Bourges : les secrets de l’eau avec Pierre Alexandre Nicolas

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 Les secrets de l’eau et son architecture révélée

H2O, mon amour…

la_molecule_deau2Comme chacun sait, H2O, la molécule d’eau, est formée d’un atome d’oxygène, oxygène = celui qui engendre les acides, relié à deux atomes d’hydrogène, hydrogène = celui qui engendre l’eau, elle est généralement modélisée par deux boules bleues reliées à une boule rouge, l’écart entre les deux boules bleues étant de 104,7°, souvent ces boules sont reliées par des traits qui représentent les liaisons électroniques qu’on appelle les liaisons covalentes, une liaison covalente étant une liaison chimique dans laquelle chacun des atomes liés met en commun un électron d’une de ses couches externes afin de former un doublet d’électrons liant ces deux atomes, c’est une des forces qui produit l’attraction mutuelle entre ces atomes.

  • L’hydrogène est l’atome le plus simple qui soit, il est composé d’un proton associé à un électron, c’est aussi l’atome le plus présent dans l’univers, dont il représente environ 92% de ses atomes et 70% de sa masse…
  • L’oxygène, lui, est issu d’un processus beaucoup plus complexe, il est constitué de huit protons et de huit neutrons, et il appartient au groupe des éléments lourds dans la table de Mendeleïev.

Le modèle classique de la molécule d’eau veut que cette angle de 104,7° soit fixe, et que par ailleurs, dans toutes les molécules connues à ce jour, un atome d’hydrogène forme une seule liaison, et un atome d’oxygène deux liaisons, cette liaison étant cependant sujette à discussion, selon certains chercheurs, cette molécule pourrait se déformer, et seules les molécules d’eau sous forme de glace auraient un angle fixe.
Cette particularité conférant à la molécule H20 un caractère dipôle, et en fait le plus petit aimant même si l’atome reste électriquement neutre vers l’extérieur.

Polarisation et structuration…

la_molecule_deau3Naturellement, les charges négatives et positives s’attirent (l’atome d’hydrogène voisin se rapproche de l’atome d’oxygène par des liaisons hydrogène) et forment des chaînes de molécules ou macromolécules appelés encore clusters pouvant être constitués de 300 à 400 atomes.
L’étude systémique de la matière nous montre que celle-ci est constituée de particules reliées par des forces et organisées en éléments chimiques, les atomes qui se combinent pour former des molécules d’architecture plus ou moins complexe. On notera que les clusters d’eau ou macromolécules pouvant être influencés et altérés par une pompe, un moteur, un champ électromagnétique, une haute pression dans les canalisations ou encore des polluants chimiques, la biorésonance  mettant en évidence ce fait et en mesure l’impact sur les systèmes vivants.

La molécule d’eau est une molécule polaire, ce qui signifie que chaque molécule est orientée selon ses charges :

  • négative pour l’oxygène, donc orientée vers le pôle Sud positif,
  • et positive pour l’hydrogène, soit orientée vers le pôle Nord négatif.

La méthode de mesure des fréquences de vibration des électrons par le spectromètre Raman n’étant pas elle scientifiquement contestée, elle fut toutefois admise, puis rejetée, puis à nouveau acceptée, Chandrasheskhara Venkata Râman, un physicien indien, reçut d’ailleurs le prix Nobel de physique en 1930 pour la découverte de « l’effet Raman », l’instrument de mesure appelé « spectromètre Raman laser » existant depuis les années 1960.
Cette méthode permet également de procéder au comptage des molécules dans un échantillon d’eau, on a ainsi pu constater que les liquides biologiques contiennent 30 % d’eau trimères, alors que l’eau provenant de la fonte des neiges contient essentiellement des molécules pentamères.

Les expériences menées à partir des différents types d’eau ont également montré que plus une eau est riches en molécules de type trimère, plus son action biologique est favorable à la vie… il a été aussi constaté que cette polymérisation de l’eau pouvait varier avec le temps et les conditions physiques, ainsi une eau conservée quelques jours dans une bouteille voit sa composition moléculaire modifiée, elle s’appauvrit en molécules trimères et s’enrichit en pentamères…

Eau vivante et eau morte…

En fonction de toutes ces données, il a été traduit un concept d’une façon simple, rejoignant en tous points les données des radiesthésistes et des géobiologues :

  • Les eaux vivantes… sont celles qui sont riches en molécules trimères, soit les eaux de source, les eaux d’orage, les eaux ayant subi un ensoleillement prolongé (eau solarisée), ou encore l’eau de mer fraîche…
  • Et les eaux mortes… l’eau en bouteille (au bout de deux jours), l’eau du robinet, les eaux provenant directement de la fonte de glace, l’eau chauffée au micro-ondes, les eaux distillées ou osmosées (bien qu’à l’analyse on constate que cette eau soit cependant chimiquement pure)…

La polymérisation de l’eau varierait donc spontanément sous des influences physiques ou chimiques, ainsi, bien avant la découverte de l’effet Raman, certains chercheurs avaient découvert sans pouvoir autant l’expliquer, que des traitements purement physiques modifiaient les qualités biologiques de l’eau, ces découvertes, que la science de l’époque ne pouvait en aucun cas expliquer, furent cependant peu contestées, les savants se divisant en deux camps :

  • ceux qui acceptaient les résultats d’expérience,
  • et ceux qui les niaient parce qu’ils ne correspondaient pas à leur vision du monde…

Il faut bien avouer que la situation a peu évolué malgré les progrès de la physique, bien qu’elle permette de constater l’effet sur l’eau des traitements physiques à un niveau aussi fin que l’architecture des molécules, la science moderne en reste en ce domaine à de pures constatations, certes, des théories sont élaborées, mais…

De fait, la polymérisation de l’eau ne gênait personne tant que le phénomène restait cantonné dans le monde de la physique, il était donc toléré, en revanche, dès que certains chercheurs mirent en relation la polymérisation de l’eau avec ses qualités biologiques, le phénomène fut rejeté, la gente scientifique jetant des cris d’orfraie !… la forme géométrique des molécules d’eau étant en relation directe avec son action sur le vivant !… les résultats en la matière venant confirmer ceux des radiesthésistes…

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L’Eau, aux frontières de la Science – Bourges le 9 Novembre 2014 avec Pierre Alexandre Nicolas. A l’occasion du colloque Pierre Alexandre Nicolas dédicacera son livre.

Pa-2Si l’eau semble aujourd’hui être un élément assez bien connu, elle fait toujours l’objet de recherches fondamentales pour y trouver et comprendre les mécanismes à l’origine de la vie. Au cours de ces recherches plusieurs chercheurs ont été confrontés à des mystères qui les menèrent à la limite des connaissances contemporaines. Lors de cette présentation vous découvrirez l’histoire de quelques uns de ces chercheurs (Marcel Violet, Rodolphe Lavinay, Louis-Claude Vincent, etc.) qui ont perçu l’eau autrement. Nous découvrirons ainsi que l’eau peut être morte ou être vivante ; qu’elle peut être favorable, ou non, au développement de la vie ; qu’elle peut se charger d’énergies inconnues et être source de phénomènes pour le moment incompréhensibles…
Aux frontières de la Science, nous essaierons d’expliquer quelques unes des découvertes contemporaines permettant de comprendre l’eau autrement (concept des états polymères du professeur Luu ; la mémoire de l’eau de J. Benvéniste ; l’eau et les influences cosmiques de Jeanne Rousseau ; etc.). Enfin, nous exprimerons quelques mots sur la possibilité de revitaliser les eaux et sur le réel enjeux de la qualité vivante de l’eau au 21ème Siècle. Cette recherche nous a notamment mené à visiter les laboratoires de la Physique de l’eau à Moscou en 2012 et à rencontrer de nombreux chercheurs passionnés dont l’intérêt premier était la vitalité de l’eau !

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Charles Imbert au colloque de Bourges

Le septenaire en alchimie

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Membre du bureau de IANDS-France (Internation Association for Near Death Studies) depuis plus de quinze ans, Charles Imbert est passionné par les Lois occultes et l’Histoire de l’Esotérisme. Dans un Article des Cahiers de IANDS (Juillet 2001) “En quête de l’autre monde”, il appelle à une cartographie du monde invisible. Cette recherche sur l’organisation et la philosophie interne du monde caché a été marquée plus récemment par un article sur l’Elusivité, paru dans le Bulletin Métapsychique n°13 (décembre 2012), à propos des limites des domaines d’investigations dans le paranormal.

Tarologue travaillant sur le Destin et les médiumnités en compagnie de Robert Mazlo de 2000 à 2003, il étudie le Tarot de Marseille dans la lignée des travaux de Gérard Van Rijnberk, de manière à saisir son exhaustivité première. L’ouvrage qui en résulte, “Les sources du Tarot” (Dervy, 2007) met en évidence, pour plus de la moitié des arcanes majeurs, une filiation des représentations du culte antique des mystères de Mithra, de même que la présentation de nombreux symboles maçonniques. Y figure également la première présentation en français des travaux de David Ulansey sur le symbolisme astrologique problématique de ce culte. L’ouvrage qui suit ensuite, “Les sources souterraines de la Franc-Maçonnerie” (Tredaniel-Vega, 2009) approfondit cette question et met en évidence pour la première fois une liste d’une vingtaine de similitudes fortes entre l’initiation antique et la franc-maçonnerie moderne, de même qu’un possible fil rouge initiatique à travers plus de 1000 ans histoire occidentale.

Continuant d’enquêter sur la source de l’initiation par la lumière et les sept premiers nombres, il établit l’identité entre les sept premier degrés du REAA et les sept degrés de l’initiation mithraïste, poussant le nombre similitudes fortes à plus de quarante (manuscrit à paraître fin Mars 2014 aux Editions La Pierre Philosophale). Il travaille actuellement sur les mythes d’éveil en douze épreuves (Ulysse, Heracles, Gilgamesh et leurs zodiaques à clés), et sur le Jugement des Morts dans ses transversalités et symboles.
Géobiologue formé par Alain de Luzan, il se préoccupe également de géométrie sacrée et des lois et mécanismes occultes mis en œuvre dans les lieux et réseaux d’implantations humaines.


metauxLe symbolisme alchimique des métaux repose sur leur correspondance avec les planètes de l’astrologie antique. Si l’alchimie est née avec les forgerons de la Mer Noire, comme le prétend Mircéa Eliade, et plus probablement avec les premiers fondeurs en Mésopotamie, il n’est pas étonnant de retrouver un symbolisme des métaux accordé avec le nombre sept.

Dans l’antiquité, la compréhension du septenaire était considérée comme la Science des Sciences (terme souvent repris pour désigner l’astrologie, la philosophie, l’alchimie, etc.). Si tout n’était pas douze, alors tout était sept : couleurs, voyelles, musique, jours de la semaines, etc. Cette compréhension bien oubliée est pourtant une des Lois de base, avec la Loi de douze et la Loi de Trois (Trinité), qui furent présentées à nouveau par Gurdjieff. L’exposition de l’articulation de ces Lois permet la compréhension de l’ordre particulier du septenaire.

La correspondance des sept métaux dépasse le symbolisme pour présenter certains faits, comme le l’ordre des numéros atomiques (inconnus dans l’antiquité), qui démontrent qu’un ordre sous-jacent anime les métaux du septenaire. Or, qui dit ordre dit vie. Il y a lieu de retrouver l’expression du divin dans les ordres des métaux et leurs correspondances.

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Fulcanelli, Tesla, Energie libre et rayons X

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« Dans l’espace, il existe une forme d’énergie libre, infinie qui permettra à l’humanité de mettre en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. Cette découverte n’est qu’une question de temps. » Nicolas Tesla (1856-1943)

Aujourd’hui par mes archives consignées dans les cahiers Fulcanelli, nous savons que Nikola Tesla et Fulcanelli se sont rencontrés en 1890 non loin des chutes de Niagara. Les discussions se poursuivirent à Chicago et l’influence de l’Adepte fut déterminante dans l’évolution intellectuelle du jeune électricien. Tesla avait posé les pieds sur le sol américain en 1884 et il avait déjà fait son chemin auprès de Thomas Edison. En 1886 il avait crée sa propre entreprise et c’est celle ci qu’il eut l’honneur de montrer en 1890 à l’Adepte venu lui rendre visite.

Pour comprendre les origines de la découverte de Tesla sur l’énergie libre et son origine, il faut revenir à son obsession première qui est celle du transport de l’électricité sur de longues distances. Un premier pas révolutionnaire avait déjà été accomplit avec l’invention du courant alternatif, mais Tesla voyait plus loin encore ..

Au cours de la même année que celle de l’inauguration de la centrale des chutes du Niagara, Tesla, qui était capable de travailler simultanément sur plusieurs projets, aussi bien théoriques que pratiques, annonça avoir découvert les rayons cosmiques, ainsi qu’un système technologique pour en exploiter l’énergie. La très grande inventivité de Tesla et sa capacité de travailler sur plusieurs projets à la fois commencèrent à exciter la jalousie de ses collègues comme Edison et des universitaires de l’époque, au point que quelqu’un commença même à le taxer de folie, de mégalomanie, voire de vantardise. Bien des années plus tard, Tesla déclara à ce propos :

Ils me traitèrent de fou en 1896 lorsque j’annonçai la découverte des rayons cosmiques. Ils n’eurent de cesse de se moquer de moi, puis, des années après, ils purent vérifier que j’avais raison. À présent, je présume que l’histoire se répètera quand j’affirmerai avoir découvert une source d’énergie jusqu’ici inconnue, une énergie sans limites et qu’il est possible de canaliser… J’ai commencé à travailler pour endiguer l’énergie des rayons cosmiques et je peux à présent affirmer avec certitude être parvenu à faire fonctionner un appareil motorisé qui marche par leur intermédiaire. Je peux vous dire que, généralement parlant, les rayons cosmiques ionisent l’air en libérant de nombreuses particules libres comme les ions et les électrons. Ces charges sont emmagasinées dans un condensateur qui fait office de système d’échappement pour le circuit du moteur. J’espérais construire mon moteur à grande échelle, mais les circonstances n’ont malheureusement pas été favorables.

En 1901, ces concepts, qui se basaient sur son expérience technologique acquise avec les courants alternatifs, se concrétisèrent dans l’obtention d’un brevet pour la production d’« énergie libre ». Le brevet s’intitulait « Dispositif pour l’utilisation d’énergie rayonnante ». Les sources principales d’« énergie libre » auxquelles Tesla se référait étaient le soleil, la magnétosphère et leur interaction mutuelle, la Terre et les rayons cosmiques. En résumé, le but principal de Tesla était de condenser l’énergie piégée entre la Terre et la haute atmosphère pour la transformer en courant électrique. Il visualisa le soleil comme une immense boule faite d’électricité et chargée positivement avec un potentiel de plus de 200 milliards de volts, et la Terre, comme un corps chargé négativement. L’énorme force électrique qui jaillit entre ces deux corps constituait, du moins en partie, ce qu’il appelait aussi « énergie cosmique ». Cette énergie varie entre le jour et la nuit et d’une saison à l’autre, mais elle est toujours présente. Tesla se rendit compte le premier de l’existence, dans notre environnement naturel, d’un système spontané de conduction électrique parce que le soleil crée des particules ionisées qu’on peut canaliser aussi bien par le sol que par l’ionosphère (à 70 km de hauteur) comme des moyens de conduction électrique. En raison des propriétés conductrices de ces deux éléments, il est possible d’émettre des ondes radioélectriques de basse fréquence qui s’assemblent dans le canal sol/ionosphère, puis se propagent dans un « guide d’ondes ».

Sur la base de ce processus, les particules positives sont bloquées au niveau de l’ionosphère, et entre cette dernière et les charges négatives du terrain – soit une distance de 70 km – il existe une différence de potentiel de l’ordre de 360 000 volts. Avec les gaz de l’atmosphère, qui agissent comme des couches isolantes placées au milieu de ces deux charges électriques opposées, la région située entre le terrain et le début de l’espace est en mesure de piéger une grande quantité d’énergie. Malgré ses grandes dimensions, la planète se comporte électriquement comme un condensateur qui sépare les charges positives des charges négatives en utilisant du matériel non conductible en guise d’isolant. (à suivre)

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De nos jours de jeunes chercheurs ont repris les recherches, notamment Jean-Christophe Dumas avec son « résonateur ». Durant plusieurs années, un chercheur ardéchois indépendant, Jean-Christophe Dumas, explore « l’effet Casimir » en relation avec la résonance de l’eau. Il découvre un procédé générateur spontané de vapeur aux caractéristiques singulières. « L’effet Dumas » est expertisé à Nice par un laboratoire indépendant le 14 septembre 2013. Les conclusions du rapport sont édifiantes : à l’instar de l’effet Casimir, l’effet Dumas génère un rendement de 116% d’énergie.
Pour la première fois un procédé simple, facile à concevoir et très peu coûteux, permet à tous, un accès à l’énergie libre. Avec son ami Pierre Antoine Courouble , il sera présent le dimanche 9 Novembre au colloque sur « les nouveaux alchimistes  » à Bourges

PAC & JCD 2Pierre Antoine Courouble et Jean-Christophe Dumas : des militants pour une technologie bienveillante

Voir le supplément Tesla Fulcanelli

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Le Verbe alchimique avec le Maître verrier Bruno Tosi

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de réputation internationale, le maître verrier, Bruno Tosi fera le déplacement spécial depuis l’étranger pour une conférence sur les secrets du bleu de Chartres et le secret des gemmes lors des journées alchimiques de Bourges le 9  et 10 Novembre 2014.

Le Verbe alchimique

La célèbre formule V.I.T.R.I.O.L. demande à l’apprenti de « visiter l’intérieur de la terre », puis de « travailler (la matière recueillie)» afin d’obtenir la »pierre occulte »
C’est bien cette démarche qu’effectue le Maître-Verrier, il puise au sein de la terre ses matériaux de base : cendre de racines, sable, plomb et divers autres minéraux, les travaille en les mélangeant, les cuisant et les recuisant, et il obtient cette matière précieuse pure et brillante, le verre ou cristal qui s’assimile à l’or.

« Seul le verre et l’or donnent une idée du prix de la Sagesse » nous dit le Livre de Job.

On ne saurait mieux exprimer les liens indissociables entre l’alchimie et la fabrication du verre, entre l’or et le cristal : sans le support du verre, ses matériaux et ses vaisseaux, pas d’alchimie ; sans processus alchimique, pas de verre ! Le cristal et la Pierre relèvent du même processus, sont de même nature, possèdent les mêmes propriétés et sont à la fois complémentaires et indissociables !

De même que les sons changent de nature à l’intérieur des mots, le verre (1) réalise des mutations de nature alchimique, dans sa fabrication, comme dans sa coloration et ses influences chromothérapeutiques sur l’homme lorsqu’il devient cristal ou vitrail.
L art du verre fait partie d’un corps de techniques dont la finalité est la transformation des matières. Cet héritage remonte à l’ancienne Egypte et son complément spirituel est l’alchimie. La matière brute (al kimia = terre noire) est l’image de l’âme qui doit être transformée par l’ esprit (al-chimie = chimie par l’esprit).
On a longtemps oublié de mesurer toute l’importance que prend le verre en alchimie. Or, le grand Fulcanelli lui-même affirme que l’alchimie est bien « l’art de faire le verre ».
Il s’agit bien sûr d’un matériau particulier possédant des propriétés spécifiques mettant en cause des agents, corps et substances chimiques, métalliques et minérales qui doivent être modifiés avant que d’être utiles à l’œuvre.
L’alchimie opérative du verre a bien pour finalité de transformer des matières aussi ternes, ordinaires et de peu de valeur que sont le sable, la cendre et le plomb en une substance brillante, exceptionnelle et précieuse : le cristal, partageant avec l’or toutes ces qualités
L’art du verre est aussi ancien que l’alchimie, les Egyptiens fabriquaient des yeux de verre qu’ils inséraient sur le visage des momies. Grâce au verre, le défunt gardait les yeux ouverts dans le monde de l’au-delà. L’alchimie ayant pour but d’atteindre la connaissance menant à la sagesse, mais aussi de fabriquer la « pierre » transmutant le plomb en or. L’art du verre, puis du vitrail est une des voies possibles.

VERRE, ARGENT et OR

De manière opérative, l’argent appliqué sur du verre blanc (c’est-à-dire transparent ou translucide non teinté) et cuit à 650° va pigmenter de jaune d’or son support. Ici, l’argent et le verre sont de couleur blanche, images de la sagesse. Après la cuisson à grand feu, apparait une couleur jaune d’or, symbole de gloire, de manifestation et de révélation.

De même, l’adjonction de poudre d’or lors de la fabrication du verre dans le creuset , teinte dans la masse le support blanc d’une couleur rouge/rose dense et franche .

Opérativement et symboliquement, les mutations sont les suivantes :
I) ARGENT (métal) = SAGESSE DIVINE, LUMIERE = BLANC = Terre, Lune
Appliqué sur support blanc,
Après cuisson, devient,
OR (couleur) = REVELATION, CONNAISSANCE = JAUNE = Soleil

2) OR (métal) = REVELATION, CONNAISSANCE = JAUNE = Soleil
Appliqué sur support blanc
Après cuisson, devient,
ROUGE (couleur) = AMOUR DIVIN, CHARITE, St ESPRIT = ROUGE = Feu, Mars

Tout s’articule donc autour de l’or de la connaissance, qu’il soit métal ou couleur, processus menant au Rouge et donc à l’amour. Encore faut-il faire bon usage de cet or !
« Sans amour, la connaissance n’est rien », nous avertit Saint Augustin.
L’innocence/ignorance de la Materia Primera (noire), passe par la sagesse (blanc), puis la révélation (jaune) menant enfin à l’amour (rouge). La transformation de la connaissance en amour permet la rédemption du mauvais or qui pervertit.

L’alchimie du verre ne s’arrête pas à la sortie du creuset, il continue de vivre au fil des temps.

Aussi étrange que cela puisse paraitre, bien que connu depuis la plus haute antiquité, le verre n’a pas fini de nous surprendre. De récents travaux ont démontré qu’il était liquide ! Il s’écoule très lentement et la preuve en a été donnée en examinant le profil des verres constituant les vitraux médiévaux de la cathédrale de Strasbourg : ces verres à l’épaisseur uniforme lorsqu’ils ont été mis en œuvre il y a 800 ans présentent un profil « en goutte d’eau », leur partie supérieure apparait amincie et leur partie supérieure épaissie ; sujets à l’attraction terrestre, ils ont lentement coulé.

Le verre n’est donc pas inerte, sa pigmentation non plus. On a constaté une migration de la couleur vers la source lumineuse, lune ou soleil. Un verre bleu uniforme teinté dans la masse d’épaisseur de 3mm présente, en coupe une section claire de 2mm et une section fortement pigmentée d’un millimètre. Il n’y a pas eu déperdition de couleur, mais déplacement des oxydes métalliques pigmentants.  à suivre dans sa grande conférence au Muséum d’Histoire de Bourges

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Journées alchimiques de Bourges : visite du Palais Jacques Coeur

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Dans le cadre des journées alchimiques de Bourges, Pascal Bouchet animera une visite du Palais Jacques Coeur le lunpascal-bouchetdi 10 Novembre à 10 heures. Pascal Bouchet donne des cours, formations et conférences en général à Aix-en-provence, Marseille, et Paris. Il est l’auteur de « Alchimie et voie intérieure ». Il saura donc mieux que quiconque vous faire découvrir ses dessous symboliques selon la langue des oiseaux.

Présentation du Palais Jacques Coeur : Né à Bourges vers 1400, Jacques Coeur connaît une ascension sociale fulgurante. Après avoir été nommé Grand Argentier de l’hôtel du roi et anobli, il entreprend la construction de sa demeure. Les travaux s’achèvent vers 1450.
Monument unique en France pour cette époque, le palais Jacques Coeur illustre bien la personnalité originale de son constructeur.

Cet édifice préfigure les hôtels particuliers de la Renaissance : un grand corps de logis est construit en prenant appui sur la muraille gallo-romaine. Des galeries de circulation délimitant une cour d’honneur relient ce bâtiment à la chapelle établie au-dessus du portail d’entrée.La façade donnant sur la rue et celle du corps de logis principal présentent un décor exceptionnel : l’emblématique royale associée à celle de Jacques Coeur y côtoie une multitude de personnages sculptés évoquant des thèmes religieux, les voyages de Jacques Coeur ou des scènes de la vie quotidienne.

L’intérieur témoigne d’un grand souci de confort et d’hygiène (étuves, latrines). Les salles de réception et les appartements privés sont équipés de cheminées dont certaines, richement décorées. Cet ensemble est relié par un système de circulation (escaliers en vis, couloirs de service, galeries) particulièrement fonctionnel.

Lors de sa visite Pascal Bouchet vous entretiendra du langage alchimique connu aussi sous le nom de langue des oiseaux ou langue des Gots selon l’expression de l’Adepte Fulcanelli. Ainsi les cuisines du Palais Jacques Coeur prennent un tout autre sens selon le décryptage qui peut en être fait.

cuisineCette photo illustre parfaitement l’axiome attribué à la voie brève en alchimie, celle là-même que les Philosophe appellent « Notre Voie » ou encore « la Voie notre ».

C’est l’axiome  :  « Une seule matière, un seul vaisseau, un seul fourneau ».

Ici la matière est représentée par l’homme qui tient le pilon et semble s’affairer à broyer la matière, le vaisseau par la femme qui nettoie l’écuelle et le fourneau par le personnage qui s’occupe de la cheminée.

La première fois que j’ai visité le palais Jacques Cœur, un guide de l’époque s’évertuait à trouver une explication rationnelle qui ne soit surtout pas alchimique à toutes les sculptures et images (parfois très déroutantes), ce qui donnait parfois lieu à des explications aberrantes, dont celle-ci (c’était pas mal trouvé) : « qu’à l’époque les gens étant souvent analphabètes, J-Cœur avait fait faire cette sculpture pour indiquer les cuisines au personnel » (car c’est bien connu, les analphabètes se perdent tout le temps !). Pourtant il suffit de se rappeler de l’axiome de la voie brève (une seule matière, un seul vaisseau, un seul fourneau), pour que, de suite, la lumière se fasse. D’ailleurs, si l’on regarde le haut de cette sculpture (sur la photos ci-contre), on voit un musicien (c’est peut être pour dire aux analphabètes que l’on joue de la musique dans les cuisines).

Il faut savoir que l’alchimie est traditionnellement représentée dans les arts graphiques et représentations imagées, par de la musique, soit des musiciens, soit des instruments.

Nous avons donc l’indication de l’axiome de la voie brève si chère aux Philosophes par le feu, et la classique signature musicale de notre Art alchimique.

Une petite précision à propos de la voie brève : il est coutume de dire que dans la voie brève, tout se résumerait à peu de choses en vérité, et pour ne pas dire à une seule chose. Oui dans la voie brève, une seule choses suffit ; alors pourquoi cet axiome semble-t-il indiquer trois choses (matière, vaisseau, fourneau) ? Parce qu’en fait notre matière contient une quintessence, ce qui fait dire que cette matière est aussi un vaisseau et comme cette quintessence est un feu, il est normal d’appeler cette matière un fourneau. Donc une seule matière, un seul vaisseau, un seul fourneau, c’est une seule chose symbolisée par le musicien qui semble faire corps ou ne faire qu’un avec son instrument.

A savoir aussi que le feu des alchimistes qualifié de feu secret, est très souvent représenté par un feu aqueux (liquide ou de la nature de l’eau) ou encore une eau ignée (eau de feu) qualifiée d’eau sèche. On comprend donc pourquoi notre matière qui contient ce feu est tantôt un vaisseau ou vase (représenté par l’écuelle que lave la femme), ce qui le lie indirectement à l’eau, et tantôt un fourneau (représenté par la cheminée dans laquelle le personnage active le feu). à suivre lors de la visite …

billeterie_colloqueCliquer sur l’image pour réserver vos places

Le matin des alchimistes à Bourges : programme

logo_colloque_novColloque pluri-disciplinaire : Bourges le 9 et 10 Novembre 2014

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Arts transmutatoires et arts du feu, hommage à l’Adepte, nouvelles énergies

L’alchimie mérite à plus d’un titre son nom d’Art Royal. Magistère risqué et défi prométhéen à la matière, l’alchimiste s’emploie à percer les secrets ultimes de la matière par une communion intime et personnelle avec la Nature qu’il entend imiter et parfaire dans son laboratoire. La transmutation ou sa quête symbolise aux yeux du profane cette quête permanente de l’inaccessible. Dans ce colloque exceptionnel par la qualité et la diversité de ses intervenants, les voies traditionnelles de l’Alchimie seront confrontées avec les nouvelles perspectives offertes par la Science. Ouverture et accueil des participants lundi à 11 heures. Deux journées à partir de 14 heures, lundi matin, visite guidée avec Pascal Bouchet qui vous commentera les sites (s’inscrire via le formulaire ou en ligne)

Programme

Un débat entre la Science et l’Alchimie : vers une réconciliation ?
Ou le mariage du feu avec l’eau

Dimanche 9 Novembre

10 h 30 : accueil des participants
11 h : Roland Narboux, ancien maire adjoint de Bourges : Bourges et ses secrets
11 h 30 – 12 h 15 : Pascal Bouchet : La voie du Fou ou le Mercure alchimique

Pause

14 h – 15 h : Bruno Tosi, du verbe au verre, les passeurs de lumière
15 h -15 h 15 : débat avec Bruno Tosi
15 h 15 -16 h : JC Dumas et Pierre Antoine Courouble : Tesla et les énergies libres
16 h – 16 h 15 : expérience et débat

Pause

16 h -30 – 17 h 15 : Pierre Alexandre Nicolas : l’eau aux frontières de la Science
17 h 30 -18 h 15 : Frédéric Quintana Da Silva : des densités de la matière à la terre creuse
18 h 15 – 18 h 30 : débat et clôture de la première journée

Lundi 10 Novembre 2014

A la rencontre de l’Adepte
Accueil et inscription : 13 h 45

14 h -15 h : Bernard Chauvière : sur les opérations du premier œuvre et de son succès
15 h- 15 h 15 : libre débat avec Bernard Chauvière
15 h 15 – 16 h : Charles Imbert : le septenaire et le symbolisme alchimique des métaux
16 h – 16 h 15 : débat et pause
16 h 15 – 17 h : Pierre Alexandre Nicolas : Fulcanelli : Symbolisme, Science et Alchimie
17 h -17 h 15 : débat suivi d’une pause de 15 minutes
17 h 30 h 18 h 30 : Johan Dreue : de Qui Fulcanelli est-il le nom ? l’ultime vérité

19 heures : clôture du colloque

 

Bourges et ses secrets

avec Roland Narboux, ancien maire adjoint d e la ville de Bourges

roland_narbouxBourges, c’est la Capitale des alchimistes pour les uns, c’est la Cité Première pour d’autres, c’est aussi une importante ville que l’on peut qualifier de philosophale. Les preuves existent pour qui veut bien les voir, c’est à dire ôter ses préjugés, ses passions et rechercher le chemin qui peut mener à une certain vérité, sans toutefois être certain de l’atteindre.

Bien entendu, les écrits de ces époques du XV ième et XVI ième siècles sont partis en fumée, dans les archives détruites de la maison commune des échevins ou du palais de l’archevêché beaucoup plus tard, ou encore dans les eaux de la Seine pour quelques témoignages écrits. Alors il reste la pierre et les centaines de sculptures qui ne demandent qu’à délivrer leur message hermétique.

Bourges, c’est une cité qui « sent le soufre » avec la rue de l’Alchimie, et ce quartier au pied de la Cathédrale qui comprend la rue du Mauvais Secret, la tour du Diable ou la rue du Puits Noir. La rue de l’Alchimie, qui véhicule une belle légende ou une réalité, mais qui n’est pas l’essentiel, sauf à penser que dans les années 1520, le Grand Oeuvre était une préoccupation particulière de certains milieux berruyers.

Mais deux importants édifices le Palais Jacques Coeur et l’Hôtel Lallemant,  retiennent notre attention, et Fulcanelli ne s’y est pas trompé lorsqu’il vint à Bourges pour préparer ses deux ouvrages sur le Grand Oeuvre. Le Palais Jacques Coeur et ce personnage fabuleux qui maniait l’or et l’argent comme nul autre pareil, et sa demeure, construite à l’apogée de sa puissance comporte tant de symboles hermétistes incontournables et d’autres à doubles sens, que l’on peut analyser comme pouvant êtres proches des préoccupations des alchimistes. Enfin, et surtout, l’Hôtel Lallemant et ses nombreuses sculptures au style issu de la Renaissance italienne. A lui seul il mérite un détours tant il est riche de symboles aussi bien de l’emblématique classique que de la plus pure tradition alchimique. La cour et ses dauphins, ses aigles, ses têtes de morts et bien entendu ses chimères. Les couloirs et escaliers avec le grand Alchimiste qui accueille le visiteur comme l’écrit Fulcanelli, et bien entendu ce chef d’oeuvre constitué par le plafond alchimiste de l’Oratoire, avec ses 30 caissons et sa crédence.

Il reste encore tant à déchiffrer à Bourges, comme certaines caves et leurs sculptures bien mystérieuses, comme celles du bas de la rue Bourbonnoux ou encore cette salle souterraine ronde sous la rue actuelle Molière avec ces personnages bien mystérieux sculptés dans la pierre et dont la signification n’est pas toujours évidente. Chacun, profane ou spécialiste peut aussi en étudiant cette cité Première faire des découvertes et faire avancer notre connaissance sur le Grand Oeuvre ou sur l’emblématique.

Bernard Chauvière

Auteur, illustrateur et graphiste, ancien élève d’Eugène Canseliet

Des conditions nécessaires au succès du premier œuvre 

interview_chauviereEn alchimie,  écrit Fulcanelli, ce que l’on connaît le moins c’est le début. La résolution parfaite et les difficultés inhérentes au premier œuvre, conditionnent la bonne marche des opérations subséquentes.

C’est une lapalissade. Mais, combien de prétendus alchimistes proclament l’inutilité de cette opération qui change tout , et convertit le plomb en Saturne des Sages à savoir l ‘assation ? Eugène Canseliet ne s’est pourtant pas fait faute d’insister sur ce point essentiel du Grand Œuvre!!  Et ce n’est pas parce que certains n’ont pas réussi à résoudre le problème que pose l’assation que celle ci est une invention d’Eugène Canseliet !

Assation, conjonctions, séparations, purifications, le programme du premier œuvre on le voit est vaste. En conséquence nous essaierons dans le respect de l’obédience et à la lueur de notre modeste savoir et de notre expérience d’apporter aux curieux aux passionnés de la Science d’Hermès, une réponse à leurs interrogations.

Pierre Alexandre Nicolas

Géobiologue, directeur des éditions ALKEMIA

L’Eau, aux frontières de la Science – Bourges le 9 Novembre 2014 avec Pierre Alexandre Nicolas

Pa-2Si l’eau semble aujourd’hui être un élément assez bien connu, elle fait toujours l’objet de recherches fondamentales pour y trouver et comprendre les mécanismes à l’origine de la vie. Au cours de ces recherches plusieurs chercheurs ont été confrontés à des mystères qui les menèrent à la limite des connaissances contemporaines. Lors de cette présentation vous découvrirez l’histoire de quelques uns de ces chercheurs (Marcel Violet, Rodolphe Lavinay, Louis-Claude Vincent, etc.) qui ont perçu l’eau autrement. Nous découvrirons ainsi que l’eau peut être morte ou être vivante ; qu’elle peut être favorable, ou non, au développement de la vie ; qu’elle peut se charger d’énergies inconnues et être source de phénomènes pour le moment incompréhensibles…
Aux frontières de la Science, nous essaierons d’expliquer quelques unes des découvertes contemporaines permettant de comprendre l’eau autrement (concept des états polymères du professeur Luu ; la mémoire de l’eau de J. Benvéniste ; l’eau et les influences cosmiques de Jeanne Rousseau ; etc.). Enfin, nous exprimerons quelques mots sur la possibilité de revitaliser les eaux et sur le réel enjeux de la qualité vivante de l’eau au 21ème Siècle. Cette recherche nous a notamment mené à visiter les laboratoires de la Physique de l’eau à Moscou en 2012 et à rencontrer de nombreux chercheurs passionnés dont l’intérêt premier était la vitalité de l’eau !

 

Pascal Bouchet

Auteur et conférencier

Fulcanelli et la voie du Fou ou le Mercure alchimique

Nous allons aborder ici l’arcane sans nombre plus connu sous le terme de Mat ou encore du Fou. Celle-ci représente le mercure en alchimie supascal-bouchetrnommé aussi le fou et le pèlerin du Grand-Œuvre, d’autres le nomment le serviteur ou l’esclave fugitif. C’est lui le personnage principal du magistère alchimique qui va parcourir toutes les  étapes des transmutations représentées par les 21 autres arcannes du tarot. Certains n’hésitent pas à comparer le voyage allégorique du mercure à l’artiste qui parcoure sa quête alchimique afin d’acquérir le miroir de l’Art,  dans lequel il pourra voir Dieu qui se regarde. Qui est le pèlerin, qui est l’esprit divin en nous ?  Seul le chemin dira. Ainsi nous verrons le rapport entre le pèlerin ou le mercure et le chemin symbolisé par l’antimoine ou encore le rapport de l’esprit et la matière. L’artiste qui ouvre la matière pour la transmuter dans le Grand ouvre, n’est rien d’autre que le pèlerin qui ouvre sa voie en la parcourant. A travers, ce fou symbole aussi de l’esprit, nous aborderons la symbolique de la voie du fou connue chez les bouddhistes, les chamans, les soufis, et les alchimistes.

Bruno Tosi

Maitre verrier, Fournisseur des Monuments Historiques et Bâtiments de France. Maître de stage agréé classes de patrimoine, CERFA…

Au cours de son intervention Bruno Tosi abordera les sujets suivants :

bruno_tosiLes transmutations naturelles de la matière « inerte » notamment  par l’activité volcanique permettant d’obtenir différentes familles de verre, l’obsidienne, par exemple.
L’activité humaine de fabrication du verre. Comment la cuisson à haute température de matériaux basiques tels que le sable, la cendre, le sel et le plomb permet d’obtenir du verre et du cristal.

L’apport des métaux pour la pigmentation: le rouge à l’or et au cuivre, le bleu de cobalt, le jaune à l’argent, le Bleu de Chartres, les pierres semi-précieuses. Le verre élément vivant, les modifications de la structure et de la pigmentation au fil du temps, la quatrième dimension, parallèlement à l’évolution des minéraux.

Le filtre coloré qui transforme la lumière profane en lumière sacrée thérapeutique. Il s’appuiera aussi sur des grimoires, tels que les écrits du Moine Théophile sur l’art de la verrerie (XIIIème siècle), « les secrets de l’art de la verrerie de Jean Haudicquier de Blancourt et quelques autres ouvrages rares tirés de sa bibliothèque personnelle.

Les vitraux de Chartres sont célèbres pour leur bleu « alchimique » dont le secret précis de fabrication est resté l’apanage des grands maîtres verriers. Présentation illustrée par des projections.

 

Charles Imbert

Historien des religions premières, ésotériste, auteur et conférencier

charles_imbertLe symbolisme alchimique des métaux repose sur leur correspondance avec les planètes de l’astrologie antique. Si l’alchimie est née avec les forgerons de la Mer Noire, comme le prétend Mircéa Eliade, et plus probablement avec les premiers fondeurs en Mésopotamie, il n’est pas étonnant de retrouver un symbolisme des métaux accordé avec le nombre sept.

Dans l’antiquité, la compréhension du septenaire était considérée comme la Science des Sciences (terme souvent repris pour désigner l’astrologie, la philosophie, l’alchimie, etc.). Si tout n’était pas douze, alors tout était sept : couleurs, voyelles, musique, jours de la semaines, etc. Cette compréhension bien oubliée est pourtant une des Lois de base, avec la Loi de douze et la Loi de Trois (Trinité), qui furent présentées à nouveau par Gurdjieff. L’exposition de l’articulation de ces Lois permet la compréhension de l’ordre particulier du septenaire.

La correspondance des sept métaux dépasse le symbolisme pour présenter certains faits, comme le l’ordre des numéros atomiques (inconnus dans l’antiquité), qui démontrent qu’un ordre sous-jacent anime les métaux du septenaire. Or, qui dit ordre dit vie. Il y a lieu de retrouver l’expression du divin dans les ordres des métaux et leurs correspondances.

Enfin, il a été démontré que la position astronomique des planètes de référence des métaux (alignements, éclipses) amenait des déficiences dans le précipité de sels, ou la combinaison chimique des métaux correspondants. Ce fait concours à établir la validité de certaines questions concernant la validité des opérations alchimiques dans certaines circonstances, et établit l’importance de la correspondance des planètes du septenaire dans l’alchimie.

Johan Dreue

Historien et auteur conférencier, neurophénoménologue, ingénieur en neuro-sciences, prix Innova 1987, chercheur

De qui Fulcanelli est-il le nom ?

Organisateur du précédent colloque en la mémoire d’Eugène Canseliet en 1999 au grand jacob_bourgesamphithéâtre de la Sorbonne, Johan Dreue s’était tenu jusque là dans une stricte réserve. Aujourd’hui à l’issue de vingt années de recherche, il se décide à rompre le silence qu’il s’était jusque là imposé, pour mettre à la disposition du public averti ses travaux. Loin du Golem littéraire forgé par les nombreuses interprétations fantaisistes d’auteurs en quête de sensationnel à bas coût, c’est le visage d’un homme de science qui va émerger et prendre corps pour succéder à la figure jusque là restée dans l’ombre de l’Adepte. Rendre visible l’invisible c’est aussi témoigner que derrière l’homme de l’Art il y eut un savant de chair et de sang qui explique, commente et rend compte de ce qui fut écrit dans le corpus fulcanélien. A ce double travail d’écriture correspond ce double travail de lecture et une biographie croisée comme l’aurait aimé l’Adepte. Dans cette intervention seront exposés les sources de ce travail allant des références croisées aux archives privées en passant par le sens de l’Ecu final dont la réplique a été laissée à la vue de tous dans l’un des monuments les plus prestigieux de la République. Tel un Re-bis l’homme total prend forme et dessine une vision nouvelle qui ne peut laisser indifférent les disciples qui se sont confrontées à ces deux chefs d’œuvres que sont le « Mystère des cathédrales » et « les Demeures Philosophales ».

Jean-Christophe Dumas assisté de  Pierre Antoine Courouble

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Chercheur indépendant. Dans la Révolution Humaine actuelle, un des domaines les plus essentiels est l’énergie. Le bon vieux paradigme qui dit que toute énergie est payante n’a pas lieu d’être. En effet, depuis des décennies, des chercheurs ont imaginé,  mis au point et testé avec succès diverses solutions-énergies que l’on nomme parfois « énergie Libre », sans doute celle là même qu’utilisaient de façon confidentielle nos « adeptes ». Demain accessible à tous ? Un débat à ne pas manquer avec une expérience sur place.

De Nicolas Tesla aux énergies libres : En 1948, grâce à la théorie quantique des champs et en totale violation des lois de la thermodynamique, le physicien Hendrik Casimir prédit l’existence d’un réservoir infinie d’énergie dans le vide. En 1958 une première preuve expérimentale de la validité de cette théorie est apportée. En 1997 Sparnay puis Lamoreaux réalisent l’expérimentation qui valide scientifiquement l’effet Casimir. Durant plusieurs années, un chercheur ardéchois indépendant, Jean-Christophe Dumas, explore « l’effet Casimir » en relation avec la résonnance de l’eau. Il découvre un procédé générateur spontané de vapeur aux caractéristiques singulières. « L’effet Dumas » est expertisé à Nice par un laboratoire indépendant le 14 septembre 2013. Les conclusions du rapport sont édifiantes : à l’instar de l’effet Casimir, l’effet Dumas génère un rendement de 116% d’énergie. Pour la première fois un procédé simple, facile à concevoir et très peu coûteux, permet à tous, un accès à l’énergie libre. Démonstration lors du colloque. avec la participation de Jean-François Ricois qui apportera des éclaircissements sur la fulgurence de l’ébullition obtenue.

 

Frédéric Da Silva

Sur les différentes densités de la matière

Physicien, ancien centralien spécialisé dans l’électronique de puissance, chargé de cours à l’INSEM de Nancy; ancien consultant auprès de la SNCF pour les infrastructures ferroviaires

Sur les différentes densités de la matière

da_silva_quintinaNikola Tesla, inventeur du courant alternatif et de la technique radiophonique. Il a longuement étudié l’énergie des rayons cosmiques, et, le 6 février 1932, il décrit dans le New York Times un rayonnement venu du Soleil composé de particules minuscules et capables de traverser la matière. Etonnant ! Ces particules se déplacent plus vite que la lumière, affirmait-il, s’opposant à la théorie d’Einstein, ce qui lui valut de ne pas être pris au sérieux.
Le professeur Konstantin Meyl a repris les recherches de Tesla en développant en 2004 une autre théorie : l’absorption des neutrinos par la Terre provoquerait une expansion du globe. Ivan Osipovich Yarkovsky, alors qu’il cherchait à reformuler la gravitation, a fondé en 1888 une théorie assez proche basée sur les flux d’éther absorbés par les corps célestes et dont la masse, par conséquence, devait s’accroître.

Il est à noter que bien des passages des œuvres de l’Adepte font indirectement référence à cette vision. On rappellera que Fulcanelli rencontra Nikola Tesla lors de son voyage à Chicago et qu’il s’efforça pour son compte de reproduire certaines de ses expériences en France. A découvrir en exclusivité lors du colloque

Fulcanelli : Symbolisme, Science et Alchimie

Pierre Alexandre Nicolas

Pa-2Fulcanelli s’est fait connaître au travers de sa formidable interprétation sur le symbolisme des Cathédrales et de Demeures en lien avec des Alchimistes. Les ouvrages de Fulcanelli nous laissent un ensemble d’éléments qu’il convient d’aborder en détail pour en tirer la « substantifique moëlle ». On pourra ainsi trouver un ensemble d’informations, au cœur de ses textes, sur un Fulcanelli homme de science, passionné de l’histoire secrète de la France, grand connaisseur des symboles et de la littérature alchimique classique mais surtout un homme né autour des années 1840 qui aura connu en détail les restaurations de la Cathédrale de Paris par Violet Leduc et Victor Geoffroy Dechaume et qui a obtenu la Pierre Philosophale ! Nous chercherons à comprendre dans quelle tradition vient se placer l’étude de Fulcanelli sur le symbolisme des cathédrales, par un Fulcanelli, homme de Science et Alchimiste…

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La Maison Dieu ou l’enceinte sacrée

cahier_maisondieuTerribilis est locus iste…hic domus Dei

De la grotte à la tour, ici notre recherche portera sur les influences bibliques (il y en a d’autres) qui ont servir de cadre à l’élaboration de cette lame.

Jacob part pour Haran de Betsabea. Après avoir parcouru une quarantaine de kilomètres, il se sent fatigué. Il s’arrête, il utilise une pierre comme coussin et il s’endort. Il fait un rêve hallucinant d’un escalier trafiqué par des Anges et il subit un long monologue du Seigneur qui lui assure protection et puissance. Impressionné et tremblant il se réveille et il prononce la phrase fatidique: « Ceci est un Lieu Terrible ! En vérité ici est la Maison de Dieu et la Porte du Ciel « . Il enduit la pierre qui lui avait servie d’oreiller et il l’utilise pour en faire une autel en souvenir de la vision. Adroitement, il change le nom de cet endroit, de Luz au Betel et il promet qu’en contrepartie de la divine bienveillance, cet autel deviendra la Maison de Dieu : Beth-El, justement.

Symbolisme de la Maison Dieu : « Cette pierre que j’ai dressée pour monument sera la maison de Dieu » (Genèse 28.22)
Ce n’est plus l’endroit, mais la pierre qui devient la maison de Dieu. Pourtant il est bien écrit au verset dix-neuf : « il donna le nom de Béthel à cet endroit » Alors, est-ce l’endroit ou la pierre qui est la maison de Dieu ? Nous allons essayer de comprendre ce passage car il y a des trésors de sens dans ce récit.

Commençons par écouter ce que nous disent les rabbins à ce sujet. Il y a un très vieux commentaire de ce passage qui a été écrit il y a deux mille ans.
L’endroit, pour ce rabbin, est l’emplacement du sacrifice d’Isaac. Les rabbins modernes enseignent cette tradition. Ils affirment cela car lorsque Abraham a pris son fils pour le mener à Moriya, il leva les yeux et vit l’endroit de loin (Gn 22.4) De même, Jacob atteignit un endroit et se coucha à cet endroit. Pour ces docteurs de la Loi, l’endroit est le même, car le lieu est appelé par le même nom. La pierre qui a servi de chevet à Jacob, pour eux, est une des pierres qui a servi pour bâtir l’autel où devait être immolé Isaac.  Il est bon de connaître également cette version. De plus le Temple a été bâti sur la montagne de Moriya, par Salomon :

1 Salomon commença à bâtir la maison de l’Éternel à Jérusalem, sur la montagne de Moriya, qui avait été indiquée à David, son père, dans le lieu préparé par David sur l’aire d’Ornan, le Jébusien.( 2 Chroniques 3.1)

Les rabbins expliquent que ce n’est pas une pierre, mais douze, qui se sont liées ensemble pour faire cette seule pierre. Cette pierre a protégé Jacob des bêtes sauvages.
Dans le premier Temple, celui bâti par Salomon, nous savons que l’Arche de l’Alliance se trouvait dans le Saint des saints.
Lors de la prise de Jérusalem par Nebouzaradân, chef des gardes du roi de Babylone, Neboukadnestar, le Temple a été détruit. L’Arche de l’Alliance a été cachée par les sacrificateurs et jusqu’à ce jour, personne ne connaît l’emplacement de la cachette. C’est ce qu’affirment les enseignants de la Torah. Jérémie a prophétisé à ce sujet :

En ces jours–là, dit l’Eternel, On ne parlera plus de l’arche de l’alliance de l’Eternel ; Elle ne viendra plus à la pensée ; On ne se la rappellera plus, on ne s’apercevra plus de son absence, Et l’on n’en fera point une autre. (Jérémie 3.16)

Lorsque le deuxième Temple a été bâti, il n’y avait pas l’arche pour la mettre dans le Saint des saints. Les rabbins expliquent que c’est cette fameuse pierre qui a été mise à la place de l’arche. Cette pierre, la maison de Dieu, a remplacé l’arche.  L’endroit représente donc le lieu où le Temple a été bâti. C’est un endroit saint car le Temple sera bâti dessus. Quant à la pierre, elle représente deux choses

1) Dans la mystique juive, la pierre est le symbole de l’éternité. Il y a le règne végétal. Les plantes, les arbres etc qui naissent, grandissent, arrivent à l’apogée de leurs vies, et puis ils diminuent et meurent. Il en est de même pour le règne animal et pour l’homme. La pierre, elle, elle dure. Elle représente ce qui ne meurt pas, qui continue.

2) Elle est le symbole du père et du fils. Le père qui enseigne la Torah à son fils, qui, à son tour, l’enseignera au sien et ainsi de suite. La Torah enseignée représente l’éternité. Elle représente la Lumière de Dieu, la Shékina. C’est ce qu’enseignent les rabbins. C’est une très belle image et un enseignement précieux pour nous !

Pourquoi les Juifs disent que la pierre est l’image du père et du fils ? La pierre est constituée de deux mots hébreux contractés : abba et ben. Nous connaissons la traduction de ces deux mots : abba, c’est père et ben fils. La pierre, en Hébreu, s’écrit eben (la phonétique est différente) C’est la contraction de ces deux mots qui forment le mot pierre. Le père (abba) qui enseigne le fils (ben) Le père qui enseigne le fils est comparé à la Shékina, la Lumière incréée de Dieu. Elle se situait entre les deux chérubins sur le propitiatoire, le couvercle de l’Arche et Elle éclairait le Saint des saints.
L’enseignement qui se poursuit de père en fils est aussi un symbole de l’éternité par cette Parole enseignée qui se propage à travers les siècles de père en fils.
La réalisation absolue et parfaite de ce qui vient d’être dit se trouve dans les Evangiles, surtout celui de Jean. Le Fils est la Lumière du monde. lI est entièrement soumis au Père. Il se laisse enseigné par le Père et la gloire de Dieu, la Lumière, la Shékina éclate en Juda. Il s’agit, dans ce contexte de Jésus, l’Homme parfait Fils de Dieu. Mais, cette Lumière est encore cachée, voilée et peu ont pu véritablement  la voir, la contempler du temps de la vie du Seigneur sur la terre.
Chacun voyait les effets de cette Lumière par les prodiges et les miracles opérés sous le gouvernement du Père ! Il fallait les yeux de la foi et bien peu l’avait, pour discerner que Jésus uni au Père est cette Pierre. De plus Jésus a dit :

51  Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme (Jean 1)

Dans la vision de Jacob la pierre est la maison de Dieu. Jésus reprend pour Lui cette vision. Il est, Lui, la maison de Dieu et la communauté chrétienne forme cette maison de Dieu
La maison de Dieu, le Temple de Dieu c’est Christ. ‘’Détruisez ce Temple et en trois jours je le relèverai’’ (Jean 2.19) Jésus est le Temple. Or, le Temple habite en nous par l’Esprit de Dieu. Nous sommes, nous aussi, ce Temple, par Christ en nous. Nous sommes cette lumière du monde car le Seigneur nous l’a dit et surtout parce que Christ, la Lumière du monde habite en nous.
Pour terminer cette petite méditation sur la pierre, allons dans Apocalypse 21. La plus belle description de cette pierre, nous la trouvons dans Apocalypse 21.22 à 22.5 :

22  Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout–puissant est son temple, ainsi que l’agneau.
23  La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau.

C’est la description de la Pierre de Jacob.

 

chagallLe peintre Marc Chagall a traité à plusieurs reprises le thème du songe Jacob et sa vision de la porte du ciel. Mais ce qui est frappant c’est qu’il a reproduit le même mouvement aérien que nous retrouvons dans l’arcane XVI avec ces deux personnages qui semblent voler comme des anges. Certes la Tour a remplacé l’échelle mais reste bien cet Axis Mundi, porte et accè au monde des eaux célestes. De plus la flamme qui jaillit du sommet de la Tour (avant qu’un copiste n’en intervertisse la direction) représente bien ce flot de lumière venant de la porte du Ciel, d’où le Soleil qui apparaissait sur le sommet droit de la carte.

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Arcane XVI : art du grimoire et Gnose

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Le Tarot fut fixé dans ses grandes lignes au XVIème siècle mais son élaboration fut lente et progressive puisque l’on suppose les premières cartes dès le XIVème siècle avec une maturation pendant le XVè avant d’être figé dans les formes qui l’ont rendu célèbre au XVIIème siècle. En fait l’histoire du Tarot se confond avec celui des « escriboulleurs » voir l’article précédent puis avec celle d’imprimerie dont l’organisation était hautement initiatique (AGLA). Ainsi le « Vieville » dont nous extrayons ici la lame XVI date de 1643-1664 tandis que nous pouvons datee le jeu dit de Nicolas Conver de 1761. C’est d’ailleurs ce dernier qui sera consacré pour la postérité sous le nom de Tarot de Marseille. Peints à la main au début, il suivi les progrès de la mécanisation et donc de l’imprimerie d’où sa diffusion au travers de toute l’Europe.  Pour le lire il faut appliquer la règle des quatre sens, à savoir : littéral, moral, allégorique et enfin gnostique car en définitive c’est toute la Gnose européenne conservée par les Gouliards et leurs confréries qui se trouva ainsi déposé au sein de ces lames qu’il convient de décrypter selon cette loi des quatre sens.

Nous avons ici pour le besoin de cette introduction disposé 3 cartes (mais on pourrait en mettre d’autres ) : à gauche la carte du jeu de Vieville, à droite celle dite de Jean Dodal, au centre en haut un dessin fantaisiste moderne et en bas le tarot redessiné par le grand ésotériste Oswal Wirth.

Ce qui frappe tout de suite c’est la carte de Vieville : un berger quitte son troupeau pour recueillir les fruits d’un arbre placé juste sous le soleil. Cette carte aurait pub être « LA » carte désignant l’arcane XVI mais c’est celle de Dodal qui prévalut avec sa tour en feu : pourquoi ? Dans le cadre de notre interprétation et à la lumière des matériaux rassemblés c’est parfaitement cohérent, mais alors comment ? De plus la carte fantaisiste n’ayant fait appel qu’à l’imagination active de son auteur dévoile un autre élément décisif de cette lame : à savoir le dieu Neptune et son milieu marin, quand à la carte de Jean Dodal il est très important de noter qu’il n’y a nul éclair mais bien au contraire une flamme qui s’échappe de la tour pour gagner le soleil. Dans le tarot de Wirth et suite à une rationalisation moderne, la flamme a été retournée pour cette fois descendre du ciel d’où l’idée naturelle de foudre qui l’accompagna (sur-sens et contre sens). L’intention était certes louable mais le résultat désastreux (au sens étymologique) car ainsi le sens de cette carte a été oblitéré, voir perdu pour devenir ce qu’on lui prête désormais, à savoir chute, perte, malheur, ruine etc, etc .. Alors qu’il n’en est rien au départ.

Nous reviendrons sur tous ces aspects dans notre étude afin de lire cette carte comme un palympseste avec de multiples couches tout en sachant qu’il convient de partir de la matrice originelle : celle du jeu de Vieville et de Jean Dodal (flamme montante et non descendante). Nous résoudrons au passage la nuée qui entoure les personnages et le sens de cette tour en évitant le piège grossir qui est tendu à tout herméneute en herbe : oui, cette tour n’a aucun rapport avec la Tour de Babel même si l’idée est tentante. Il faut se garder de toute précipitation interprétative faute à chuter comme les deux ménestrels défenestrés.

tour-genoiseComme le montre cette photo, la tour de l’Arcane XVI dot être replacé dans son contexte et dans l’idée de l’époque. Une tour isolée hors de son enceinte ne pouvait désigner que deux choses. Sur le littoral une tour dite « Génoise », sorte de phare permettant d’y fixer un sémaphore ou une torchère et dans l’intérieur des terres, une tour dite « de Murcie » ou tour servant à y stocker les récoltes (blé, farine, viandes séchées etc ..). La denrée la plus précieuse à l’époque étant le sel, c’est là généralement qu’il était remisé sous bonne garde. Dans les deux cas l’accès à la tour se fait à l’aide d’une échelle et il n’y a pas de porte. Ceci pour éviter des assaillants ou des rongeurs qui s’attaqueraient aux stocks entreposés. Seuls les nobles ou des bourgeois pouvaient posséder une tour. Il y a donc une histoire de ces tours qui couvrirent toute l’Europe ne relevant pas de l’histoire des fortifications. L’histoire des « Watch Towers » dont certains rites maçonniques se sont inspirés.

Concernant maintenant l’arcane XVI il convient de poser en préambule de mon récit que celle-ci doit être comprise selon plusieurs trames : une trame biblique, une trame païenne (celtico-chaldéique), une trame mythologique liée aux cultes des Saints en vogue alors et enfin une trame gnostique liée à l’Art du Grimoire tel qu’il nous a été transmis grâce à l’art des gots ou art d’Angler selon l’expression des « Pairs Peintres Anglés » réunis en différentes confréries secrètes au sein des corporations. C’est l’Adepte Fulcanelli qui remis à l’ordre du jour cette filiation à l’occasion de son déchiffrage de nos demeures philosophales. A ce sujet, on remarquera que toutes les lames commencent avec un « L » et ce n’est pas un hasard. N’oublions pas d’ajouter qu’à cette époque « Angle » et « Ange » s’équivalaient. L’étymologie même du mot Arkan signifie l’angle des angles (voir arcane 21). Citons enfin Grasset d’Orcet en guise de conclusion provisoire :

« Nous venons de voir que l’oeuvre Anglé se composait de huit syllabes, terminé par une assonance en L, telle parait être l’étymologie du mot blasonner. Cette lettre était le signe de reconnissance des « pairs, peintres Anglés » entre eux ». Grasset d’Orcet .. à suivre

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Science et hermétisme