Archives pour la catégorie Femme solaire

l’au delà de l’Homme

Les Trois Totémisations de Lotus de Païni

Du Totem au Djed : continuité d’une tradition hyperboréenne

A l’origine, le pilier Djed était sans doute le fût d’un arbre ébranché ou un faisceau de gerbes et il jouait un rôle dans les rites agricoles; certains pensent même qu’il s’agirait d’un ancien culte destiné au bétail et qu’il représenterait la colonne vertébrale d’un animal.

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Lotus de Païni, le matin des magiciennes

Lotus de Païni et le baptême sanglant

Lotus de Païni à Dornach

Lotus de Païni est le nom de plume de Elvezia Gazzotti (née italienne, Copparo, petit village au nord-est de Ferrare, le 28 novembre 1862; décédée à l’hospice de Fumel, près de Puy-Lévêque (Lot), le 22 juillet 1953). Nous empruntons à Marc Le Gouard ces quelques éléments de biographie (la suite dans le livre).

Elle s’éteint à 91 ans en pleine lucidité et ne cesse encore de consigner de feuillet en feuillet l’objet saisissant de ses visions intuitives et raisonnées, un perpétuel mouvement de pendule entre l’ancien âge d’or de l’humanité et aujourd’hui, un passé si lointain que seul un pouvoir de conteuse a pu réactiver dans notre actuel environnement mental.  Elle signera « Lotus » (apparue dès 1889), fleur emblématique de la spiritualité bouddhique et théosophique, liée à l’éveil des chakras, elle est un symbole – et pour notre auteur un véritable Numen Mysticum – qui caractérise bien le mécanisme à l’œuvre dont les livres seront le fruit : le Lotus, ou nénuphar rouge, plonge la nuit au plus profond des eaux de la mémoire, pour ramener celle-ci au matin et au jour à la visibilité de tous.

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Le mystère de la 4ème Pyramide et la Reine pharaonne – 2

Hatchepsout, une autre Reine pharaonne. Fille de Thoutmôsis I, Hatchepsout ne s’est pas contenté de jouer le rôle de régente. En effet, vers 1478 avant JC, elle s’est auto-couronnée et changea son nom en un équivalent masculin, devenant femme pharaon. Dès lors, toutes ses apparitions seront masculines. Elle adoptera le pagne, la coiffe traditionnelle des pharaons ainsi que le bouc.

« Roi de Haute et de Basse Egypte, Mère du Roi de Haute et de Basse Egypte, Fille du dieu, dont on dit toutes les bonnes choses qu’elle a faites, Khent-kaou-es ».

Depuis ses débuts la société égyptienne issue d’Afrique et plus particulièrement de la région des grands lacs à évolué du matriarcat vers une société gynécocratique à parité et symbolisé par le couple royal. Des femmes furent donc également appelées à régner sans que cela ne puisse heurter les mentalités acquises à ces principes de parité.

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Gnose et mystique nuptiale : Pistis Sophia

Christ androgyne

Qu’est ce que la Gnose ?

On peut d’abord ire que c’est un courant sotériologique apparut en Asie Mineure dans la deuxième moitié du II ème siècle en Asie mineure et à Alexandrie. Les premières mentions se trouvent dans la Bible et on le reconnait surtout au travers de l’Apocalypse de Jean.

La Gnose entende d’abord répondre à quelques questions :

Qui sommes-nous? que sommes-nous devenus ? où sommes-nous? où avons-nous été jetés? où allons-nous ?

Le monde est le résultat d’un piège mis en place par des puissances mauvaises. Le gnostique, et lui seul, peut s’y soustraire grâce à l’étincelle de connaissance (gnôsis, en grec) enfouie au plus profond de lui-même. Mais la gnôsis n’est pas donnée à tout le monde. C’est un don divin, réservé à des élus, qui leur permet de s’unir à Dieu ou mieux de le réintégrer.

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des Amazones à la Dame d’Elche

à paraitre décembre 2018, Volume III de l’Odyssée de la Femme solaire

Elle fut découverte en 1897 près d’Alicante et on l’appelle la fiancée ibérique. Une fois passé l’historique et les péripéties de sa découverte vous ne trouverez aucune explication sur son symbolisme. Ce qui dans le cadre de l’archéologie officielle est un peu normal. Il est même dit dans une inconscience totale que la Dame porte des bijoux caractéristiques des Ibères : des cercles qui couvrent les oreilles où pendent des petites chaînes liées à une lanière de cuir qui lui ceint le front. Des colliers et des couronnes avec des petites sphères et des filigranes. Ce sont des reproductions de bijoux qui eurent leur origine en Ionie au VIIIe siècle av. J.-C. et qui arrivèrent plus tard en Étrurie (Italie). Bref avec ça nous voilà bien avancé !

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Cycle solaire de la Femme

Les cultes anciens rendaient hommage au soleil en tant que facteur de fertilité. Dans notre travail qui va à rebours du sens commun, la femme n’est pas lunaire mais solaire. Cette approche apporte un élément d plus à notre analyse.

Le cycle menstruel de la femme basé sur 28 jours est l’équivalent du Grand Œuvre Alchimique : reste à le montrer.

Lotus de Païni, anthropologue et anthroposophe dont nous avons introduit l’œuvre avec le premier volume de la série « L’Odyssée de la Femme solaire » expliquait :

«  la femme est lunaire, dit-on, la lune est femme ; on l’a toujours considérée ainsi. C’est la plus parfaite des erreurs. Dans tous les plus ancien folklores qui nous sont parvenus, la lune est masculine, le soleil féminin. Je citerai de nou­veau le dicton mahori : « La femme ne naquit pas, elle fut formée du soleil et de l’écho. »  En Australie, le soleil est féminin, il s’appelle « Linga », nous dit Strehlow, nom fé­minin . Chez les Garakau, la lune est mâle, Ikare le soleil est féminin. Les Algonquins et les Iroquois disent que le soleil est femme . Les vierges du soleil tissent des substances ma­gnifiques.

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Dante Alighieri et les fedeli d’amour

Béatrice conduisant Dante au travers des cercles

 

L’initiation de Dante

C’est dans le chapitre XVIII de la Vita Nova, que Dante franchit cette étape cruciale. Alors qu’un groupe de jeunes filles, mené par Jeanne Primavera, lui demande pourquoi il aime Béatrice alors qu’il s’effondre à sa vue et la fuit depuis qu’elle a répondu à son salut par le dédain, Dante répond : « Mes dames, la fin de mon amour a été naguère le salut de cette dame de qui peut-être vous voulez parler, et c’est en lui que résidait ma béatitude laquelle était la fin de tous mes désirs. Mais depuis qu’il lui a plu de me le refuser, mon seigneur Amour, grâces lui soient rendues, a placé toute ma béatitude en ce qui ne me peut m’être ôté ». Jeanne et ses amies se concertent et finalement lui demandent de préciser d’où il tire cette béatitude. Dante réplique, avec son orgueil habituel et le plus naturellement du monde : « Dans les paroles qui louent ma dame ». Mais Jeanne lui dit : « Si cela était vrai, les vers en lesquels tu as dépeints ton état, tu les aurais tournés d’une toute autre manière ». Alors Dante repart, dépité, demeurant plusieurs jours anxieux et excité jusqu’à trouver, dans le chant suivant, les vers qui feront trembler les gens d’amour…

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Athéna et la Vieille Europe, souvenir de la Grande Déesse

Athéna : souvenir de la Grande Déesse.

Il faut l’admettre et s’en faire une raison mais la plupart des mytho analyses produits sur cette grande figure de l’Acropole (qui faisait 12 mètres de haut)  sont vouées à rejoindre les poubelles de l’Histoire. Pourquoi ? tout simplement parce que la plupart des historiens ont par conviction idéologique zappé sur la plus grande civilisation, celle que Marija Gimbutas avait nommé la culture de la vieille Europe.

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