Dans l’étal de formation de notre société du moyen-âge, la chevalerie, alliance étroite de l’esprit chrétien avec l’esprit féodal, a accompli une carrière généreuse et civilisatrice. Un chevalier se consacrait à la défense des opprimés; aux recherches excessives des occasions de gloire et de danger il unissait les pratiques d’une charité exemplaire pour les pèlerins et les lépreux, il professait un respect passionné pour la femme, que les législations barbares avaient jusqu’alors considérée comme une esclave. L’épée du chevalier, serviteur du Christ, fut constamment une protection pour la religion et la justice, malte la faiblesse humaine, qui, au moyen-âge, comme aujourd’hui, à sans doute bien souvent, à côté de l’élévation du but, laissé surgir la défaillance du fait.
Pierre Dujols et l’énigme de la bague baphométique
le Baphomet était l’expression païenne de Pan.(Fulcanelli)
» – Voyez Eyrenée Philalèthe qui l’assimile à l’or et lui en donne le
nom, voyez-le au chapitre XVIII, paragraphe III, de son Introitus
», concluait Fulcanelli, tirant l’indication de sa prodigieuse
mémoire, dans toute la bienveillance de son bon sourire, la main
levée en un geste habituel, où brillait, ce soir-là, l’anneau
baphométique, ciselé en or de transmutation et venu jusqu’à
lui des Templiers de la Commanderie d’Hennebont en Bretagne.
Eugène Canseliet (préface aux Demeures Philosophales)»
Extrait de « En Héliopolis, Portrait d’un alchimiste du XXème siècle » par Johan Dreue.
Pierre Dujols dernier descendant des Valois.
L’énigme de la bague baphométique
Qui fut Pierre Dujols, ce libraire érudit et dont Eugène Canseliet prétendait qu’une amitié indéfectible le liait à Fulcanelli au point que nombreux furent ceux qui l’identifièrent au Maître ? Pour plusieurs raisons ces rapprochements sont évidemment sans fondement et ce serait également faire injure à la probité légendaire de « l’érudit libraire » puisqu’à plusieurs reprises Fulcanelli le cite élogieusement dans ses ouvrages et comment imaginer Dujols se citant lui même !
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TCI : Communiquer avec son animal disparu
En Héliopolis : de Gloriae Mundi
Tome 2 En Héliopolis ou la fraternité des invisibles
Apostolat hermétique et logis sapientiaux
Après la biographie de l’Adepte nous abordons le projet dans sa globalité et les liens subtils et complexes qui unissent l’ensemble des logis décrits au travers des deux ouvrages publiés. La voie gothique s’étant révélée être une impasse l’Adepte a suivi un autre fil conducteur. Ces fils multiples forment un canevas dont nous n’avions que le revers. En le retournant la tapisserie révèle son véritable visage et pour la première fois l’unité admirable du projet prend forme et donne un tour nouveau jusqu’à présent inaperçu : la permutation des formes par la lumière disait l’Adepte mais aussi la permutation des symboles par la personne qui l’a habité, pour la première fois révélée. Deux figures majeures vont nous éclairer de leur lanterne, une famille illustre et un homme dont nous découvrons la véritable dimension, à savoir un certain Depol dont le nom a subi quelques transmutations avant de devenir Saint Vincent de Paul pour les besoins de l’histoire ! Dans cet ouvrage nous exposons également les véritables enjeux du Finis Gloriae Mundi dont une partie est entre nos mains et rendue publique. Dès lors tout est mis en perspective et permet de comprendre aussi les raisons pour lesquelles ce manuscrit fut repris par l’Adepte en vue d’une ultime correction que la mort interrompit. La dernière demeure philosophale, sans doute la plus importante de toutes est également décrite pour la première fois, comme pour le Finis Gloriae Mundi elle ne fut jamais citée par le Maitre, nous en donnons aussi l’explication. Au final il apparait que le disciple de Savignies avait déjà beaucoup dit mais du bout des lèvres. Ici les pièces du dossier sont donc mises à disposition du public éclairé. JD (FCH)
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En Heliopolis : le sommaire
Avant Propos : de qui Fulcanelli est-il le nom ? L’énigmatique grand père, d’Héliopolis à Christianopolis, idéal d’une cité solaire, la filière des Rose Croix, Concept de « Demeure Philosophale » et la filiation adeptale, La loi Antifer
Ecce Homo
Au 89 Bd Saint Michel, les données biographiques, Nimas Niménos, questions de poids et de mesure, Synopsis des travaux scientifiques, Le Mètre étalon et la méridienne de Paris
Les Voyages
A la conquête du Soleil : l’ascension du Mont Blanc, Fusion des métaux et hautes températures, découverte du Sahara, Voyage à Chicago et rencontre avec Nicolas Tesla
L’entourage et ses Pairs
Pierre et Marie Curie, la question des isotopes, Henry Moissan : à la recherche du diamant noir, Jean-Baptiste Dumas et Pasteur, Pierre Dujols, l’érudit libraire : du lanternois
Affinités électives
Anatole France ou le secret de la Reine Pédauque, Ferdinand de Lesseps, un rêve brisé, Gustave Eiffel l'ami d'enfance, Voyages en Kaléidoscope avec Irène Erlanger, Au chat Noir, l’écu final dans les salons de la Présidence
Conclusion de la première partie
De Rabelais à Grasset d’Orcet, de diverses considérations autour de l’alchimie
en cliquant sur l’image vous pourrez télécharger la table des matières des 2 ouvrages à paraitre
L’Ordre de l’Annonciade et la mystique du lac d’amour
Aux origines du Rite Ecossais Rectifié
En 1355, dit le Dictionnaire de Moreri, Amédée V de Savoye, dit le Comte Verd (sic) institua l’Ordre du Collier dit aussi du Lac (ou des Lacs) d’Amour, dont le collier était composé de roses blanches et rouges alternées, en émaux, reliées par des « Lacs d’Amour » (qui sont des noeuds en huit) entourant dans leurs courbes les lettres du mot (latin) : FERT (lettres non séparées par des points). Ce fut Charles III dit Le Bon qui consacra cet Ordre de l’Amour divin à la Vierge qui « avait uni le Verbe à notre chair par le mystère de l’incarnation », et qui changea le nom de l’Ordre des Lacs d’Amour ou du Collier, en celui d’Ordre de l’Annonciade. Une image en émaux sertis d’or de la scène de l’Annonciation est suspendue au collier, et cette image est entourée de nœuds en huit dits Lacs d’Amour. Le collier lui-même est fait de plaques portant ces mêmes nœuds ou séparées par ces mêmes nœuds. Selon le Grand Dictionnaire Larousse l’Ordre a été fondé pour commémorer les quinze joies de Notre-Dame. D’où les quinze Lacs d’Amour du collier de l’Ordre du Collier, antérieur à celui de l’Annonciade quant au nom. Ces quinze Lacs étaient alors séparés par quinze roses rouges et quinze blanches, selon Samuel Guichenon, dans son Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoye.
Derrière ce collier, se cache en réalité un haut épisode de l’ésotérisme qui nous conduira au secret de la Salamandre figurant un peu partout au château de Chambord. à suivre ici en cliquant sur la bannière :
Reditus Virginis

à propos de la Vierge alchimique de Reims et du cahier de l’Arl résumant les conclusions des différents experts sur ce sujet important d’hermétisme. Dans un de ses livres, le critique d’art et l’historien Emile Mâle retraçait l’émergence de l’image, suivant l’idée, de l’Immaculée Conception – qui ne doit pas être confondue, avec la naissance virginale de Jésus, né de Marie.
« Vers la fin du XVème siècle, une idée mystérieuse, qui, depuis plus de cinq cents ans, germait secrètement danss les âmes, leva soudain. Il apparut alors avec évidence aux théologiens que la Vierge n’avait pu participer à la faute originelle, et qu’un décret particulier de Dieu l’avait exceptée de la loi. Exemplaire parfait d’une humanité nouvelle, Marie, semblable à Eve au sortir des mains de Dieu, était entrée dans le monde sans porter le poids du péché. »
Mâle pose un peu plus loin la question iconogénétique :
L’entreprise était difficile : comment représenter la Vierge à l’état de pur concept ? comment faire entendre qu’elle avait été créée sans tache par un décret de Dieu, qu’elle existait dans sa pensée avant le commencement des siècles ?
Dès le XVè siècle, les artistes essayèrent de résoudre le problème. Ils songèrent d’abord à cette femme dont l’Apocalypse parle avec tant de mystère. Ille a la lune sous les pieds, des étoiles sur la tête, et le soleil l’enveloppe ; elle semble plus antique que le temps ; elle a été conçue, sans (boute, avant cet univers. Une telle image exprimera donc ce qu’il y a de grandiose dans le concept d’une Vierge antérieure à l’humanité et affranchie des lois qui la régissent. »
Sous cet aspect dérivé des visions de l’apôtre Jean à Patinas, la Vierge de l’immaculée Conception a fourni de fait, dans le domaine des arts visuels, le thème figuré peut-être le plus important des ripostes, par l’image, de la Contre Réforme à la poussée doctrinale et iconoclaste du Protestantisme. Toutefois, dans sa vingt-cinquième et dernière session, en 1563, le Concile de Trente s’était montré sévère et même rigoriste dans ses interdits :
« le Saint Concile défend que l’on place dans les églises aucune image qui s’inspire d’un dogme erroné et qui puisse égarer les simples, défend de placer en aucun lieu, dans les églises qui ne sont pas assujetties à la visite de l’ordinaire, aucune image insolite, à moins que l’évêque ne l’ait approuvée.»
La Vierge du tableau de Reims est donc assurément «insolite» selon les normes conciliaires. Mais ce qui l’est au point de pouvoir passer aux yeux d’une censure ombrageuse pour une audace hétérodoxe, voire hérétique, c’est l’inscription en capitales grecques (en partie «protégée», il est vrai, par sa construction même) qui, en manière d’exergue, souligne, au bas du tableau, le motif principal.
Traduction : AI-JE ENFANTE ETANT VIERGE ? ENFANT N’AYANT PAS DE PARENTS
A mettre en parallèle avec les deux citations bibliques trouvées à Reims sur les tapisseries données à la cathédrale par l’arche vêque Robert de Lenoncourt :
NONDUM ERANT ABISSI,ET ERGO JAM CONCEPTA ERAM
« Les abîmes n’étaient pas encore, et moi j’étais déjà conçue. » Prov. VIII, 24
Pour la première fois la traduction littérale qui fait voir ce qui avait échappé jusqu’à présent aux différents interprètes : l’interrogation .. à suivre dans l’ouvrage :
La Vierge alchimique de Reims

Découvert par Oswald Wirth qui en fit une étude, ce tableau découvert à Reims et qui fut visible au musée de l’Ancien collège des Jésuites de Reims n’a cessé de susciter diverses interrogations quand au message qu’il est censé véhiculer. Une oeuvre riche « en contenus sémantiques et symboliques, mais dispersés, voir éclatés » selon l’un de ses analystes Antoine Faivre. Dans ce cahier nous délivrons à notre tour après le texte d’Oswald Wirth quelques pistes liées aux arcanes d’hermès.








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