Le four en faïence de Winterthur par David Pfau (Haffner)

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de l’utilisation des feux …

Dans la catégorie des arts du feux à cuisson lente nous trouvons les verriers (vitraux) et les céramistes et autres émailleurs. Pour les feux, l’utilisation d ‘un four en faïence est une bonne étape. L’Adepte signale l’existence de ce poêle aux médaillons hermétiques situé à Winterthur en Suisse non loin de Zurich. Il fut fabriqué par Pfau (ou Pfauw) et l’adepte le signale dans son Mystère des cathédrales. A l’époque il n’était vraiment pas évident d’en connaitre l’existence sauf si … c’est ce que nous expliquons dans notre ouvrage à paraitre.

Les dix-huit panneaux ci-dessous ont donné lieu à une interprétation dans l’ouvrage de J.J. Bourcart, Esquisse hermétique du tout universel, Zurich, 1896 avec une préface de Gérard d’Encausse. A notre tour et comme nous l’avions déjà fait en 1995, nous donnerons l’explication de chacun des panneaux, pour le reste il faudra se reporter à notre ouvrage en deux tomes.

Concernant le poêle de Winterthur, il faut savoir que sa décoration, assortie de commentaires, fut publiée au sein d’un ouvrage, imprimé à Zurich en 1896. L’ouvrage en question, intitulé « Esquisses du Tout Universel » fut signé d’un pseudonyme : Jacob. Ce pseudonyme masquait en réalité Jean-Jacques Bourcart, ancien industriel, philanthrope, issu d’une famille alsacienne. Bourcart s’était vu retiré la direction de l’entreprise familiale après avoir voulu la livrer à l’autogestion des salariés. Une seconde édition de l’Esquisse du Tout Universel bénéficia d’une préface du docteur Gérard Encausse, dit Papus.

Le four de Winterthur et Fulcanelli :

A la lecture des documents afférents au poêle de Winterthur, certaines remarques s’imposent :
Le poêle est attribué à H.H. Pfau (Hans Heinrich). Fulcanelli écrit P.H. Pfau, et P.F. Pfau (dans les Demeures…) – Bourcart commentant le sens hermétique du poêle use de la formule « Savoir, Pouvoir, Oser, se Taire » sur laquelle s’achève également « le Mystère des Cathédrales ».

Enfin, commentant le 10 ème médaillon ornant le poêle, Bourcart écrit :  » Un homme pêche à la ligne et tire d’un étang un beau poisson ». Fulcanelli (dans le Mystère) explique : « …on voit un pêcheur à la ligne sortant de l’eau un beau poisson… »
Or, même en usant d’une bonne loupe, il faut beaucoup de bonne volonté pour déceler un poisson et encore plus d’acuité visuelle pour pouvoir le qualifier de beau !  Donc, Fulcanelli connaissait fort bien le travail de Bourcart … voire Bourcart en personne, ce qui n’est pas sans importance à plus d’un titre : l’importance de la suisse et de Zurich, en particulier, dans cette affaire ne peut s’expliquer que par un familier des lieux, en l’occurrence par un franc-comtois de plus spécialiste des fours : notre adepte !  Mais ceci n’est qu’un très pâle aperçu de nos propres découvertes que nous allons consigner dans un cahier spécialement dédié à ce four en faïence.

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Blason de la famille H. Pfau où le Paon fait miroiter l’arc en ciel du  feu de ses couleurs

(le Paon est aussi emblématique de l’Art Royal)

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Chrysopée et Toison d’or (2)

rosee_celesteQuadrilobe représentant Gédéon et le miracle de la Toison d’Or (thème de l’humide radical) , portail occidental de la Mère Dieu, planche XXVI de l’édition originale du Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, illustré par Julien Champagne. Placé dans un renfoncement du portail occidental, il fallait avoir l’oeil averti pour remarquer ce médaillon qui s’insère avec trois autres médaillons, le buisson ardent de Moïse, le songe de Nabuchodonosor et la verge d’Aaron …

Ecoutons le commentaire de Fulcanelli sur ce motif :

« Le maître anonyme qui sculpta les médaillons du porche de la Vierge-Mère a très curieusement interprété la condensation de l’esprit universel; un Adepte contemple le flot de la rosée céleste tombant sur une masse que nombre d’auteurs ont prise pour une toison. Sans infirmer cette opinion, il est tout aussi vraisemblable d’y soupçonner un corps différent, tel que le minéral désigné sous le nom de Magnésie ou d’Aimant philosophique.

On remarquera que cette eau ne tombe pas ailleurs que sur le sujet considéré, ce qui confirme l’expression d’une vertu attractive cachée dans ce corps, et qu’il ne serait pas sans importance de chercher à établir. »

Concernant cette rosée céleste et en se référant au disciple présumé,  s’agit-il  de la rosée d’avril ou de mai ? Eugène Canseliet apportera des précisions  en 1945 puis en 1979 dans ses Deux Logis Alchimiques:

« La terre alchimique, en effet, si elle doit être abondamment arrosée, ne deviendra féconde, qu’après avoir été tout aussi copieusement abreuvée de l’esprit astral et humide que les auteurs dénomment rosée céleste.

Beaucoup se méprennent sur la réelle signification de cette manne, et n’hésitent pas à effectuer, sans prendre garde au caractère de similitude, l’opération banale que montre la quatrième planche du Mutus LIBER;

Toujours à Amiens, Eugène  Canseliet, dans son Alchimie expliquée sur ses textes classiques (1972) la relation faite d’une expérience faite au XVIIIe siècle par un médecin amiennois nommé Gosset.

Gosset fut profondément impressionné par la phrase qu’il avait lu dans le volume de Van Helmont, qu’il reproduisit dans le sien :

« Arte didici rorem saccharo esse divitem & multis morbis opitulantem.

Par l’art, j’ai appris que la rosée est riche en suc et remédiant à de nombreuses maladies. »

La condensation de l’Esprit Universel

 

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Julien Champagne signe ce tableau à la peinture orange en bas à droite « J Champagne 1910 ». Il est alors âgé de trente trois ans.

La reproduction de ce tableau ne se fera  qu’en 1979, soit 69 ans après à l’occasion d’une réédition  des « Deux logis alchimiques ».  L’édition originale des « Deux logis alchimiques » d’Eugène Canseliet est publiée en 1945 chez l’éditeur Jean Schemit, éditeur des oeuvres de l’Adepte signées Fulcanelli. Elle ne contient pas la reproduction de cette peinture. Il faut attendre sa réédition, en 1979, pour que cette  toile soit révélée.

Eugène Canseliet, propriétaire du tableau, en fait le commentaire en 1979 :

« L’exquise et pure création qu’incarne cette jeune femme, c’est-à-dire la Pierre ou la Médecine Philosophale, prend naissance, se dégage et s’élève de la masse vitreuse qui est le matras de la coction finale, selon les Adeptes inscrits en lettres d’or, sur deux colonnes, à l’intérieur et de chaque côté de la composition. Certes nul autre document ne pouvait mieux s’offrir, en frontispice, à notre livre revu et très abondamment augmenté, ainsi qu’à la série magnifique de ses images en couleurs, que l’allégorique tableau duquel Fulcanelli ordonna la pensée, et Julien Champagne fut le réalisateur fidèle et prestigieux, il y aura bientôt soixante dix années. Nous utilisons à son heure, et sans doute selon que cela devait être, cet important témoignage philosophique qui consiste donc en une peinture à l’huile et exécutée sur toile et mesurant 57 sur 81 centimètres…« 

La voie du Mercure

Cette voie est figurée par le ballon de verre renfermant une masse sombre posée sur un sol également ténébreux, la terre. Ce sol est composé en arrière plan d’un horizon courbe vert sombre.  Au premier plan des aiguilles cristallines transparentes tapissent le sol. La cristallisation évoque celle du salpêtre dans de l’eau saturée.

Le ballon de verre est rempli à moitié d’un liquide noirâtre qui semble coaguler de la même manière que les macles du sol. Au centre du ballon une masse amorphe de couleur jaune claire, pleine de circonvolutions, prend l’aspect d’une tête de mort semblable au quadrilobe de la cathédrale d’Amiens. Les zones d’ombres dessinent en effet des orbites oculaires, un os nasal ainsi que le maxillaire gauche.

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Nous retrouvons dans le « Mystère des cathédrales » une masse informe qui lui ressemble étrangement. Un flot céleste descend sur cette masse, comme attirée. Fulcanelli disserte longuement sur ce médaillon. Dans le tableau de Julien Champagne une cinquantaine de fines gouttelettes blanches tombent à la surface du bain. Au centre la lumière se fait plus vive. Du sommet de l’amas crânien s’élève les pieds de la jeune femme nue. Les pieds semblent fondus dans le crâne, comme s’ils en sortaient. Ces gouttelettes apportent-elles une vie nouvelle, une régénération au corps ancien, mort ?

Le mystère de ce ballon semble être à ce point central, lieu du mystère.

Quelles matières renferment ce ballon ?

Eugène Canseliet commente le tableau de Julien Champagne et le contenu de son ballon : « Cette apparition, merveilleuse et née de toutes les couleurs, ne se rapporte aucunement, au simple et fort ballon de verre dans lequel le mercure et l’or, en un amalgame savant, sont longuement soumis à la digestion de la voie humide ; celle dont parlent les auteurs, de préférence, puis par analogie avec la route sèche et de l’aridité. »

Le mercure et l’or sont cités comme matériaux de base traditionnels à l’élaboration du Grand Oeuvre alchimique. Un alchimiste contemporain a repris cette idée : Charles d’Hooghvorst (1924 Bruxelles – 2004 Barcelone) explique :

« Je vais dire le secret : il faut dissoudre l’or dans le mercure. La  voie humide, c’est au début, l’or est dissous dans le mercure. La voie sèche est à la fin, on cuit les deux . La chrysopée n’est pas la Pierre, c’est la voie des avares. Une fois que vous avez de l’or, qu’en faites-vous ? Irez-vous le vendre ? Le but est la Palingénésie, la re-naissance ! Nous sommes comme Osiris. Il faut renaître et prier Isis. »  Le mercure est utilisé dans différentes voies alchimiques, notamment la voie du cinabre, (sulfure de mercure) et l’alchimie  indienne.

Julien Champagne, illustrateur des Fulcanelli et alchimiste opératif, mais aussi auteur lorsqu’il commente le manuscrit Yardley, parle aussi du mercure. Il décrit la préparation du mercure des philosophes en partant du mercure vulgaire, le Hg des chimistes. Il termine son petit opuscule manuscrit sur ces mots :

« … un dernier mot, la purification du mercure est pénible et l’on ne peut l’obtenir qu’avec beaucoup de patience. Un kilogramme de mercure vulgaire exige 42 jours de travail. C’est alors le mercure commun des Alchimistes, métal pur que nos chimistes ne connaissent point. D’un brillant extraordinaire et inaltérable, plus dense que le vif-argent, son point d’ébullition est aussi notablement moins élevé. Il ne fait pas la queue et bout sans soubresauts. Dans la distillation en vaisseaux de verre, il court en minuscule gouttelettes sphériques, ne s’attachant pas aux parois, sans jamais laisser derrière lui aucune parcelle d’oxyde rouge.

Telles sont les caractéristiques du mercure commun, Sujet initial du Grand Elixir et de la Pierre des Philosophes.« 

J. Champagne   Paris Avril 1913 –

Il  semblerait que cette voie du mercure et de l’or fut plus qu’une simple chimère pour l’Adepte.

 

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Cristallisation , interférométrie et sous fusion : introduction et préliminaire au chemin de l’Adepte  expliqué pour la première fois …

Le destin de l’alchimie s’est confondu avec les procédés de cristallisation qui ont été découverts systématiquement au XIXe siècle par plusieurs savants aussi éminents que Jean-Bapstiste Dumas, Chevreuil, Jacques-Joseph Ebelmen (un compatriote de l’Adepte) Henri Deville et même Pasteur dans ses recherches sur la putréfaction et la chiralité des molécules : « Peu d’alchimistes consentent à admettre la possibilité de deux voies, l’une courte et facile, nommée voie sèche, l’autre plus longue et plus ingrate, dite voie humide… Chimiquement, rien ne s’oppose à ce qu’une méthode…ne puisse être remplacée par une autre utilisant des réactions sèches. » Fulcanelli in Mystère des cathédrales , p 140

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Minéral maclé : staurolite : nous aurons l’occasion de développer les arcanes de la voie proposée par l’Adepte. Staurolite en croix de Saint André (voir les nombreux commentaires de ce dernier sur la croix de vie !..)

(à suivre dans notre ouvrage « à l’ombre des chênes, Jules Violle alias Fulcanelli »

prochain article : de la galette des Rois aux secrets de la porcelaine, histoire d’un poêle en Suisse

Fulcanelli dévoilé

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deux photos du fils de Fulcanelli, l’Adepte est à l’extrême droite de la photo (ici coupée)

Parfois certains livres malgré un tombereau de bêtises contiennent des pépites à exploiter et ce fut le cas ici : petite pièce à contribution issue des archives privées que je porte à la connaissance des curieux : la photo du fils de Fulcanelli (son père étant à droite de la photo coupée) connu sous le nom de code « Parsifal »; les explications à venir sur notre blog. Il y un écart de 9 à 10 ans entre les 2. mais sur d’autres documents nous avons exactement les mêmes médailles acquises pendant la guerre. photos. A gauche nous sommes en 1923, à droite en 1914 ou 1913 à la veille de la grande guerre. J’aurais également l’occasion d’expliquer comment Fulcanelli est rentré en contact avec le commandant de génie Levet, une de ses connaissances (et pour cause !) et a pu ainsi de façon prioritaire rentrer en contact avec le journaliste Grasset d’Orcet. Tout finit par s’expliquer …

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Ce document est emprunté au livre de Mme Geneviève Dubois qui charitablement nous renseigne sur sa provenance : elle aurait été adressée accompagnée d’une dédicace à AOR (René Schwaller de Lubicz) par un militaire répondant au nom de Parsifal. Selon Mme Geneviève Dubois, cette dédicace fait allusion à la fameuse expérience de l’usine à Gaz de Sarcelles avec une date qui contredit les affirmations de Canseliet soit 9-10 mai 1922 (mais on n’est pas à une contradiction près !) En réalité, « Parsifal », nom de code de ce militaire n’est autre que James, le fils de Fulcanelli !… La dédicace comporte aussi la mention ELIE …  Pour information, en raison du grand âge de son père (qui décèdera en 1923) c’est lui, fils ainé qui pris en charge les affaires et documents de son père et le remplaça à la très sensible commission des technologies nouvelles intéressant le ministère de la guerre ou l’on pouvait examiner des inventions originales ou farfelues comme un traineau à hélice !..

Chrysopée et Toison d’Or

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 Bourges , colloque interdisciplinaire 9 et 10 Novembre 2014

Programme à télécharger ici (PDF)

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La chrysopée (du grec khrusōn, or, et poiēin, faire), en latin chrysopoeia, est un terme utilisé en alchimie. Il s’agit de l’art de faire de l’or par transmutation. Le mythe d ela Toyson d’or créeé par Philippe le Bon en relate les principales opérations sous forme de fable et de symboles.

Lire la suite Chrysopée et Toison d’Or →

Quand Fulcanelli rencontre Nikola Tesla

nikoka_tesla_jules_violleA l’occasion de son voyages aux Etats Unis pour l’exposition internationale de Chicago (1893), le premier souci de Jules Violle alias Fulcanelli  fut de se rendre aux chutes de Niagara afin de visiter la nouvelle installation de Westinghouse, l’intérêt touristique passant au second plan devant la prouesse technique. A son retour il entama une série de conférences destinées à faire connaitre les inventions de son homologue, l’électricien Nikola Tesla ! Il est tout de même étonnant que bien avant les autres Fulcanelli fut le premier à reconnaitre le génie de son homologue américain !

Dans un de ses nombreux entretiens, son disciple Eugène Canseliet avait souligné comment le Maître ne ratait aucune des grandes manifestations sur l’électricité ! (congrès et exposition internationale) et à la fois souligné l’importance des ondes célestes, ces eaux supérieures sans lequel il n’est pas de labourage céleste qui puisse descendre les 9 barreaux de l’échelle.

A la suite de son Maitre il avait aussi souligné en précurseur sur les dangers à rompre l’équilibre naturel des ondes célestes que la production industrielle moderne engendre, tel cet extrait d’un entretien avec Robert Amadou dans « le Feu du Soleil ».

« E. C.

Ah ça, c’est difficile! Beaucoup se trompent et disent n’importe quoi. Moi, je parle de ce que je sais, de ce que l’expérience révèle au laboratoire. Ainsi, dans l’Alchimie expliquée, je n’ai rien dit dont je ne sois sûr.

Or, l’esprit universel des alchimistes anciens, cet esprit qui existe toujours, c’est un rayonnement, et un rayonnement cosmique. Mais il faut diffé­rencier et je n’aime pas entrer sur ce terrain glis­sant. On risque de vous prendre sur les mots. C’est difficile. L’alchimiste voit la vérité, tellement simple au fond. La nature est simple. C’est l’homme qui est compliqué.

R. A.

Certes; et les alchimistes, quels hommes !

E. C.

Ce rayonnement descend. Nous avons le mer­cure, qu’on a appelé la magnésie, mais ce n’est pas un oxyde de magnésium. « Magnésie » vient de magnes, l’aimant.

R. A.

Le mercure symbolise, il incarne l’étincelle divine; principe actif, et de mobilité. Tantôt mâle et tantôt femelle dans ses manifestations, parce qu’il est hermaphrodite, en lui les contraires se résolvent. »

et puis plus loin :

« La gestation a besoin d ‘un milieu obscur et humide. Il faut travailler la nuit car c’est la nuit que l’esprit descend et que la lune vous envoie les puissances et les forces. Or, maintenant les cieux sont fréquemment couverts. Pourquoi ? parce que les ondes sont désormais en folie … Vous savez, les ondes n’étaient pas faites pour que les hommes jouent avec. Elles avaient un rôle : les ondes font les météores. »

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Niagara Falls

En 1893, Tesla est choisi pour illuminer l’Exposition colombienne commémorant la découverte de l’Amérique qui se tient à Chicago. Le stand Tesla Westinghouse présente toute une installation destinée à démontrer l’efficacité et la sécurité du courant alternatif alors que le courant électrique continu nécessite des câbles de dimension exagérée qui surchauffent. Si jamais un court circuit survient, les câbles fondent jusqu’à la source du courant. Tandis qu’en utilisant les transformateurs inventés par Tesla, il devient très facile d’augmenter la tension et de garder un courant faible dans les réseaux de distribution. Le système de courant alternatif proposé par Tesla est avantageux, énergétiquement et économiquement.

La première conséquence est la construction de la centrale électrique de Niagara Falls, qui allait être la plus grande centrale électrique. Buffalo est la première ville à être alimentée en courant alternatif dès 1896.

Le courant alternatif , cette toute nouvelle invention de Nikola Tesla, ne peut qu’intéresser le futur Adepte car de fait, à la différence du courant continu et en jouant sur les lois de l’intensité avec la tension, ce sont des milliers de volt qui peuvent sans dommage transiter par les fils : des perspectives insoupçonnées jusqu’alors s’ouvrent aux hommes de sciences. Jamais électricité ne fut aussi proche des préoccupations de l’alchimiste qui venait de trouver sa fontaine de magnésie !…

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Fulcanelli et le berger d’Hendaye

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Lors des séances sous la coupole de l’Institut dont il était un éminent membre, l’Adepte avait tout loisir de contempler le somptueux cénotaphe du cardinal Mazarin (comprenant une réplique du tombeau de Nantes !) et son évident symbolisme avec ce pied posé sur le globe prêt à rouler à tout moment !

Ici tout s’éclaire et prend forme. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il finira par consigner en un traité séparé ces considérations muries au cours de ses expériences en laboratoire (celui du grand monde et non celui du « laboratoire légendaire » comme il s’en moquera dans l’un des ses écrits avec beaucoup d’humour), le titre en était « Finis Gloriae Mundi » et nous en donnons pour la première fois la véritable explication jusque là restée occultée. JK

Fruit d’une enquête de près de 20 ans, ce cahier livre la dernière pièce d’un gigantesque puzzle qui prend forme sous vos yeux … E

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au sommaire :

  1. Ce que le disciple Canseliet  ne savait pas et ne pouvait savoir
  2. Les avancées scientifiques du Maitre et sa théorie
  3. L’instructeur et conseiller
  4. Hendaye : pourquoi et comment
  5. Le secret de Saint Vincent de Paul et le rôle du Finis Gloriae Mundi
  6. Les chapitres perdus : hypothèses plausibles
  7. Eschatologie alchimique de Jean Laplace et autres considérations

 

 

antoinecoysevox_miroirCénotaphe du cardinal de Mazarin (Institut de France, Académie française)

 

Fulcanelli , à propos du miroir :

 » …Cette noble figure est pour nous une… personnification de la Nature, simple, féconde, multiple et variée sous les dehors harmonieux….. Son miroir, qui est celui de la Vérité, fut toujours considéré par les auteurs classiques comme l’hiéroglyphe de la matière universelle, … pour le signe de la substance propre du Grand Œuvre. Sujet des sages, Miroir de l’Art sont des synonymes hermétiques qui dérobent au vulgaire le nom véritable du minéral secret. C’est dans ce miroir, disent les maîtres, que l’homme voit la nature à découvert. C’est grâce à lui qu’il peut connaître l’antique vérité en son réalisme traditionnel. Car la nature ne se montre jamais d’elle-même au chercheur, mais seulement par l’intermédiaire de ce miroir qui en garde l’image réfléchie. Et pour montrer expressément que c’est bien là notre microcosme et le petit monde de sapience, le sculpteur a façonné le miroir en lentille plan convexe, laquelle possède la propriété de réduire les formes en conservant les proportions respectives… »
« … La vérité, moins abstraite, semble liée davantage au positivisme alchimique des attributs de notre Vertu cardinale. Il est généralement recommandé d’unir  » un vieillard sain et vigoureux avec une jeune et belle vierge « . Dans ces noces chimiques, un enfant métallique doit naître et recevoir l’épithète d’androgyne, parce qu’il tient à la fois de la nature du soufre, son père, et celle du mercure, sa mère. »

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de Saint Vincent Depaul à Fulcanelli ou les enjeux du Finis Gloriae Mundi

Note : dans la dernière étape de son existence, le physicien et chimiste, avait délaissé ses travaux sur le soleil et les hautes températures pour préparer l’élaboration d’un nouveau modèle de géophysique : ses travaux portaient pour l’essentiel sur l’origine des séismes, des éruptions volcaniques ou du dérèglement du magnétisme terrestre. Le titre « Finis Gloriae Mundi » avait pour but d’exprimer combien les facteurs accidentogènes liés à l’activité du feu terrestre pouvaient menacer nos civilisations éphémères … Mais il y avait encore bien plus et c’est ce que nous livrons avec ces suppléments.

L’ombre du célèbre prédicateur côtoie toute l’œuvre de l’Adepte. Dans cet ouvrage spécial qui achève la trilogie Fulcanelli nous levons le voile sur le secret de Saint Vincent Depaul, l’origine de sa formation et expliquons pourquoi ces deux destins qui se sont côtoyés à plusieurs reprises se retrouvent ici à Hendaye. Sur l’illustration à l’arrière plan nombreux sont les visiteurs qui en franchissant le porche d’entrée ignorent la véritable signification de ce serpent enroulé sur l » »Axis Mundi »..

Domaine hermétique d’Abbadia ou domaine de A gardé par le serpent qui descend des trois AAA (trois tours), le long de l’Axe du « ciel ». Les morsures de ce gardien du pivot de l’Art sont venimeuses. Sans l’avoir vaincu il est impossible de pénétrer dans le « palais du roi ».
En d’autre terme nul n’entre ici s’il ne connaît le secret des cristaux pointus et agressif de sel A (« Ammoniac » ou Alcali), dont la « morsure » est corrosive. C’est le véritable pivot de l’œuvre alchimique dont la révélation vient d’en haut ou d’un ami mandaté par le « ciel ».

Disponible prochainement et sur commande auprès de l’ARL. Au sommaire de ce dossier corrosif et sans précédent : genèse et enjeux scientifiques du Finis Gloriae Mundi, Eschatologie alchimique et les pièces de Laplanche, Abbadia et son véritable concepteur, le secret révélé de Saint Vincent de Paul et pourquoi l’Adepte le cite tout au long de son œuvre avec des révélations inédites qui montrent – s’il en était encore besoin – combien le Savant et l’Adepte ne font bien qu’une seule et même personne.

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de Lhassa à Saint Petersbourg

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 de Lhassa à Saint Petersbourg : dans l’ombre des Maitres

Il est indéniable que la filière eurasiate représente au même titre que la filière gréco-judaïque une longue chaîne de Maitres qui est restée ininterrompue jusqu’à nos jours, au moins avec des documents jusqu’à la seconde guerre mondiale. De cette filière, sans doute l’une des plus importantes de l’humanité, nous n’avons eu d’échos que de la fondatrice de la Société Théosophique, à savoir Mme Héléna Petrovna Blavatsky, mais ce sont les documents relatifs aux différentes expéditions ayant eut lieu au Tibet ou à ceux relatifs à l’introduction progressive de la médécine tibétaine au sein même de la cour impériale du Tsar Nicolas II qui nous permettent aujourd’hui de voir comment cette chaîne des maitres a pu préserver l’essentiel de l’enseignement ancestral préservé jusqu’alors dans les principaux monastères tibétains ou dans les traditions des bouriates. Dans ce cahier nous donnons un aperçu sur les principaux acteurs de ce « Grand Jeu » où l’Occident joua son destin tragiquement.

theosophical_societyLogo de la Société Théosophique créée par Hélena Petrovna Blavatsky

L’histoire de la médecine tibétaine en Russie entretient des liens étroits avec l’histoire du bouddhisme en Russie. Nous allons donc commencer par une brève introduction de la façon dont le bouddhisme est venu en Russie. Aujourd’hui, il y a trois régions de la Fédération de Russie où le bouddhisme tibétain est pratiqué : la République de Kalmoukie, la République de Touva et  la Bouriatie, qui se compose de la République de Bouriatie et de plusieurs régions autonomes plus petites, comme Aga-Bouriatie (Aginskiy-Buryatskiy, arrondissement d’Avtonomny). Dans ce qui suit, nous nous concentrerons sur la Bouriatie.

Selon John Snelling  et Terentyev, la migration des clans bouriates de la Mongolie au sud-ouest du territoire et à l’est du lac Baïkal a commencé dans la seconde moitié du 17ème siècle et a continué au cours du 18ème siècle.  A la même époque, les avant-postes de l’empire russe atteignent la Transbaïkalie. Les cosaques ont commencé d’investir la région, construire des forts pour le commerce et pour leurs troupes. Russes et Bouriates ne pas toujours sur la même ligne d’entente. Dans le même temps, cependant, la dynastie mandchoue et les Bouriates a choisissent la Russie plutôt que la Chine comme leur protecteur reconnaissent sa souveraineté.

Le régime Mandchou avait la réputation d’être très cruel ce qui en comparaison faisait passer  les  Bouriates pour le moindre des deux maux. Les Bouriates pratiquaient le chamanisme et ne sont pas particulièrement intéressés par le bouddhisme au premier abord. Ce n’est qu’au début du 18ème siècle que le bouddhisme démarre lentement pour pénétrer dans les steppes et les semi- steppes à l’est du lac Baïkal. En 1712 ou 1720 un groupe d’environ 150 moines du Tibet et de la Mongolie parviennent en Bouriatie. Comme Snelling l’a expliqué dans son livre, ils avaient été utilisés dans une sorte de tour de passe-passe à Gomang au Collège de Drepung, la grande université monastique juste à l’extérieur de Lhassa.  Le reste était composé de Mongols les ayant rejoints sur la lancée.

Parmi le groupe il y avait un Emchi – le mot mongol pour un médecin tibétain – appelé Chokyi Nawang Phuntsog. Ce fut un acteur majeur de la médecine tibétaine en Bouriatie.

Les lamas furent autorisés à rester par le gouvernement puis exemptés d’impôt. Ainsi le  bouddhisme gagne très lentement du terrain au cours du  siècle. Le régime tsariste ne s’oppose plus à son développement, en dépit des protestations du clergé orthodoxe. La bienveillance des autorités à l’égard de l’élite Bouriate dans le domaine délicat de la frontière est considérée comme plus importante que les scrupules de l’église orthodoxe. En 1822, la loi dite loi Speransky fixe les privilèges bouriates tels que l’exonération de l’impôt ou l’obligation du service militaire. Le bouddhisme commence à s’épanouir. Trente-quatre monastères sont comptabilisés en 1850. Certains d’entre eux avaient d’énormes universités où plusieurs milliers d’étudiants étudiaient. En fait c’est tout le programme des collèges de renom du Tibet qui y est introduit, et l’ensemble du système de l’enseignement bouddhiste tibétain pourrait être suivie en Bouriatie  jusqu’au degré geshe, équivalent à docteur en médecine dans la philosophie bouddhiste.

Note : Le guéshé (en Tibétain dge bshes, diminutif de dge-ba’i bshes-gnyen, en français « ami vertueux », traduction du Sanscrit kalyāņamitra) est un diplôme délivré à des moines bouddhistes de la tradition du bouddhisme tibétain. Le guéshé est reconnu principalement par la lignée Gelug, mais il est aussi décerné dans les traditions Sakya et Bön

C’est donc de pair avec le bouddhisme, que la médecine tibétaine s’implante peu à peu en Bouriatie.

Les débuts historiques du bouddhisme en Russie.

Bien que la culture et l’histoire des Bouriates, Touvas et Kalmouks proviennent d’ethnie distincte, l’évolution de leur organisation sociale et politique ainsi que leur langue écrite comprend de nombreux points communs.

Cela tient au fait que les trois groupes ethniques ont fait appel à une forme de bouddhisme tibéto-mongol. En outre, l’acquisition de la Bouriatie et de la Kalmoukie au sein du territoire national, la mise en place d’une tradition ethnoculturelle intégrant le modèle de l’administration politique russe a considérablement facilité l’expression de leur patrimoine culturel.

La région bouddhiste de Bouriatie-Mongolie

Ces tribus mongoles du Nord tombées sous le contrôle des Russes ont été au cœur de la politique des Bouriates du XVIIème au XIXème. Selon le traité de paix « Nerchinski » conclu entre la Chine et la Russie en 1698, la Transbaïkalie fut annexée à la Russie. Les Bouriates qui habitaient cette terre ont obtenu la citoyenneté russe, et n’ont pas été forcés de se convertir au christianisme orthodoxe russe. Les missionnaires orthodoxes baptisaient seulement ceux qui l’acceptaient. (extrait) à suivre dans le cahier

Au sommaire de ce cahier :

  1. La prophétie de la Tara Blanche
  2. Le grand jeu ou le rêve d’une Pan Mongolie
  3. Introduction du Bouddhisme en Russie et de ses arcanes
  4. Les mages à la cour impériale : Maître Philippe, Raspoutine, Papus …
  5. Dans l’ombre des Maitres : A. Dorjieff, Badmaiev, Gurjieff
  6. Qui sont ces supérieurs inconnus ? aperçus
  7. Transmission en Occident : la chaîne est maintenue
  8. Divers

Poster imprimé sur papier Rive en haute définition, tirage exclusif à l’unité.

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Science et hermétisme