Archives pour la catégorie Franc-maçonnerie

The Marrow in the bone – 2 : Betsaleël et le rite du Mot de maçon

Tableau de loge de Kirkwall (dans les orcades) datant probablement du XVème siècle

« Et l’Eternel parla à Moïse, disant : Regarde, j’ai appelé par son nom Betsaleël, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda ; et je l’ai rempli de l’esprit de Dieu, en sagesse, et en intelligence, et en connaissance, et pour toutes sortes d’ouvrages, pour faire des inventions : pour travailler en or, et en argent, et en airain ; pour tailler des pierres à enchâsser, et pour tailler le bois, afin d’exécuter toutes sortes d’ouvrages. Et voici, j’ai donné avec lui Oholiab, fils d’Akhisamac, de la tribu de Dan ; et j’ai mis de la sagesse dans le coeur de tout homme intelligent, afin qu’ils fassent tout ce que je t’ai commandé : la tente d’assignation, et l’arche du témoignage, et le propitiatoire qui sera dessus, et tous les ustensiles de la tente, et la table et ses ustensiles, et le chandelier pur et tous ses ustensiles, et l’autel de l’encens, et l’autel de l’holocauste et tous ses ustensiles, et la cuve et son soubassement, et les vêtements de service, et les saints vêtements d’Aaron, le sacrificateur, et les vêtements de ses fils, pour exercer la sacrificature, et l’huile de l’onction, et l’encens des drogues odoriférantes pour le lieu saint. Ils feront selon tout ce que je t’ai commandé » (Ex. 31 : 1-11).

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Lignée davidique écossaise : des premières dynasties hébraïques et naissance d’une légende

David I et Malcom III (Canmore) qui lui succède

« Enfin, l’érudit celte John Rhys rassembla des preuves convaincantes de la colonisation hébraïque de la Grande-Bretagne dans l’Antiquité. L’Irlande était connue sous le nom d’Ibérion, et l’ancien nom des Israélites était Ibri ou Iberi, dérivé du nom propre Eber ou Heber, l’ancêtre éponyme de ce peuple »

Pourquoi  la Franc-maçonnerie est-elle issue de ces régions sévères des Highlands – entre Aberdeen et Kilwinning – et par quels facteurs : humains et économiques, spirituels aussi ? A cette importante question il n’a jamais été apporté de réponse satisfaisante et nous allons donc lever le voile sur ce grand mystère en étudiant un faisceau de preuves :

  1. L’apport judaïque et les dynasties royales
  2. L’apport templier et la présence des cisterciens
  3. L’apport calviniste et R+C, les alchimistes d’Europe centrale

Autant le dire tout de suite, 1717 ne marque pas la naissance de la Franc-maçonnerie mais sa fin programmée en la jetant en pâture aux lumières du monde profane, ce sera la consécration de la bourgeoisie triomphante. L’antique société initiatique de secrète ne deviendra plus que discrète comme il sied au bon déroulement des affaires. 1717 est surtout l’achèvement d’une certaine idée de la Franc-maçonnerie, un putsch des anglais hanovriens sur les stuartistes.

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Transmutation et isomérisme : une autre voie

à paraitre Mai 2019, 32 €, 450 pages

Dans l’ouvrage à paraitre nous révélons un dialogue oublié entre l’Adepte Fulcanelli et son inconditionnel admirateur et promoteur de l’Art Royal, Louis Figuier. Dans cet échange entre ces deux hommes qui s’appréciaient nous découvrons le chainon manquant entre l’œuvre ésotérique et adeptale et sa vie de scientifique. Les références avec l’œuvre posthume sont les mêmes et l’Adepte nous ouvre ainsi de nouvelles voies autour du concept de l’i’somérisme, voie qui réconcilie la science et le legs traditionnel.

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George Starkey (Eyrénée Philalèthe) l’Or potable des Sages

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George Starkey (né aux Bermudes en 1628, mort à Londres en 1665), est un médecin et alchimiste anglais, célèbre par ses traités d’alchimie écrits sous le pseudonyme latin de Eirenaeus Philalethes, francisé en Eyrénée Philalèthe ou Irénée Philalèthe.

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Les 7 vies du Comte de St Germain 1/3

Le comte de St GermainLes sept vies du Comte de St Germain connu aussi sous d’autres noms tels que « le  Marquis de Montferrat », « Aymar ou Marquis de Betmar », « Chevalier Schoening », « Count Weldon », « Comte Soltikoff », « Graf Tzarogy et Prinz Ragoczy ».

Sa date de naissance présumée est le 28 mai 1696 tandis que son décès (confirmé) est enregistré au 27 février 1784 à Eckernförde en Allemagne. On suppose (très fortement) qu’il est le fils de Francis II Ragoczy (François II Rákóczi de Felsővadász ) et de Charlotte Amalie Rákócz, nobles hongrois.

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La Vierge alchimique de Reims et le secret d’Asclépios

 

 

« Il apparait donc que ce Mercure n’est pas celui du vulgaire, mais celui des Sages, car tout Mercure vulgaire est mâle, c’est-à-dire corporel, spécifié, mort tandis que le nôtre est spirituel, féminin, vivant et vivifiant »

Eyrénée Philalèthe

A Reims lieu sacré s’il en est, se trouve l’un des derniers joyaux authentiquement alchimique de France sous la forme d’une œuvre d’art en date des années 1640. L’ésotériste Owald Wirth fut l’un des premiers en à déceler toute l’importance et y consacra une étude préliminaire qui reste encore aujourd’hui indépassable sauf par l’ouvrage en cours apportant un nouvel éclairage. Dans celui on discernera trois états ou trois strates : la dimension historique du tableau lié à l’abbaye de St Remi et au sacre royal, la personnalité de son commanditaire, un paracelsien proche du Roi Henri IV et enfin évidemment l’Opus Magnum qui sous tend la compréhension de ce chef d’œuvre de l’Art Royal.

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Kabbale et Franc-maçonnerie : les trois colonnes

Jakin et Boaz sont, selon la Bible hébraïque, les noms des deux colonnes d’airain fabriquées par Hiram et placées par le roi Salomon à l’entrée du Temple de Jérusalem (Premier livre des Rois 7,13-22) : « Le roi Salomon […] dressa les colonnes dans le portique du temple ; il dressa la colonne de droite et la nomma Jakin ; puis il dressa la colonne de gauche et la nomma Boaz. »

Les deux colonnes sont en fait un héritage du symbolisme égyptien lié aux pylônes figurant à l’extérieur du Temple surmonté d’une bannière ou d’un oriflamme.  L’usage égyptien était de donner des noms à chacune d’entre elles, formant accolés ensuite une phrase. Mais une autre tradition fait remonter ces colonnes à la Kabbale.

« Heureux qui connaît la science de la Kabbale et des nombres » (lettre de Antoine Meunier de Précourt, Vénérable Maître de la Loge Saint Jean des Amis Parfaits à l’Orient de Metz, à Willermoz, 1762).

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Assan Farid Dina ou le sphinx des Avenières

Curieux destin que celui de ce Pakistano-Indien, mauricien de naissance et arrière petit fils du célèbre « Tigre du Bengale » venu créer son zigurrat au cœur de la Savoie sur les flancs du Salève en un lieu concentrant bien des éléments liés à la géographie sacrée : la colline voisine s’appelle Sion (ce n’est ps un hasard) et le site est connu pour avoir été un ancien sanctuaire celtique.

 

 à paraitre en Novembre 2017, commander le livre en souscription ici

Cet édifice qui trône depuis 1913 sur les pentes du Salève aurait pu, aurait du disparaitre depuis longtemps à l’instar de ces nombreux palaces aujourd’hui non rentables voués à la démolition, pourtant il a survécu au naufrage du temps comme pour témoigner une dernière fois de son incroyable histoire. L’histoire de ce château de contes des mille et une nuits  commence en 1904, quand Mary Shillito découvre sur les hauteurs de Cruseilles le panorama somptueux s’offrant à ses yeux depuis ce coin du massif. En un instant, cette riche héritière américaine décide que c’est ici qu’elle fera bâtir le sanctuaire qu’elle veut dédier à Violet, sa chère sœur cadette décédée en 1901 à Cannes.

L’édification du bâtiment démarre en 1907 et durera six ans. Quand elle n’est pas sur place pour superviser les travaux, Mary hante les boutiques des antiquaires parisiens et rassemble une impressionnante collection de meubles rares destinés à son futur château. Elle profite aussi de ses séjours dans la capitale pour fréquenter des cercles dédiés aux sciences occultes.

C’est dans ce milieu qu’elle rencontre Assan Dina, un étrange personnage tout à la fois ingénieur, égyptologue et passionné d’astronomie et d’astrologie, qu’elle épousera en 1913. Le couple file le parfait amour dans ce château qui, malgré son architecture passéiste, est à la pointe du progrès avec son éclairage à l’électricité, son téléphone, son poste de TSF, ses automobiles et même son avion avec lequel Dina survole les Alpes pour ravitailler l’observatoire VALLOT. Pour obtenir de l’électricité, ce dernier a conçu et fait construire sur les Usses une petite centrale électrique près du pont de la Caille.

de gauche à droite : Thoret, Farman et Dina

Après avoir transformé la chapelle du château en un espace ouvert sur les spiritualités du monde, Assan Dina décide bientôt de faire construire un observatoire avec un télescope géant sur le Salève. Le projet suscite l’intérêt des milieux scientifiques français, impressionnés par les moyens financiers mis en œuvre. Après moult péripéties, le projet échoue, précipitant la disgrâce de Dina qui décédera  en 1928 lors d’un voyage avec son épouse sur un paquebot au large de Suez.

Remariée avec un pianiste qui ne tardera pas à dilapider son héritage, Mary Shillito vend le château des Avenières en 1936. Dès lors l’édifice va errer de propriétaire en propriétaire. Le château est revendu en 1981  à un architecte suisse qui sera le premier à lui redonner sa place et sa vocation : Pascal Hausermann.

journée du centenaire de la chapelle (1917-2017)