Haroun Tazieff et le mystère de Palenque 1/4

Haroun Tazieff, l’homme qui parlait avec le feu

 

La prophétie de 1979 : les températures vont augmenter de 2 à  3 degrés .. et tout le monde a rit… Haroun Tazieff était connu pour ses prises de position hétérodoxes et n’avait pas la sympathie de la communauté scientifique ce qui est normal car c’était un visionnaire. Un seul autre homme avait connaissance de ses préoccupations : François Mitterrand.

Un européen avant tout. À l’âge de sept ans, Haroun Tazieff quitte sa Pologne natale avec sa mère pour la Belgique. Son père, de nationalité russe, est mort au front dès le début de la Première Guerre mondiale, peu de temps après la naissance de son fils. Haroun Tazieff passe son enfance et son adolescence à Bruxelles. Il poursuit ses études à la faculté de Gembloux et obtient un diplôme d’ingénieur agronome. Après avoir servi dans l’armée belge en 1939, puis dans la Résistance, il poursuit des études de géologie à Liège. En 1944, il décroche son diplôme d’ingénieur des mines et d’ingénieur géologue à l’université de Liège. L’année suivante, il part travailler dans les mines d’étain du Katanga (ex-Congo belge). C’est là qu’il peut étudier de près, à partir de 1948, l’éruption du volcan Kituro. Il n’hésite pas à descendre dans les cratères pour prélever des roches, des gaz et de la lave. Sa passion pour la volcanologie est née.

La publication d’un rapport du GIEC a une nouvelle fois rappelé les risques auxquels la planète s’expose si la population mondiale ne revoit pas ses modes de vie et n’engage pas des transformations «sans précédent». S’il existe aujourd’hui des faits et des données pour éclairer sur le changement climatique, ça n’a pas toujours été le cas et les générations précédentes n’avaient pas comme intérêt principal la protection de l’environnement. Le 4 septembre 1979, un homme va pourtant tenir dans une émission des propos qui semblent incroyablement prophétiques aujourd’hui. Ce jour-là, Antenne 2 diffuse un nouveau numéro des «Dossiers de l’écran» consacré aux questions environnementales et particulièrement le réchauffement climatique. Les invités étaient le directeur de recherche au CNRS et volcanologue Haroun Tazieff, l’explorateur Jacques-Yves Cousteau et Claude Lorius, spécialiste des glaciers.

Haroun Tazieff annonçait une augmentation des températures entre 2 et 3 degrés en 1979

Lors de l’émission, un téléspectateur demande au panel si «l’activité des volcans ne peut pas devenir un jour telle qu’ils fassent fondre la glace autour», le présentateur insistant sur les conséquences de la montée des eaux. À cette interrogation, l’ingénieur et volcanologue explique que si la montée du niveau de la mer est effectivement à craindre, il précise que «ce ne seront pas les volcans qui le feront». «Ce qui peut le faire, c’est la pollution industrielle» affirme Haroun Tazieff avant de poursuivre «qu’elle dégage des quantités de produits chimiques de toutes natures dont une énorme quantité de gaz carbonique». Il explique que «cette quantité de gaz carbonique se propage dans l’atmosphère» et risque de faire de cette dernière «une espèce de serre», un constat admis aujourd’hui mais qui pour l’époque semble difficilement croyable.

À tel point, que le célèbre commandant Cousteau, souffle bruyamment et déclare: «C’est un baratin ça!». Il reconnaît ensuite que si l’homme «fabrique beaucoup de CO2», il y a des «correcteurs automatiques», référence aux forêts et aux océans. Haroun Tazieff poursuit son raisonnement et dresse alors un portrait bien sombre mais qui se révèle prophétique tant les messages d’alerte lancés par différentes organisations environnementales sont similaires aujourd’hui. Il évoque ainsi «une fusion des glaces polaires aussi bien au sud qu’au nord, des glaces de montagnes» qui serait possible avec seulement deux ou trois degrés d’augmentation de la température de la planète. Vient alors le constat alarmant pour l’époque: «Montée des eaux et donc noyade de toutes les côtes basses, New York et Le Havre, Marseille et Nice et Londres», ce à quoi le présentateur répond: «vous êtes en train de paniquer les populations là».

 

Photo prise en novembre 1978 du volcanologue Haroun Tazieff montrant le pôle sud sur un globe terrestre à son domicile de Mirmande (Drôme).

Pourtant les journalistes oubliaient le point essentiel qu’Haroun Tazieff en géologue volcanologue avait signalé : la fonte des glaces aux pôles libère les terres d’un poids énormes (des millions de tonnes) et du coup par la simple loi mécanique les amènent à se redresser ce qui n’est pas sans provoquer des réactions en cascade comme l’activation d’anciens volcans et de  nouveaux à venir, phénomène observé actuellement un peu partout dans le monde. Oublié à la fin de sa vie et parfois méprisé il laissa néanmoins un testament sous la forme d’une dalle : celle de sa tombe que nous réveillons aujourd’hui et qu’il nous faut donc comprendre pour apprécier l’œuvre d’une vie. JDK

Pierre tombale d’Haroun Tazieff à Passy

En 1949, l’archéologue mexicain Alberto Ruiz découvre un faux plancher dans le temple des inscriptions de Palenque. En enlevant le dalles de pierre il découvre un escalier descendant vers l’intérieur de la pyramide mais le passage est bloqué par d’énormes quantités de gravats.

Paqual le Grand

Pacal le Grand

En 1949, l’archéologue mexicain Alberto Ruz Lhuillier a découvert un faux plancher dans le Temple des Inscriptions de Palenque. En enlevant les dalles de pierre, il a révélé un escalier descendant vers l’intérieur de la pyramide, passage bloqué par d’énormes quantités de gravats. Quoi qu’il en soit, Ruz était persuadé d’être sur le point de découvrir une chose importante, sans soupçonner pour autant la présence des extraordinaires trésors se trouvant au-dessous de ses pieds.

Il a fallu trois ans éreintants à Ruz et à son équipe pour nettoyer l’escalier, découvrant à mesure de la descente des fragments de poteries, de jade et de coquillages. Plus bas, l’escalier changeait de direction et menait à une antichambre renfermant les squelettes de six jeunes hommes. Au-delà, une dalle triangulaire de pierre bloquait le chemin vers quelque chose que Ruz n’aurait imaginé même dans ses rêves les plus fous. Quand la porte a fini par s’ouvrir, il a été bouleversé.

La tombe du dieu-roi

La chambre funéraire du plus grand souverain de Palenque, Pacal le Grand, était longue de 9 m sur environ 7 m de large. Les murs étaient ornés de bas-reliefs en stuc peint de personnages tenus actuellement pour être les Neuf seigneurs de la nuit. Sur le plancher, deux belles têtes en stuc représentaient un homme et une femme, à côté de deux autres personnages de jade. L’immense sarcophage dominant la pièce était cependant bien plus imposant. La pierre plate scellant le sarcophage a étonné encore plus Ruz et son équipe par ses gravures d’une grande force, subtilité et complexité, qui ont fasciné les mayanistes depuis lors et sont devenues un symbole universel du savoir mystérieux des Mayas. Lorsque l’équipe de Ruiz parvint à écarter le couvercle gravé pesant environ 5 tonnes, ils virent à leur grande surprise un personnage momifié, le visage totalement recouvert par un masque mortuaire terrifiant et à l’air sinistre en mosaïque verte de jade. En fait, le jade apparaissait sur chaque objet ornant le corps du personnage: il portait des boucles d’oreilles en jade et nacre, des bagues de jade, les colliers de jade. De gros morceaux de jade avaient été placés dans ses mains et dans sa bouche.

La trouvaille était différente de tout ce qui avait été jusqu’ici découvert sur le continent américain. La découverte était comparable à la découverte de la tombe de Toutankhamon: dans une autre pyramide, de l’autre côté du monde, Ruz avait découvert un autre dieu-roi. Le masque de jade dissimulait le visage de Pakal II, Pakal le Grand, de son nom maya K’inich Janaab’ Pakal, souverain de Palenque jusqu’à sa mort à 80 ans. Pour certains, il était aussi « Pacal Votan », descendant du personnage mythique original Votan, maître des Mayas.

Le règne de Pacal le Grand

À partir des nombreux glyphes de Palenque, on a pu décoder l’histoire de ses souverains, de même que d’autres informations factuelles. On sait maintenant que Pacal le Grand était né en 603, fils de la reine Zac-Kuk. Il avait accédé au trône lors de sa majorité à l’âge de 12 ans, le 29 juillet 615, et était mort en 683. Pendant les 80 ans de sa vie, il avait initié et probablement surveillé le plus grand épanouissement culturel de la culture maya: d’extraordinaires réalisations artistiques, architecturales et politiques ont pris place au cours de son règne. En plus d’entreprendre de considérables programmes de construction à Palenque, Pacal avait conclu d’importantes alliances sociales avec d’autres cités-États comme Tikal et Yaxchilan. Son successeur, son fils K’inich Kan B’ahlam II, l’a enterré dans la pyramide située sous le Temple des Inscriptions. B’ahlam II a eu pour successeur son frère Kan Xul II en 702.

“K’inich Janaab’ Pakal I (23 mars 603 – 28 août 683), aussi connu sous le nom de Pacal II et de Pacal le Grand, fut le plus célèbre souverain de la cité-État maya de Palenque. Il monta sur le trône à l’âge de 12 ans le 29 juillet 615, et vécut jusqu’à l’âge de 80 ans. Sa mère a dirigé la cité en attendant que son fils devienne adulte. Son nom signifie « Grand Soleil ( K’inich ) – « Bouclier » ( Pakal ) – « rayonnant » (Janaab’ ) en maya.

Le masque mortuaire de jade

Le masque en mosaïque de jade est en lui-même une œuvre superbe, à laquelle nombre d’experts ont tenté d’attribuer un pouvoir presque surnaturel. Comme les têtes en stuc retrouvées dans la tombe, le masque montre l’apparence de Pacal le Grand, avec un front tombant et une grande bouche. Ses yeux sont faits en coquillage blanc, avec des pupilles d’obsidienne d’un noir intense. Le fait que l’enterrement avec du jade soit aussi une pratique asiatique a conduit certains à suggérer qu’à l’aube des temps il y a eu plus de migrations culturelles que nous le pensons d’ordinaire. Effectivement, des scientifiques sont persuadés que tous les peuples américains sont initialement venus d’Asie. D’autres prônent que les Mayas, particulièrement ceux ayant semé les graines de l’époque classique, étaient d’une quelconque manière liés à l’Égypte ancienne et le continent perdu de l’Atlantide.

La découverte de la tombe de Pacal n’a fait qu’accroître le nombre de théories concernant les origines – naturelles ou surnaturelles – des Mayas. Ce fut le dessin du couvercle qui a inspiré l’écrivain suisse Erich von Däniken à concevoir ses théories extravagantes d’OVNI dans son livre de 1960 « Présence des extra-terrestres ». Il faut de tout pour faire un monde et vendre ses livres. Évidemment il n’en est rien comme nous allons le montrer.

Temple du soleil

 

à suivre ici : le déchiffrement de la dalle 2/4, code X

  1. L’homme qui parlait avec le feu
  2. Code X
  3. Rotations et diagrammes , la matrice
  4.  L’Arbre du Monde et le calendrier des treize lunes

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