Nous savons que d’après le Mahâvarnsa, le symbole de la bulle s’est spontanément imposé à l’architecte du grand stûpa (que soit Angkor ou Borobudur). Un texte bouddhique fait de la coupe, exactement du bol du Bouddha, le prototype du stûpa. Voici ce que nous rapporte le célèbre voyageur Hivan Tsang : « En ce temps-là le Bouddha, après avoir donné à ses deux… premiers disciples laïques, une boucle de ses cheveux et des rognures de ses ongles, leur enseigna la façon de vénérer ces reliques. Il prit ses trois vêtements, les plia en carré et les empila sur le sol… puis, retournant son bol à aumône, il le plaça par dessus et planta sur le tout son bâton de mendiant. « C’est ainsi, dit-il, qu’on fait un stûpa » et c’en fut le premier modèle ».
Symbole de mort et de résurrection, Dionysos a influencé les cultes méditerranéens jusqu’à l’émergence du christianisme qu’il préfigure à plus d’un titre.
Fils d’un dieu et d’une princesse mortelle, Dionysos instaura un lien crucial entre l’humain et le divin. Force d’une nature cyclique et débridée, il arrachait hommes et femmes à eux-mêmes par le truchement de l’ivresse. Dionysos, intermédiaire avenant quoique déchaîné et dangereusement ravissant, représente un des paradoxes indissolubles de la vie. Le fait que l’on associe Dionysos au vin illustre bien ce paradoxe. Le vin est une boisson délicieuse aux propriétés thérapeutiques, mais il rend ivre. Il apporte libération et extase mais, comme toute expérience initiatique, il présente aussi le risque d’une perte de contrôle et de l’identité.
Angkor Wat temple complex in Cambodia representing the sacred Mount Meru of the Hindu religion.
Deux sites majeurs incarnent et traduisent dans la pierre ce mythe, sans doute l’un des plus anciens : La pyramide de Gizeh et le Temple d’Angkor Vat. Nous allons voir et comprendre comment et pourquoi.Le barattage est à l’origine de nombreux sous mythes ou mythèmes en rapport avec la miction et l’obtention du nectar comme celui du Graal. Il est également lié à la représentation de l’axe du monde (axis mundi) par le biais de Mandara qui sert à enrouler les cordes (serpents) afin de le faire tourner pour le barattage ce qui donne le château tournant de l’épisode chevaleresque de Lancelot par ailleurs.
Dans l’imaginaire de l’Iran antique, il est une terre originelle que l’imagination active mazdéenne a transmuée en symbole et centre de l’âme, une terre intégrée aux événements spirituels dont l’âme est la scène. Cette terre, perçue comme située en Erân Vêj, c’est-à-dire à l’origine et au centre de toutes choses, flamboie aux aurores en ses hauts sommets tandis que des torrents d’eau vive dévalent leurs pentes où poussent des plantes d’immortalité.
la fontaine vive
En ces sommets de la terre originelle, qui est aussi centre de l’âme, ont lieu les hiérophanies de Xvarnah. Xvarnah est « un feu et un fluide vital qui, émané du soleil, se communiquait à l’eau, aux plantes, aux animaux et aux hommes pour culminer dans le roi et se manifester en auréole… ». Une puissance, une énergie de lumière sacrale, « qui fait jaillir les sources, germer les plantes, vaguer les nuages, naître les humains, illuminer leur intelligence » et « les investit d’une force surnaturelle les revêtant d’une dignité hiératique » pour Henry Corbin, qui traduit cette notion de Xvarnah par « Lumière-de-Gloire », alors que d’autres propose le terme de « semence ». Xvarnah est un terme délicat à traduire. Il recèle une vision énergétique des rapports paradoxaux qu’entretiennent l’eau et la lumière, entendue à la fois comme feu céleste et feu spirituel. Il est à la fois humidité vivifiante, fécondante et éclat, scintillement. Il est l’essence même de la géométrie des Muqarnas et d’une conception de l’espace qui nous est étrangère mais que nous allons tenter de comprendre.
le loup des abeilles : Bee Wulf = Ours = Tradition polaire
C’est dans la région du Suffolk , en 1939, que les archéologues ont mis au jour un site funéraire anglo-saxon vieux de 1 400 ans, qui incluait un bateau complet et une cachette d’objets funéraires somptueux. Cette découverte spectaculaire a changé la compréhension qu’avaient les historiens de la Grande-Bretagne du Haut Moyen-Âge, 82 ans plus tard, le bateau-tombe de Sutton Hoo revient sur le devant de la scène avec le nouveau film de Netflix « The Dig », avec Carey Mulligan, Ralph Fiennes et Lily James. Pourtant, au début du 7e siècle apr. J.-C., lorsque la dernière pelletée de terre fut jetée sur le guerrier anglo-saxon et ses trésors, la pratique qui consistait à enterrer les morts avec une quantité d’objets ostentatoires tombait en désuétude. Au 8e siècle, la plupart des tombes anglaises ne contenaient plus que des corps en décomposition. Pourquoi un tel changement ?
Les Seigneurs de l’Anneau des Scythes royaux constituèrent la souche principale de laquelle naquirent les rois de la Tuadhe d’Anu d’Irlande avec au final le Roi Arthur et de nombreuses cultures sumérienne, hittite, mitanni (hourrite), phénicienne et phrygienne. L’empereur byzantin du VIle siècle, Justin II de Constantinople (685-695), y fait référence en ces termes : « Les plus anciennes races du monde — encore plus anciennes que les Égyptiens ». Plus de mille ans plus tôt, l’historien grec Hérodote (environ 484-425 av. J.-C.) écrivit longuement sur les Scythes, expliquant qu’à l’époque, une région particulière des terres de la mer Noire de Scythie était connue sous le nom de Sarmatia.
Les Sarmatiens ressemblaient beaucoup aux Scythes, puisqu’ils étaient une race parente et noble, retournée sur sa terre d’origine après quelques siècles passés dans les régions mésopotamiennes et perses. Comme le rapporte Hérodote, leur langage était très semblable, de même que leur habillement et leur aptitude à l’équitation, mais contrairement aux Scythes, leurs guerriers étaient des deux sexes. L’armure des Sarmatiens était constituée de petites plaques de bronze ressemblant à des écailles, qui se ternissaient et devenaient verdâtres avec le temps, ce qui donnait aux guerriers l’apparence de lézards. Or, le géographe grec du II è siècle, Pausanias, parle de dragons en ce qui les concerne. Dans l’ensemble, la cavalerie de Sarmatia consistait en de formidables archers à cheval et de lanciers, mais ils étaient aussi les défenseurs de la culture rituelle de l’épée, développée par la tribu de ferronniers scythes des Kalibs. Ce nom est en fait à l’origine de celui de la légendaire épée magique du roi Arthur, Caliburn (Kalyburn, ou Excalibur (Ex-Kalyburn). Une des plus célèbres légendes relatives à l’épée scythe raconte que le héros Batradz ayant été blessé à mon demanda à ses compagnons de jeter son épée dans un lac. À deux reprises, ils prétendirent l’avoir fait, Batradz savait qu’ils avaient échoué. Dès qu’ils accomplirent son souhait, l’eau devint rouge sang et prise de remous 3. Dans la célèbre Morte d’Arthur de Sir Thomas Malory, en 1485, c’est le chevalier Bedevere qui par deux fois désobéit au roi Arthur de la même manière, mais quand il finit par se résoudre à lancer Excalibur dans l’eau, l’épée est mystérieusement attrapée par la Dame du Lac.
La première bannière militaire des Sarmatiens était un dragon, dont le porteur était appelé le Draconarius, mais cet emblème fut ensuite dérobé par les légions romaines de l’empereur Marc Aurèle à la suite d’une victoire sur les Sarmatians de Hongrie, en 175 apr. J.-C. Peu après, de nombreux captifs furent transportés en Grande-Bretagne où ils furent ajoutés aux forces romaines de Lucius Artorius Castus, devenant ainsi la première unité de cavalerie lourde de l’armée impériale. À la suite du retrait des troupes romaines de Grande-Bretagne, en 410 apr. J.-C., les dirigeants régionaux redevinrent des chefs de clans, et l’un d’entre eux, Vortigern de Powys, était un roi gallois. Ayant assumé le plein contrôle de la région à partir de 418 apr. J.-C., Vortigern fut élu Pendragon de l’Île (Pen Draco Insularis) sept années plus tard. Il réintroduisit dans la bannière le symbole sarmatien, devenu par la suite le célèbre Dragon Rouge du drapeau national du pays de Galles. La liste des pandragons est donné dans notre ouvrage.
L’ANNEAU DE TOLKIEN
La mythologie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien peut, à des fins utiles, être perçue comme une intuitive parabole d’une répression gouvernementale et une quête combative pour la liberté et la justice. C’est avant tout l’histoire d’une souveraineté territoriale et d’un pouvoir tombé dans de mauvaises mains, un pouvoir ténébreux qui doit être détruit pour rendre, à la Terre du Milieu blessée, son ancienne équanimité. À sa façon, l’histoire rappelle le précepte fondamental de la tradition du Graal qui établit que, lorsque la blessure du Roi Pêcheur sera guérie, le Désert retrouvera alors sa fertilité. Bilbon a dérobé l’Anneau d’une étrange créature souterraine du nom de Gollum, et lorsque Gandalf l’examine, il découvre qu’il est effectivement l’Anneau de Sauron, l’Anneau Unique qui doit lier tous les autres dans un pouvoir ultime. Entre-temps, les forces ténébreuses ont été chassées des forêts par les Elfes, mais elles se regroupent à l’est, dans le territoire de Sauron où elles complotent pour le retrouver mais nous abrégeons car le reste est trop connu.
SILMARILLON C’est dans cet ouvrage resté inachevé que J.R.R. Tolkien donne la clé de son oeuvre.
L’histoire de Tolkien débute avec Bilbon Sacquet, un Hobbit qui a acquis un Anneau magique capable de rendre son porteur invisible. L’ayant légué à son héritier, Frodon Sacquet, Bilbon disparaît rapidement lors de son 111e anniversaire. Gandalf le magicien est inquiet car il suspecte l’Anneau d’avoir été forgé longtemps auparavant par le maléfique Sauron et d’avoir une influence néfaste sur l’environnement de la Terre du Milieu. En effet, la sublime forêt de Greenwood la Grande a été assiégée par des forces oppressives pour devenir Mirkwood.
Bilbon a dérobé l’Anneau d’une étrange créature souterraine du nom de Gollum, et lorsque Gandalf l’examine, il découvre qu’il est effectivement l’Anneau de Sauron, l’Anneau Unique qui doit lier tous les autres dans un pouvoir ultime. Entre-temps, les forces ténébreuses ont été chassées des forêts par les Elfes, mais elles se regroupent à l’est, dans le territoire de Sauron où elles complotent pour retrouver l’Anneau. Le reste est connu.
L’anneau elfique
Historiquement, l’Anneau était le symbole de la justice divine qui était mesurée par le Bâton. Sur d’anciennes représentations, la déesse sumérienne Lilith et le dieu babylonien Mardouk sont présentés portant les symboles du Bâton et de l’Anneau. Elles sont conformes à d’autres portraits de rois et de reines mésopotamiens, comme ceux de la Stelae de Shamash et Ur-Nammu du IIIe millénaire av. J.-C. Dans certains cas, le Bâton est clairement gravé d’unités calculables (comme une règle moderne) et à Babylone, on y faisait référence comme étant la Règle. Celui qui détenait la Règle était appelé « dirigeant », c’est l’origine de ce terme gouvernemental. La règle est moins un instrument de mesure qu’un instrument de pouvoir : celui sait mesurer a le pouvoir.
Aux alentours de 4 000 av. J.-C., l’Anneau était le premier objet des dieux Anounnakis que l’on disait descendus de l’ancienne Sumer et qui étaient responsables de l’établissement d’un gouvernement municipal ainsi que de la pratique de l’exercice royal. Ainsi, il est pertinent de remarquer que lorsque le professeur Tolkien était interrogé sur l’environnement de la Terre du Milieu du Seigneur des Anneaux, il répondait qu’il le situait aux abords de 4 000 av. J.-C. « Le pot de la soupe (le chaudron de l’histoire) a toujours été en ébullition », dit-il, « et de nouveaux ingrédients lui ont été ajoutés ». À cet égard, les sources de l’histoire populaire de Tolkien étaient (d’après sa grande connaissance de l’anglo-saxon) directement extraites du folklore saxon, et ce concept n’était pas nouveau.
En effet, l’ancien dieu saxon, Wotan (Odin) — l’équivalent du dieu sumérien Anu — était supposé avoir régné sur les Neuf Mondes des Anneaux — possédant lui-même le Neuvième Anneau (l’Anneau Unique) qui gouverne les huit autres. La propriété contestée de l’Anneau Unique, telle que racontée dans le Seigneur des Anneaux diffère peu de l’immuable quête du Saint Graal. Ces deux quêtes visent le maintien de la souveraineté. Mais que ce soit dans les faits ou dans la fiction, l’Anneau et le Graal sont considérés comme inappropriés par ceux qui les voient comme des armes de pouvoir. D’où la nécessité (dans leurs histoires respectives) de protéger l’accès au Graal par des épreuves difficiles, tout comme il était essentiel de conserver l’Anneau Unique hors de portée du maléfique Sauron du Mordor.
Au cours du passage de l’ère de l’ancienne Mésopotamie à celle de l’Égypte, l’idéal d’une royauté dynastique s’est diffusé dans les terres méditerranéennes jusqu’aux Balkans, la région de la mer Noire et l’Europe. Mais l’essence cruciale de l’ancienne sagesse a été perdue au cours de cette propagation. Cela donna naissance à des dynasties qui ne provenaient pas de la race royale originelle. Au lieu de cela, beaucoup de leurs dirigeants étaient des chefs de guerre sans aucune filiation, qui avaient gagné leur trône à la force de l’épée.
La culture sacrée des anciens était, malgré tout, rattachée à la lignée messianique du roi David de Judée (1008 av. J.-C.), dont l’importance découlait de son héritage pharaonique, et non d’une filiation avec Abraham et la souche Sémite, comme on l’a souvent dit. C’est en raison de cet héritage particulier que le fils de David, Salomon le Sage, fut à même d’édifier son projet de Temple de style égyptien à Jérusalem. Ce qui mena à un renouveau de la Terre sainte pharaonique à une époque où l’Égypte était assiégée par des forces extérieures, provenant tout d’abord de Libye, de Nubie et de Kush, et ensuite de beaucoup plus loin. De ce fait, les arrangements du mariage traditionnel des pharaons et des princesses donnaient lieu à des alliances diplomatiques.
Le dragon qui accompagnait les troupes sarmates partout où elles allaient. Ce fut la naissance de la chevalerie (avec des femmes)
L’ombre des cavaliers sarmates (lointains descendant des scythes d’Asie centrale et surtout connu pour les amazones qui en sont une composante essentielle) de l’île de Bretagne se profile à l’arrière-plan de l’un des mythes majeurs de l’Occident médiéval : le cycle légendaire « arthurien ». Des disciplines et des méthodes différentes concourent à en mettre un certain nombre d’indices en valeur. Sur un plan strictement historique, il n’a existé ni « roi Arthur », ni, bien sûr, « chevalerie » de la Table Ronde. Mais le mythe élaboré au Moyen Age repose sur une réalité que l’on discerne assez bien: celle d’une troupe de cavaliers d’élite, peut-être commandée par un chef de guerre (dux bellorum) du nom d’Arthur, et qui aurait servi les chefs romano-bretons des V’-VI’ siècles dans leur résistance aux incursions pictes et à la lente invasion saxonne. On s’accorde à penser que cette troupe était modelée sur la cavalerie « romaine » tardive stationnée en Grande-Bretagne, voire qu’elle en était un prolongement direct.
Or, ladite cavalerie était pour le moins hétérogène, et l’on a vu que les Sarmates en étaient une composante permanente depuis la fin du II’ siècle. Rien ne permet de penser que toutes les unités sarmates aient suivi les usurpateurs Maxime puis Constantin dans leurs équipées gauloises respectives de 383 et 407, ou aient été transférées en Italie lors du rappel de 402. Certaines sont nécessairement demeurées sur place et se sont progressivement fondues dans les populations romano-bretonnes après l’« abandon » de l’île par l’empire en 410. On imagine bien que ces Sarmates en voie d’assimilation, guerriers héréditaires, aient monnayé leurs aptitude- militaires auprès des chefs locaux. Ils ont pu contribuer à former leur cavalerie, peut-être notamment une cavalerie cuirassée qui aurait laissé un souvenir marquant dans la mémoire insulaire.
Les pyramides sont en Égypte mais leur conception est le fruit d’une haute science et d’un autre peuple venu d’au delà des mers (les Shemsou).
Il faut imaginer la pyramide d’alors avec le Nil qui coulait à ses pieds, les blocs de pierre étaient déposés directement au plus près. Les arabes l’ont profané et en partie détruite mais elle était recouverte de dalles de calcaire blanche qui la rendait éblouissante, le pyramidion en orichalque pesait plusieurs centaines de tonnes : il fallait se protéger les yeux avant de pouvoir la regarder en face tant son éclat était puissant. Sous certaines conditions il pouvait émettre une vibration qui se propageait à des centaines de kilomètres. Un livre est déjà paru.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.