de l’Or des Sages à la Pierre de Feu

Gérard Dou

Des origines de l’or, point de vue scientifique  : sous  le signe des étoiles

Grâce à leurs observations et leurs modèles d’évolution stellaire, les astronomes ont montré que l’or, comme tous les éléments chimiques plus lourds que le fer, est synthétisé au cœur des étoiles les plus massives. Celles-ci passent presque toute leur vie à transformer une partie de leur cœur d’hydrogène en hélium, puis le processus de fusion nucléaire s’emballe : l’hélium se combine en carbone, oxygène, azote et en éléments plus lourds. Ces étoiles deviennent instables et s’effondrent sur elles-mêmes.

C’est alors qu’un deuxièmee type de réactions dit de « capture de neutrons », prend le relais. Le fer, de masse atomique 56, se charge en neutrons jusqu’à devenir instable et à se transformer en cobalt. À son tour, ce cobalt capture des neutrons pour donner du nickel, puis du cuivre, etc. C’est ainsi que l’on atteint la masse atomique 197 de l’or ! Les étoiles les plus massives explosent en supernovæ, restituant au milieu interstellaire l’ensemble de leurs composants. (voir la suite de cet exposé dans notre ouvrage « Théorie alchimique de la Fin du Monde »

Connaissance de l’or depuis la plus haute antiquité

L’or est un métal connu dès la plus haute Antiquité, il est cité maintes fois dans la Bible, notamment pour l’associer au verre afin de célébrer la sagesse du roi Salomon (Livre de Job, 28, 17). Sa beauté, sa brillance, son inaltérabilité, sa rareté et sa grande ductilité l’ont fait adopter comme le premier et le plus cher des métaux, symbole solaire par excellence et lumière minérale représentant la Connaissance, but ultime du Grand-Œuvre.

Tout comme la lumière initiatique, l’or doit éclairer et non pas aveugler. En héraldique, l’or est représenté par la couleur jaune, il symbolise la lumière céleste, la diffusion, la gloire, l’audace, la supériorité et la puissance. Lorsque les rois mages’ offrent de l’or à l’enfant Jésus, ils affirment son caractère royal lié à son statut de divinité solaire.

Les Rois mages  offrent trois présents symboliques  :  l’or, l’encens et la myrrhe. Les rois et les cadeaux correspondent respectivement aux trois âges (l’adolescent, l’adulte, le vieillard), aux trois peuples (Melchior l’Européen, Gaspard l’Asiatique et Balthasar l’Africain) et aux trois continents connus au 1er siècle (l’Europe, l’Asie et l’Afrique), ils véhiculent les notions de La Trinité, des trois étapes alchimiques et des trois états de la matière (solide, gazeux et liquide).

L’or est d’une couleur jaune brillante, tirant légèrement sur le rouge. Lorsqu’il est réduit en feuilles très minces, il devient vert par transmission et rouge par réflexion. C’est à l’or métallique très divisé que les verres dits « rubis de Bohème » doivent leur franche coloration rouge.

Pépite géante de l’or à l’état naturel

Il n’a ni odeur, ni saveur ; il est plus mou que l’argent. C’est le plus malléable et le plus ductile des métaux : ainsi, on peut le réduire en feuilles d’un dix millionième de mètre d’épaisseur, et couvrir avec un gramme de ce métal un fil d’argent de 200 000 mètres de longueur. Sous le rapport de la ténacité, il exige pour se rompre une charge de plus de 21 kilos par centimètre carré. Il se volatilise et brûle avec une flamme verte, quand on l’expose en feuilles excessivement minces ou en fils très déliés, à l’action d’une forte décharge électrique.

Enfouis profondément dans la croûte, les gisements « orogéniques » auxquels se rattachent les filons aurifères du Canada ou de notre Massif central sont cependant les plus mal connus. Tout juste commence-t-on à comprendre comment les fluides riches en or, arsenic, antimoine, etc., issus de la transformation des roches soumises à de fortes tensions, remontent via les réseaux de fractures de la croûte terrestre. Mais on ignore encore si ces fluides viennent de la base de la croûte ou du manteau supérieur et s’il existe des accumulations aurifères en deçà de 20 kilomètres de profondeur.

Alliages : de l’or chimique à l’or archimique

Premier volume : Biographie de l’Adepte Fulcanelli

L’Adepte Fulanelli était l’un des grands spécialistes de l’or (et de son petit frère le platine) et de son point de fusion qu’il avait déterminé avec précision. L’or pur est un métal noble, malléable et très ductile, le plus ductile des métaux connus, et à la fois dense et tendre. Ce cristal à réseau cubique à faces centrées est un métal jaune plus ou moins brillant, qui acquiert un grand éclat après polissage. Il est relativement chimiquement inerte, très stable car il ne s’oxyde ni à l’air ni dans l’eau dans les conditions normales de température et de pression : le fait qu’il préserve son éclat, perçu comme esthétique par toutes les cultures humaines, lui confère l’essentiel de sa valeur. Il peut néanmoins former de l’oxyde d’or sous haute pression ou en milieu réactif.

Alliages : l’or est susceptible de former un grand nombre d’alliages, dont deux existent à l’état naturel, ceux avec l’argent et le rhodium. Parmi ces alliages, on peut citer : celui du cuivre, dont les différentes proportions constituent les alliages monétaires et ceux employés en bijouterie ; les alliages avec l’argent, qui tirent sur le vert, et dont l’un composé de 7 parties d’or et de 3 parties d’argent constitue l’or « vert » des bijoutiers ; l’alliage gris, composé de 5 à 6 parties d’or pour une partie de fer, connu en bijouterie sous le nom d’or « gris » ; l’alliage de 75% d’or, 20 % de cuivre et 5% d’argent, dit « or rose » et enfin l’alliage avec le mercure ou amalgame d’or, employé pour la dorure au feu. On utilise l’or pour teinter le verre dans la masse à grand feu afin de produire un verre rouge aux tonalités rosâtres, pour les vitraux et les imitations de pierres précieuses.

Or alchimique : Dans le domaine de l’alchimie, l’or est le soleil et donc l’esprit, alors que l’argent est la lune et l’âme. C’est seulement après avoir été unie avec l’esprit que l’âme se dévoile, étape indispensable pour que la Connaissance alchimique apparaisse.

En alchimie, lorsque la Pierre de Feu est obtenue selon la voie pratiquée, par un opérateur sensé détenir les  connaissances et la maîtrise certaines de nombre d’opérations communes reliées aux voies sèche et humide), elle procure une Pierre ou Teinture (dite Poudre de projection) qui transmute effectivement un métal commun, le plomb, l’étain ou le mercure, après qu’il ait lui-même passé par les voies de purification poussée, en Or à structure dendritique ou dit de fusion qui, dès sa naissance, dans le meilleur des cas est proche, en Titre de pureté, de 24 carats.

Mais Il faut savoir que cet or archimiquement crée depuis « un particulier » est différent de l’or natif et pur, qui se rencontre rarement avec une structure cristalline (d’origine volcanique.) Le plus souvent, il est trouvé sous forme de pépites plus ou moins massives, érodées en grains par le cours des rivières, le roulement permanent, etc. ; en provenance de filons montagneux, de placer à graviers aurifères, d’anciens lits, etc.) ou en paillettes (les poussières d’or des orpailleurs ; en provenance de sables aurifères ou de roches concassées, finement broyées et passées au tamis, etc.) Son  intérêt est donc ailleurs.

Car lorsque cet or est archimiquement et canoniquement produit, il est  effectivement meilleur que « l’or des mines » et peut ainsi servir directement d’Or de départ.

Transmutation : toute transmutation d’un métal dont le point de fusion est inférieur à celui de l’Or se pliera aux lois physiques et empruntera la voie de la conversion de la matière en énergie pour répondre aux conditions d’équilibre thermodynamique.Inversement pour les métaux dont le point de fusion est supérieur à celui de l’or convertiront l’énergie excédentaire en masse supplémentaire. L’énergie supplémentaire dégagée se manifeste sous forme d’un léger dégazage suivi d’une émission thermodynamique non radiative. C’est dans ce cadre là qu’il faut comprendre la Pierre de projection dont l’usage ne peut s’appliquer qu’aux autres métaux. N’oublions jamais que l’Alchimie n crée de nouveau mais n’est qu’un procession d’accélération des états de la matière.

Deux adeptes : Le Comte de St Germain (voie saturnienne) et Fulcanelli (voie sèche et brève)

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