Archives du mot-clé le Verbe architecte

La Magie des élus coëns

Ecce homo ! le cavalier de la Mancha

Martines de Pasqually, mage et thaumaturge, rabin itinérant et capitaine d’arme

Dans la dernière partie de mon article j’évoquais les Maitres bâtisseurs des cathédrales à l’ombre de la Kabbale… avant de les retrouver en Écosse à Rosslyn, point de départ d’une nouvelle aventure. Mais c’était oublier une comète surgie de nulle part comme un dernier feu avant l’extinction finale d’une grande Tradition. Et ce dernier feu (de la sixième heure) n’est autre que Martines de Pasqually ou plutôt Joachim de la Casa de la Tour. Il est temps de vous introduire à ce singulier personnage digne de Cervantes car il est le dernier éclat de cette tradition hispano-juive héritée de la diaspora juive qui vit les plus grands kabbalistes migrer vers Narbonne (à  Lunel) et le sud de la France. Pour ce faire nous avons emprunté à Serge Caillet qui en est le meilleur connaisseur à ce jour avec le regretté Robert Amadou. (Martines de Pasqually, éditions Signatura)

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Merkhava : introduction à la Gnose maçonnique

Vient de paraitre : disponible

La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes (et il était temps !) :

Et si la vérité était ailleurs et que tout ce que vous aviez cru n’était qu’une aimable fiction ? En réalité la vérité est ailleurs et la réalité dépasse de loin la fiction.

Les maitres bâtisseurs, souvent moines itinérants sont arrivés en Europe par deux vagues : la plus ancienne correspond à la destruction du temple de Salomon et l’exil à Rome : les premiers collèges initiatiques se forment à l’ombre de la kabbale. La seconde vague sera occasionnée par la chute de l’empire franc d’Orient et provoquera un exode encore plus massif. Beaucoup se retrouveront en Italie où Ils s’agglomèrent aux anciennes communautés déjà existantes, c’est la naissance de la Bauhütte le long du Rhin à partir du Nord de l’Italie puis sous l’influence des moines irlandais en Écosse où ils possèdent abbayes et monastères.

Un mot rabbinique : pendant longtemps et on le doit ai Pasteur Anderson le mythe du maçon tailleur de pierre avec son imagerie haute en couleur a servi de cadre explicatif pour comprendre l’origine des rituels mais il n’est de vérité fausse qui ne finisse par se dégonfler comme une baudruche car de tout cela il n’en est rien ! Tout comme la signification alchimique de la statuaire ou des tympans de nos cathédrales ! Il est vrai que le romantisme du XIXème siècle a contribué à diffuser l’image pieuse et niaise du chantier « légendaire » qui sera reprise en exergue des livres de notre cher Oswald Wirth avec son apprenti méditant tel l’artiste sur son bloc de marbre (lol !)… Victor Hugo avec sa cour des miracles sur le parvis de Notre Dame où Esmeralda (pierre cubique) danse au son de son tambourin tandis que Quasimodo (pierre brute)  sonne le tocsin ! … C’était à peu près la vision des origines de la maçonnerie et il pouvait être tentant de la maintenir par gout du folklore. Pourtant au départ il s’agit simplement de pratiquer le mot et de l’appliquer à la gloire de Dieu, après tout les maitres bâtisseurs sont là pour çà :  construire un temple, le consacrer et louer la gloire de la Shékinah assimilée à la Vierge mère. Puis la consécration du mot deviendra rituel du mot des maçons et ce rituel deviendra sous l’égide des St Clair l’embryon de la Franc-maçonnerie à l’aube du XVème siècle (donc 3 siècles avant la création d’une réplique édulcorée par les anglais)

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