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Cycle solaire de la Femme

Les cultes anciens rendaient hommage au soleil en tant que facteur de fertilité. Dans notre travail qui va à rebours du sens commun, la femme n’est pas lunaire mais solaire. Cette approche apporte un élément d plus à notre analyse.

Le cycle menstruel de la femme basé sur 28 jours est l’équivalent du Grand Œuvre Alchimique : reste à le montrer.

Lotus de Païni, anthropologue et anthroposophe dont nous avons introduit l’œuvre avec le premier volume de la série « L’Odyssée de la Femme solaire » expliquait :

«  la femme est lunaire, dit-on, la lune est femme ; on l’a toujours considérée ainsi. C’est la plus parfaite des erreurs. Dans tous les plus ancien folklores qui nous sont parvenus, la lune est masculine, le soleil féminin. Je citerai de nou­veau le dicton mahori : « La femme ne naquit pas, elle fut formée du soleil et de l’écho. »  En Australie, le soleil est féminin, il s’appelle « Linga », nous dit Strehlow, nom fé­minin . Chez les Garakau, la lune est mâle, Ikare le soleil est féminin. Les Algonquins et les Iroquois disent que le soleil est femme . Les vierges du soleil tissent des substances ma­gnifiques.

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Processus d’OMergence et émergence du Féminal

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L’hypothèse Gaya n’est que l’autre nom d’un retour du Féminin, celui de la nouvelle Eve.

Après guerre ils ne furent que trois grands penseurs à théoriser un nouveau paradigme pour l’humanité à venir : Martin Heidegger, C.G Jung et Teilhard de Chardin. Tous trois avaient conscience de la nécessité et de l’urgence de ce nouveau paradigme sans lequel l’humanité allait à sa perte. La question ontologique de Heidegger et sa réflexion sur l’essence de la technique (qui n’est rien de technique en soi) rejoint à sa façon celle de l’inconscient collectif du psychiatre suisse (son énergie libre et non locale) en cela relayé par la vision convergente et émergente du paléontologue définissant un point Omega , attracteur cosmique vers lequel nous projetons l’énergie créatrice  de l’ensemble de la biosphère. L' »OMergence » est en référence avec le point de convergence Oméga qui exprime l’essentiel de la pensée du père Jésuite et rappelle en même temps la syllabe sacrée OM (AUM) de l’hindouisme et du bouddhisme tibétain.

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Placé en tête et au terme de toute récitation liturgique, Aum est le premier mantra, l’un des plus puissants et le plus célèbre de la tradition indienne. Symbole le plus fort de la divinité, qu’il exprime à l’extérieur et réalise à l’intérieur de l’âme, il résume en lui-même le souffle créateur ; la tradition védique veut en effet que l’univers se soit développé à partir de l’énergie cosmique mise en branle lorsque le Démiurge prononça cette première formule appelant à l’éveil de toute chose Aum est composé de trois lettres : — « A » est Brahmâ le Dieu créateur, la naissance, le commencement, l’origine de la création. « A » est le son fondamental, la clé, qui se prononce sans contact avec aucune partie de la langue et du palais. C’est le son le moins différencié de tous, celui qui fait dire à Krishna dans la Bhagavad-Gita : « Parmi les lettres je suis le A et le Binaire des mots composés ; c’est moi qui suis le temps infini ; je suis le Dieu dont la face est tournée de tous côtés » ; le son de la lettre A, part du fonds de la cavité buccale, Il est guttural. — « U » est Vishnu le Dieu, le monde intermédiaire ; la Vie, la continuation, mais aussi le rêve de Vishnu préparant le cycle de vie à venir. « U » (prononcé ou) se souffle depuis la base même de la plaque de résonance de la bouche jusqu’à son extrémité. Il représente exactement le mouvement en avant de la force, qui débute à la racine de la langue et vient finir sur les lèvres. — « M » est Çiva le Dieu destructeur, l’achèvement, la mort ; le monde céleste. « M » correspond au dernier son de la série labiale, car on le produit avec les lèvres closes.

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Odyssée de la Femme solaire en terres atlantéennes

« Lorsque les hommes atteignirent les terres Atlantéennes, le Soleil commençait à filtrer à travers les brumes qui se dissipaient plus rapidement. Alors le Soleil était jaune et bleu. Il agissait par son rayon ultra-violet, la végétation était toute puissante, ardente. La Plante se sursaturait du carbone de l’atmosphère. Des arbres, des buissons, des herbes, montait un grand flamboiement  » aithérique « , l’activité des rayons courbes solaires était grande. La lumière bleue décuplait les forces germinatives. Quels furent les prodiges de cette végétation sursaturée d’eau ? Tout était vert sur la terre ; l’être chlorophyllien exubérait. Le mana végétal ruisselait dans l’âme des êtres ; le monde des plantes enveloppait les terres d’un souffle de rêve, c’était la grande Inspiration intérieure .

La Terre, encore toute imprégnée de la pleine force lunaire, seule dominatrice dans l’atmosphère Lémurienne, se sentait étreindre, métamorphoser par le contact solaire qui la serrait de sa line poussière bleue ; l’ionisation était formidable, le magnétisme de la circulation nerveuse de la l’erre en était profondément modifié… Toute l’âme tellurique résonnait éperdue dans l’espace, les hommes le sentaient, ils cherchaient d’autres réalités. Le Soleil s’éclairait de plus en plus, il devenait le Seigneur sidéral de la Terre, la Lune s’effaçait devant cette jeune puissance élémentaire.

C’est dans une telle atmosphère, dans une telle jeunesse et exubérance de la végétation que se firent les transmutations et les cristallisations intérieures propres à l’édification du Penser. Mors, le grand Etre spirituel de la Plante adombrait la race humaine

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L’Odyssée de la Femme solaire, extrait ..  en stock

« La Femme est une merveilleuse plante de chair, elle a du Végétal les deux êtres, les deux profondes respirations, comme la Plante elle est chlorophyllienne, comme la Plante elle épanouit sa fleur, elle porte le fruit, elle est verte … »

 

 Avec Simone de Beauvoir, Marija Gimbutas (le langage de la grande déesse), Lotus de Païni (1862-1953) figure au premier plan de ces femmes pionnières dans l’histoire récente du féminisme. Artiste peintre au talent reconnu pour son art de portraitiste, elle peignit la coupole du premier Goetheanum de Rudolph Steiner avant de troquer les pinceaux pour la plume en laissant une œuvre lumineuse dont les lecteurs assidus étaient des auteurs tel qu’André Breton, Henry Miller ou encore René Daumal, figure  importante du « Grand Jeu ». Dans cette étude elle entreprend l’analyse de la plante – autant sur le plan physiologique qu’anthropologique et revisite les races anciennes, atlantéennes selon elle, là où se fonde le matriarcat, avec cette avancée importante : la plante ne précède pas l’animal mais lui succède et l’achève. Il nous faut donc repenser notre rapport avec son mystère qui se confond dès lors avec celui de la féminéité des premières sociétés. Cet être « vert » permettant à l’humanité d’accéder à un palier supérieur est resté encore à ce jour incompris. Nous avons largement commenté et analysé dans la seconde partie ces vues extraordinaires puisées dans les grands lointains de l’humanité naissante par des compléments indispensables sur des thèmes abordés par Lotus de Païni : le paradoxe de la Vierge Mère, nature de l’inceste hiérogamique, le système de parenté dans les premières sociétés matriarcales etc… En vue du passage prochain du Séminal au Féminal il convenait de poser quelques jalons préliminaires pour cette future discipline que sera l’Ecosophie, la seule à pouvoir rétablir notre dialogue avec la Terre.

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