Le Svastika et la grande migration hyperboréenne

L’origine du svastika scelle la Tradition Polaire à l’origine de toutes les traditions de l’humanité.

L’origine du svastika se perd dans la nuit des temps. Il fut l’un des plus anciens signes employés par de nombreux peuples. Sa signification la plus fréquemment retenue par les auteurs modernes, dont beaucoup furent influencés par les théories de J. Churchward (cf. introduction), est d’être un signe solaire alors qu’il est d’abord le signe du Pôle. La tradition en remonte à l’Inde aryenne, et les textes brahmaniques (- 500), issus du védisme, nous révèlent que son origine est fort ancienne.

Directement issu de la Tradition primordiale, symbole igné du mouvement giratoire qui meut éternellement la création et image du Principe qui anime la totalité du Temps et de l’Espace. Le signe apparaît dans cette vaste aire culturelle que constitue l’Eurasie, à l’exception de l’Océanie, mais avec d’importants prolongements dans l’espace méditerranéen et sur les continents américain et africain. Ses plus anciennes traces connues datent de l’époque de la pierre polie (néolithique), à partir des VIIIe et Vile millénaires. On le rencontre incisé ou peint subdes supports lithiques, des poteries et des fusaïoles.

Son « foyer originel» fut placé, selon les auteurs, dans les contrées les plus diverses: les rives de l’Hellespont (Troade), dans le Nord de l’Italie, ou encore dans les vastes régions danubiennes. L’hypothèse du «foyer unique » fut toutefois repoussée par maints auteurs pour avancer l’idée que le signe en question a pu être «inventé» en plusieurs endroits du globe, sans lien entre eux, pour ensuite migrer dans toutes les directions. Cependant, cette thèse plurilocale est insoutenable si on tient compte à la fois de la complexité formelle de la figure et de son symbolisme très particulier, basé, nous l’avons dit, sur l’idée de rotation autour d’un axe fixe. À la différence d’autres symboles, comme le cercle, la croix simple, le point, dont les formes s’imposent spontanément, le svastika n’est pas un signe élémentaire pouvant avoir été « inventé » et « réinventé » à l’infini en tous lieux et en tous temps. Premier signe tracé avec une intention spiritualo-magique et possédant un sens constant, le svastika ne devint universel qu’à la suite de la migration et de l’éparpillement du peuple qui en fut originellement le dépositaire, le diffusant au fur et à mesure de son avance.

L’idée de giration qui s’attache au svastika implique nécessairement l’existence d’un point géographique précis du monde par où puisse se faire cette rotation, laquelle peut être envisagée tant sur un plan réel que sur un plan spirituel. Or, la localisation d’un tel lieu ne peut se faire que par rapport à la rotation d’une sphère terrestre ou céleste, donc à un axe vertical d’orientation nord/sud, l’axe nordico-polaire, «l’axe du Monde » des Anciens, là où se situe, selon les auteurs antiques, la « colonne céleste » sur laquelle prend appui l’Étoile polaire, «car c’est autour d’elle que tourne le ciel ». (Mythologie des Montagnes sous la direction de Pierre Grimal.)

Ce lieu nordico-polaire ou boréal nous renvoie à ce florissant habitat arctique dont le souvenir s’est conservé dans les traditions de la quasi-totalité des peuples. Il est le « Centre suprême et primordial» — le Parudesha indien — où règne l’Âge d’Or — le Kritayuga indien qui dura 1 728 000 ans —, habité par des « hommes transparents» selon Hérodote, la «race aux os mous» des Chinois, berceau de la race blanche et de l’humanité tout entière, constituant une seule caste, la caste Hamsa — mot indien désignant un oiseau mythique, mais aussi le cygne, oiseau nordique et monture de nombreux dieux lumineux comme Apollon, Odhinn, etc., et surtout Brahmâ, le maître du Ciel et du svastika , dépositaire de la Connaissance suprême et de la révélation non humaine (apaurushêya).

Selon les traditions, cette contrée porte des noms divers : c’est le Shwêta-dwîpa, «l’Île de la splendeur » des Aryens et des textes védiques, le « pays de la lumière et de la gloire» chinois ou «l’Île des Quatre Maîtres » de l’Empereur Yao des taoïstes, la «Terre sans les nuits terrifiantes » des Chaldéens, le Midgard des Nordiques, l’Aztlan, la «Terre blanche» des Précolombiens, le Sakedwîpa des Indo-aryens, situé dans la « mer blanche », où réside le blond Vishnu selon le Kama-puranâ, dont l’emblème est le svastika, la Tula ou Thulé des Gréco-romains, royaume de Saturne/Cronos situé dans la « mer du Nord du Monde » selon Pline (Hist. Nat.), localisée sous la Grande Ourse, pôle spirituel du monde où se trouve la «Montagne polaire », la «Montagne blanche », le Mont Méru des Indiens, ou encore «l’Île des Saints ou des Bienheureux» des Celtes, etc. Là, réside le Législateur universel, le « Roi du Monde », le Manu (le Menes égyptien, le Menw celte, le Minos grec, le Numa romain, le Melki-Tsedeq hébreu, etc.), lequel n’est en fait que le Principe,

«l’Intelligence cosmique qui réfléchit la Lumière spirituelle pure et formule la Loi (Dharma) propre aux conditions de notre monde ou de notre cycle d’existence ». (René Guénon, Le Roi du Monde.)

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