La révolte des Kshatriyas : the Great Game

En 1917 l’emblème choisi pour les premiers billets de banque des soviets qui sont émis fut naturellement la croix gammée. Elle disparut des billets par la suite mais ce n’était que partie remise, aujourd’hui l’évidence de la filiation avec le NSPD saute aux yeux de tout observateur honnête. Seule la terminologie a changé.

Guénon signalait, dans son ouvrage Le Roi du Monde, que les anciens mondes, ou les créations antérieures à la nôtre sont figurées par « sept Rois d’Edom » et que le nombre septénaire est ici en rapport avec les sept jours de la Genèse, sans oublier de nous indiquer qu’« il y a là une ressemblance frappante avec les ères des sept Manus comptées depuis le début du Kalpa jusqu’à l’époque actuelle » et avec les sept étoiles polaires de la Grande Ourse.

Lorsque Guénon indique que les « Rois d’Edom » figurent les anciens mondes et les créations antérieures à la nôtre, en rapport avec les sept jours de la Genèse, et qu’il y a derrière tout cela une analogie frappante à établir avec les ères des sept Manus qui précédèrent notre époque actuelle, il nous explique par-là que « chacune de ces « sept terres » est régie par un Qutb ou « Pôle », qui correspond alors très nettement au Manu de la période pendant laquelle sa terre est manifestée et que les sept Aqtâbs sont subordonnés au « Pôle » suprême, comme les différents Manu le sont à l’Adi-Manu ou Manu primordial ; mais en outre, en raison de la coexistence des « sept terres », ils exercent aussi sous un certain rapport, leurs fonctions d’une façon permanente et simultanée ». Guénon précise bien que ces sept « Pôles » terrestres sont considérés comme les reflets des sept « Pôles » célestes, qui président respectivement aux sept Cieux planétaires. Selon cet ordre d’idées, les sept Rois d’Edom peuvent manifester d’un point de vue ésotérique les résidus laissés par les anciens recteurs des cycles précédant le nôtre, dont ils sont comme les ombres spectrales projetées sur notre monde.

La tradition du Midrach décrit la destruction des anciens royaumes d’Edom qui furent créés avant l’univers existant aujourd’hui et sur lesquels Dieu porta un jugement sévère. Dans le Zohar, ces rois primitifs qui régnèrent sur les anciens cycles cosmiques étaient décrits comme opposés à la balance, à la grâce et au jugement ; ils désignaient au contraire un excès de sévérité et de rigueur en opposition à la miséricorde divine. Samaêl, considéré par les ésotéristes comme le « Prince de ce Monde » fut l’un d’entre eux. Selon Eliphas Levi, les Qliphoth représentent le monde des écorces, des épluchures ou coquilles vides, des résidus psychiques, qui se développent à côté des Sephiroth et qui subsistent et se manifestent dans notre monde à l’état « précipité » sous forme de « substituts » et de résidus psychiques. Dans la Kabbale, les Klippoth sont bien les rebuts de ces rois primitifs devenus des spectres à cheval entre les mondes et les dimensions, des seigneurs du domaine du Barzakh, « lieu insaisissable » qui, dans l’ésotérisme islamique, désigne les brèches qui relient les différentes dimensions, une frontière entre les mondes transcendant l’espace et le temps. Selon Robert Monroe, des mondes multiformes pourraient dans certaines conditions très exceptionnelles interférer entre eux et les découvertes et théories récentes des physiciens à propos du multivers et de nombreuses dimensions parallèles confirment ces antiques données tirées des cosmogonies traditionnelles. Comme on peut l’inférer, dans l’univers invisible, subatomique, il n’est ni temps, ni espace car, au sein de l’atome, stable, cyclique, les particules ne vieillissent pas. La fameuse maxime attribuée à Lovecraft, « qui n’est pas mort, le Repos étant éternel, mais dans l’étrange éternité même la mort peut s’éteindre… prend alors tout son sens. On peut assimiler l’exil et le « sommeil » des Grands Anciens aux Rois d’Edom mais ils ne concernent que notre dimension, notre continuum spatio-temporel et les initiateurs qui nous ont précédés dans l’involution/évolution cosmique (involution spirituelle et évolution matérielle précise-t-il) pourraient bien être désormais les gardiens qui nous attendent à la Porte ouvrant sur le prochain cycle, dont nous sépare un mur de feu dans l’involution. Ervin Laszlo écrivait dans Sciences et réalité : « Que l’univers soit ouvert ou fermé, les galaxies se densifient en masses de plus en plus serrées et leurs étoiles s’effondreront toujours plus nombreuses. Certaines se transformeront en trous noirs. » Aujourd’hui nous assistons à l’effondrement d’un empire qui se transforme à son tour en matière sombre. Étoile prématurée apparue en 1917, elle a achevé son cycle d’autodestruction.

Introduction à la Géopolitique.

La géopolitique n’est que la géographie sacrée sous un autre nom …

Zbigniew Brzeziński né le 28 mars 1928 à Varsovie (en Pologne) et mort le 26 mai 2017 à Falls Church (Virginie)1, est un politologue américain d’origine polonaise. Il a été conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington,

Du point de vue traditionnel, nous pouvons dire que la géopolitique est la « géographie sacrée » de notre siècle » ou, mieux encore, la dégradation de celle-ci, dégradation provoquée par un certain sécularisme et par le naturalisme dominant dans la société moderne. La géopolitique suppose une vision dynamique du concept de lieu et non la simple élaboration d’une carte géographique pour y résoudre le problème mathématique des quatre couleurs, utilisé pour marquer l’espace politique occupé par les divers États. Ses fondements culturels sont le darwinisme social et le racisme impérialiste, dans son acception pseudo-scientifique, en bonne partie d’origine anglo-saxonne. Ses armes, tout ce qui peut s’opposer à ce qui nous relie au transcendant et à l’éternel, réalités métaphysiques considérées comme le balbutiement d’hommes à peine rationnels et ennemis de la « libre pensée ». Son but, par contre, est l’asservissement de l’humanité à une force obscure, incarnée par une poignée d’élus qui, au service des Mammon et des Moloch de ce monde, aspirent à une domination totale, laquelle cependant, malgré leurs ambitions, ne peut être que vacillante et éphémère. Assez souvent, tout cela est déguisé en triomphe de la démocratie, principe très noble en soi mais fort maltraité, du droit international, des relations humaines progressives et civilisées entre les nations et les individus. Le prétexte justifiant l’intrusion de ces forces dans certains États théoriquement souverains est fourni par l’existence de régimes sanguinaires et liberticides, le plus souvent créés (et main­tenus) à dessein, pour légitimer quelque genre d’initiative que ce soit, proclamant haut et fort vouloir la diffusion de la liberté et le maintien de la politique de la « porte ouverte ».

dans un prochain article nous aborderons ces notions capitales de Heartland ou zone pivot et de Rimland ou « ile thalassocratique »

Pour se rendre compte si ces définitions sont appropriées, il suffit de reprendre ce qui, à la fin du XXe siècle, passe pour un manifeste de la géopolitique américaine, The Grand Chessboard (publié en 1997), ouvrage écrit par celui qui fut le conseiller pour la sûreté de l’ex président américain James E. Carter, Zbigniew Brzezinski. Devenu à l’époque la bête noire des « eurasiatiques », précisément à cause de ce livre, Brzezinski y a exposé une analyse lucide du cadre géographique, historique et politique de la période qui a succédé à la désagrégation de l’empire soviétique, abordant le futur de notre planète et des efforts à accomplir par les États-Unis afin d’y exercer leur hégémonie. Qui­conque veut comprendre la différence qui existe entre les géopolitologues pro tempore, « officiers à la retraite venant délecter les télé­spectateurs, les auditeurs ou les lecteurs », et ceux qui s’entendent vraiment en géopolitique, n’a rien d’autre à faire que d’utiliser ce livre en guise d’outil de travail et de comparaison. D’autant plus que cet ouvrage reprend pour l’essentiel nombre de thèmes chers à Halford Mackinder, revus et corrigés, suivant les tendances contemporaines.

Brezinski, inutile de le préciser, n’a rien dit sur les « tours du Diable » ou autres inepties, mais quand il analyse la situation de ce qu’il appelle « les Balkans euroasiatiques » et les concepts de linchpin et pivot states il trouve néanmoins quelque analogie générique avec ce thème, une fois libéré de ses clinquants « mythiques ». Évidemment, l’élément ludique qui fait partie du titre de son livre, mais pas seu­lement de celui-ci n’a pas été choisi au hasard : il renvoie au Great Game, expression forgée par le capitaine anglais Arthur Conolly et rendue populaire par Rudyard Kipling dans son roman Kim. Autre détail intéressant, Chessboard est un vocable tout à fait comparable à l’expression Tournement of Shadows (tournoi d’ombres), employée au XIXe siècle par le chef de la diplomatie internationale sous les tsars Alexandre I’ et Nicolas1 er, le comte Karl Vassilievitch Nesselrode, pour désigner la rivalité anglo-russe en Asie centrale.

« La guerre n’est que le prolongement de la politique par d’autres moyens. » Carl von CLAUSEWITZ Des personnes aussi diverses que le duc de Wellington, Moltke, Liddell Hart, J. F. C. Fuller, Lénine, Mao Tsé-Toung, George Patton, Dwight Eisenhower, Henry Kissinger, Adolf Hitler, Raymond Aron, Colin Powell, René Girard3, Nelson Mandela, etc., l’ont considérée comme une référence intellectuelle essentielle. On a retrouvé un exemplaire annoté de De la guerre dans une cache d’Al-Qaïda à Tora Bora.

Si l’on a un regard attentif sur les récents évènement on constatera que tous les mages noirs et gourous sont passés par la palais des Tsars à St Petersbourg et la liste est longue à commencer par Rapoustine puis Gurdjieff, Badmaiev, Papus (le Dr. Encausse) et le dernier prophète Alexandre Douguine, conseiller de Poutine.

Gurdjjeff était un familier des Rois d’Edom. C’est au Kurdistan auprès des yesidis qu’il recueille ses enseignements.

L’emploi de ces termes : échiquier, jeu, tournoi, montre combien les grands de ce monde aiment à s’exprimer de manière ludique pour désigner un certain genre de rapports internationaux. Dans cette façon de parler, il y a quelque chose d’inhabituel, quelque chose qui rappelle à la fois l’orgueil, l’ hybris des Titans révoltés et l’avidité mesquine des joueurs enragés : il y a toute la présomption de qui se croit en quelque manière un dieu ou au moins un élu, auquel une volonté impénétrable supérieure a conféré la faculté de manipuler les destins humains selon son propre plaisir et à son propre avantage. ceci pourrait également expliquer l’idée, perverse mais omniprésente dans la société humaine de notre ère, du « choc des civilisations ».  Mais une partie d’échec se joue à deux.

Comme candidat au rôle de « deuxième joueur » de cette partie du siècle, celui qui aujourd’hui semble le seul digne adversaire en mesure d’inquiéter les USA est la Chine. Brzezinski, dans ses analyses, s’est étendu sur les potentialités de l’Empire du Milieu, lequel a fait d’importants pas en avant. Néanmoins, il n’y a pas de raison décisive pour croire que ce soit précisément elle l’antagoniste demeuré inconnu ; ce petit problème n’est donc pas encore résolu.

 

la suite de la Tradition secrète de l’Occident. à paraitre fin janvier 2023

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Les Qliphoth et le gaz russe

Le pétrole et le gaz qui en découle sont la lymphe de l’écorce terrestre, son sang noir résultant de la mort et de la putréfaction pendant des millions d’années de cadavres d’animaux et végétaux.

« Qliphoth, kliffoth, klippot ou kellipot (Heb. קליפות qelippot; littéralement pelures, coquilles, enveloppes), sont des forces maléfiques mises en relation et en opposition par rapport aux Sephiroth dans la Kabbale. L’ensemble des Qliphoth est aussi nommé Arbre de Mort par opposition à l’Arbre de Vie. Dans certains traités kabbalistiques, cet ensemble de représentations spirituelles impures est également appelé Sitra Ahra (Araméen סטרא אחרא, littéralement l’« Autre Côté » opposé à la sainteté représentée par les Sephiroth). »

les veines de la terre
Le Grand, jeu (the Great Game)

S’agissant de l’Ukraine, dans Le Grand échiquier (1997) Zbigniew Brzeziński a énoncé l’axiome tant de fois citée : « Avec l’Ukraine, la Russie reste un empire, sans elle ne l’est plus ». Tout est dit, la Chine pourra récupérer la Mongolie et une partie de la Sibérie.

Origine du Grand jeu : Cet affrontement épique, qui prenait la forme d’une lutte d’influence, d’alliances avec les tribus locales et d’expéditions militaires ou scientifiques, mettait en scène aventuriers, espions ou explorateurs et se déroulait dans les décors somptueux de l’Himalaya, du Pamir ou du désert de Gobi. Il n’est pas un géo politologue qui ne parle à présent d’un nouveau Grand Jeu en Eurasie, moins romanesque mais tout aussi passionnant, dont les ramifications s’étendent à l’échelle de la planète et qui vise, ni plus ni moins, à la prééminence mondiale.

Une partie de poker infiniment plus complexe, à plusieurs joueurs – Russie, États-Unis et Chine, auxquels il faut ajouter les éternels frères ennemis Inde et Pakistan, l’Iran, la Turquie, les pays européens –, le tout saupoudré d’islamisme et de terrorisme, de ressources énergétiques fabuleuses, d’une guerre des pipelines sans merci et de conflits locaux irréductibles, dans la zone la plus disputée du globe : le cocktail est explosif. Dans la foulée d’Halford Mackinder (1861-1947), la pensée géopolitique britannique puis celle des États-Unis, qui en ont hérité, se structure autour de la thèse de pivot du monde (Heartland). Pour l’école anglo-saxonne, c’est à partir de l’Eurasie, plus particulièrement de son centre, que s’articulent toutes les dynamiques géopolitiques de la planète : « Celui qui domine le Heartland commande l’Île-Monde. Celui qui domine l’Île-Monde commande le monde. » Disciple de Mackinder, Nicholas Spykman (1893-1943) est considéré comme l’un des pères de la géopolitique aux États-Unis. S’il reprend la théorie du Heartland, il y rajoute un Rimland, croissant entourant le cœur du monde, région intermédiaire entre le Heartland et les mers riveraines. Ce Rimland comprend les régions les plus riches et les plus peuplées de l’Eurasie : Europe, Moyen-Orient, sous-continent indien et Extrême-Orient. Pour Spykman, c’est dans cette zone tampon que se joue le vrai rapport de force entre la puissance continentale et la puissance maritime ; il convient d’empêcher tout prix l’union du Rimland et du Heartland en soutenant les États du croissant contre le centre;

à suivre …

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