Archives pour la catégorie Chevalerie templière

La Vierge alchimique de Reims et le secret d’Asclépios

 

Reditus Virginis ou l’Art Royal

« Il apparait donc que ce Mercure n’est pas celui du vulgaire, mais celui des Sages, car tout Mercure vulgaire est mâle, c’est-à-dire corporel, spécifié, mort tandis que le nôtre est spirituel, féminin, vivant et vivifiant »

Eyrénée Philalèthe

A Reims lieu sacré s’il en est, se trouve l’un des derniers joyaux authentiquement alchimique de France sous la forme d’une œuvre d’art en date des années 1640. L’ésotériste Owald Wirth fut l’un des premiers en à déceler toute l’importance et y consacra une étude préliminaire qui reste encore aujourd’hui indépassable sauf par l’ouvrage en cours apportant un nouvel éclairage. Dans celui on discernera trois états ou trois strates : la dimension historique du tableau lié à l’abbaye de St Remi et au sacre royal, la personnalité de son commanditaire, un paracelsien proche du Roi Henri IV et enfin évidemment l’Opus Magnum qui sous tend la compréhension de ce chef d’œuvre de l’Art Royal.

Lire la suite La Vierge alchimique de Reims et le secret d’Asclépios

Dante Alighieri et les fedeli d’amour

Béatrice conduisant Dante au travers des cercles

 

L’initiation de Dante

C’est dans le chapitre XVIII de la Vita Nova, que Dante franchit cette étape cruciale. Alors qu’un groupe de jeunes filles, mené par Jeanne Primavera, lui demande pourquoi il aime Béatrice alors qu’il s’effondre à sa vue et la fuit depuis qu’elle a répondu à son salut par le dédain, Dante répond : « Mes dames, la fin de mon amour a été naguère le salut de cette dame de qui peut-être vous voulez parler, et c’est en lui que résidait ma béatitude laquelle était la fin de tous mes désirs. Mais depuis qu’il lui a plu de me le refuser, mon seigneur Amour, grâces lui soient rendues, a placé toute ma béatitude en ce qui ne me peut m’être ôté ». Jeanne et ses amies se concertent et finalement lui demandent de préciser d’où il tire cette béatitude. Dante réplique, avec son orgueil habituel et le plus naturellement du monde : « Dans les paroles qui louent ma dame ». Mais Jeanne lui dit : « Si cela était vrai, les vers en lesquels tu as dépeints ton état, tu les aurais tournés d’une toute autre manière ». Alors Dante repart, dépité, demeurant plusieurs jours anxieux et excité jusqu’à trouver, dans le chant suivant, les vers qui feront trembler les gens d’amour…

Lire la suite Dante Alighieri et les fedeli d’amour

Templum Domini aux sources de l’Ordre du Temple

Sceaux des templiers avec la mosquée

L’ordre des templiers s’est bâti sur deux piliers dont l’un a été la plupart du temps négligé par les historiens : d’une part, celle du monachisme cistercien de la Stricte Observance bénédictine (qui servira ultérieurement de modèle pour les premiers devoirs des compagnons bâtisseurs « enfants de Salomon ») dont les Templiers se sont inspirés pour élaborer leur règle de vie; d’autre part, celle du mouvement canonial des chanoines réguliers suivant la règle de saint Augustin qui va présider aux pratiques liturgiques de nos moines soldats.

Les premiers sceaux de maîtres de l’ordre des Templiers portaient une figure restée énigmatique. Deux chevaliers en armes, portant bouclier et lance, heaume conique à nasal en tête et protégé de cotte de mailles, haubert et chausses de mailles, chevauchaient une même monture. La légende, SIGILLUM.MILITUM.XPISTI, rappelle qu’ils étaient les chevaliers du Christ.

Lire la suite Templum Domini aux sources de l’Ordre du Temple

de la Stricte observance bénédictine à la Stricte observance templière

FORBIN Auguste de, Vue de Jérusalem prise de la vallée de Josaphat, 1825.

Les anciens devoirs sont issus de la règle bénédictine lors de l’implantation du monachisme en Angleterre puis en Écosse. Le plus ancien d’entre eux conservé est le Regius et date de 1390. On retiendra la légende du métier et le passage sur les Quatre couronnés, la tour de Babel et les 7 Arts libéraux constituant d’après nous l’échelle initiatique des maçons du Moyen-Âge.

Ce texte est à l’évidence catholique romain par ses références à la Sainte Église, à Marie. Il constituera la base de référence des constitutions jusqu’à celles du pasteur calviniste James Anderson. Il va de soi qu’une Franc-maçonnerie en dehors de l’Église (qu’elle soit de St Pierre ou autre) n’a strictement aucun sens et constitue – ce qui est plus grave – une forme active de contre initiation comme l’avait déjà décrit René Guénon. En bref et pour être précis c’est dès l’origine que cette nouvelle fraternité, d’abord contemplative puis chevaleresque aura une forme essentiellement symbolique.

Lire la suite de la Stricte observance bénédictine à la Stricte observance templière

Les Fils de la Vallée et le secret du Temple

sohne

Les Fils de la Vallée (la lutte secrète entre le Temple et la Vallée)

De Troyes à Jérusalem, l’odyssée vers l’Orient.  L’ouvrage de Louis Guinet est un monument considérable qui dépasse par son ampleur et sa profondeur la vie et l’œuvre de Zacharias Werner. » Ce romantique allemand, franc-maçon enthousiaste,  a eu un destin exceptionnel le mettant au cœur d’une Tradition complexe qu’il a très largement utilisé pour son drame théâtral et romanesque. A travers celui-ci les thèmes les plus essentiels de la religion, notamment au travers de l’évocation d’un christianisme primitif idéal,  et de ses liens avec la vie initiatique sont exposés avec une grande clarté et apporte des éclairages inédits sur le rôle réel  joué par  les templiers.

 

Lire la suite Les Fils de la Vallée et le secret du Temple

Tracé du Tableau de Loge en Franc-maçonnerie et ses origines

Illustration ci-dessus, le plan du Temple sur les genoux de l’architecte mésopotamien

« David donna à son fils Salomon le plan du vestibule et de ses bâtiments, des magasins, des chambres hautes, des salles intérieures et de la pièce du propitiatoire… Tout cela est dans un écrit de la main de YHVH, qui m’a fait comprendre tous les travaux de ce plan ». I Chro. 28,11.19

Pourquoi trace-t-on le tableau de loge au tout début des travaux ?

pour rappeler aux apprentis les outils et leur rôle dans la construction de la loge ? rôle ayant valeur didactique et morale ? certes c’est vrai mais ce ne l’est que partiellement, le rôle du Tableau de loge étant ailleurs mais pour en comprendre la véritable signification il faut se rapporter aux sources de la Bible (Vétéro et Néotestamentaire) qui est le seul cadre dans lequel se meut le Franc-maçon et en dehors duquel le champ sémantique des symboles est caduc et insignifiant.

Lire la suite Tracé du Tableau de Loge en Franc-maçonnerie et ses origines

Isaac Newton et le mystère de la clé universelle

Abstract : La théorie de la gravitation de Newton dépendait d’une connaissance précise de la circonférence de la terre. Or  Les seuls chiffres qu’il avait,  étaient les calculs approximatifs d’Eratosthène et de ses partisans. Newton a estimé que s’il pouvait trouver la longueur exacte de la «coudée» égyptienne, –  la coudée royale – cela lui permettrait de trouver la longueur exacte de son «stade», (stadium) réputé par d’autres pour avoir une relation avec  les coordonnées  latitude/longitude.  Cette mesure, dont il avait besoin pour sa théorie de la gravitation, il pensait pouvoir la trouver dans les proportions de la Grande Pyramide. Ainsi, il aurait eu les mesures nécessaires pour sa théorie de la gravitation.

 

Newton pensait que le temple de Salomon était « un microcosme du plan de Dieu pour l’univers » ; la « coudée sacrée » — l’unité de mesure employée par Ézéchiel dans sa description , (25 inch environ – 63,5 cm) lui apparaissait ainsi comme l’unité de mesure employée par Dieu dans sa construction. Comment ne pas essayer de déterminer avec précision sa longueur exacte ?  L’enjeu était vital dans le cadre de l’établissement de sa future théorie de la gravitation et tout en dépendait.
Ce sera le sujet de la Dissertation « upon the Sacred Cubit« , que T. Birch publia en 1737.

Lire la suite Isaac Newton et le mystère de la clé universelle

Christine de Pizan inspiratrice du Tarot

Coiffe à cornes du Moyen Age pour les dames de rang : Christine de Pizan et la Papesse

Christine de Pizan célèbre de son temps comme femme de savoir a servi de modèle et a inspiré les tarotiers : comment et pourquoi c’est ce que nous révélons dans notre ouvrage.  Elle est immortalisée dans la carte « La Papesse » tenant son livre ouvert sur les genoux : mais que n’a t’on pas dit comme bêtises à propos de cette carte alors qu’il suffit de lire le Tarot avec le regard qu’il convient. Sa coiffe à cornes en voile blanc retombant sur les épaules se retrouve exactement dans la papesse  !  Son érudition comme sa renommée sont immense. C’est côté  Français,  la première mention indiscutable de la fabrication d’une série de cartes à jouer avec l’entrée de Charles Poupart, argentier de la maison du Roi Charles VI de France, dans son livre de comptes pour l’année à commencer le 1er février 1392.

La commande royale s’inscrit comme suit dans le livre de l’argentier du Roi: « Donné à Jacquemin Gringonneur, peintre, pour trois jeux de cartes, à or et à diverses couleurs, ornés de plusieurs devises, pour porter devers le Seigneur Roi, pour son esbattement (plaisir), LVI (cinquante-six) sols parisis. » – Source: Registre de la chambre des comptes.

L’artiste, un miniaturiste, livra marchandise en trois volets: soit en 1390, 1392 et 1393. Ce qui dit-on apporta un grand divertissement au Roi. Le jeu, bien qu’étant encore un jeu de tarots, était doté d’une innovation de taille: car l’on y introduisit les Reines en remplacement des Cavaliers. C’est une première, en cette ère chevaleresque du début de la Renaissance, où l’amour courtois s’affiche. À ce jour, on n’en a retrouvé aucun exemplaire.

Lire la suite Christine de Pizan inspiratrice du Tarot