Archives pour la catégorie Grimoire

La Société Angélique : Vincent Depaul et le secret des AA (3/5)

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L’Eglise Saint Sulpice avec sa fameuse fontaine des « Quatre points cardinaux » , un rébus digne de la société angélique puisque ces 4 non cardinaux forment la constellation du Cygne (Signe)

Qui est Saint Vincent de Paul (Depaul) que nous retrouvons à chaque détour des chapitres de l’oeuvre de l’Adepte Fulcanelli et pourquoi s’y réfère t-il aussi souvent ? Pour comprendre un peu mieux ce puzzle nous avons dressé un petit diagramme qui vous aidera à y voir un peu plus clair.

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La Société Angélique : le CRIST de Tulle ou la voie d’Hermès

cristTradition mystique et peuple des scribouilleurs mis en évidence à Tulle à partir d’une calligraphie du XVIIème siècle

Une fois n’est pas coutume et pour introduire à ce sujet qui nous nous ramènera par d’autres voies à la Société Angélique, donnons la parole au conservateur du Musée du Cloitre en charge du précieux document confié au musée par André Mazyrie en 1926. Notons toutefois que l’on peut être conservateur et dénué de toute culture traditionnelle ce qui est hélas souvent le cas en France, je n’en ai été que trop souvent témoin. En ce cas l’analyse se contente de données factuelles et méconnait le sens profond du document. Au final à chacun son travail !

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La Société Angélique : In Hoc Signe 1/5

cimiezoratoireIntroduction : dans le cadre de notre travail entrepris il y a plus de 30 ans sur l’Adepte, nous évoquons ici au travers d’une série d’articles les raisons de sa connaissance de la langue des oiseaux, terme qu’il contribua à populariser par ses écrits, autrement nommé cabale solaire dont l’épicentre à son époque se situait au cabaret du Chat Noir à Montmartre (Voir le  Gilpin solaire). Ci-dessus anges surmontant le « H » de l’oratoire du monastère de Cimiez.

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Arcane XVI : art du grimoire et Gnose

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Le Tarot fut fixé dans ses grandes lignes au XVIème siècle mais son élaboration fut lente et progressive puisque l’on suppose les premières cartes dès le XIVème siècle avec une maturation pendant le XVè avant d’être figé dans les formes qui l’ont rendu célèbre au XVIIème siècle. En fait l’histoire du Tarot se confond avec celui des « escriboulleurs » voir l’article précédent puis avec celle d’imprimerie dont l’organisation était hautement initiatique (AGLA). Ainsi le « Vieville » dont nous extrayons ici la lame XVI date de 1643-1664 tandis que nous pouvons datee le jeu dit de Nicolas Conver de 1761. C’est d’ailleurs ce dernier qui sera consacré pour la postérité sous le nom de Tarot de Marseille. Peints à la main au début, il suivi les progrès de la mécanisation et donc de l’imprimerie d’où sa diffusion au travers de toute l’Europe.  Pour le lire il faut appliquer la règle des quatre sens, à savoir : littéral, moral, allégorique et enfin gnostique car en définitive c’est toute la Gnose européenne conservée par les Gouliards et leurs confréries qui se trouva ainsi déposé au sein de ces lames qu’il convient de décrypter selon cette loi des quatre sens.

Nous avons ici pour le besoin de cette introduction disposé 3 cartes (mais on pourrait en mettre d’autres ) : à gauche la carte du jeu de Vieville, à droite celle dite de Jean Dodal, au centre en haut un dessin fantaisiste moderne et en bas le tarot redessiné par le grand ésotériste Oswal Wirth.

Ce qui frappe tout de suite c’est la carte de Vieville : un berger quitte son troupeau pour recueillir les fruits d’un arbre placé juste sous le soleil. Cette carte aurait pub être « LA » carte désignant l’arcane XVI mais c’est celle de Dodal qui prévalut avec sa tour en feu : pourquoi ? Dans le cadre de notre interprétation et à la lumière des matériaux rassemblés c’est parfaitement cohérent, mais alors comment ? De plus la carte fantaisiste n’ayant fait appel qu’à l’imagination active de son auteur dévoile un autre élément décisif de cette lame : à savoir le dieu Neptune et son milieu marin, quand à la carte de Jean Dodal il est très important de noter qu’il n’y a nul éclair mais bien au contraire une flamme qui s’échappe de la tour pour gagner le soleil. Dans le tarot de Wirth et suite à une rationalisation moderne, la flamme a été retournée pour cette fois descendre du ciel d’où l’idée naturelle de foudre qui l’accompagna (sur-sens et contre sens). L’intention était certes louable mais le résultat désastreux (au sens étymologique) car ainsi le sens de cette carte a été oblitéré, voir perdu pour devenir ce qu’on lui prête désormais, à savoir chute, perte, malheur, ruine etc, etc .. Alors qu’il n’en est rien au départ.

Nous reviendrons sur tous ces aspects dans notre étude afin de lire cette carte comme un palympseste avec de multiples couches tout en sachant qu’il convient de partir de la matrice originelle : celle du jeu de Vieville et de Jean Dodal (flamme montante et non descendante). Nous résoudrons au passage la nuée qui entoure les personnages et le sens de cette tour en évitant le piège grossir qui est tendu à tout herméneute en herbe : oui, cette tour n’a aucun rapport avec la Tour de Babel même si l’idée est tentante. Il faut se garder de toute précipitation interprétative faute à chuter comme les deux ménestrels défenestrés.

tour-genoiseComme le montre cette photo, la tour de l’Arcane XVI dot être replacé dans son contexte et dans l’idée de l’époque. Une tour isolée hors de son enceinte ne pouvait désigner que deux choses. Sur le littoral une tour dite « Génoise », sorte de phare permettant d’y fixer un sémaphore ou une torchère et dans l’intérieur des terres, une tour dite « de Murcie » ou tour servant à y stocker les récoltes (blé, farine, viandes séchées etc ..). La denrée la plus précieuse à l’époque étant le sel, c’est là généralement qu’il était remisé sous bonne garde. Dans les deux cas l’accès à la tour se fait à l’aide d’une échelle et il n’y a pas de porte. Ceci pour éviter des assaillants ou des rongeurs qui s’attaqueraient aux stocks entreposés. Seuls les nobles ou des bourgeois pouvaient posséder une tour. Il y a donc une histoire de ces tours qui couvrirent toute l’Europe ne relevant pas de l’histoire des fortifications. L’histoire des « Watch Towers » dont certains rites maçonniques se sont inspirés.

Concernant maintenant l’arcane XVI il convient de poser en préambule de mon récit que celle-ci doit être comprise selon plusieurs trames : une trame biblique, une trame païenne (celtico-chaldéique), une trame mythologique liée aux cultes des Saints en vogue alors et enfin une trame gnostique liée à l’Art du Grimoire tel qu’il nous a été transmis grâce à l’art des gots ou art d’Angler selon l’expression des « Pairs Peintres Anglés » réunis en différentes confréries secrètes au sein des corporations. C’est l’Adepte Fulcanelli qui remis à l’ordre du jour cette filiation à l’occasion de son déchiffrage de nos demeures philosophales. A ce sujet, on remarquera que toutes les lames commencent avec un « L » et ce n’est pas un hasard. N’oublions pas d’ajouter qu’à cette époque « Angle » et « Ange » s’équivalaient. L’étymologie même du mot Arkan signifie l’angle des angles (voir arcane 21). Citons enfin Grasset d’Orcet en guise de conclusion provisoire :

« Nous venons de voir que l’oeuvre Anglé se composait de huit syllabes, terminé par une assonance en L, telle parait être l’étymologie du mot blasonner. Cette lettre était le signe de reconnissance des « pairs, peintres Anglés » entre eux ». Grasset d’Orcet .. à suivre

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Présence de Fulcanelli ou le Vulcain Lunatique

couv_cahierno5Cahier no 5 Dans ce cahier, nous aborderons quelques aspects de la vie parisienne et des acteurs ayant fréquenté le Maître. Ainsi d’O. V. Milosz, un amateur de la langue des oiseaux, de la famille des de Lesseps,  d’Irène Hillel-Erlanger, de la mouvance napoléonienne, et des synarchistes représentés par le groupe des Veilleurs.

Le chevalier mystique ou le passage du blanc au rouge :  Fulcanelli dans un chapitre des Demeures philosophales  a évoqué ce chevalier de l’apocalypse (« L’embrasement »)  qui arrête le Soleil dans sa course. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans une autre partie (Le feu du Soleil) mais pour l’instant notre attention se portera sur le symbolisme de cet étalon.

Le Cheval Blanc est la monture universelle des Héros, des Saints et des conquérants spirituels. En Inde, Kalki, l’avatar futur,cheval lui-même,est attendu revenant sur un cheval blanc. Il en va de même pour Mohammed, à son nouvel avènement. Le cheval blanc est également la monture dû Bouddha pour le Grand Départ. Il est aussi le véhicule du Christ de l’Apocalypse.  Sur le plan héraldique,le Blanc et l’Argent ou auber se valent et on ne pourra s’empêcher de faire le rapprochement entre cheval blanc et hippocampe d’argent.

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Présence de Fulcanelli : l’Etoile au front

Julien_Champagne_CurieFulcanelli, les Lesseps et la communauté du Chat Noir.

C’est Jean-Julien Champagne qui introduisit le tout jeune Eugène Canseliet auprès des Lesseps, et avec eux il découvrit le milieu cosmopolite de gens appartenant aussi bien au monde de la politique et des affaires qu’à celui des arts et de la littérature en particulier. Il pu également faire la connaissance de Raymond Roussel sur lequel nous aurons à revenir (la course des hippocampes et un certain M. Volcan).

En la fas­tueuse demeure de l’avenue Montaigne on pouvait voir aux cours de soirées mondaines des hommes politiques d’orienta­tions diverses autour de l’homme d’affaire.

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Présence de Fulcanelli : Pierrot lunaire (1)

JulienChampagne.champagneAu Soleil ardent de Fulcanelli, il convenait d’avoir son répondant sous sa forme lunaire et ce répondant fut l’artiste peintre et accessoirement saltimbanque, Jean-Julien Champagne.

Jean-Julien Champagne, Pierrot lunaire, tireur de ficelles au théâtre d’ombre. Jean-Julien Champagne fut manifestement l’homme de l’ombre et emporta avec lui une partie des mystères liés à l’oeuvre de l’Adepte.  Nous ne referons pas sa biographie car elle a été abondamment commentée ici et là, mais nous nous attacherons plutôt à sa face sombre et « lunaire » sans toutefois dénier le fait que c’était un remarquable illustrateur et aquarelliste.

Esprit d’une curiosité insatiable il eut l’occasion de rencontrer le tout Paris ésotérique de l’époque.

Eugène Canseliet, relate dans sa dernière préface au Mystère des cathédrales, en 1964, que Jean-Julien Champagne rencontra Fulcanelli dans le courant de l’année 1905, sans en préciser toutefois les circonstances.

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Adolphe Victor Geoffroy-Dechaume, Lassus, Viollet-le-Duc etc…

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« Et si l’Art doit quelque reconnaissance aux éminents architectes Toussaint, Geoffroy Dechaume, Boeswillwald, Viollet-le-Duc et Lassus qui restaurèrent la basilique, odieusement profanée par l’Ecole ... » Fulcanelli, page 54, in Le Mystère des cathédrales

Il est difficile d’évoquer le chef  d’oeuvre littéraire du Maître sans évoquer les artistes qui contribuèrent à la restauration de la cathédrale de Paris, à savoir Lassus, Viollet-le-Duc, AV GeoffroyDechaume, Boeswillwald etc … Difficile ! d’autant plus que l’auteur du Mystère des Cathédrales leur rend hommage en préambule de son livre sans oublier de les citer en bonne place, ce qui implique pour cette époque une bonne connaissance des chantiers en cour ou achevés. Nous nous attacherons en particulier à l’un d’entre eux, A.V. Geoffroy Dechaume en raison du rôle immense qu’il a joué en tant que fondateur du musée  des monuments français (l’ancêtre du palais Chaillot) et sa participation aux diverses commissions archéologiques. Il se trouve que nous avons eu également le privilège d’occuper son logis à Valmondois (67 Grande rue) et d’avoir bien connu son arrière petite fille, Elisabeth Dechaume. A noter et ce n’est pas un hasard la mention par Fulcanelli de Saint Germain l’Auxerrois dont l’histoire est intimement liée à celle des Rois de France et à certain hôtel particulier rue Montaigne.

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