Note : dans la dernière étape de son existence, le physicien et chimiste, avait délaissé ses travaux sur le soleil et les hautes températures pour préparer l’élaboration d’un nouveau modèle de géophysique : ses travaux portaient pour l’essentiel sur l’origine des séismes, des éruptions volcaniques ou du dérèglement du magnétisme terrestre. Le titre « Finis Gloriae Mundi » avait pour but d’exprimer combien les facteurs accidentogènes liés à l’activité du feu terrestre pouvaient menacer nos civilisations éphémères … Mais il y avait encore bien plus et c’est ce que nous livrons avec ces suppléments.
L’ombre du célèbre prédicateur côtoie toute l’œuvre de l’Adepte. Dans cet ouvrage spécial qui achève la trilogie Fulcanelli nous levons le voile sur le secret de Saint Vincent Depaul, l’origine de sa formation et expliquons pourquoi ces deux destins qui se sont côtoyés à plusieurs reprises se retrouvent ici à Hendaye. Sur l’illustration à l’arrière plan nombreux sont les visiteurs qui en franchissant le porche d’entrée ignorent la véritable signification de ce serpent enroulé sur l » »Axis Mundi »..
Domaine hermétique d’Abbadia ou domaine de A gardé par le serpent qui descend des trois AAA (trois tours), le long de l’Axe du « ciel ». Les morsures de ce gardien du pivot de l’Art sont venimeuses. Sans l’avoir vaincu il est impossible de pénétrer dans le « palais du roi ».
En d’autre terme nul n’entre ici s’il ne connaît le secret des cristaux pointus et agressif de sel A (« Ammoniac » ou Alcali), dont la « morsure » est corrosive. C’est le véritable pivot de l’œuvre alchimique dont la révélation vient d’en haut ou d’un ami mandaté par le « ciel ».
Disponible prochainement et sur commande auprès de l’ARL. Au sommaire de ce dossier corrosif et sans précédent : genèse et enjeux scientifiques du Finis Gloriae Mundi, Eschatologie alchimique et les pièces de Laplanche, Abbadia et son véritable concepteur, le secret révélé de Saint Vincent de Paul et pourquoi l’Adepte le cite tout au long de son œuvre avec des révélations inédites qui montrent – s’il en était encore besoin – combien le Savant et l’Adepte ne font bien qu’une seule et même personne.
de Lhassa à Saint Petersbourg : dans l’ombre des Maitres
Il est indéniable que la filière eurasiate représente au même titre que la filière gréco-judaïque une longue chaîne de Maitres qui est restée ininterrompue jusqu’à nos jours, au moins avec des documents jusqu’à la seconde guerre mondiale. De cette filière, sans doute l’une des plus importantes de l’humanité, nous n’avons eu d’échos que de la fondatrice de la Société Théosophique, à savoir Mme Héléna Petrovna Blavatsky, mais ce sont les documents relatifs aux différentes expéditions ayant eut lieu au Tibet ou à ceux relatifs à l’introduction progressive de la médécine tibétaine au sein même de la cour impériale du Tsar Nicolas II qui nous permettent aujourd’hui de voir comment cette chaîne des maitres a pu préserver l’essentiel de l’enseignement ancestral préservé jusqu’alors dans les principaux monastères tibétains ou dans les traditions des bouriates. Dans ce cahier nous donnons un aperçu sur les principaux acteurs de ce « Grand Jeu » où l’Occident joua son destin tragiquement.
Logo de la Société Théosophique créée par Hélena Petrovna Blavatsky
L’histoire de la médecine tibétaine en Russie entretient des liens étroits avec l’histoire du bouddhisme en Russie. Nous allons donc commencer par une brève introduction de la façon dont le bouddhisme est venu en Russie. Aujourd’hui, il y a trois régions de la Fédération de Russie où le bouddhisme tibétain est pratiqué : la République de Kalmoukie, la République de Touva et la Bouriatie, qui se compose de la République de Bouriatie et de plusieurs régions autonomes plus petites, comme Aga-Bouriatie (Aginskiy-Buryatskiy, arrondissement d’Avtonomny). Dans ce qui suit, nous nous concentrerons sur la Bouriatie.
Selon John Snelling et Terentyev, la migration des clans bouriates de la Mongolie au sud-ouest du territoire et à l’est du lac Baïkal a commencé dans la seconde moitié du 17ème siècle et a continué au cours du 18ème siècle. A la même époque, les avant-postes de l’empire russe atteignent la Transbaïkalie. Les cosaques ont commencé d’investir la région, construire des forts pour le commerce et pour leurs troupes. Russes et Bouriates ne pas toujours sur la même ligne d’entente. Dans le même temps, cependant, la dynastie mandchoue et les Bouriates a choisissent la Russie plutôt que la Chine comme leur protecteur reconnaissent sa souveraineté.
Le régime Mandchou avait la réputation d’être très cruel ce qui en comparaison faisait passer les Bouriates pour le moindre des deux maux. Les Bouriates pratiquaient le chamanisme et ne sont pas particulièrement intéressés par le bouddhisme au premier abord. Ce n’est qu’au début du 18ème siècle que le bouddhisme démarre lentement pour pénétrer dans les steppes et les semi- steppes à l’est du lac Baïkal. En 1712 ou 1720 un groupe d’environ 150 moines du Tibet et de la Mongolie parviennent en Bouriatie. Comme Snelling l’a expliqué dans son livre, ils avaient été utilisés dans une sorte de tour de passe-passe à Gomang au Collège de Drepung, la grande université monastique juste à l’extérieur de Lhassa. Le reste était composé de Mongols les ayant rejoints sur la lancée.
Parmi le groupe il y avait un Emchi – le mot mongol pour un médecin tibétain – appelé Chokyi Nawang Phuntsog. Ce fut un acteur majeur de la médecine tibétaine en Bouriatie.
Les lamas furent autorisés à rester par le gouvernement puis exemptés d’impôt. Ainsi le bouddhisme gagne très lentement du terrain au cours du siècle. Le régime tsariste ne s’oppose plus à son développement, en dépit des protestations du clergé orthodoxe. La bienveillance des autorités à l’égard de l’élite Bouriate dans le domaine délicat de la frontière est considérée comme plus importante que les scrupules de l’église orthodoxe. En 1822, la loi dite loi Speransky fixe les privilèges bouriates tels que l’exonération de l’impôt ou l’obligation du service militaire. Le bouddhisme commence à s’épanouir. Trente-quatre monastères sont comptabilisés en 1850. Certains d’entre eux avaient d’énormes universités où plusieurs milliers d’étudiants étudiaient. En fait c’est tout le programme des collèges de renom du Tibet qui y est introduit, et l’ensemble du système de l’enseignement bouddhiste tibétain pourrait être suivie en Bouriatie jusqu’au degré geshe, équivalent à docteur en médecine dans la philosophie bouddhiste.
Note : Le guéshé (en Tibétain dge bshes, diminutif de dge-ba’i bshes-gnyen, en français « ami vertueux », traduction du Sanscrit kalyāņamitra) est un diplôme délivré à des moines bouddhistes de la tradition du bouddhisme tibétain. Le guéshé est reconnu principalement par la lignée Gelug, mais il est aussi décerné dans les traditions Sakya et Bön
C’est donc de pair avec le bouddhisme, que la médecine tibétaine s’implante peu à peu en Bouriatie.
Les débuts historiques du bouddhisme en Russie.
Bien que la culture et l’histoire des Bouriates, Touvas et Kalmouks proviennent d’ethnie distincte, l’évolution de leur organisation sociale et politique ainsi que leur langue écrite comprend de nombreux points communs.
Cela tient au fait que les trois groupes ethniques ont fait appel à une forme de bouddhisme tibéto-mongol. En outre, l’acquisition de la Bouriatie et de la Kalmoukie au sein du territoire national, la mise en place d’une tradition ethnoculturelle intégrant le modèle de l’administration politique russe a considérablement facilité l’expression de leur patrimoine culturel.
La région bouddhiste de Bouriatie-Mongolie
Ces tribus mongoles du Nord tombées sous le contrôle des Russes ont été au cœur de la politique des Bouriates du XVIIème au XIXème. Selon le traité de paix « Nerchinski » conclu entre la Chine et la Russie en 1698, la Transbaïkalie fut annexée à la Russie. Les Bouriates qui habitaient cette terre ont obtenu la citoyenneté russe, et n’ont pas été forcés de se convertir au christianisme orthodoxe russe. Les missionnaires orthodoxes baptisaient seulement ceux qui l’acceptaient. (extrait) à suivre dans le cahier
Au sommaire de ce cahier :
La prophétie de la Tara Blanche
Le grand jeu ou le rêve d’une Pan Mongolie
Introduction du Bouddhisme en Russie et de ses arcanes
Les mages à la cour impériale : Maître Philippe, Raspoutine, Papus …
Dans l’ombre des Maitres : A. Dorjieff, Badmaiev, Gurjieff
Qui sont ces supérieurs inconnus ? aperçus
Transmission en Occident : la chaîne est maintenue
Divers
Emblème de la Société Théosophique
Vajra et AUM
Cahier « dans l’ombre des Maîtres »
Poster imprimé sur papier Rive en haute définition, tirage exclusif à l’unité.
David Stevenson affirmait : « Toutes les Loges Originelles d’Ecosses étaient uniques, mais certaines étaient plus uniques que d’autres. Le prix de « la plus unique » revient à Kilwinning, avec sa prétention déterminée à être « plus égale » que les autres loges. Par la suite cette prétention conduisit la loge à acquérir le titre étrange de « Mère Kilwinning » et le privilège ambigu d’être n°0, sur la liste des loges affiliées à la Grande Loge d’Ecosse […] et ainsi prétendre à la préséance sur cette liste de numérotation très particulière : n°1 (Edimbourg), n°1 bis (Melrose), n°1ter (Aberdeen). »
Quelles sont donc les origines de Kilwinning et qu’est ce qui vaut donc à cette Loge sa primauté et ce fameux n°0 ou » nothing » ? D’où vient cette notion d’Antique loge d’Ecosse ? Quel est son lien avec les Statuts Schaw et son influence sur des textes non moins célèbres comme les Manuscrits Haughfoot et le Dumfries ?
Egalement : quels sont les liens avec l’ordre d’Heredom de Kilwinning et le « Royal Order of Scotland » ?
Les premiers moines, quel que soit l’Ordre auxquels ils appartenaient, furent toujours d’excellents juges quant au choix des localités qu’ils sélectionnaient comme lieu de leur résidence permanente et Kilwinning ne fit pas exception à la règle, en effet, située en terre fertile et s’étalant sur plusieurs kilomètres dans le North Ayrshire, l’endroit est entouré d’une chaine de colline peu élevées, qui induit une chaleur protectrice à la région. Toutefois dans le cas des monastères Ecossais, comme celui de Kilwinning, mais aussi, Arbroath, Selkirk et Kelso entre autre, il ne furent pas choisi par les moines mais confié par la royauté dans des buts bien précis. Ancienne cité, Kilwinning a prospéré jusqu’à nos jours, et est devenu une ville moderne avec un rôle commercial stratégique dans le district de Cunninghame. Aujourd’hui, la vieille ville a disparu et a été absorbée par celle d’Irvine.
Kilwinning tient son nom de St Winning ou Vinn(en),un évangéliste plus connu sous le non de St Finan (ou Finn ou Finnian). Il est réputé avoir fondé Moville et Driumfionn en Irlande. En 715, il débarque sur les rives du Garnock et fonde une église, ou un monastère. Que trouve t-on dans les monastères ? Des cellules, en anglais « cell » ou « kell », cell étant aussi le mot pour association, groupement…et ces « cell of Winnin », ces « Cella Winni » deviendront assez vite… Kilwinning. Saint Winning est fêté le 21 Janvier, jour anniversaire de son débarquement sur les bords de la Rivière Garnock.
Kikwinning et le mot de maçon :
Perth se situe non loin de Kilwinning et c’est le contrat de Perth de 1658, qui atteste des liens entre Kilwinning et la Loge de Scone-Perth, et surtout qui manifeste un lien entre Kilwinning et le « Temple des Temples », c’est à dire celui de Salomon. Il met en avant l’Universalité de l’union des maçons, dans « une seule et unanime voix afin de maintenir l’union et l’harmonie », communion mise en pratique et fort importante notamment à l’occasion de la succession du maître maçon décédé… Ce que ce contrat de Perth met aussi en avant, c’est la notion préexistante, du « Mot de Maçon » dont on peut attribuer l’origine à l’Ecosse, et comme l’a souligné Patrick Négrier, ce mot a la particularité de s’épeler en deux parties, cette « tradition rabbinique, autour du nom des deux colonnes du Temple de Salomon », que Kilwinning avait transmise à la Loge de Scone-Perth.
Le « Mason Word » considéré classiquement comme mot de passe, peut aussi être interprété comme : « parole de maçon » ou comme symbole de serment de garder le secret. Il convient de rappeler le poème d’Henry Adamson « Muses Threnodie » (circa 1638) qui en atteste l’existence :
« For we be brethren of the Rosie Crosse ; we have the Mason Word, and second sight, Things for to come we can foretell aright »
« Pour ce que nous sommes Frères de la Rose Croix Nous avons le mot de maçon et la seconde vue. Nous pouvons prédire les choses à venir »
Kilwinning donc, est très attachée à ce mot de maçon, de nombreux procès-verbaux induiront la notion de Cowan et les actions contre ceux-ci. Le procès-verbal de 1705 définit précisément le « cowan », comme quelqu’un sans le mot… Ce mot de maçon on va le retrouver dans les rituels éponymes qui forment le groupe Haughfoot : le MS des Archives d’Edimbourg (1696), le Chetwode Crawley (1700) et le Kevan (circa 1717-1720).
Que ce soit avec les Bouriates (Buriats) en Mongolie ou au Tibet avec le Bouddhisme tibétain, la grande chaine des Maitres ne s’est jamais interrompue. Plus proche de nous on peut déjà déjà cerner une origine de cette chaine avec le Lama Dorjieff. Les Bouriates ont toujours été au cœur de la géopolitique russe et de ses visées en Extrême Orient. Jusqu’à la première moitié du XVIIIème siècle, cette ethnie mongole était majoritairement fidèle à la religion chamanique avant de se transformer à partir de 1741 en une dévote population bouddhiste.
Le plus célèbre représentant de cette intelligentsia est sans doute le lama Agwan Dorjiev, né dans le village de Khara-Shibir (province de Verknie Oudinak, aujourd’hui Oulan-Oudé) vers le milieu du XIXe siècle. Il fut d’abord élève au couvent d’Amochovski, en Mongolie bouriate, avant d’entrer en 1868 au monastère de Gandan selon certains, au monastère de Khüre, fameuse école lamaïste d’Ourga, selon d’autres. Puis il acheva ses études, non sans certaines complications à cause de sa nationalité russe, au couvent de Brebung (parfois orthographiée Drebung) près de Lhassa, considéré par les Anglais comme une pépinière d’éléments séditieux. Exceptionnellement doué et habile, parlant plusieurs langues orientales ainsi que le russe et le français, Dorjiev, grâce à sa réputation, fut nommé précepteur du treizième dalaï-lama, Thubten Gyatso (1876-1933), dont il devint l’un des conseillers le plus écoutés. En 1884, Dorjiev avait été admis dans la Société impériale de géographie, participant, à ce qu’on dit, à l’expédition de Prjevalski dans le nord du Tibet. En 1885, il entra en contacts étroits avec les services secrets tsaristes. Par ce biais, il introduisit discrètement soixante de ses confrères lamas dans les plus importantes administrations russes, aidé en cela par un autre Bouriate nommé Zybikov, homme de confiance de son compatriote Piotr Badmaïev. Promoteur d’une sorte de néo-bouddhisme avec des ambitions réformatrices, Dorjiev contribua aussi à une adaptation de l’alphabet mongol au parler de ses compatriotes. Dans le même temps, il se chargea de l’occidentalisation de l’écriture bouriate, favorisant la latinisation des caractères. Il s’agit d’un phénomène assez insolite, non pas tant parce que l’on se serait plutôt attendu, de la part d’un loyal sujet russe, à une « cyrillisation », que parce que l’on sait que lorsqu’on veut détruire une culture traditionnelle, la première chose à faire est d’en changer l’écriture.
Monastère de Drepung ou le jeune Agvan Dorjieff étudia
Naturellement, la supposée appartenance de Dorjiev aux services secrets russes a été mise en doute par de nombreux auteurs, spécialement russes. John Snelling, auteur d’une biographie de Dorjiev qui fait autorité, il nie fermement cette éventualité, observant que l’influent lama s’était plongé en 1885 dans l’étude des traités de dialectique bouddhiques. On peut rétorquer que cette activité, en elle-même, ne l’empêchait certainement pas de se consacrer à quelque chose d’autre. D’ailleurs, le même auteur affirme que lorsque Dorjiev était à Lhassa, il n’était pas hermétiquement coupé de l’Empire russe, au point que l’on ne sait pas bien pour quel genre de services il reçut en 1896 une décoration de Nicolas II. Mais il y a plus. observant la rapidité avec laquelle le Bouriate avait achevé son apprentissage intellectuel à Lhassa en 1888, Snelling déclare qu’il fallait pour cela disposer de « fonds importants » et ajoute :
« Tout indique que Dorjiev avait un protecteur et parrain influent. peut-être recevait-il de l’argent de la Russie – peut-être de milieux haut placés en Russie. Naturellement, il se montre réservé au sujet de choses de ce genre. (Everything points to Dorzhiev having an influential patron and sponsor. Perhaps money was reaching him from Russia – and perhaps from high places in Russia. Naturally he is reticent about anything of this kind). » à suivre …
Pour compléter le travail des cahiers, il convenait de mettre à la disposition du lecteur attentif les différentes pièces qui ont agité pendant longtemps l’opinion sous le nom de « Finis Gloriae Mundi. » Avant notre propos il convient de signaler qu’en 1913 un certain Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz avait produit une pièce de théâtre qui fit connaitre le célèbre tableau espagnol, la pièce de théâtre ou le drame s’intitulait en effet : Miguel Manara, Mystère en six tableaux, et faisait la une de l’actualité artistique parisienne. Dans notre supplément nous aurons l’occasion de nous expliquer sur ces liens éventuels avec l’Adepte.
Introduction à un mystère annoncé :
Lors de sa seconde préface aux Demeures Philosophales, Eugène Canseliet créa quelques remous dans le microcosme ésotérique. Elle débutait par une révélation: « Les Demeures Philosophales, que nous avons l’honneur de préfacer à nouveau, ne devaient pas être le dernier livre de Fulcanelli. Sous le titre de Finis Gloriae Mundi (La Fin de la Gloire du Monde), une troisième partie existait, que son auteur reprit et qui eût élevé l’oeuvre didactique à la trilogie alchimique la plus extraordinaire. A cette époque, il y avait déjà six années que notre vieux Maître avait réussi l’élaboration de la Pierre Philosophale dont on ignore ordinairement qu’elle se divise en Médecine Universelle et en Poudre transmutatoire; l’une et l’autre assurant à l’Adepte le triple apanage,-Connaissance, Santé, Richesse,- lequel exalte le séjour terrestre dans l’absolue félicité du Paradis de la Genèse. Suivant le sens du vocable adeptus, l’alchimiste, dès lors, a reçu le Don de Dieu, mieux encore le Présent, dans le jeu cabalistique de la double acception soulignant qu’il jouit désormais de l’infinie durée de l’Actuel… »
Ces lignes datent de 1958. Elles donnent à entendre, sans équivoque, que Fulcanelli a achevé le Grand Oeuvre et qu’il est devenu un Adepte; toutefois Eugène Canseliet se garde de livrer des précisions quant à ce qu’implique cet état. Au décès de son père en 1923, le manuscrit de Finis Gloriae Mundi fut repris par son fils (Gabriel Violle) entre 1923 et 1925, ce qui situerait son succès entre 1917 et 1919.
Cette même préface contient d’autres confidences intéressantes et troublantes : « Le lecteur devra remarquer que Les Demeures Philosophales s’ouvrent avec la Salamandre en frontispice et qu’elles se ferment sur le Sundial d’Edimbourg en manière d’épilogue. Ces deux emblèmes expriment la même substance dont l’étude approfondie, dispersée dans tout le volume, est l’expression méticuleuse de la peine énorme qu’elle infligea à notre Maître pour son invention, des efforts inouïs qu’elle exigea de lui pour sa parfaite préparation.»
Cette préface sus-mentionnée est très importante, à différents niveaux. Outre les éléments ayant trait à Fulcanelli, elle contient des précisions hermétiques qui parlent à ceux qui savent lire. Il faut en effet reconnaitre qu’Eugène Canseliet, à la suite de Fulcanelli se montra relativement charitable en attirant l’attention sur la différence qu’il convient d’établir entre première matière et matière première. Concernant cette dernière, il s’agit du mercure des philosophes de nature et de qualité double, en partie fixe et matériel, en partie volatil et spirituel, lequel suffit pour commencer, achever et multiplier l’ouvrage. Cette unique matière, les Adeptes, souhaitant entretenir la confusion, l’ont nommée nitre ou salpêtre. C’est le vitriol vert de certains. Comme tous les bons auteurs s’évertuent nous expliquer que le mercure est un sel , il est évident qu’il s’agit, également, de l’esprit ou du feu , le feu secret.
Ce feu, dans la pratique, est informé et corporifié en sel, c’est le soufre caché, symbolisé par Jésus, le nouveau soleil, apportant la lumière du monde. Ce feu est également désigné par l’expression lumière métallique. Si le lecteur se souvient de ce que Fulcanelli écrivait à propos de l’épisémon, du mouvement, du dynamisme ou vibration (c’est l’ancien professeur et auteur d’un mémorable cours de physique qui parle entre les lignes), il comprendra à quel niveau d’entendement doivent se lire ces quelques lignes. Cette explication est d’ailleurs conforme à la définition que Fulcanelli donnait de l’Alchimie, définition que se gardent bien de citer les auteurs modernes : « l’Alchimie, c’est la permutation des formes par la lumière. »
Peu avant la cataclysme de la révolution bolchevique, il règne une incroyable effervescence à la cour impériale. Un monde va bientôt s’écrouler mais il aura le temps d’accomplir sa dernière mission, transmettre le secret de la Tara Blanche. Cette histoire méconnue est racontée ici :
Le secret du Tsar blanc :
Dorjieff et la tradition ésotérique tibétaine
Le secret de la Tara Blanche
La filiation bouriate avec Piotr Badmaiev
Les mages à la cour de Saint Petersbourg : Raspoutine, Maitre Philippe, etc, etc, services secrets et mages guérisseurs font cause commune
Comment des fortunes se sont faites avant la guerre avec le Japon : les dessous de l’histoire
La transmission à Varsovie : le père Cyrill Krasinski et le relais en France : le Dr. JC de Tymowski
Le cas Gudjieff, les caucasiens en France
à la recherche de Shamballa ou les voyages du père Theilard de Chardin et de Nicolas Roerich au Tibet : espions ou ambassadeurs ?
Ceci n’est qu’un bref aperçu des chapitres qui seront traités dans cet ouvrage à paraitre prochainement.
Introduction :
Quand les bouriates dominaient à Saint Peterbourg : à la recherche du tsar blanc ou le secret de la Tara. Depuis Catherine II de Russie, les Romanov ont été considérés par les bouddhistes tibétains comme des émanations de la Tara blanche, une bodhisattva considérée comme une émanation de Chenresig et protectrice du peuple tibétain. 1913 vit de grandes célébrations pour le 300e anniversaire de la maison Romanov. Le moine bouriate Dorjiev fit alors un discours pour remercier le Tsar de son soutien à la communauté bouddhiste de Saint-Pétersbourg.
Ekai Kawaguhi, moine japonais qui voyagea au Tibet du 4 juillet 1900 au 15 juin 1902 rapporta dans son livre Trois ans au Tibet que Dorjiev faisait circuler un pamphlet dans lequel il développait l’argument que le tsar allait compléter le règne de Shambhala en fondant un grand empire bouddhiste.
Un homme mystérieux et le mot est faible, Alexanddre Piotr Badmaiev, bouriate comme Gurjieff, allait jouer un rôle crucial et engager la grande russie dans un destin inéluctable déclenchant la première guerre mondiale. Son importance dépassait de loin celle de Raspoutine qui le craignait et venait le consulter, c’est dire !.. C’est cette histoire que nous allons prochainement raconter dans un livre à paraitre qui raconte l’histoire ratée de l’expansion asiatique de la Russie mais d’autres rendez vous sont encore possible. »Les mages de Saint Petersbourg ou le secret du Tsar blanc » …
Au nombre des ces mages et de loin le plus important il y avait le bouriate Piotr Badamiev. Qui sont les bouriates ?
Raconter l’histoire d’Alexandre Piotr Badmaiev est un véritable défi car il fut au coeur de toutes les intrigues qui agitaient la cour de Nicolas II. Avant il y eut Sultim Badma, un bouriate chamane initié à la médecine tibétaine et mage à ses heures. Qui sont les bouriates ? d’abord un clan ou une tribu que l’on appelle les peuples du lac Baïkal.
Tous ces clans ont eu pour nom commun la dénomination « Kourykanes ». Malgré les tribus peu nombreuses, ces peuples anciens ont créé au VI°-X° siècles une culture fort originale et spécifique dont les frontières étaient constituées par la basse Sélenga, la vallée des monts Bargouzine et celle Tounkinskaja, la haute Léna et Angara.
Souvent persécutés ils se sont assimilés aux mongols et de là est venu leur nom de bouriate (La Bouriatie est une région). Sultim Badma est issu de cette ethnie qui possédait encore au XIXème d’enormes connaissances. Ce sont ces connaissances qui ont transmises à la cour, ce fut aussi le cas de Raspoutine. En recevant le baptème (des mains du Tsar Alexandre III lui même, le bouriate Sultim Badma pris le nom d’Aleksandr Aleksandrovich Badmayev et l’histoire va pouvoir commencer qui n’est plus celle de sultim mais de son plus jeune frère (lama comme lui) : Pyotr Aleksandrovich Badmayev, l’un des hommes les plus riches à la cour du tsar et le visionnaire du réseau de voies ferrées allant jusqu’en
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