le sort qu’il s’était réservé mais le grand homme de science qu’il était a laissé assez de traces par l’œuvre accomplie sur ce plan pour que nous puissions aussi dresser le portait émouvant d’un homme de cœur et d’esprit dont la culture n’avait d’égale que sa probité et sa modestie. Au delà de l’alchimie la filiation ininterrompue fut maintenue au travers de cet homme dont nous racontons l’histoire avec des éléments dévoilés pour la première fois.
Fulcanelli et l’apanage adeptal : au nom du Roi
Précédemment nous avions évoqué comment le magistère Royal pouvait être entendu à la lettre et non au figuré. A cet effet – et ce sera notre dernière concession à la vulgate -, nous pouvons révéler à ce stade (à suivre dans notre ouvrage) les liens Ô combien étroits entretenu par l’Adepte avec les institutions royales. Il peut donc être délivré ceci – à mettre en rapport avec les nombreuses références qui parsèment son oeuvre, aux différents ordres de chevalerie et à la famille Royale – qu’en son sein, la qualité éminente de Chevalier de l’Ordre de Saint Louis était acquise. Cet ordre électif entre tous avait été crée par Louis XIV le 5 avril 1693 pour récompenser ses officiers les plus valeureux et y être distingué ne relevait pas comme aujourd’hui de la légion d’honneur !… L’Adepte en était particulièrement fier comme des autres cercles qu’il animait parfois de sa bienveillante présence (Voir Louis d’Estissac).

L’insigne était composée d’une croix de Malte blanche et or, portant des fleurs de lys aux angles. Au centre se trouvait un médaillon portant l’inscription « LUD(OVICUS) M(AGNUS) IN(STITUIT) 1693 » pour « Louis le Grand l’a institué en 1693 », entourant une représentation de Saint Louis. Selon certains, la couleur rouge du ruban de la Légion d’honneur serait un souvenir de l’ordre de Saint-Louis.
à poursuivre ici en cliquant sur l’image …

L’étrange aumônier général M. St Vincent de Paul

Du grand Œuvre dire peu, faire beaucoup et toujours se taire. Faire beaucoup, dans la philosophie des disciples d’Hermès, est une référence à l’utilisation des richesses transmutatoires à des fins bienfaisantes. Bien des alchimistes eurent souci d’aider les pauvres et les déshérités grâce à leur art. Saint-Vincent de Paul en est l’exemple le plus connu.
Revenons un peu sur cet homme, véritablement inspiré par l’amour du prochain. Vincent Depaul naît à Pouy dans les Landes, en 1581. En 1597, il étudie la théologie et est ordonné prêtre en 1600. Il est alors beaucoup plus occupé à penser à sa situation matérielle qu’à la sainteté. Il va à Rome, revient à Toulouse et devient précepteur, obtient d’une riche veuve quelques biens. Il vole ensuite un cheval, le revend, et s’embarque à Marseille pour rejoindre Narbonne par la mer. Il disparaît alors pendant deux ans.
Quand il revient en France, il explique que lors de ce périple maritime, le navire fut capture par les barbaresques. Il est emmené en captivité à Tunis. Dans cette ville, il fut vendu à un vieillard qui lui apprit I’archimie et l’alchimie. Après maintes péripéties, il revint en France en 1607. Retour à Paris, il continue une vie misérable de clerc désargenté. C’est en 1610 qu’il est nommé aumônier de Marguerite de Valois. Là commence son apostolat véritable au service des pauvres.
Il est inutile de détailler l’immense Œuvre de Vincent Depaul au service des déshérités. Quelques exemples et quelques chiffres suffisent: soins aux malades, aides aux mendiants, secours aux victimes des guerres et des famines, construction de treize maisons pour recevoir les enfants trouvés, organisation de collectes, etc. A Paris, chaque semaine, 6000 livres de viande, 3000 œufs, des monceaux d’ustensiles, de vêtements sont collectés chaque semaine. En 1652, les seules filles de la charité pour la paroisse St-Paul nourrissent 5000 pauvres par semaine !
S’il est sûr que les finances de l’état furent largement ouvertes au futur saint, l’histoire officielle ne parle évidemment pas de ses ressources alchimiques. Quelques historiens énoncent même comme hypothèse fort probable que la captivité en Tunisie est une invention du prélat pour masquer une période trouble de sa vie en France, vie picaresque et fort peu édifiante.
Pourtant, deux courriers écrits par Vincent de Paul, l’un du 24 juin 1607 et l’autre en janvier 1608, attestent des connaissances transmutatoires du prélat. Il est vrai qu’il ne faisait pas bon de parler du grand Œuvre et de sa réussite. Cet adepte célèbre et inconnu a appliqué cette maxime à la lettre, faire beaucoup, taire toujours. Toujours taire fut une nécessité des alchimistes.

Tout en confirmant le cardinal Mazarin dans son rôle de « principal ministre », elle décide de conserver pour les affaires ecclésiastiques une instance créée par Richelieu, qui fut appelée « le Conseil de conscience ». Elle s’en était réservé la présidence et y avait nommé comme membres : Mazarin, le chancelier Séguier, les évêques Potier et Cospéan, le grand pénitencier de Paris, Jacques Charton, et Monsieur Vincent qui joua un rôle déterminant dans la conduite des affaires du Royaume, on est bien loin de l’image d’Epinal !…

Saint Vincent de Paul prêchant aux galériens
Copie du XIXe siècle du tableau (disparu) de Jean Restout (1732), d’après l’estampe de Bonnart et Antoine Hérisset (1737).
Le troisième ouvrage est livré avec deux illustrations tirées à part de la dernière demeure philosophale dont le Maitre avait tu l’existence, celle où séjourna précisément Saint Vincent Depaul. En haut de cet article un aperçu de cette demeure égale en beauté au tombeau de Nantes.





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