Le Feu du soleil et la baronne de Beausoleil (2)

cahier_feu_dusoleil1Cahier spĆ©cial sur la conquĆŖte du feu solaire par Fulcanelli Ć  l’occasion de son ascension du Mont Blanc, suivi d’un commentaire sur l’entretien tenu entre EugĆØne Canseliet et Robert Amadou en 1978 Ć  propos de Fulcanelli. Dossier sur l’Ć©trange Ć©popĆ©e du Baron et de la Baronne de Beausoleil Ć  la recherche du Guhr … ou des Mines de Salomon aux mines de BohĆŖme en passant par la France et la Bastille ! En hommage Ć  une femme pionniĆØre de l’industrie franƧaise qui fit connaitre les richesses de son sous sol (toujours d’actualitĆ©).

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Le Feu du soleil et la baronne de Beausoleil (1)

pierre_routhierLe Feu du soleil serait incomplet sans la singuliĆØre histoire du baron et de la baronne de Beausoleil. Cette histoire est liĆ©e Ć  l’histoire des mines en France (aurifĆØres et argentifĆØres et a pour cadre la cardinal de Richelieu si bien nommĆ© par ailleurs Riche Lieu !..

Au dĆ©but du XVIIe siĆØcle, le baron de Beausoleil, Conseiller et Commissaire des Mines de Hongrie, s’est vu confier, Ć  plusieurs reprises, des missions officielles en France, afin de procĆ©der Ć  diverses recherches dans le but d’établir un Ć©tat des ressources miniĆØres du royaume. Les rĆ©sultats des travaux conduits en France par le baron et son Ć©pouse nous sont connus par plusieurs publications reproduites dans l’ouvrage de Gobet (Les Anciens MinĆ©ralogistes du Royaume de France) Ć©ditĆ© en 1779 : le Diorissimus de materia prima lapidis (1627), la VĆ©ritable dĆ©claration de la dĆ©couverte des Mines et MiniĆØres de France (1632) et surtout la Restitution de Pluton, Ć©ditĆ©e Ć  Paris en 1640, et qui pose quelques problĆØmes. En effet si l’édition de 1640 ne cite que deux mines en Bretagne « une mine d’amĆ©thiste, proche de la ville de Lannion, comme aussi une mine d’argentĀ Ā», le texte publiĆ© par Gobet donne une liste impressionnante de gisements. Or Gobet dit avoir ajoutĆ© au texte de la baronne de Beausoleil un manuscrit que lui avait communiquĆ© le minĆ©ralogiste franƧais RomĆ© de Lisle vers 1778, qui le tenait lui-mĆŖme d’un mĆ©decin breton, Monsieur de la Rüe. Divers indices tendent Ć  montrer que la partie ajoutĆ©e par Gobet au texte original de la Restitution est probablement dĆ»e aux Beausoleil et qu’elle correspond Ć  l’un des manuscrits perdus par les Beausoleil lors de leur sĆ©jour mouvementĆ© en Bretagne.

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Le Mystère des cathédrales : Vierge noire et cierges verts

Fuciergesvertslcanelli fait rĆ©fĆ©rence Ć  une fĆŖte pratiquĆ©e Ć  Marseille et qui a lieu chaque annĆ©e le 12 fĆ©vrierĀ  lors de la chandeleur, cette fĆŖte est une vĆ©ritable institution cultuelle dans l’antique ville phocĆ©enne et fait Ć©galement rĆ©fĆ©rence Ć  une antique fĆŖte pratiquĆ©e en Bourgogne sur les bords de la Seine non loin des sources.

AttestĆ©e depuis le Moyen Ƃge, La chandeleur remonte donc Ć  cette pĆ©riode, quand le pape CĆ©lestin III crĆ©e la confrĆ©rie de Notre Dame de Confession par une Bulle le 13 juillet 1195.

Cette fĆŖte correspond Ć  celle de « la purification de la vierge » le rituel lustral qui purifiait la mĆØre 7 jours aprĆØs la naissance d’un garƧon et Ć  la prĆ©sentation du premier nĆ© au temple. Depuis MoĆÆse, il Ć©tait obligation de racheter tout premier nĆ© Ć  Dieu en versant 5 sicles d’argent aux prĆŖtres du temple, et en remettant un agneau, deux colombes pour les moins fortunĆ©s, 40 jours aprĆØs la naissance.

La collusion de ces deux Ć©vĆØnements a donnĆ© la Chandeleur, litteralement, la fĆŖte des chandelles. Il y est coutume de bĆ©nir des cierges verts, le cierge reprĆ©sentant la lumiĆØre du Christ sur le monde, et la couleur confirme le privilĆØge accordĆ© Ć  Marie d’enfanter sans perdre sa virginitĆ©.

A Marseille, La fĆŖte lie le Port et l’Abbaye Saint Victor, consacrĆ©e Ć  Marie depuis le VIIe siĆØcle. La tradition fait remonter cette cĆ©lĆ©bration Ć  Marseille Ć  l’an Mil sous l’influence de l’abbĆ© bĆ©nĆ©dictin Isarn.

Selon la lĆ©gende une barque amena les saintes Maries sur les CĆ“tes de Provence. Dans son ouvrage sur l’Histoire de la Ville de Marseille, Ruffi en 1696 fait dĆ©barquer Lazare Ć  Marseille. Il est accompagnĆ© de Marthe, Marie-Madeleine et ses Soeurs JacobĆ© et SalomĆ©, Marcelle leur servante, Maximin, Sidoine (ou Celidoine), Joseph d’Arimathie et d’autres disciples de JĆ©sus Christ bannis pour avoir prĆŖcher la rĆ©surrection du sauveur de ce Monde.

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Le Mystère des cathédrales : la dormition de la vierge

Le chapitre VI du « MystĆØre des cathĆ©drales s’attarde sur le portail dit « de la Vierge » et attire notre attention sur les 7 cercles qui sont les symboles des sept mĆ©taux planĆ©taires. Nous aurons l’occasion d’y revenir mais assurons nous dans un premier temps du contexte gĆ©nĆ©ral (qui fait rĆ©fĆ©rence une fois de plus Ć  son maitre d’oeuvre – l’imagier A.V Geoffroy Dechaume – dĆ©jĆ  Ć©voquĆ© dans nos prĆ©cĆ©dents articles).

PARIS Notre Dame cathedralLe Portail de la Vierge est le portail de la façade occidentale situé à gauche. Il a été installé dans les années 1210-1220, donc après le portail Sainte-Anne, mais le portail du Jugement Dernier lui est légèrement postérieur.

Il retrace, selon la tradition de l’Eglise, la mort de Marie, sa montĆ©e au Paradis et son couronnement en tant que reine du Ciel. Juste au-dessus des deux portes, sur le linteau* infĆ©rieur, trois prophĆØtes Ć  gauche, trois rois de l’Ancien Testament Ć  droite, tiennent des phylactĆØres indiquant que la promesse de Dieu a Ć©tĆ© accomplieĀ : JĆ©sus est venu sauver l’humanitĆ©. Juste au-dessus, sur le linteau supĆ©rieur, Marie repose sur son lit de mort entourĆ©e par JĆ©sus et par les douze ApĆ“tres. Deux anges placĆ©s Ć  la tĆŖte et aux pieds de Marie soulĆØvent son linceul et l’emportent au Paradis.

Au centre du tympan, nous retrouvons Marie, au Paradis, assise sur le mĆŖme trĆ“ne que JĆ©sus. Elle est alors couronnĆ©e par un ange tandis que JĆ©sus la bĆ©nit et lui donne le sceptre. Elle est ainsi devenue reine du Ciel, Regina CƦli, devant toute la Cour cĆ©leste composĆ©e d’anges, de patriarches, de rois et de prophĆØtes installĆ©s dans les quatre voussures* successives.

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Le Feu du soleil ou le matin des magiciens

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Hommage au rƩalisme fantastique et son inventeur Jacques Bergier

En arriĆØre plan, la « Z » Machine; Il s’agit d’un gĆ©nĆ©rateur de rayon X qui rĆ©alise le vieux rĆŖve de nos alchimistes. La Z machine ouvre de fantastiques perspectives dans l’Ć©tude de la fusion nuclĆ©aire (et non de la fission nuclĆ©aire) en crĆ©ant des tempĆ©ratures de plusieurs milliards de degrĆ©s nĆ©cessaires Ć  la fusion d’Ć©lĆ©ments atomiques prĆ©sents en quantitĆ© sur terre.

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Le Feu du soleil, un entretien hƩliotropique (1)

canseliet1982_ipgLe feu du Soleil, entretien entre EugĆØne Canseliet et Robert Amadou (1978)

« Il s’agit ici d’un entretien rĆ©el avec un alchimiste praticien sur une alchimie vĆ©ritable. La ligne du dialogue, assez ondulĆ©e, parfois rebroussĆ©e, et l’enchaĆ®nement, souvent libre, des questions, des rĆ©ponses et des rĆ©pliques n’ont pas Ć©tĆ© modifiĆ©s. C’Ć©tait le seul moyen d’insinuer le visage de l’artiste ainsi que celui de son maĆ®tre Fulcanelli, et la nature d’un Art, Ć©nigmatiques celui-ci par dĆ©finition et ceux lĆ  par construction, dont il semble que tant ne fut jamais dit si simplement « 

Robert Amadou

Cet entretien qui fait par ailleurs rĆ©fĆ©rence au travers de son titre mĆŖme aux plus hauts travaux du MaĆ®tre donne quelques clĆ©s bien que tout au long de celui-ci et selon l’expression de « rebroussĆ©e » employĆ© par l’interviewer, EugĆØne Canseliet se montre au final fuyant dĆØs que les questions se font plus prĆ©cises pour au final brouiller les pistes aprĆØs plusieurs contradictions.

Nous livrons aux lecteurs de nos cahiers une compilation des principaux passages relatifs Ć  l’identitĆ© de Fulcanelli.Ā  Nous avions bien connu Robert Amadou et avions d’ailleurs Ć©changĆ© une correspondance peu avant sa disparition. Une grande figure de la Tradition ! JK

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Finis Gloriae Mundi : les cinq plaies du Christ

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Recomposition en vue d’artiste du retable d’Issenheim de MaĆ®tre Matthis, dit Grünewald

La photographie sigillĆ©e D4 provient de Photo Postcard by HawĀ­ke, Helston. Commentaire de Fulcanelli : Cinq hĆ©misphĆØres — Cinq plaies du Christ.

Nous ne reviendrons pas sur les raisons de ce retable car nos lecteurs trouveront par ailleurs d’amples explications sur les maladies engendrĆ©es par l’ergot de seigle. Vivant dans l’intimitĆ© de la pensĆ©e du MaĆ®tre, nous nous sommes longtemps demandĆ© en quoi ce retable devait figurer ou figurait pour ses derniers Ć©crits. L’explication fut de suite trouvĆ©e si nous nous mettons dans la logique de son raisonnement, il s’agit effectivement par transposition symbolique des plaies susceptibles d’affecter notre planĆØte. Aujourd’hui, connaissant la nature de ses derniers travaux, la raison en parait assez simple sinon claire. Nous en rappelons les donnĆ©es grĆ¢ce aux notes de Laplace (les mĆŖmes que nous avions publiĆ©es il y a plus de 12 ans et retrouvĆ©es par hasard sur un forum !.. il s’agissait d’un site Ć  l’Ć©poque connu sous le nom de prismeshebdo ). Sur cette composition nous retrouvons les consignes donnĆ©es Ć  Julien Champagne : CHTHES et AYRION …Ā  Au feu des ardents ou mal des ardents aussi appelĆ© feu persique, qui brulait les corps en creusant des tĆ¢ches sombres, l’Adepte substituait un autre feu non moins apocalyptique. Le retable signifie le triomphe de l’espoir sur la mort et celui de l’esprit qui rĆ©gĆ©nĆØre tout. Ć  noter enfin que l’Ordre de Saint Antoine possĆ©dait une commanderie au dĆ©bouchĆ© de l’IsĆØre que le MaĆ®tre connaissait bien – et mĆŖme trĆØs bien ! – Ć  la fois pour des raisons professionnelles et Ć  la fois pour des raisons personnelles liĆ©es Ć  son entourage proche et que seules les archives nous ont permis de dĆ©couvrir. JK (FCH)

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