Tous les articles par Jacob K.

JK ... Journaliste, conférencier, écrivain et éditeur. Un parcours atypique allant de la recherche informatique (prix Innnova 1987) à l'édition en passant par la formation dans les nouvelles technologies. Auto édition, aide à l'édition, créateur et concepteur, je peux également vous assister dans l'accouchement de vos projets. Sous l'enseigne de Lux in arcana publishing nous diffusons et réalisons des cahiers et livres aux contenus originaux avec un regard neuf sur la Tradition vue sous l'angle des nouvelles disciplines et de l'anthropologie. Herméneutique et hermétisme sont un couple indissociable. N'hésitez pas à me contacter et bonne navigation sur notre blog ! vous pouvez me retrouver sur Facebook également (https://www.facebook.com/johan.rosslyn/) site de vente : https://toysondor.com

Quand Fulcanelli rencontre Nikola Tesla

nikoka_tesla_jules_violleA l’occasion de son voyages aux Etats Unis pour l’exposition internationale de Chicago (1893), le premier souci de Jules Violle alias Fulcanelli  fut de se rendre aux chutes de Niagara afin de visiter la nouvelle installation de Westinghouse, l’intérêt touristique passant au second plan devant la prouesse technique. A son retour il entama une série de conférences destinées à faire connaitre les inventions de son homologue, l’électricien Nikola Tesla ! Il est tout de même étonnant que bien avant les autres Fulcanelli fut le premier à reconnaitre le génie de son homologue américain !

Dans un de ses nombreux entretiens, son disciple Eugène Canseliet avait souligné comment le Maître ne ratait aucune des grandes manifestations sur l’électricité ! (congrès et exposition internationale) et à la fois souligné l’importance des ondes célestes, ces eaux supérieures sans lequel il n’est pas de labourage céleste qui puisse descendre les 9 barreaux de l’échelle.

A la suite de son Maitre il avait aussi souligné en précurseur sur les dangers à rompre l’équilibre naturel des ondes célestes que la production industrielle moderne engendre, tel cet extrait d’un entretien avec Robert Amadou dans « le Feu du Soleil ».

« E. C.

Ah ça, c’est difficile! Beaucoup se trompent et disent n’importe quoi. Moi, je parle de ce que je sais, de ce que l’expérience révèle au laboratoire. Ainsi, dans l’Alchimie expliquée, je n’ai rien dit dont je ne sois sûr.

Or, l’esprit universel des alchimistes anciens, cet esprit qui existe toujours, c’est un rayonnement, et un rayonnement cosmique. Mais il faut diffé­rencier et je n’aime pas entrer sur ce terrain glis­sant. On risque de vous prendre sur les mots. C’est difficile. L’alchimiste voit la vérité, tellement simple au fond. La nature est simple. C’est l’homme qui est compliqué.

R. A.

Certes; et les alchimistes, quels hommes !

E. C.

Ce rayonnement descend. Nous avons le mer­cure, qu’on a appelé la magnésie, mais ce n’est pas un oxyde de magnésium. « Magnésie » vient de magnes, l’aimant.

R. A.

Le mercure symbolise, il incarne l’étincelle divine; principe actif, et de mobilité. Tantôt mâle et tantôt femelle dans ses manifestations, parce qu’il est hermaphrodite, en lui les contraires se résolvent. »

et puis plus loin :

« La gestation a besoin d ‘un milieu obscur et humide. Il faut travailler la nuit car c’est la nuit que l’esprit descend et que la lune vous envoie les puissances et les forces. Or, maintenant les cieux sont fréquemment couverts. Pourquoi ? parce que les ondes sont désormais en folie … Vous savez, les ondes n’étaient pas faites pour que les hommes jouent avec. Elles avaient un rôle : les ondes font les météores. »

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Niagara Falls

En 1893, Tesla est choisi pour illuminer l’Exposition colombienne commémorant la découverte de l’Amérique qui se tient à Chicago. Le stand Tesla Westinghouse présente toute une installation destinée à démontrer l’efficacité et la sécurité du courant alternatif alors que le courant électrique continu nécessite des câbles de dimension exagérée qui surchauffent. Si jamais un court circuit survient, les câbles fondent jusqu’à la source du courant. Tandis qu’en utilisant les transformateurs inventés par Tesla, il devient très facile d’augmenter la tension et de garder un courant faible dans les réseaux de distribution. Le système de courant alternatif proposé par Tesla est avantageux, énergétiquement et économiquement.

La première conséquence est la construction de la centrale électrique de Niagara Falls, qui allait être la plus grande centrale électrique. Buffalo est la première ville à être alimentée en courant alternatif dès 1896.

Le courant alternatif , cette toute nouvelle invention de Nikola Tesla, ne peut qu’intéresser le futur Adepte car de fait, à la différence du courant continu et en jouant sur les lois de l’intensité avec la tension, ce sont des milliers de volt qui peuvent sans dommage transiter par les fils : des perspectives insoupçonnées jusqu’alors s’ouvrent aux hommes de sciences. Jamais électricité ne fut aussi proche des préoccupations de l’alchimiste qui venait de trouver sa fontaine de magnésie !…

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Fulcanelli et le berger d’Hendaye

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Lors des séances sous la coupole de l’Institut dont il était un éminent membre, l’Adepte avait tout loisir de contempler le somptueux cénotaphe du cardinal Mazarin (comprenant une réplique du tombeau de Nantes !) et son évident symbolisme avec ce pied posé sur le globe prêt à rouler à tout moment !

Ici tout s’éclaire et prend forme. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il finira par consigner en un traité séparé ces considérations muries au cours de ses expériences en laboratoire (celui du grand monde et non celui du « laboratoire légendaire » comme il s’en moquera dans l’un des ses écrits avec beaucoup d’humour), le titre en était « Finis Gloriae Mundi » et nous en donnons pour la première fois la véritable explication jusque là restée occultée. JK

Fruit d’une enquête de près de 20 ans, ce cahier livre la dernière pièce d’un gigantesque puzzle qui prend forme sous vos yeux … E

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au sommaire :

  1. Ce que le disciple Canseliet  ne savait pas et ne pouvait savoir
  2. Les avancées scientifiques du Maitre et sa théorie
  3. L’instructeur et conseiller
  4. Hendaye : pourquoi et comment
  5. Le secret de Saint Vincent de Paul et le rôle du Finis Gloriae Mundi
  6. Les chapitres perdus : hypothèses plausibles
  7. Eschatologie alchimique de Jean Laplace et autres considérations

 

 

antoinecoysevox_miroirCénotaphe du cardinal de Mazarin (Institut de France, Académie française)

 

Fulcanelli , à propos du miroir :

 » …Cette noble figure est pour nous une… personnification de la Nature, simple, féconde, multiple et variée sous les dehors harmonieux….. Son miroir, qui est celui de la Vérité, fut toujours considéré par les auteurs classiques comme l’hiéroglyphe de la matière universelle, … pour le signe de la substance propre du Grand Œuvre. Sujet des sages, Miroir de l’Art sont des synonymes hermétiques qui dérobent au vulgaire le nom véritable du minéral secret. C’est dans ce miroir, disent les maîtres, que l’homme voit la nature à découvert. C’est grâce à lui qu’il peut connaître l’antique vérité en son réalisme traditionnel. Car la nature ne se montre jamais d’elle-même au chercheur, mais seulement par l’intermédiaire de ce miroir qui en garde l’image réfléchie. Et pour montrer expressément que c’est bien là notre microcosme et le petit monde de sapience, le sculpteur a façonné le miroir en lentille plan convexe, laquelle possède la propriété de réduire les formes en conservant les proportions respectives… »
« … La vérité, moins abstraite, semble liée davantage au positivisme alchimique des attributs de notre Vertu cardinale. Il est généralement recommandé d’unir  » un vieillard sain et vigoureux avec une jeune et belle vierge « . Dans ces noces chimiques, un enfant métallique doit naître et recevoir l’épithète d’androgyne, parce qu’il tient à la fois de la nature du soufre, son père, et celle du mercure, sa mère. »

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de Saint Vincent Depaul à Fulcanelli ou les enjeux du Finis Gloriae Mundi

Note : dans la dernière étape de son existence, le physicien et chimiste, avait délaissé ses travaux sur le soleil et les hautes températures pour préparer l’élaboration d’un nouveau modèle de géophysique : ses travaux portaient pour l’essentiel sur l’origine des séismes, des éruptions volcaniques ou du dérèglement du magnétisme terrestre. Le titre « Finis Gloriae Mundi » avait pour but d’exprimer combien les facteurs accidentogènes liés à l’activité du feu terrestre pouvaient menacer nos civilisations éphémères … Mais il y avait encore bien plus et c’est ce que nous livrons avec ces suppléments.

L’ombre du célèbre prédicateur côtoie toute l’œuvre de l’Adepte. Dans cet ouvrage spécial qui achève la trilogie Fulcanelli nous levons le voile sur le secret de Saint Vincent Depaul, l’origine de sa formation et expliquons pourquoi ces deux destins qui se sont côtoyés à plusieurs reprises se retrouvent ici à Hendaye. Sur l’illustration à l’arrière plan nombreux sont les visiteurs qui en franchissant le porche d’entrée ignorent la véritable signification de ce serpent enroulé sur l » »Axis Mundi »..

Domaine hermétique d’Abbadia ou domaine de A gardé par le serpent qui descend des trois AAA (trois tours), le long de l’Axe du « ciel ». Les morsures de ce gardien du pivot de l’Art sont venimeuses. Sans l’avoir vaincu il est impossible de pénétrer dans le « palais du roi ».
En d’autre terme nul n’entre ici s’il ne connaît le secret des cristaux pointus et agressif de sel A (« Ammoniac » ou Alcali), dont la « morsure » est corrosive. C’est le véritable pivot de l’œuvre alchimique dont la révélation vient d’en haut ou d’un ami mandaté par le « ciel ».

Disponible prochainement et sur commande auprès de l’ARL. Au sommaire de ce dossier corrosif et sans précédent : genèse et enjeux scientifiques du Finis Gloriae Mundi, Eschatologie alchimique et les pièces de Laplanche, Abbadia et son véritable concepteur, le secret révélé de Saint Vincent de Paul et pourquoi l’Adepte le cite tout au long de son œuvre avec des révélations inédites qui montrent – s’il en était encore besoin – combien le Savant et l’Adepte ne font bien qu’une seule et même personne.

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de Lhassa à Saint Petersbourg

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 de Lhassa à Saint Petersbourg : dans l’ombre des Maitres

Il est indéniable que la filière eurasiate représente au même titre que la filière gréco-judaïque une longue chaîne de Maitres qui est restée ininterrompue jusqu’à nos jours, au moins avec des documents jusqu’à la seconde guerre mondiale. De cette filière, sans doute l’une des plus importantes de l’humanité, nous n’avons eu d’échos que de la fondatrice de la Société Théosophique, à savoir Mme Héléna Petrovna Blavatsky, mais ce sont les documents relatifs aux différentes expéditions ayant eut lieu au Tibet ou à ceux relatifs à l’introduction progressive de la médécine tibétaine au sein même de la cour impériale du Tsar Nicolas II qui nous permettent aujourd’hui de voir comment cette chaîne des maitres a pu préserver l’essentiel de l’enseignement ancestral préservé jusqu’alors dans les principaux monastères tibétains ou dans les traditions des bouriates. Dans ce cahier nous donnons un aperçu sur les principaux acteurs de ce « Grand Jeu » où l’Occident joua son destin tragiquement.

theosophical_societyLogo de la Société Théosophique créée par Hélena Petrovna Blavatsky

L’histoire de la médecine tibétaine en Russie entretient des liens étroits avec l’histoire du bouddhisme en Russie. Nous allons donc commencer par une brève introduction de la façon dont le bouddhisme est venu en Russie. Aujourd’hui, il y a trois régions de la Fédération de Russie où le bouddhisme tibétain est pratiqué : la République de Kalmoukie, la République de Touva et  la Bouriatie, qui se compose de la République de Bouriatie et de plusieurs régions autonomes plus petites, comme Aga-Bouriatie (Aginskiy-Buryatskiy, arrondissement d’Avtonomny). Dans ce qui suit, nous nous concentrerons sur la Bouriatie.

Selon John Snelling  et Terentyev, la migration des clans bouriates de la Mongolie au sud-ouest du territoire et à l’est du lac Baïkal a commencé dans la seconde moitié du 17ème siècle et a continué au cours du 18ème siècle.  A la même époque, les avant-postes de l’empire russe atteignent la Transbaïkalie. Les cosaques ont commencé d’investir la région, construire des forts pour le commerce et pour leurs troupes. Russes et Bouriates ne pas toujours sur la même ligne d’entente. Dans le même temps, cependant, la dynastie mandchoue et les Bouriates a choisissent la Russie plutôt que la Chine comme leur protecteur reconnaissent sa souveraineté.

Le régime Mandchou avait la réputation d’être très cruel ce qui en comparaison faisait passer  les  Bouriates pour le moindre des deux maux. Les Bouriates pratiquaient le chamanisme et ne sont pas particulièrement intéressés par le bouddhisme au premier abord. Ce n’est qu’au début du 18ème siècle que le bouddhisme démarre lentement pour pénétrer dans les steppes et les semi- steppes à l’est du lac Baïkal. En 1712 ou 1720 un groupe d’environ 150 moines du Tibet et de la Mongolie parviennent en Bouriatie. Comme Snelling l’a expliqué dans son livre, ils avaient été utilisés dans une sorte de tour de passe-passe à Gomang au Collège de Drepung, la grande université monastique juste à l’extérieur de Lhassa.  Le reste était composé de Mongols les ayant rejoints sur la lancée.

Parmi le groupe il y avait un Emchi – le mot mongol pour un médecin tibétain – appelé Chokyi Nawang Phuntsog. Ce fut un acteur majeur de la médecine tibétaine en Bouriatie.

Les lamas furent autorisés à rester par le gouvernement puis exemptés d’impôt. Ainsi le  bouddhisme gagne très lentement du terrain au cours du  siècle. Le régime tsariste ne s’oppose plus à son développement, en dépit des protestations du clergé orthodoxe. La bienveillance des autorités à l’égard de l’élite Bouriate dans le domaine délicat de la frontière est considérée comme plus importante que les scrupules de l’église orthodoxe. En 1822, la loi dite loi Speransky fixe les privilèges bouriates tels que l’exonération de l’impôt ou l’obligation du service militaire. Le bouddhisme commence à s’épanouir. Trente-quatre monastères sont comptabilisés en 1850. Certains d’entre eux avaient d’énormes universités où plusieurs milliers d’étudiants étudiaient. En fait c’est tout le programme des collèges de renom du Tibet qui y est introduit, et l’ensemble du système de l’enseignement bouddhiste tibétain pourrait être suivie en Bouriatie  jusqu’au degré geshe, équivalent à docteur en médecine dans la philosophie bouddhiste.

Note : Le guéshé (en Tibétain dge bshes, diminutif de dge-ba’i bshes-gnyen, en français « ami vertueux », traduction du Sanscrit kalyāņamitra) est un diplôme délivré à des moines bouddhistes de la tradition du bouddhisme tibétain. Le guéshé est reconnu principalement par la lignée Gelug, mais il est aussi décerné dans les traditions Sakya et Bön

C’est donc de pair avec le bouddhisme, que la médecine tibétaine s’implante peu à peu en Bouriatie.

Les débuts historiques du bouddhisme en Russie.

Bien que la culture et l’histoire des Bouriates, Touvas et Kalmouks proviennent d’ethnie distincte, l’évolution de leur organisation sociale et politique ainsi que leur langue écrite comprend de nombreux points communs.

Cela tient au fait que les trois groupes ethniques ont fait appel à une forme de bouddhisme tibéto-mongol. En outre, l’acquisition de la Bouriatie et de la Kalmoukie au sein du territoire national, la mise en place d’une tradition ethnoculturelle intégrant le modèle de l’administration politique russe a considérablement facilité l’expression de leur patrimoine culturel.

La région bouddhiste de Bouriatie-Mongolie

Ces tribus mongoles du Nord tombées sous le contrôle des Russes ont été au cœur de la politique des Bouriates du XVIIème au XIXème. Selon le traité de paix « Nerchinski » conclu entre la Chine et la Russie en 1698, la Transbaïkalie fut annexée à la Russie. Les Bouriates qui habitaient cette terre ont obtenu la citoyenneté russe, et n’ont pas été forcés de se convertir au christianisme orthodoxe russe. Les missionnaires orthodoxes baptisaient seulement ceux qui l’acceptaient. (extrait) à suivre dans le cahier

Au sommaire de ce cahier :

  1. La prophétie de la Tara Blanche
  2. Le grand jeu ou le rêve d’une Pan Mongolie
  3. Introduction du Bouddhisme en Russie et de ses arcanes
  4. Les mages à la cour impériale : Maître Philippe, Raspoutine, Papus …
  5. Dans l’ombre des Maitres : A. Dorjieff, Badmaiev, Gurjieff
  6. Qui sont ces supérieurs inconnus ? aperçus
  7. Transmission en Occident : la chaîne est maintenue
  8. Divers

Poster imprimé sur papier Rive en haute définition, tirage exclusif à l’unité.

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Kilwinning et ses origines jusqu’à Heredom

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Gravure de 1901

David Stevenson affirmait : « Toutes les Loges Originelles d’Ecosses étaient uniques, mais certaines étaient plus uniques que d’autres. Le prix de « la plus unique » revient à Kilwinning, avec sa prétention déterminée à être « plus égale » que les autres loges. Par la suite cette prétention conduisit la loge à acquérir le titre étrange de « Mère Kilwinning » et le privilège ambigu d’être n°0, sur la liste des loges affiliées à la Grande Loge d’Ecosse […] et ainsi prétendre à la préséance sur cette liste de numérotation très particulière : n°1 (Edimbourg), n°1 bis (Melrose), n°1ter (Aberdeen). »

Quelles sont donc les origines de Kilwinning et qu’est ce qui vaut donc à cette Loge sa primauté et ce fameux n°0 ou  » nothing  » ? D’où vient cette notion d’Antique loge d’Ecosse ? Quel est son lien avec les Statuts Schaw et son influence sur des textes non moins célèbres comme les Manuscrits Haughfoot et le Dumfries ?

Egalement : quels sont les liens avec l’ordre d’Heredom de Kilwinning et le « Royal Order of Scotland » ?

Saint_WinningLes premiers moines, quel que soit l’Ordre auxquels ils appartenaient, furent toujours d’excellents juges quant au choix des localités qu’ils sélectionnaient comme lieu de leur résidence permanente et Kilwinning ne fit pas exception à la règle, en effet, située en terre fertile et s’étalant sur plusieurs kilomètres dans le North Ayrshire, l’endroit est entouré d’une chaine de colline peu élevées, qui induit une chaleur protectrice à la région. Toutefois dans le cas des monastères Ecossais,  comme celui de Kilwinning, mais aussi, Arbroath, Selkirk et Kelso entre autre, il ne furent pas choisi par les moines mais confié par la royauté dans des buts bien précis. Ancienne cité, Kilwinning a prospéré jusqu’à nos jours, et est devenu une ville moderne avec un rôle commercial stratégique dans le district de Cunninghame. Aujourd’hui, la vieille ville a disparu et a été absorbée par celle d’Irvine.

 Kilwinning tient son nom de St Winning ou Vinn(en),un évangéliste plus connu sous le non de  St Finan (ou Finn ou Finnian). Il est réputé avoir fondé Moville et Driumfionn en Irlande. En 715, il débarque sur les rives du Garnock et fonde une église, ou un monastère. Que trouve t-on dans les monastères ? Des cellules, en anglais « cell » ou « kell », cell étant aussi le mot pour association, groupement…et ces « cell of Winnin », ces « Cella Winni » deviendront assez vite… Kilwinning. Saint Winning est fêté le 21 Janvier, jour anniversaire de son débarquement sur les bords de la Rivière Garnock.

Kikwinning et le mot de maçon :

Perth se situe non loin de Kilwinning et c’est le contrat de Perth de 1658, qui atteste des liens entre Kilwinning et la Loge de Scone-Perth, et surtout qui manifeste un lien entre Kilwinning et le « Temple des Temples », c’est à dire celui de Salomon. Il met en avant l’Universalité de l’union des maçons, dans « une seule et unanime voix afin de maintenir l’union et l’harmonie », communion mise en pratique et fort importante notamment à l’occasion de la succession du maître maçon décédé… Ce que ce contrat de Perth met aussi en avant, c’est la notion préexistante, du « Mot de Maçon » dont on peut attribuer l’origine à l’Ecosse, et comme l’a souligné Patrick Négrier, ce mot a la particularité de s’épeler en deux parties, cette « tradition rabbinique, autour du nom des deux colonnes du Temple de Salomon », que Kilwinning avait transmise à la Loge de Scone-Perth.

Le  « Mason Word » considéré classiquement comme  mot de passe, peut aussi être interprété comme : « parole de maçon » ou comme symbole de serment de garder le secret. Il convient de rappeler le poème d’Henry Adamson « Muses Threnodie » (circa 1638) qui en atteste l’existence :

«  For we be brethren of the Rosie Crosse ;  we have the Mason Word, and second sight, Things for to come we can foretell aright »

« Pour ce que nous sommes Frères de la Rose Croix Nous avons le mot de maçon et la seconde vue. Nous pouvons prédire les choses à venir »

Kilwinning donc, est très attachée à ce mot de maçon, de nombreux procès-verbaux induiront la notion de Cowan et les actions contre ceux-ci. Le procès-verbal de 1705 définit précisément le « cowan », comme quelqu’un sans le mot… Ce mot de maçon on va le retrouver dans les rituels éponymes qui forment le groupe Haughfoot : le MS des Archives d’Edimbourg (1696), le Chetwode Crawley (1700) et le Kevan (circa 1717-1720).

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Le Lama Dorjieff et la Tradition ésotérique

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Que ce soit avec les Bouriates (Buriats) en Mongolie ou au Tibet avec le Bouddhisme tibétain, la grande chaine des Maitres ne s’est jamais interrompue. Plus proche de nous on peut déjà déjà cerner une origine de cette chaine avec le Lama Dorjieff. Les Bouriates ont toujours été au cœur de la géopolitique russe et de ses visées en Extrême Orient. Jusqu’à la première moitié du XVIIIème siècle, cette ethnie mongole était majoritairement fidèle à la religion chamanique avant de se transformer à partir de 1741 en une dévote population bouddhiste.

Dorzhiev-san-petersburgoLe plus célèbre représentant de cette intelligentsia est sans doute le lama Agwan Dorjiev, né dans le village de Khara-Shibir (province de Verknie­ Oudinak, aujourd’hui Oulan-Oudé) vers le milieu du XIXe siècle. Il fut d’abord élève au couvent d’Amochovski, en Mongolie bouriate, avant d’entrer en 1868 au monastère de Gandan selon certains, au monastère de Khüre, fameuse école lamaïste d’Ourga, selon d’autres. Puis il acheva ses études, non sans certaines complications à cause de sa nationalité russe, au couvent de Brebung (parfois orthographiée Drebung) près de Lhassa, considéré par les Anglais comme une pépinière d’éléments séditieux. Exceptionnellement doué et habile, parlant plusieurs langues orientales ainsi que le russe et le français, Dorjiev, grâce à sa réputation, fut nommé précepteur du treizième dalaï-lama, Thubten Gyatso (1876-1933), dont il devint l’un des conseillers le plus écoutés. En 1884, Dorjiev avait été admis dans la Société impériale de géographie, participant, à ce qu’on dit, à l’expédition de Prjevalski dans le nord du Tibet. En 1885, il entra en contacts étroits avec les services secrets tsaristes. Par ce biais, il introduisit discrètement soixante de ses confrères lamas dans les plus importantes administrations russes, aidé en cela par un autre Bouriate nommé Zybikov, homme de confiance de son compatriote Piotr Badmaïev. Promoteur d’une sorte de néo-bouddhisme avec des ambitions réformatrices, Dorjiev contribua aussi à une adaptation de l’alphabet mongol au parler de ses compatriotes. Dans le même temps, il se chargea de l’occidentalisation de l’écriture bouriate, favorisant la latinisation des caractères. Il s’agit d’un phénomène assez insolite, non pas tant parce que l’on se serait plutôt attendu, de la part d’un loyal sujet russe, à une « cyrillisation », que parce que l’on sait que lorsqu’on veut détruire une culture traditionnelle, la première chose à faire est d’en changer l’écriture.

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Monastère de Drepung ou le jeune Agvan Dorjieff étudia

Naturellement, la supposée appartenance de Dorjiev aux services secrets russes a été mise en doute par de nombreux auteurs, spécialement russes. John Snelling, auteur d’une biographie de Dorjiev qui fait autorité, il nie fermement cette éventualité, observant que l’influent lama s’était plongé en 1885 dans l’étude des traités de dialectique bouddhiques. On peut rétorquer que cette activité, en elle-même, ne l’empêchait certainement pas de se consacrer à quelque chose d’autre. D’ailleurs, le même auteur affirme que lorsque Dorjiev était à Lhassa, il n’était pas hermétiquement coupé de l’Empire russe, au point que l’on ne sait pas bien pour quel genre de services il reçut en 1896 une décoration de Nicolas II. Mais il y a plus. observant la rapidité avec laquelle le Bouriate avait achevé son apprentissage intellectuel à Lhassa en 1888, Snelling déclare qu’il fallait pour cela disposer de « fonds importants » et ajoute :

« Tout indique que Dorjiev avait un protecteur et parrain influent. peut-être recevait-il de l’argent de la Russie – peut-être de milieux haut placés en Russie. Naturellement, il se montre réservé au sujet de choses de ce genre. (Everything points to Dorzhiev having an influential patron and sponsor. Perhaps money was reaching him from Russia – and perhaps from high places in Russia. Naturally he is reticent about anything of this kind). »  à suivre …

Lire la suite Le Lama Dorjieff et la Tradition ésotérique

Finis Gloriae Mundi : les pièces du dossier

 

couv-maitreetalonPour compléter le travail des cahiers, il convenait de mettre à la disposition du lecteur attentif les différentes pièces qui ont agité pendant longtemps l’opinion sous le nom de « Finis Gloriae Mundi. » Avant notre propos il convient de signaler qu’en 1913 un certain Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz  avait produit une pièce de théâtre qui fit connaitre le célèbre tableau espagnol, la pièce de théâtre ou le drame s’intitulait en effet :  Miguel Manara, Mystère en six tableaux, et faisait la une de l’actualité artistique parisienne. Dans notre supplément nous aurons l’occasion de nous expliquer sur ces liens éventuels avec l’Adepte.

Introduction à un mystère annoncé :

Lors de sa  seconde préface aux Demeures Philosophales, Eugène Canseliet créa quelques remous dans le microcosme ésotérique. Elle débutait par une révélation: « Les Demeures Philosophales, que nous avons l’honneur de préfacer à nouveau, ne devaient pas être le dernier livre de Fulcanelli. Sous le titre de Finis Gloriae Mundi (La Fin de la Gloire du Monde), une troisième partie existait, que son auteur reprit et qui eût élevé l’oeuvre didactique à la trilogie alchimique la plus extraordinaire. A cette époque, il y avait déjà six années que notre vieux Maître avait réussi l’élaboration de la Pierre Philosophale dont on ignore ordinairement qu’elle se divise en Médecine Universelle et en Poudre transmutatoire; l’une et l’autre assurant à l’Adepte le triple apanage,-Connaissance, Santé, Richesse,- lequel exalte le séjour terrestre dans l’absolue félicité du Paradis de la Genèse. Suivant le sens du vocable adeptus, l’alchimiste, dès lors, a reçu le Don de Dieu, mieux encore le Présent, dans le jeu cabalistique de la double acception soulignant qu’il jouit désormais de l’infinie durée de l’Actuel… »

Ces lignes datent de 1958. Elles donnent à entendre, sans équivoque, que Fulcanelli a achevé le Grand Oeuvre et qu’il est devenu un Adepte; toutefois Eugène Canseliet se garde de livrer des précisions quant à ce qu’implique cet état. Au décès de son père en 1923, le manuscrit de Finis Gloriae Mundi fut repris par son fils (Gabriel Violle) entre 1923 et 1925, ce qui situerait son succès entre 1917 et 1919.

La salamandreCette même préface contient d’autres confidences intéressantes et troublantes : « Le lecteur devra remarquer que Les Demeures Philosophales s’ouvrent avec la Salamandre en frontispice et qu’elles se ferment sur le Sundial d’Edimbourg en manière d’épilogue. Ces deux emblèmes expriment la même substance dont l’étude approfondie, dispersée dans tout le volume, est l’expression méticuleuse de la peine énorme qu’elle infligea à notre Maître pour son invention, des efforts inouïs qu’elle exigea de lui pour sa parfaite préparation

Cette  préface sus-mentionnée est très importante, à différents niveaux. Outre les éléments ayant trait à Fulcanelli, elle contient des précisions hermétiques qui parlent à ceux qui savent lire. Il faut en effet reconnaitre qu’Eugène Canseliet, à la suite de Fulcanelli se montra relativement charitable en attirant l’attention sur la différence qu’il convient d’établir entre première matière et matière première. Concernant cette dernière, il s’agit du mercure des philosophes de nature et de qualité double, en partie fixe et matériel, en partie volatil et spirituel, lequel suffit pour commencer, achever et multiplier l’ouvrage. Cette unique matière, les Adeptes, souhaitant entretenir la confusion, l’ont nommée nitre ou salpêtre. C’est le vitriol vert de certains. Comme tous les bons auteurs s’évertuent nous expliquer  que le mercure est un sel , il est évident qu’il s’agit, également, de l’esprit ou du feu , le feu secret.

Ce feu, dans la pratique, est informé et corporifié en sel, c’est le soufre caché, symbolisé par Jésus, le nouveau soleil, apportant la lumière du monde. Ce feu est également désigné par l’expression lumière métallique.  Si le lecteur se souvient de ce que Fulcanelli écrivait à propos de l’épisémon, du mouvement, du dynamisme ou vibration (c’est l’ancien professeur et auteur d’un mémorable cours de physique qui  parle entre les lignes), il comprendra à quel niveau d’entendement doivent se lire ces quelques lignes. Cette explication est d’ailleurs conforme à la définition que Fulcanelli donnait de l’Alchimie, définition que se gardent bien de citer les auteurs modernes : « l’Alchimie, c’est la permutation des formes par la lumière. »

à suivre …

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