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Migrations hyperboréennes

 

Tous les migrants de -8500 ne s’étaient pas installés dans la plaine anglo-scandinave. Une partie d’entre eux avaient gagné les forêts avoisinantes de ce qui allait rester terre ferme. Au bout d’un certain temps la pression démographique, qui s’était fait sentir dans une région peu favorable à l’élevage et à l’agriculture, avait poussé les plus audacieux à émigrer vers l’est jusqu’aux plaines situées entre le Don et la Volga, où ils fondèrent un Etat prospère : le Gardarike, dont la capitale était Asgard. De là, pour des raisons qui nous échappent, certains d’entre eux retournèrent, aux environs de -2500, dans leur pays d’origine, sous le commandement d’un chef, plus tard divinisé, Odin. La vie nomade les avait biologiquement affinés. Elle leur avait fait, d’autre part, abandonner leur matriarcat primitif. Leur langue avait évolué. D’où quelques conflits au moment de leur rencontre avec ceux qui étaient restés sur place, bientôt suivis de la fusion des deux groupes, dont résulte le peuple que les Grecs appelèrent hyperboréen. Une fusion incomplète, cependant, du point de vue anthropologique, puisqu’il subsiste encore aujourd’hui des Hommes de Cro-Magnon à l’état pur dans la Dalécarlie suédoise et dans la Westphalie allemande.

partant de France on pouvait aller jusqu’en Scandinavie à pieds

Peu après -3000, les Chamites — ou Libyens —, qui avaient déjà peuplé et mis en valeur toute l’Afrique du Nord occidentale et donné une aristocratie à l’Egypte, reprirent leur mouvement d’expansion et se lancèrent sur la Méditerranée orientale. Les traditions grecques sont aussi claires que possible à ce sujet. De Poséidon, dieu nordique de l’Océan, et de la déesse Libye naquirent deux,fils : Bélos, premier roi de Libye, et Agénor, premier roi de Tyr. A la suite d’un conflit racial avec la population autochtone de l’Egypte, constituée de Protobos-chimans, laquelle, fort dense, n’avait pas pu être refoulée vers le sud comme celle de la Libye — c’est-à-dire de la frange côtière de l’Afrique du Nord, de la frontière égyptienne jusqu’à l’Atlantique —, Danaos, fils de Bélos, prit la mer et se réfugia avec ses gens en Grèce, pays que ses descendants conquirent. De leur côté, les successeurs d’Agénor s’emparèrent de toute la Palestine, s’installèrent dans la Troade et occupèrent la Crète. Le premier roi de Thèbes (en Béotie), Cadmos, fils d’Agénor, épousa Harmonie, petite-fille d’Atlas et soeur de Jason et de Dardanos. Ce dernier s’empara de Troie — la Troie II des archéologues — au XXIIème siècle avant notre ère, avec l’aide des Eoliens hyperboréens récemment arrivés. Il s’agissait pour lui de contrôler l’une des routes de l’ambre et, pour ses alliés, de s’assurer d’une position stratégique sur le chemin de l’Asie.

Les Hyperboréens, en effet, étaient en train de préparer leur grande migration vers l’Iran et l’Inde. Grâce aux Eoliens, ils passèrent sans dif­ficulté. D’autres plus tard, les Achéens, entrè­rent en Grèce, s’y établirent et, au début du XIIIème siècle, s’emparèrent à leur tour de Troie — la Troie VII — après les dix ans de la guerre homérique. Vingt ans et quelques avant la fin du siècle, comme suite à la catastrophe naturelle qui s’abattit sur l’Europe et sur l’Afri­que du Nord — à l’exception de l’Egypte qui, grâce au Nil, n’en subit que des effets momen­tanés —, une nouvelle vague d’Hyperboréens, celle des Peuples de la Mer alliés aux Libyens et à bien d’autres, se lança sur l’empire des pha­raons. Elle fut repoussée sur tous les fronts et se dispersa. Les Doriens gagnèrent le Pélopon­nèse et les îles de la mer Egée, où ils s’établi­rent à demeure. Les Dènes s’installèrent à Chypre. Les Philistins se taillèrent un royaume en Palestine, et les Sakars au Liban. Les Achéens rentrèrent en Grèce et à Troie.

Les Hyperboréens parlaient l’indo-européen ou, plus exactement une multiplicité de dialectes apparentés, dont les philologues ont induit une langue-mère qui n’a jamais existé que dans leurs ouvrages. Il n’y avait, à l’époque, aucune aca­démie pour fixer l’idiome, aucune autorité cen­trale pour l’imposer. Chaque vallée, chaque vil­lage, possédait son propre dialecte, variation sur un thème commun. A l’époque des Vikings encore, le vieux nordique avait, de l’Islande à la Frise, en passant par la basse-Saxe, des for­mes multiples dont nous ne connaissons guère que l’islandaise, fixée au XIIème siècle de notre ère grâce à la rédaction des sagas et des recueils de traditions, et la gothique, grâce à la traduc­tion de la Bible par Wulfila au Vème siècle. A l’Age du bronze, ces dialectes indo-européens étaient fort loin des langues modernes qui, en Europe et en Asie, en ont dérivé. Ils étaient aussi plus proches les uns des autres que de celles-ci.

Ce rappel rapide de données ethnogoniques  était indispensable pour que nous puissions aborder le problème des premières migrations blanches vers le sous-continent qu’il nous faut bien, au prix d’un anachronisme, appeler l’Amérique du Sud. La plus ancienne a son origine dans la prise de Troie par les Achéens. La ville-forteresse de l’Hellespont était alors habitée par deux com­munautés juxtaposées : des Hyperboréens, par lesquels arrivait l’ambre de la mer du Nord et de la Baltique, et des Libyens qui y prenaient la marchandise en charge pour aller la vendre en Egypte. Après leur victoire, les Achéens réduisirent évidemment les guerriers prisonniers en esclavage, selon leur coutume, mirent à leur service le petit peuple des artisans et se parta­gèrent les esclaves. Mais les survivants de l’aris­tocratie réussirent à s’enfuir. Nous avons pu démontrer que, par la Libye, les Canaries et le Mexique, ils s’étaient rendus en Amérique du Sud. Deux mille deux cents ans plus tard, un groupe important de Vikings, originaire du Schleswig et parti du Danelog, la colonie danoise des îles Britanniques, gagna à son tour le Mexique et, de là, le sous-continent méridio­nal. Les uns e les autres ont laissé dans celui-ci des inscriptions runiques qui ont été relevées.

L’existence d’écritures hyperboréennes.

Il n’y a pas si longtemps, il était encore admis que les écritures euro­péennes, comme la civilisation mégalithique, nous étaient venues de l’Orient. Les Phéniciens avaient inventé l’alphabet. L’un d’eux, Cad­mos, l’avait introduit en Grèce d’où, quelque peu modifié, il était passé à Rome et de là, au début de notre ère et non sans de nouveaux changements, dans les pays du Nord. Les Anciens, pourtant, n’étaient pas tellement sûrs de cette légende tenace. «Par leur installation en Béotie, écrit Hérodote, les Phéniciens ont apporté de nombreux arts et sciences en Grèce, comme par exemple l’alphabet que les Hellè­nes, à ce que je crois, ne connaissaient pas jusqu’alors.» Diodore de Sicile précise que, d’après la tradition crétoise, les habitants de Tyr et de Sidon n’auraient pas inventé l’écriture alphabétique, mais en auraient simplement changé les formes. Et Tacites va beaucoup plus loin lorsqu’il nous dit que «les Phéniciens ont prétendu avoir inventé cette écriture qu’ils ont seulement reçue. » Notons ici que les Phéniciens que mentionne Hérodote et qui étaient libyens, n’avaient pas grand-chose en commun avec le mélange de Libyens, d’Hyperboréens, de Cana­néens et de Sémites qui, peu à peu, leur succé­dèrent sur le même territoire et sous le même nom. Nous savons par ailleurs, grâce aux tra­vaux de Jürgen Spanuth, de qui nous repre­nons les citations ci-dessus, qu’à la fin du XIIIème siècle avant notre ère, des peuples de la mer du Nord repoussés d’Egypte, les Philis­tins et les Sakars, avaient une écriture, comme en témoigne le papyrus Wenn Amoun qui date du début du IXème siècle. Ce furent eux qui, à la fin du XIIIème siècle, introduisirent le système d’écriture qui s’imposerait dans l’Hellade au VIIIème. Leurs ancêtres hyperboréens, descendants des Mégalithiques auxquels sont dues les inscriptions d’Alvâo, dont dérivent les alphabets phénicien et grec entre autres, savaient donc bien écrire. Ainsi s’expliquent, dit Spanuth, les analogies frappantes qui existent entre les caractères phéniciens, grecs et italiques d’une part, et les runes classiques d’autre part.

 

Reste à savoir si les peuples germaniques de l’Age du bronze possédaient un moyen d’expression graphique. A de très rares excep­tions près, on l’a toujours nié, comme on l’a fait pour les Mycéniens — cette remarque est encore de Spanuth — jusqu’au déchiffrement récent du linéaire B de Crète. Nous avons pour­tant quelques indices solides d’une réalité con­traire. Le « Vôluspa », l’un des livres des Edda où sont compilées les anciennes traditions scan­dinaves, nous dit qu’après le ragnarôk — l’ennoiement de la nouvelle Asgard, située sur l’île d’Atlantis, dans la mer du Nord —, la terre resurgira et que «les dieux retrouveront les miraculeuses tablettes qui étaient leur propriété au commencement des jours.» Et le « Gylfaginning », qu’après la catastrophe «ils (les dieux) se réunissent et s’entretiennent, se rappellent leurs runes et parlent des événements des anciens jours, du serpent de Midgard et du loup Fénrir. Ils retrouvent dans l’herbe les tablettes d’or que les Ases utilisaient au commencement des jours.» Vers -300, Evhémère de Messine, nous dit Spanuth, «rapporte dans ses ‘Inscrip­tions sacrées’ que dans l’océan du Nord se dres­sait sur une île un ancien sanctuaire où l’on con­servait des tablettes d’or, sur lesquelles étaient inscrits les faits historiques des rois de cette région des temps les plus anciens.» Eschine, vers -400, raconte dans son `Axiochos’ que les vierges hyperboréennes Argè et Opis auraient apporté à Délos «des tablettes de bronze avec les inscriptions du souvenir.» Enfin Platon, dans son récit de l’Atlantide, mentionne que les rois de l’empire d’Atlas, lorsqu’ils rendaient un jugement, inscrivaient leur verdict sur une tablette d’or qu’ils accrochaient au mur. Il est bien difficile d’admettre que cette tradition, qui nous vient de skaldes islandais, d’historiens grecs et, à travers Solon et Platon, de prêtres égyptiens, n’ait aucun fondement.

Nous connaissons de nombreux groupes linéai­res de signes alphabétiformes, gravés sur pierre, sur ivoire et sur bois de renne ou peints sur des fresques rupestres, qui datent de l’époque mag­dalénienne et sont donc l’œuvre de l’Homme de Cro-Magnon ou de son parent, l’Homme de Laugerie-Chancelade.

Même aujourd’hui on n’ose encore parler que de pré-écritures. Une expres­sion qui n’a pas grand sens : ou bien, en effet, un ensemble de signes veut dire et transmet quelque chose, et c’est alors une écriture, quel­que primitive qu’elle soit ; ou bien il n’a qu’une valeur mnémonique — c’est l’idée de Gorce —et rien, dans ces conditions, ne permet de lui attribuer une valeur graphique ni pré-graphique.

Sur les mégalithes on voit, à côté de figures plus ou moins reconnaissables — soleil, serpent, poulpe, glaive, poignard, charrue — et de signes trop simples — croix, cupule — pour qu’il soit possible de leur donner un sens défini, quelques caractères que certains n’ont pas hésité à consi­dérer comme alphabétiformes. C’est le cas, en particulier, de l’inscription du dolmen de Valence, en Espagne, d’apparence nettement runique. En Égypte, le célèbre Flinders Petrie  put relever, sur des objets appartenant à l’époque prédynastique et à celle des premières dynasties, cinquante-neuf signes répétés qui ne doivent rien aux hiérogly­phes et qui se retrouvent dans les écritures de la péninsule ibérique et de Carie. Vingt-cinq d’entre eux (figure 2B) ont la forme de runes. Plus signi­ficatif encore est le cas des inscriptions d’Alvao au Portugal, gravées sur des tablettes de terre cuite et sur des plaques de schiste trouvées au pied de dolmens de l’important ensemble de l’endroit (une centaine). Leurs caractères (figure 2C) semblent dériver directement, mais en plus alphabétiformes, des signes magdaléniens. On dirait qu’ils constituent la transition entre ces derniers et, d’une part les runes classiques et, d’autre part, l’écriture libyque du VIème siècle avant notre ère (cf. tableau, figure 2D), voire, dans la mesure où quelques rares inscriptions nous permettent d’en juger, l’alphabet (ou le syllabaire) turdestan qui procède du tartessien, vraisemblablement apparenté au libyque; c’est-à-dire toutes les formes récentes des systèmes en usage, à l’époque qui nous occupe — période finale du néolithique et Age du bronze —, en Europe nord-occidentale et en Afrique du Nord, Égypte exceptée.

Nous ne pouvons laisser de mentionner ici les inscriptions de Glozel, maintenant authenti­fiées. Elles sont formées de caractères alphabé-tiformes (figure 2E) fort proches de ceux d’Alvao. Les plus anciennes sont gravées sur des os qui ont été datés au carbone-14 de 17.000 ans avant notre ère, à 1500 ans près, ce qui nous ramène au magdalénien. Mais l’analyse par thermoluminescence des plus nombreuses — les plus évoluées —, gravées sur des tablettes de terre cuite, les situent entre -700 et + 100, ce qui correspond à l’époque de la culture celtique de La Tène, alors que ni elles ni leur contexte n’ont le moindre rapport avec celle-ci. L’hypothèse de Jacques Gossart, selon laquelle lesdites tablettes, ramollies par réhumidification comme c’était le cas lors de leur découverte, auraient été recuites il y a quelque deux millénaires, est fort plausible, puisque la méthode employée indique la date de cuisson des pièces de céra­mique qui lui sont soumises. De toute manière, les ossements inscrits suffisent à nous donner la certitude que l’écriture de Glozel a son ori­gine au paléolithique, tandis que ses caractères témoignent d’une évolution néolithique sembla­ble à celle qui a donné naissance aux runes d ‘Alvao.

alphabet phénicien

En Europe occidentale, entre ces dernières et les écritures qui, à partir des derniers siècles avant notre ère, sont déjà syllabiques ou alpha­bétiques, nous n’avons que quelques groupes de signes appartenant à l’aire de culture germa­nique. Donnons-en comme exemples celui de Seltsch, dans l’Egerland des Sudètes (figure 2F), et celui de Hardangerfjord en Norvège (figure 2G). Aux témoignages que nous avons cités plus haut s’ajoutent donc des preuves concrètes de l’existence d’une écriture hyperboréenne. Leur rareté se doit au fait que les habitants de la Scandinavie et de l’Allemagne du Nord-Ouest avaient coutume, à l’époque qui nous occupe, de ne graver ou de ne peindre leurs runes, sauf exceptions, que sur des tablettes de bois ou sur des bandes d’écorce de bouleau. La transmu­tation de leur écriture, d’idéographique en alphabétique, dut se faire entre la guerre de Troie, plus ancienne qu’on ne le croyait autre­fois, et la migration des Peuples de la Mer. Les troyens réfugiés au Liban disposaient déjà, en effet, d’un alphabet. Mais les Hyperboréens de la ville-forteresse de l’Hellespont ne connais­saient encore, nous allons le voir, que le système antérieur.

Du libyque tel qu’il s’écrivait en Afrique du Nord à l’Age du bronze, nous ignorons tout, sauf son point de départ — les caractères méga­lithiques de l’époque des premières dynasties égyptiennes — et son point d’arrivée : l’écriture numidique attestée à partir du VIème siècle avant notre ère. Là encore, le phénomène est explicable : les Libyens devaient employer des tablettes d’argile, comme en Crète, ou du papy­rus comme en Egypte, matériaux périssables sauf précautions spéciales ou circonstances casuelles. On sait que nous ne devons qu’à l’incendie des palais de Cnossos la conservation des milliers de tablettes d’argile qui ont permis de déchiffrer le linéaire B. Dans l’île, les Libyens avaient employé, primitivement, une écriture que nous ne pouvons pas encore lire, le linéaire A, dont dériva le B lorsque le grec remplaça la langue chamitique des premiers conquérants ; tout comme aussi, par ailleurs, le syllabaire uti­lisé à Troie II lequel, légèrement modifié, serait encore en usage à Chypre au 1er millénaire.

Caractères généraux des runes.

Les deux langues, le chamitique et l’indo-européen, qui naquirent de l’idiome inconnu des Hommes de Cro-Magnon, n’ont jamais existé que sous forme de dialectes multiples qui ont évolué au cours des millénaires en se diffé­renciant de plus en plus. L’écriture a connu une histoire encore plus complexe. Tout semble indiquer qu’il n’y eut, à son origine, que la sim­ple idée de symboliser par un signe, représen­tatif ou non, un mot ou un son. Sur cette base, les Hommes de Cro-Magnon et leurs parents de Laugerie-Chancelade inventèrent une multipli­cité de systèmes graphiques, chacun d’eux des­tiné à n’être compris que par les membres d’un clan : un peu comme les « alphabets secrets» qu’élaboraient, de notre temps, les collégiens de telle ou telle « confrérie » pour correspondre entre eux à l’abri de la curiosité de leurs cama­rades… et de leurs professeurs. Les signes employés par les diverses communautés n’étaient cependant pas sans avoir une certaine ressemblance. D’une part, en effet, les groupes devaient s’imiter ; d’autre part, la gravure sur bois ou sur pierre exigeait des formes géomé­triques, de préférence faites de traits verticaux ou obliques. Dans la plaine anglo-scandinave, le secret n’avait plus la même raison d’être. Les clans s’étaient rapprochés en raison de leur migration commune et de leurs nouvelles con­ditions de vie dans une région où le gibier et le poisson abondaient, ce qui excluait toute riva­lité d’origine alimentaire. Aussi les Mégalithi­ques, lorsqu’ils prirent massivement la mer, étaient-il en possession d’un système d’écriture unifié, ou du moins prédominant, dont les ins­criptions d’Alvâo nous apportent la preuve. Pour autant que l’on puisse en juger, il s’agis­sait encore d’un ensemble de signes idéographi­ques qui, au cours des âges, évolua vers les alphabets de la péninsule ibérique et vers l’écri­ture consonnantique de Libye. Mais déjà, à l’origine, les formes, indépendamment de leur valeur que nous ignorons, étaient plus ou moins fixées. Ce sont elles, en effet, que nous retrou­vons, chez les Hyperboréens de l’Age du bronze, dans les rares inscriptions d’Europe qui sont parvenues jusqu’à nous. Les caractères de celles-ci avaient encore un sens purement idéo­graphique, qui ne disparut d’ailleurs pas tota­lement lorsque les runes, à l’Age du fer, furent utilisées pour former des futhark, c’est-à-dire, au mépris de l’étymologie, des alphabets. C’est aussi le cas de celles que nous avons découver­tes ou identifiées en Amérique du Sud. En l’état actuel de nos connaissances, aucune traduction n’en est donc possible. Mais la forme, la dis­position et la quantité de leurs caractères, d’une part, et leur contexte anthropologique et archéologique, d’autre part, nous obligent à conclure qu’elles datent de l’Age du bronze.

à venir … les vikings