Raymond ABELLIO : la fin de l’ésotérisme

Raymond Abellio. Georges Soulès (1907-1986), polytechnicien, militant socialiste et marxiste, chargé de mission sous Léon Blum, sans doute le dernier ésotériste ayant quelque chose à dire en cette fin du XXème siècle. Personne n’a pris la relève depuis à moins que ?…

J’ai eu le privilège de le rencontrer encore étudiant à l’occasion de l’une de ses conférences et il me souvient de sa grande présence et de sa personnalité lumineuse. J’ai depuis mis mes pas dans les siens mais cela a pris quelques décennies. Mais je suis bien là pour la relève et en finir avec les vielles lunes de l’ésotérisme.

Tout commence en avec sa rencontre en 1943 d’une femme (Jane L.) et d’un guérisseur auvergnat (Pierre de Combas) qui changeront sa vie.

Initié par Combas à la Bible, à la kabbale et à la Bhagavad-Gita, Soulès abandonne l’action politique et devient Abellio. Le temps d’acquérir et d’intégrer d’autres influences – phénoménologie de Husserl, ontologie de Heidegger et l’œuvre de René Guénon et Raymond Abellio put commencer à élaborer sa théorie de la connaissance (qu’il appela « la nouvelle Gnose »), devenant le principal, sinon le seul ésotériste occidental de la seconde moitié du XXème siècle.

Poursuivant la démarche d’un Guénon – dont il fit aussi une critique avisée – Abellio vécut et décrivit la manière dont l’individu actuel et l’Occident dans son ensemble allaient opérer le retournement et le saut de conscience au moment où s’achève notre âge de fer (« l’âge noir que nous traversons ne peut être ressenti que comme un âge de séparation de division et d’épreuve ») qui est aussi le moment où s’inaugure un nouveau cycle. Il est vrai que le New Age s’est appropriée de manière parfois aussi bruyante que superficielle les domaines habituellement dévolus à l’ésotérisme et o, pense à la Gnose de Princeton.   Il y a dans ces mouvements new age et chez Ruyer un même élan à concilier tradition et modernité, Orient et Occident, ainsi que la tendance à souligner le sens et la valeur de la spécificité occidentale – la rationalité (le mental rationnel, l’intellect) – au lieu de la dénigrer et de la rejeter (comme le font tant de newagers). Mais Abellio est autrement profond dans sa compréhension du processus initiatique et son appréhension de l’évolution du monde. Il explique « la fin de l’ésotérisme » comme accomplissement de l’ésotérisme – « une recréation vécue au-dedans même de l’être » qui permet d’entrer « dans cet état de fusion avec l’universel » -, ce qui est l’enjeu même de l’échéance cyclique dans laquelle nous sommes (puisqu’« il n’est rien de caché qui ne doive être découvert » ni « rien de secret qui ne doive être connu », dit l’Évangile). « Le problème clé de l’ésotérisme en même temps que sa fin est la transfiguration du monde dans l’homme », « la recréation transfigurante du monde dans l’homme ».

Un passage entre les colonnes sous le signe de Neptune

Parrainé par un dignitaire de la Grande Loge de France, il est initié au printemps 1932 à la Respectable Loge Lalande n° 510, du nom de Jérôme de Lalande (1732 – 1807), l’astronome français découvreur de la planète Neptune. Cette loge avait été fondée le 23 décembre 1922 et installée le 17 janvier 1923 à l’Orient de Paris de la GLDF. L’article 2 du règlement intérieur stipule que « La Loge est destinée à grouper des maçons possédant une culture scientifique supérieure, dont le niveau devra être apprécié par la Commission administrative avant toute présentation officielle. (…) Le candidat aura fait preuve d’esprit scientifique dans le domaine des sciences mathématiques, pures ou appliquées… » L’article 4 du même règlement renforce l’idée d’un projet de recrutement élitiste « Il est bien entendu que la Loge n’est pas une académie destinée à la discussion de sujets scientifiques. Elle est vouée à l’étude des mêmes questions maçonniques et humanitaires que tout autre Atelier. Ce qui la distingue, c’est qu’elle compte, pour faciliter ses travaux, sur la similitude de formation intellectuelle de ses membres, et sur leur habitude de la méthode et du langage scientifique ». (sic).

Sur les colonnes de Lalande, il ne semble pas que Georges Soulès ait été un apprenti très assidu et rien n’indique qu’il ait dépassé ce grade. L’année 1932 est particulièrement féconde. Soulès découvre le mouvement surréaliste et les joies de l’écriture automatique bien plus intenses que les mornes planches de sa loge où il s’ennuie. Exit donc ..

La structure absolue

A la libération de Paris, succèdent l’Armistice et la période de l’épuration. Ayant participé au gouvernement de Laval sous Pétain, le cas d’Abellio n’est pas simple. Ses amis gaullistes lui confirment qu’il aura certainement à subir le procès de son engagement dans la collaboration. Louis Vallon, polytechnicien, comme Abellio, et camarade de la SFIO, fait partie du gouvernement de Gaulle. Il lui conseille de se mettre en retrait ; autrement dit, il lui faut s’évanouir dans la clandestinité.

C’est dans le Loiret que notre écrivain se réfugie. Son ex-maîtresse, A.C., bien que mariée, reste sensible à la détresse de l’homme dont elle a partagé la vie durant deux ans. En accord avec son instituteur de mari, elle offre à Abellio un asile sûr, dans la mairie-école du petit village de Nangeville. Cette retraite féconde pour l’écrivain durera d’octobre 1944 à juillet 1945. Vivant en reclus, il lit énormément, mais ses préoccupations sont passées de la politique à la métaphysique.

Le Zohar, Maître Eckart, Berdiaev et Keyserling ont remplacé Marx, Lénine et Trotski. Dans sa quête spirituelle, Abellio s’appuie sur deux piliers complémentaires : Rudolf Steiner et René Guénon. Il pratique une sorte d’ascèse qui s’apparente au yoga, et il prétend avoir acquis le don de double vue. Abellio a raconté à plusieurs reprises les circonstances de sa découverte d’une clé numérale de déchiffrement de la bible hébraïque. Méditant sur les vingt-deux lettres de l’alphabet hébraïque, il remarque qu’elles correspondent au nombre de polygones réguliers qu’on peut inscrire dans un cercle de 360 degrés. C’est arbitraire, mais Kepler n’avait-il pas établi la correspondance entre les planètes et des polyèdres ? Selon la proposition d’Abellio, on obtient la série des 22 diviseurs entiers de la circonférence, qu’il fait correspondre aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Abellio ne se propose rien de moins que de réaliser la prodigieuse synthèse entre la science exotérique et la connaissance secrète. Cette expérience mystico-kabbalistique, couplée à une recherche philosophique, très poussée, particulièrement dans le domaine de la phénoménologie, sera le creuset du grand-œuvre d’Abellio, le système qu’il nomme La Structure absolue.

Introduction à la nouvelle Gnose

 

Il est important de distinguer deux sortes de connaissance : celle issue de l’épistémé (la connaissance au sens classique du terme, il y rupture entre l’être le sujet, entre le sujet connaissant et l’objet connu) et la Gnose qui ne se différencie pas de son origine grâce à une visée intentionnelle particulière.

Qu’est ce que la Gnose ?

Rapportons-nous, dans un premier temps, à ce qui a pu être dit : «La racine grecque («gnôsis»), la même qu’en sanscrit («jnana») — ainsi pour «Knowledge», «Erkenntnis», «connaissance», signifie, en même temps, «savoir» et «sagesse sapientielle». Sa racine Kn /Gn, apparente dans genesis, impliquerait à la fois le savoir et la venue de l’être». On constate que la notion même de «gnose» vient répondre à une distinction, voire à un «divorce entre le savoir et sa source sacrée» établi progressivement par la pensée grecque tardive, puis par la patristique chrétienne. Ce phénomène a conduit à distinguer nettement gnôsis de epistêmê. Or, Abellio recherche le sens d’une connaissance sans «scission du savoir et de l’être». Il croit qu’il existe une «Tradition primordiale qui a été codifiée» bien avant que naquissent les philosophies occidentales. Les travaux de Faivre ont montré qu’il y a au moins trois manières d’envisager la Tradition primordiale.

Soit sur le plan vertical uniquement, sans référence à l’Histoire; elle serait alors un Orient spirituel vers lequel nous tentons de nous orienter, pôle magnétique ne cessant de guider les hommes de désir. Soit comme un trésor effectivement confié à des hommes dans des temps reculés, mais lui-même d’origine non humaine. Soit enfin comme les deux à la fois.

Globalement, lorsqu’Abellio se réfère à la Tradition primordiale, il présuppose qu’une Sagesse a été transmise aux humains. Il déclare ainsi qu’il y a eu «révélation» ou, pour le dire en termes plus phénoménologiques, qu’il y a eu donation en «une origine particulière et inconnue». Et il va plus loin encore : la Tradition primordiale aurait été donnée «d’un seul coup, tout entière, mais voilée». En ce sens, nous pourrions parier d’une phanie, c’est-à-dire d’une «manifestation directe à la conscience humaine». En fait, poursuivra Abellio, ce n’est pas tellement qu’il y art eu voilement mais plutôt que «les hommes qui l’ont reçue ne disposaient pas encore des moyens intellectuels suffisants pour la traduire en notions claires. De façon surprenante et bien peu rigoureuse, il nous explique que cela se serait réalisé soit par «révélation directe» de l’absolu, «soit par l’entremise d’êtres plus évolués venus d’ailleurs puis repartis». En somme, les origines possibles de la Tradition primordiale se situeraient en Inde. Abellio va jusqu’à dater l’événement primordial. En ce sens, l’Inde serait le berceau spirituel de l’humanité toute entière :

« Que dit la Tradition ? Qu’à l’origine de notre histoire, une sagesse, une gnose furent confiées à l’humanité, à l’humanité plus qu’à l’homme. Puis que les grands instructeurs partirent, les Rishis, nous laissant seuls. Plus tard, on explorera ces brisures de l’histoire. Il s’agissait d’une humanité en enfance, douée de clairvoyance, de clairaudience, mais qui ne déduisait rien : Le peuple voyait les sons, dit la Genèse. »

Qui plus est, Abellio est persuadé que les rédacteurs de la Genèse et de la kabbale possédaient «une puissante synthèse dépassant les possibilités humaines telles que nous les connaissons aujourd’hui». Or, cet héritage se situe, selon lui, dans l’«inconscient collectif de l’humanité». C’est une expérience universelle déposée en nous, dans nos gènes, constituant un «pouvoir d’intensité variable selon les êtres». La tradition kabbalistique, sur laquelle s’appuie aussi Abellio, désigne ce quelque chose comme étant un horizon omniscient qui est nommé l’«Ancien des Anciens», l’«Ancien des Temps» qui justement, remet radicalement en question la prétendue unité empirique et temporelle de chacun, pour replacer l’ego dans l’infinité de l’interdépendance universelle et la transtemporalité : «II s’agit de voir l’historicité finale de l’Ego comme actualité de l’éternel et placer la notion de « monde de la vie » sous l’égide d’une essence, elle-même intemporelle, de la temporalité mais chargée de tous les pouvoirs incorporés par celle-ci au cours de sa genèse constituante». Abellio voit dans l’Orient spirituel une sorte d’archétype surgissant du fond des âges. Il demeure fidèle à la position husserlienne selon laquelle chaque époque a une fonction d’intensification des êtres. Par l’approche phénoménologique contemporaine, il voudra remplir la mission de reconquérir ces anciens pouvoirs et même de les intensifier, car «les symboles (et surtout les symboles religieux) ne sont) que les coquilles que l’Humain en gestation doit traverser».

Ordinateur quantique. Les ordinateurs quantiques se fondent sur les propriétés de la physique quantique, qui décrit le monde à l’échelle des particules subatomiques. Ainsi, ces machines échappent aux règles de la physique classique. Elles s’appuient sur des qubits – équivalents des bits d’information dans le monde quantique –, qui utilisent les propriétés quantiques de la matière pour représenter à la fois l’état de 1 et de 0, là où les bits classiques ne peuvent opérer qu’avec une unité d’information à la fois, soit l’état 0, soit l’état 1. En conséquence, les qubits sont en mesure de prendre deux configurations simultanément au lieu d’une. C’est précisément cette étrange propriété qui leur confère leur incroyable rapidité.

La Gnose ? une science du tiers état inclus

Par une nouvelle discipline qu’Abellio nomme phénoménologie génétique, il est possible en accord avec Husserl d’avoir une visée intentionnelle (enstase) nous permettant de confondre la forme et le contenu, et de fait d’accéder à de nouveaux aperçus de la primordialité. La nouvelle Gnose n’a donc rien du New age mais plonge au cœur de l’hypermodernité qu’elle traverse de part en part. Abellio peut être vu comme un digne héritier des ésotéristes et philosophes renaissants, ceux apparus au XVe siècle (pour les plus connus : Marsile Ficin, Pic de la Mirandole, Nicolas de Cuse, Corneille Agrippa, Paracelse, comme un gnostique ayant traversé les méandres, les enjeux et les lumières de la modernité philosophique et scientifique en reprenant à nouveaux frais les enjeux traditionnels associant, comme le rappelle Michel Foucault, le savoir et l’épreuve, et donc comme une figure moderne de l’hermétiste renaissant affrontant le défi de la philosophia perennis.

Introduction à la nouvelle Gnose : à paraitre pour la rentrée
représentation du passage ternaire au quaternaire … rotation suivi d’une inversion. La quaternité est LE concept de base de l;a nouvelle gnose et fut utilisée par CG. Jung, Heidegger, Raymond Abellio, Raymond Ruyer, Stephane Lupasco et Gilbert Simondon dont les travaux sont de la plus grande importance.

Des cristaux temporels valident la vision d’Ezechiel et les théoriciens de la Nouvelle Gnose.

Il y a quelques années, des physiciens présentaient une nouvelle structure de la matière aux propriétés étonnantes : les cristaux temporels. Dans ces cristaux, les structures atomiques forment des schémas d’agencement qui se répètent à la fois dans l’espace et le temps. Cependant, pour induire une telle structure, un apport d’énergie initial à l’état fondamental est nécessaire. Mais, dans un récent article, une équipe de physiciens a montré, au moyen d’un modèle de la théorie des cordes, qu’il serait possible d’obtenir de tels cristaux sans cet apport d’énergie. Une théorie séduisante, mais dont la réalisation expérimentale semblait peu probable. Jusqu’à ce mois de Juin 2022.

La méthode consiste à inciter les particules intriquées à influer sur le spin des autres sur une certaine distance. Les cristaux temporels peuvent sembler un concept de science-fiction, mais ils sont un phénomène réel, théorisé pour la première fois en 2012. De l’extérieur, ils ressemblent à des cristaux normaux. Mais à l’intérieur, les atomes — agencés dans une structure de réseau à répétition par ailleurs normale — se comportent de manière tout à fait particulière.

Ils oscillent, tournant dans un sens puis dans l’autre. Ces oscillations, appelées « tics », sont bloquées sur une fréquence très régulière et particulière. Ainsi, là où la structure de cristaux ordinaires se répète dans l’espace, dans les cristaux temporels, elle se répète dans l’espace et dans le temps.

Si le chercheur admet que l’idée d’un mouvement perpétuel semble violer les lois de la thermodynamique, il estime que cela est principalement lié au fait que les scientifiques les ayant énoncées il y a longtemps « n’étaient pas conscients de toutes les subtilités de la mécanique quantique », permettant notamment de créer des systèmes sans friction. Au fil des années, ce concept est devenu de plus en plus plausible, avec différentes équipes affirmant être parvenues à créer un cristal temporel. En effet Dans le cadre de travaux pré-publiés sur le serveur arXiv, un groupe de recherche incluant des scientifiques de Google, du MIT et de l’université de Stanford a utilisé l’ordinateur quantique Sycamore afin de fabriquer « le cristal temporel le plus fidèle à la définition stricte jamais produit ».

Les scientifiques ont utilisé 20 qubits (des bits quantiques pouvant maintenir deux états simultanément) de Sycamore pour représenter une chaîne de données avec un spin aléatoire. Ces valeurs ont ensuite été finement ajustées à l’aide d’une technique appelée localisation à plusieurs corps, où l’interférence entre les particules les fige sur place, même lorsqu’elles auraient tendance à s’éloigner les unes des autres en raison de l’équilibre thermique. Dans cet état délicat, les qubits inversaient spontanément et simultanément leur spin pour créer un nouveau modèle de données, puis revenaient à leur état initial, encore et encore.

Exemple de cristal temporel en cours d’essai. D’abord, qu’est-ce qu’un cristal temporel? « C’est un état de la matière qui n’existe à priori pas naturellement », pose Sébastien Tanzilli, directeur de recherche, chargé de la physique et des technologies quantiques, à l’Institut de physique du CNRS. Peu probable, donc, d’en trouver au fond d’une mine ou dans l’espace. Que ce soit de la neige, du sucre ou un diamant, tous les cristaux possèdent la même caractéristique: leurs atomes sont organisés de manière régulière, selon un même motif répété de nombreuses fois. Le cristal temporel, lui, répète un motif identique… Dans le temps. Norlament c’est impossible car il y a au bout d’un certain temps et en raison des lois de la thermodynamique un retour à l’état de départ ou une synthèse qu’on appelle thermalisation.

« Pour un système quantique, ce n’est pas si simpleCertains systèmes ne thermalisent pas et peuvent rester dans un état spécifique pendant un temps infini, gardant en mémoire leur état d’origine pour y revenir de manière cyclique. » C’est exactement la définition du Dharma !

Exemple d’approche selon la nouvelle Gnose

  1. Ain­ Soph n’est pas une séphirah. C’est l’Indéterminé (déité) qui se tient au-­dessus de l’Unité, représentant le couple hierogamique Père/Mère
  2. Le mode de l’émanation est celui de la vision (transcendantale. Le ciel et l’enfer ainsi que le temps aboli ne sont que des projections naïves de cette vision. Ce mode de monde lest un mode de procession qui à chaque stase contient le tout et dont le tout peut sortir par ek­stase sans l’appauvrir, et [réciproquement, un mode de procession dont chaque ek­stase est (extérieure au tout et peut rentrer en lui en tant que stase sans l’enrichir. C’est le monde des Idées-­Nombres. Nous sommes ici proche de Platon.
  3. Le mode de la création sert de «passage» entre le monde de l’émanation et celui de la formation. Il marque la transcendance intramondaine. C’est le point de départ dans l’immanence hors de lia déité. C’est l’incarnation.
  4. Le mode de la formation est celui de la   temporalité  diachronique. C’est l’existence sur terre qui est intégrée entre une vision du ciel en tant que germe d’une terre idéale plus avancée et une vision de l’enfer en tant qu’écorce (ou déchet) d’une terre déjà dépassée. Le ciel et l’enfer sont des supports dialectiques de la fructification de la terre.
  5. Le mode de l’action sert de passage entre le monde de la formation et celui de la déité, hors du monde. Il marque la transcendance extra­mondaine en intégrant la transcendance intra­mondaine de la création et en la transformant en immanence de la déité dans le monde. C’est le monde de la communion avec la déité et de la transfiguration. (assomption)

Pour la kabbale, Dieu (Indéterminé/Ain ­Soph) est inaccessible, mais il se dévoile dans des attributs, ce qu’on appelle les émanations de l’Absolu. Il y aura ainsi dix émanations divines. Dix, c’est trois fois trois (3X3) égalant neuf auquel on ajoute, au­dessus de tout à la verticale Ain­-Soph, qui n’est pas un séphirah comme tel et qui représente l’Indéterminé absolu au­-dessus de l’Unité. Les neuf Séphiroth en­dessous constituent trois ternaires (trois triangles, trois trinômes) contenant chacun deux principes opposés et un principe de conciliation, donc trois médiations. On passe donc de l’interaction duelle à l’interaction ternaire jusqu’à la dernière des Séphiroth, Yessod qui signifie le fondement. L’Arbre séphirotique se développera donc par paliers ternaires.

La première médiation comprend 1) Kéther (le Sommet); 2) Hocmah (la Sagesse) et 3) Binah (l’Intelligence). La deuxième comprend : 4) Hésed (la Clémence); 5) Guébourah (la Rigueur ou Justice) et 6) Tiphéreth (la Beauté ou l’Époux). La troisième comprend 7) Netzah (la Victoire) ; 8) Hod (l’Honneur ou Gloire) et 9) Yesod (le Fondement ou la Base). Il s’ajoute à ces trois triades un dixième séphirah 10) Malcouth (Règne ou Royaume).

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