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Oswald Wirth (1860 – 1943)

oswald_wirthOswald Wirth : 1860-1943, citoyen Suisse mort en France. Rendu célèbre par ses trois livres : la Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes; il y a bien sûr de l’humour (jamais décrypté) derrière ce titre parfaitement ambigu ! Rénovateur de la Franc-maçonnerie française, célèbre inconnu et ignoré par ses « Frères ». Fondateur de la Revue Symbolisme. Depuis plus de 60 ans personne de la Grande Loge de France ou du Grand Orient de France n’est venu honorer sa tombe. Il en va ainsi de la Fraternité !

Dans ce cahier vous découvirez un O. Wirth insolite sous un autre angle, ses commentaires sur la Vierge Alchimique de Reims avec les illustrations ad hoc ainsi que divers textes rares et une analyse de sa conception de la régularité maçonnique qui pourrait être bien utile dans la crise que traverse aujourd’hui cet ordre.

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Le Tarot est né en Suisse … importé de Lombardie

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L’ »Estoile internelle »

C’est de la collaboration avec Aristide  de l’Espinay qu’Oswald Wirth va concevoir son tarot accompagné de son fameux serpent rouge !… Une facette du personnage que la plupart des francs-maçons ignorent bien qu’ayant ses ouvrages dans leur bibliothèque (enfin on peut l’espérer !)

Aristide de l’Espinay, né le 25 mars 1845 à Dijon, décédé en 1917, contemporain d’Oswald Wirth, de Papus et d’Alveydre… Malgré qu’il fut d’une grande influence pour les ésotéristes de son temps, de l’Espinay est resté complètement dans l’ombre et fit en sorte de rester inconnu…

Il écrivit quelques ouvrages, mais qui, dans le contexte de son époque, sont restés exclusivement réservés à quelques initiés – il était tout bonnement interdit de les rendre public.

Mais Aristide de l’Espinay était surtoût  un grand érudit, ésotériste, gnostique, et surtout un tarologue réputé… À cet effet, il fut souvent consulté par les occultistes de son temps, qui, pour la plupart, cherchaient à obtenir des informations supplémentaires sur les secrets du tarot, sa provenance, son utilisation, etc… Il avait la réputation de posséder un tarot conçu à partir d’idéogrammes. Il fut un des premiers à associer les arcanes du tarot de Marseille à des symboles alchimiques. Du reste, de l’Espinay enseignait les arts de la théurgie, et de la divination à un petit cercle très restreint. Ces enseignements semblent faire un rapprochement entre la religion des druides, l’art des bardes et l’orphisme…

Il fut un ami proche d’Oswald Wirth, et aussi de Joris-Karl Huysmans. Il a aussi connu Alveydre, duquel il était un grand admirateur.

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Le choix du Poitou est lié à son amitié avec ce dernier.  En effet, la dernière résidence de notre exilé Suisse n’est pas due au hasard et reste l’un des plus grands secrets de l’auteur des célèbres manuels. Comme l’avait prédit de L’Espinay, l’ami Oswald Wirth se retrouva au centre d’une énigme qui le prit corps et âme et le retint dans le Poitou jusqu’à sa mort ! Enfin, ceci ne devrait pas laisser indifférent car d’après certaines sources, Aristide de l’Espinay fut au final le maître initiateur secret de René Guénon ainsi que de Louis Charbonneau-Lassay !

A partir de cet instant il ne publiera plus d’ouvrage tant il était absorbé par sa tâche et on rapporte qu’il fit la promesse sur la tombe de de l’Espinay de ne jamais révéler les secrets auxquels il avait eut le droit d’avoir accès…

Selon les dires de Wirth : « Un privilège qui ne peut être accordé que par Dieu lui-même ». JHK

à venir : la vie secrète de M. Oswald Wirth …

 

Oswald Wirth et la régénération maçonnique

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Plus de 70 ans après sa mort, l’homme reste une énigme : il est étonnant tout de même de penser que c’est un Suisse qui entreprit une réforme de la franc-maçonnerie française restée sans précédent. Bien sûr, son oeuvre a vieilli et a subit les outrage du temps mais l’essentiel est là : la dimension symbolique des rituels.

On peut lui être gré également de n’avoir pas mis les hauts grades au pinacle et même d’avoir exprimé de vives réserves (plus que des réserves !) à leurs égards. Nous évoquerons quelques aspects méconnus de cette haute figure maçonnique restée largement dans l’ombre malgré la notoriété de son oeuvre. O. Wirth n’était pas un « pérennialiste » et à la différence de René Guénon ne revendiquait pas pour la franc-maçonnerie une filiation immémoriale. Alors ? alors ? alors, en celà plus proche de Jung il avait compris et perçu les ressorts du symbolisme et ses facultés sotériologiques au niveau de chaque individu sans faire appel à un quelconque  « Deus ex Machina traditionalis ». Wirth, gnostique ophite discret, n’en déplaise à certains reste à redécouvrir dans ses fondements herméneutiques.  Nous aurons l’occasion d’y revebir notamment à propos d’un tarot méconnu qu’il laissa dans les Avenières surplombant les abords du lac Léman. (JHK serviteur)

  » L’idée selon laquelle la filiation historique est le garant de l’efficacité initiatique est erronée. Elle provient de notre identification maladive à une linéarité temporelle, que toute initiation authentique brise. C’est une tentative de forcer l’Esprit à couler à travers des pipe-lines fabriqués par une histoire trop humaine. La véritable filiation ne se situe pas là. C‘est un courant souterrain qui transcende toutes les formes. »

(Denis Laboure).

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« Le Vieux Serpent semble unir en ses anneaux toute la chaîne d’associations occultes qui, à travers les âges, se sont transmises des usages et des méthodes dont la connaissance devait être dérobée au vulgaire, aux masses charriées par le Fleuve. Le mystère n’a jamais cessé d’avoir ses hiérophantes et ses fidèles, les uns et les autres trop souvent réduits à ne rien discerner au milieu des ténèbres sacrées.

Tel fut longtemps le cas de la Franc-Maçonnerie, issue de corporations du moyen âge qui prétendaient se rattacher aux plus anciens groupements constructifs. Dès le XVIIe siècle, un esprit nouveau pénétra peu à peu la très vieille organisation qui semblait vouer à disparaître. C’est alors que l’or, dédaigné par l’enseignement officiel (le Passeur), tomba dans la crevasse o ù somnolait le Serpent. Celui-ci se hâta de faire siennes les doctrines humanistes de la Renaissance, qui auraient dangereusement agité le Fleuve. Puis, ainsi préparé, il rejoignit les Feux Follets, autrement dit les Encyclopédistes et les beaux esprits raisonneurs, jamais à court d’explications sur tout ce qui semblait mystérieux.

Ces rationalistes, dont le domaine est la verticale (abstraction, théorie, transcendance), éblouissent la pauvre Couleuvre, condamnée à ramper horizontalement, sur le sol du positivisme, du concret et du réalisable. Cependant, comme elle demande aux Flammes légères de la renseigner sur la provenance de l’or, qu’elle suppose tombée directement du ciel, les Feux Follets s’esclaffent, tout en se secouant pour faire pleuvoir des pièces d’or, qu’ils s’amusent de voir dévorées par le Serpent.

Devenu lumineux en cette compagnie folâtre, celui-ci se hâte de regagner la montagne et de se faufiler dans la crypte dont le secret l’intrigue. « 

Exégèse du Serpent Vert de Goethe par Oswald Wirth

à suivre  ici

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Le tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx

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Il est plus que vraisemblable que le tarot des Avénières a été conçu sous la double influence d’Oswald Wirth et d’E.Falconnier dont les ouvrages figuraient dans la bibliothèque d’Assan Dina (voir notre ouvrage, le Tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx)

Le Tarot, du sanscrit TAR-O, étoile fixe (proba­blement la polaire qui dans l’astrologie antique symbolisait la tradition immuable) n’est autre chose que la synthèse théosophique et symbolique du dogme pri­mitif des Religions en même temps qu’une méthode simplifiée d’Astrologie, retrouvées par le Mage Her­mès surnommé trismégiste qui était hiérophante des Temples de Thèbes, 2000 ans, avant JC, où il se servait du (Tarot comme instrument augural ; il était  alors gravé sur 22 lames, d’or, qui portaient en plus des hiéroglyphes symboliques, les figures de l’alphabet hiératique des Mages correspondant à un nombre sacré (science magique des nombres) on y voyait aussi les signes du Zodiaque et des sept Planètes, il fut à peu près complètement détruit lors de l’invasion des Perses, sous Cambyse ; il était également reproduit en peintures murales sur les parois des cryptes des grands Temples qui servaient aux initiations des profanes qui venaient se faire recevoir au collège des Mages, il était gardé par un prêtre appelé Pasto­phore, qui en expliquait le sens symbolique seule­ment, aux Néophytes; les Clés divinatrices n’étaient dévoilées qu’à ceux qui parvenaient aux plus hauts grades du sacerdoce d’Isis et sous peine de mort pour qui en révèlerait les mystérieux arcanes. (D’a­près Hérodote), le principal sanctuaire initiatique se trouvait près du lac Moeris et portait le nom de Labyrinthe, il fut construit par les rois Memphites. (Clément d’Alexandrie).

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Oswald Wirth au Château des Avenières

Le tarot figurant dans la chapelle dorée s’inspire pour une large part du Tarot dit de Marseille mais aussi de celui publié peu auparavant par Oswald Wirth, Helvète d’origine et connaissant donc bien la région (le Tarot des Imagiers du Moyen Age) qui a vraisemblablement séjourné aux Avenières ainsi qu’il l’écrit l’écrit lui même, comme on peut le voir dans cet extrait.

Wirth rédige un livre sur le tarot à la demande de son maître Stanislas de Gaita. Il envoie le manuscrit en 1922 à un imprimeur qui le perd !  Wirth y voit un signe du destin et se remet au travail. Le livre définitif est publié en 1926. Une première publication eut lieu cependant dès 1889 et c’est donc celle-ci qui a du inspirer le Maître des lieux, Assan Dina. On trouvera en effet de nombreuses similitudes entre ces deux tarots et surtout la présence ophidienne d’un serpent dont le symbolisme avait attiré toute l’attention d’O Wirth.

Note : en fait on sait très peu de chose sur lui et sa véritable biographie reste à faire : un livre majeur est toujours non paru ou épuisé : Qui est régulier ? Le pur maçonnisme sous le Régime des Grandes Loges inauguré en 1717, (1938). Un livre qui aurait aujourd’hui toute sa place ! … et nous ne pouvons que citer cet autre extrait prophétique sur l’état actuel de cette vénérable institution

« Or, lorsqu’une tradition a cessé d’être comprise, elle ne vit plus dans les esprits. En tant qu’observance servile, elle peut se maintenir transitoirement; mais ce qui manque de cohésion rationnelle ne tarde pas à se disloquer, car tout cadavre tend à se décomposer… Ces formes creuses dont l’esprit s’est retiré, ces écorces mortes, mais persistantes en raison même de leur dessèchement, figurent ce qui se maintient à l’état cadavérique, en tant que superstition, au sens étymologique du mot. Il convient, en effet, d’appeler superstitieux tout ce qui tient debout sans justification logique, comme, par exemple, les rites perpétués par habitude ou par respect du passé, alors que nul ne sait plus à quoi ils correspondent. Hiram est l’intelligence qui anime la tradition maçonnique : il revit en nous dès que nous comprenons tout le mystère de la Maçonnerie, en nous rendant exactement compte de la raison d’être de ses usages symboliques »

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à la recherche de la rose bleue aux Avenières

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Le monde est une fleur .. bleue. En réalité il n’y a pas de rose bleue et son symbolisme relève de la quête impossible ou de l’inaccessible. Pourtant à Cruseilles en Haute Savoie, la chapelle des Avènières nous offre toute un série de mosaïques sur ce thème voulu par son concepteur Assan Dina. Tout ceci se passe entre Annecy et Genève en passant par Lausanne avec retour au Temple l’Amitié à Paris .. une longue histoire que nous allons vous raconter. JK

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Le secret de Saint Vincent de Paul et Fulcanelli

NINEVERSE

Histoire d’un « N » inversé ou

introduction aux mystères du Chi-Rô

 

D’une inversion de lettre, le « N » inversé, le « A » isolé et le « S » serpentin

On a pu remarquer le A isolé qui possède le sens d’unité (de pôles terrestres Arctique et Antarctique). Il va donc être question des pôles et la lettre S exprimera de ce fait un phénomène solaire (cab. = polaire) hélicoïdal qui précipitera le Pôle nord Arctique (A) vers le Pôle sud (S).

Ce Pôle Sud s’abrège par les initiales PS qui ne sont pas l’abréviation de post scriptum mais indiquent bel et bien le basculement du nord vers le sud.

C’est la raison pour laquelle ces deux lettres furent gravées par des initiés (de l’inversion du N ou du nord) sur certaines dalles en étroite relation avec l’énigme du boule-versement annoncé.

Cette tradition s’est traduite, au XIXe siècle par l’inverse de la lettre N ou И. C’est la raison pour laquelle on trouve ce caractère inversé sur la croix (IИRI) surmontant la pierre tombale du curé de Rennes le château, (village d’où l’on voit les sommets des Pyrénées). Elle figure aussi dans certaines inscriptions normales, montrant sur un linteau de porte par exemple, la présence d’un initié à la Gnose (= connaissance).

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