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L’énigmatique Bernard de Fontaine : de Clervaux à Kilwinning

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On notera que Clervaux vient de Clair Val, une vallée ouverte et donc percée comme Perce-val … CQFD

Bernard de Fontaine fut la pièce maitresse d’un dispositif ancré à la cour de Champagne, et appelé à jouer un rôle central entre l’Occident et l’Orient. C’est aussi dans ce contexte que naitront les premiers romans de la table Ronde sous l’égide des flamands. Plusieurs personnages sont étroitement liés et forment ainsi un canevas qu’il est de premier abord difficile à déchiffrer mais une chose est sûre c’est que c’est par eux que Jérusalem va se trouver reliée à l’Écosse et à Kilwinning (et non à Rosslyn comme c’est souvent et à tort dit) : Hughes de Payens (on le dit époux de Catherine de Saint Clair de Roslin ou sinon en lien avec elle), André de Montbard, parent du duc de Bourgogne, Bernard de Fontaine futur Bernard  de Clervaux, la famille écossaise des Saint Clair, les comtes de Champagne le fief alors le plus riche et le plus puissant du Royaume de France. D’ailleurs on peut le dire, la plupart des templiers étaient alors champenois.

La Champagne : Fief parmi les plus puissants du royaume de France, le comté de Champagne fut au coeur des principaux échanges politiques, économiques, religieux et culturels des XIIe et XIIIe siècles. En cela, l’histoire de la Champagne se confond souvent avec celle de l’Occident et de l’Orient.

foire de champagne
Du milieu du XIIe siècle à la fin du XIIIe siècle, le comté de Champagne est le centre permanent des échanges commerciaux du monde occidental. Si les premières traces des foires de Champagne remontent au début du XIe siècle (Provins en 999, Troyes en 1100), il faut attendre le règne de Thibaud II pour que les mentions se multiplient. A l’origine des foires, il y a la volonté délibérée du comte de provoquer sur son territoire la rencontre entre Flamands et Italiens. Afin d’attirer les hommes d’affaires étrangers, Thibaud II puis ses successeurs délivrent des tractoriae ou des conducti aux marchands de passage désireux de gagner une ville-marché (après 1137). Accordé aux marchands qui se rendent aux foires de Champagne ou qui en reviennent, le « conduit » garantit la protection du comte qui leur fournit une escorte d’hommes armés.

Voie privilégiée de circulation, carrefour entre les pays de la Méditerranée et ceux de la mer du Nord, la Champagne accueille toute l’année à Troyes, Provins, Lagny et Bar-sur-Aube le plus grand marché commercial et financier de l’Occident médiéval. Les Thibaudiens participent, soit avec leur suzerain capétien, soit contre lui, aux principales luttes féodales du Moyen Âge.

Ils encouragent les croisades et favorisent la naissance de l’ordre du Temple. Quand ils ne s’adonnent pas aux-mêmes à la poésie, ils accueillent dans leurs palais les plus grands trouvères et les plus grands intellectuels de leur temps. Grâce à de judicieuses alliances matrimoniales, les comtes protègent leur domaine puis l’agrandissent du prestigieux royaume de Navarre. La Navarre autre lieu important de ce dispositif qui permet de communiquer avec l’Espagne car on l’oublie un peu vite les comtes de Champagne étaient aussi rois de Navarre depuis 1135 ce qui permettait d’avoir une base indépendante de la France. La Navarre tout comme la Suisse. L’Histoire retiendra Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne et Reine de Navarre et qui fut l’origine involontaire de la perte des templiers et de la dissolution de l’Ordre. Lire la suite L’énigmatique Bernard de Fontaine : de Clervaux à Kilwinning

Imago Mundi (1)

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L’Imago Templi et les « Fils de la Vallée » vu et analysé par Henry Corbin

1- La critique du Temple.

Dans le grand drame de Zacharias Werner, l’Imago Templi, tout en se rattachant au thème de la perpétuation du Temple, se différencie, par deux aspects essen­tiels, de la tradition templière.

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Le Mystère des cathédrales : Vierge noire et cierges verts

Fuciergesvertslcanelli fait référence à une fête pratiquée à Marseille et qui a lieu chaque année le 12 février  lors de la chandeleur, cette fête est une véritable institution cultuelle dans l’antique ville phocéenne et fait également référence à une antique fête pratiquée en Bourgogne sur les bords de la Seine non loin des sources.

Attestée depuis le Moyen Âge, La chandeleur remonte donc à cette période, quand le pape Célestin III crée la confrérie de Notre Dame de Confession par une Bulle le 13 juillet 1195.

Cette fête correspond à celle de « la purification de la vierge » le rituel lustral qui purifiait la mère 7 jours après la naissance d’un garçon et à la présentation du premier né au temple. Depuis Moïse, il était obligation de racheter tout premier né à Dieu en versant 5 sicles d’argent aux prêtres du temple, et en remettant un agneau, deux colombes pour les moins fortunés, 40 jours après la naissance.

La collusion de ces deux évènements a donné la Chandeleur, litteralement, la fête des chandelles. Il y est coutume de bénir des cierges verts, le cierge représentant la lumière du Christ sur le monde, et la couleur confirme le privilège accordé à Marie d’enfanter sans perdre sa virginité.

A Marseille, La fête lie le Port et l’Abbaye Saint Victor, consacrée à Marie depuis le VIIe siècle. La tradition fait remonter cette célébration à Marseille à l’an Mil sous l’influence de l’abbé bénédictin Isarn.

Selon la légende une barque amena les saintes Maries sur les Côtes de Provence. Dans son ouvrage sur l’Histoire de la Ville de Marseille, Ruffi en 1696 fait débarquer Lazare à Marseille. Il est accompagné de Marthe, Marie-Madeleine et ses Soeurs Jacobé et Salomé, Marcelle leur servante, Maximin, Sidoine (ou Celidoine), Joseph d’Arimathie et d’autres disciples de Jésus Christ bannis pour avoir prêcher la résurrection du sauveur de ce Monde.

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Le Mystère des cathédrales : la dormition de la vierge

Le chapitre VI du « Mystère des cathédrales s’attarde sur le portail dit « de la Vierge » et attire notre attention sur les 7 cercles qui sont les symboles des sept métaux planétaires. Nous aurons l’occasion d’y revenir mais assurons nous dans un premier temps du contexte général (qui fait référence une fois de plus à son maitre d’oeuvre – l’imagier A.V Geoffroy Dechaume – déjà évoqué dans nos précédents articles).

PARIS Notre Dame cathedralLe Portail de la Vierge est le portail de la façade occidentale situé à gauche. Il a été installé dans les années 1210-1220, donc après le portail Sainte-Anne, mais le portail du Jugement Dernier lui est légèrement postérieur.

Il retrace, selon la tradition de l’Eglise, la mort de Marie, sa montée au Paradis et son couronnement en tant que reine du Ciel. Juste au-dessus des deux portes, sur le linteau* inférieur, trois prophètes à gauche, trois rois de l’Ancien Testament à droite, tiennent des phylactères indiquant que la promesse de Dieu a été accomplie : Jésus est venu sauver l’humanité. Juste au-dessus, sur le linteau supérieur, Marie repose sur son lit de mort entourée par Jésus et par les douze Apôtres. Deux anges placés à la tête et aux pieds de Marie soulèvent son linceul et l’emportent au Paradis.

Au centre du tympan, nous retrouvons Marie, au Paradis, assise sur le même trône que Jésus. Elle est alors couronnée par un ange tandis que Jésus la bénit et lui donne le sceptre. Elle est ainsi devenue reine du Ciel, Regina Cæli, devant toute la Cour céleste composée d’anges, de patriarches, de rois et de prophètes installés dans les quatre voussures* successives.

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