Les Trois Totémisations de Lotus de Païni

Du Totem au Djed : continuité d’une tradition hyperboréenne

A l’origine, le pilier Djed était sans doute le fût d’un arbre ébranché ou un faisceau de gerbes et il jouait un rôle dans les rites agricoles; certains pensent même qu’il s’agirait d’un ancien culte destiné au bétail et qu’il représenterait la colonne vertébrale d’un animal.

Le « Djed », à l’époque classique, est représenté comme une sorte de pilier à quatre chapiteaux dans lequel certains textes veulent reconnaître la colonne vertébrale du dieu Osiris, conservée dans le célèbre sanctuaire de Busiris. Il devient alors un symbole de stabilité. Le pilier Djed devient un élément important dans la cérémonie appelée «érection du djed», qui faisait partie des célébrations du « Heb Sed », le jubilé du pharaon, qui se déroulait à partir de la trentième année de son règne. Le fait de relever le djed s’explique comme une représentation du triomphe d’Osiris sur Seth. C’est à Memphis que le pharaon l’érigeait en l’honneur du dieu Ptah. Il servit également de modèle à de nombreux talismans et amulettes censés protéger les vivants contre les vicissitudes de la vie.

Dans le Livre des morts (155) on peut lire ceci :

« Redresse-toi, Osiris !

  • Tu as (de nouveau) ton dos,
  • (O) toi dont le cœur ne bat plus.
  • Tu as tes vertèbres,
  • (O) celui dont le cœur ne bat plus.
  • Mets-toi sur ton coté,
  • que je mette l’eau sous toi !
  • Je t’apporte ce pilier en or ;
  • Puisses-tu en être réjoui ! »

On ne sera pas étonné d’en l’analyse subtile et pertinente qu’ne fait Lotus de Païni l’essence même du Totémisme ancestral et celui du totémisme animal.

L’usage est de redresser le pilier et ce redressement symbolise et rappelle le redressement évolutif qui mena des reptiliens à l’Homme, nouvel Adam.

La colonne sacrée :

« Les ethnologues pensent que « totem » est un barbarisme qui a fait fortune, parce que totem proviendrait de ote famille, tribu, au passif mid otem, ma famille, kid otem, ta famille. « Totem » serait donc un terme particulier à une tribu et non une appellation commune à toutes les tribus, ce qui le range par conséquent parmi les termes spéciaux d’un dialecte indien (30).

Cependant il se fait que, par une coïncidence étrange, à l’analyse, le mot « Totem » montre une curieuse étymologie qui le pose comme étant le terme  exact de ce qu’il représente. TOTEM serait un terme de magie rituelle. Dans la littérature sacrée des vieux peuples, nous trouvons une Sonorité magique analogue, le hiéroglyphe ATOUM qui s’écrivait et se chantait dans le mystère : T-M, A-TM, AD-M ; cette sonorité désignait l’être primordial, en tête de la cosmogonie égyptienne, T-M est le grand principe subconscient, l’âme cosmique ; c’est « l’être inconnu » de la conception égyptienne, en qui sont toutes les essences, « … qui existait quand il n’y avait pas d’hommes, quand les dieux n’étaient pas encore nés, quand il n’y avait pas encore de mort » (31). Mais les hommes apparaissent dans l’existence et T-M produit l’intelligence humaine : TOTH, l’hermès primitif. TOTH produit TAT, l’épine dorsale spirituelle.

Le TAT est l’Entité subconsciente des grands mystères, la syllabe la plus puissamment magique de l’initiation. C’est une « résonnance ». On la retrouve avec son même sens occulte dans le TAO du très vieux mystère mongol ; TAO est également la résonance spirituelle de l’épine dorsale.

TOTem ne diffère donc pas des vieilles résonnances rituelles T-M, TOTH, TAT, TAO. Ce n’est pas un barbarisme, il a la même étymologie que ces lointaines syllabes, il a aussi la même acception qu’elles. TOTem désigne « l’épine dorsale spirituelle de l’Ancêtre », nous en jugerons mieux par la suite.

La colonne dorsale spirituelle, l’Entité de la moelle épinière est l’objet rituel du totémisme : dans tout son mystère, c’est d’elle dont il est question. Elle est l’Homme entier, et toute la magie du vieux monde se concentre autour de cette formidable Entité qui doit donner à la créature primitive sa « stabilité ». On l’appelle le tabernacle, le Saint des Saints. Elle est,  pour les Chaldéens la MAISON, la CHAISE, pour les Hébreux l’ARCHE, pour les Egyptiens le PA-DOUAIT, le tabernacle où le pharaon-prêtre mettait son double, son génie, son KA, avant de commencer le rite magique journalier… Aujourd’hui c’est le tabernacle où le prêtre, avant de dire sa messe, dépose la « coupe » qui contient l’Hostie divine et humaine.

Le grand Dieu Ptah – en tête de la puissante lignée des rois divins – étroitement engainé ne fait qu’un avec le TAT sur lequel il s’appuie et auquel il se relie plus étroitement encore par un lotus qui sort de son cou et plonge dans la colonne sacrée. » Extrait

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