Reditus Virginis ou la Vierge alchimique de Reims

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La vierge alchimique de Reims

L’Ć©mergence du concept de l’ImmaculĆ©e conception ne se fit pas sans mal et c’est l’historien d’art Emile MĆ¢le qui se chargea d’en dĆ©chiffrer les diffĆ©rents mĆ©andres sĆ©mantiques. On s’empresse de souligner que cette idĆ©e – l’ImmaculĆ©e conception – ne doit pas ĆŖtre confondue avec cette autre idĆ©e de la naissance virginale de JĆ©sus, nĆ© de Marie.Ā  Louis MĆ¢le pose ainsi le problĆØme :

« Vers la fin du XVĆØme siĆØcle, une idĆ©e mystĆ©rieuse, qui, depuis plus de cinq cents ans, germait secrĆØtement dans les Ć¢mes, leva soudainement. Il apparut avec Ć©vidence aux thĆ©ologiens que la Vierge n’avait pu participe Ć  la faute originelle, et qu’un dĆ©cret particulier de Dieu l’avait exceptĆ©e de la loi. Exemplaire parfait d'(une humanitĆ© nouvelle, Marie, semblable Ć  Eve au sortir des mains de Dieu Ć©tait, entrĆ©e dans le monde, sans porter le poids du PĆ©chĆ©.  » (L’Art religieux Ć  la fin du Moyen Age en France)

Ce tableauĀ  qui a suscitĆ© bien des interrogations se trouve au musĆ©e de l’Ancien CollĆØge des JĆ©suites de Reims et figure au nombre restreint des demeures philosophales dont nous faisons l’inventaire. Il fut signalĆ© par Oswald Wirth qui en fit un commentaire en 1909. Lire la suite Reditus Virginis ou la Vierge alchimique de Reims

Fulcanelli : Mystère des cathédrales plus médaille de commémoration

La mĆ©daille est prĆŖte et nous vous en communiquons les premiĆØres photos. Offre couplĆ©e avec la rƩƩdition du MystĆØre des CathĆ©drales dans la version originale. Tirage limitĆ© pour l’un et l’autre. Ne reste que deux mĆ©dailles. MĆ©daille bronze, 65 mm de diamĆØtre, deux faces.Ā  CrĆ©ation exclusive ARL avec un orfĆØvre franc-comtois.

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Le tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx

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Il est plus que vraisemblable que le tarot des AvĆ©niĆØres a Ć©tĆ© conƧu sous la double influence d’Oswald Wirth et d’E.Falconnier dont les ouvrages figuraient dans la bibliothĆØque d’Assan Dina (voir notre ouvrage, le Tarot des AveniĆØres ou la rĆ©ponse au Sphinx)

Le Tarot, du sanscrit TAR-O, Ć©toile fixe (probaĀ­blement la polaire qui dans l’astrologie antique symbolisait la tradition immuable) n’est autre chose que la synthĆØse thĆ©osophique et symbolique du dogme priĀ­mitif des Religions en mĆŖme temps qu’une mĆ©thode simplifiĆ©e d’Astrologie, retrouvĆ©es par le Mage HerĀ­mĆØs surnommĆ© trismĆ©giste qui Ć©tait hiĆ©rophante des Temples de ThĆØbes, 2000 ans, avant JC, où il se servait du (Tarot comme instrument auguralĀ ; il Ć©taitĀ  alors gravĆ© sur 22 lames, d’or, qui portaient en plus des hiĆ©roglyphes symboliques, les figures de l’alphabet hiĆ©ratique des Mages correspondant Ć  un nombre sacrĆ© (science magique des nombres) on y voyait aussi les signes du Zodiaque et des sept PlanĆØtes, il fut Ć  peu prĆØs complĆØtement dĆ©truit lors de l’invasion des Perses, sous Cambyse ; il Ć©tait Ć©galement reproduit en peintures murales sur les parois des cryptes des grands Temples qui servaient aux initiations des profanes qui venaient se faire recevoir au collĆØge des Mages, il Ć©tait gardĆ© par un prĆŖtre appelĆ© PastoĀ­phore, qui en expliquait le sens symbolique seuleĀ­ment, aux NĆ©ophytes; les ClĆ©s divinatrices n’Ć©taient dĆ©voilĆ©es qu’Ć  ceux qui parvenaient aux plus hauts grades du sacerdoce d’Isis et sous peine de mort pour qui en rĆ©vĆØlerait les mystĆ©rieux arcanes. (D’aĀ­prĆØs HĆ©rodote), le principal sanctuaire initiatique se trouvait prĆØs du lac Moeris et portait le nom de Labyrinthe, il fut construit par les rois Memphites. (ClĆ©ment d’Alexandrie).

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Oswald Wirth au Château des Avenières

Le tarot figurant dans la chapelle dorĆ©e s’inspire pour une large part du Tarot dit de Marseille mais aussi de celui publiĆ© peu auparavant par Oswald Wirth, HelvĆØte d’origine et connaissant donc bien la rĆ©gion (le Tarot des Imagiers du Moyen Age) qui a vraisemblablement sĆ©journĆ© aux AveniĆØres ainsi qu’il l’Ć©crit l’Ć©crit lui mĆŖme, comme on peut le voir dans cet extrait.

Wirth rĆ©dige un livre sur le tarot Ć  la demande de son maĆ®tre Stanislas de Gaita. Il envoie le manuscrit en 1922 Ć  un imprimeur qui le perd !Ā  Wirth y voit un signe du destin et se remet au travail. Le livre dĆ©finitif est publiĆ© en 1926. Une premiĆØre publication eut lieu cependant dĆØs 1889 et c’est donc celle-ci qui a du inspirer le MaĆ®tre des lieux, Assan Dina. On trouvera en effet de nombreuses similitudes entre ces deux tarots et surtout la prĆ©sence ophidienne d’un serpent dont le symbolisme avait attirĆ© toute l’attention d’O Wirth.

Note : en fait on sait trĆØs peu de chose sur lui et sa vĆ©ritable biographie reste Ć  faire : un livre majeur est toujours non paru ou Ć©puisĆ© : Qui est rĆ©gulierĀ ? Le pur maƧonnisme sous le RĆ©gime des Grandes Loges inaugurĆ© en 1717, (1938). Un livre qui aurait aujourd’hui toute sa place ! … et nous ne pouvons que citer cet autre extrait prophĆ©tique sur l’Ć©tat actuel de cette vĆ©nĆ©rable institution

Ā« Or, lorsqu’une tradition a cessĆ© d’être comprise, elle ne vit plus dans les esprits. En tant qu’observance servile, elle peut se maintenir transitoirement; mais ce qui manque de cohĆ©sion rationnelle ne tarde pas Ć  se disloquer, car tout cadavre tend Ć  se dĆ©composer… Ces formes creuses dont l’esprit s’est retirĆ©, ces Ć©corces mortes, mais persistantes en raison mĆŖme de leur dessĆØchement, figurent ce qui se maintient Ć  l’état cadavĆ©rique, en tant que superstition, au sens Ć©tymologique du mot. Il convient, en effet, d’appeler superstitieux tout ce qui tient debout sans justification logique, comme, par exemple, les rites perpĆ©tuĆ©s par habitude ou par respect du passĆ©, alors que nul ne sait plus Ć  quoi ils correspondent. Hiram est l’intelligence qui anime la tradition maƧonnique : il revit en nous dĆØs que nous comprenons tout le mystĆØre de la MaƧonnerie, en nous rendant exactement compte de la raison d’être de ses usages symboliques Ā»

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Ć  la recherche de la rose bleue aux AveniĆØres

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Le monde est une fleur .. bleue. En rĆ©alitĆ© il n’y a pas de rose bleue et son symbolisme relĆØve de la quĆŖte impossible ou de l’inaccessible. Pourtant Ć  Cruseilles en Haute Savoie, la chapelle des AvĆØniĆØres nous offre toute un sĆ©rie de mosaĆÆques sur ce thĆØme voulu par son concepteur Assan Dina. Tout ceci se passe entre Annecy et GenĆØve en passant par Lausanne avec retour au Temple l’AmitiĆ© Ć  Paris .. une longue histoire que nous allons vous raconter. JK

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Voyages en Uranie

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Où il apparait que la conquĆŖte de l’atome par nos scientifiques ne s’est pas effectuĆ©e sans les arcanes de la Tradition et notamment de celles du MaĆ®tre. EugĆØne Canseliet a souvent soulignĆ© les rapports Ć©troits entretenus entre l’Adepte et ses jeunes Ć©lĆØves, Pierre et Marie;Ā  nous soulevons Ć  l’occasion du ce cinquiĆØme cahier un coin du voile et racontons le long et Ć©prouvant pĆ©riple enĀ  terres rares. En uranie ? c’est au coeur des Ć©toiles en formation, dans les forges de Vulcain que se forment nos composants atomiques qui ont pour nom : carbone, azote, oxygĆØne, magnĆ©sium, fer, uranium… Les supernovae sont les moteurs de l’Ć©volution chimique de la Galaxie mais c’est en Ć©tudiant l’activitĆ© Ć©lectrique d’un mĆ©tal peu connu Ć  l’Ć©poque, l’uranium, et les hardiesses de pensĆ©e d’une Curie, d’un Einstein ou d’un Heisenberg – que nous pourrons plus tard dĆ©couvrir et accĆ©der Ć  des conceptions aussi grandioses que celles des quasars, des magnĆ©tars, des fermions et des bosons.Ā Ā  Jamais le second surnom du MaĆ®tre « Vulcain » n’a Ć©tĆ© aussi mĆ©ritĆ©.Ā  …

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Marie Curie, nƩe Sklodowski : de la Pechblende au Polonium

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EugĆØne Canseliet (voir entretien Feux du Soleil et articles)Ā  a souvent affirmĆ© que les liens entre Fulcanelli et le couple Curie Ć©tait sinon proche du moins de type « interaction forte » !.. Ce que l’on sait moins et ce sera une piĆØce de notre dossier ce sont les arriĆØres plans de la formation de la jeune fille dont nous livrons ici un bref aperƧu. De son pĆØre, Władysław Skłodowski, issu de la petite noblesse polonaise,Ā  on rapporte au mieux qu’il est physicien, professeur de mathĆ©matique Ć  Varsovie. Ce que l’on sait moins c’est qu’il Ć©taitĀ  fĆ©ru de techniques anciennes et initiĆ© Ć Ā  la Philosophie HerĀ­mĆ©tique.

Le 7 novembre 1867, son Ć©pouse (Bronislawa Boguska) donna naissance Ć  leur quatriĆØme fille (5e et dernier enfant), qu’ils prĆ©nommĆØrent Maria. Elle leur ré­vĆ©la trĆØs tĆ“t possĆ©der un caractĆØre curieux, tenace, ingĆ©nieux avec des prĆ©disposiĀ­tions certaines pour les sciences physico-chimiques – elle s’Ć©tablit ainsi Ć  Paris en 1891, pour mener des Ć©tudes supĆ©rieures et obtenir la licence de physique, puis de mathĆ©matiques et accomplir la prodigieuse carriĆØre que l’on sait.

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Finis Gloriae Mundi : l’heure de la vĆ©ritĆ©

Finis Gloria Mundi : En 1923, Fulcanelli confie à son unique disciple, Eugène Canseliet, trois paquets scellés à la cire avec trois titres : Le Mystère des Cathédrales, Les Demeures Philosophales et Finis Gloriae Mundi avec mission de parachever la rédaction des notes importantes de ces ouvrages et de les publier.
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Si Le MystĆØre des CathĆ©drales voit le jour en 1926 et Les Demeures Philosphales en 1930, le MaĆ®tre exige le rendu de son troisiĆØme ouvrage. Finis Gloriae Mundi ne doit pas paraĆ®tre. Aux trois paquets scellĆ©s de cire, le Finis Gloriae Mundi entendait lui briser les 7 sceaux du livre de l’Apocalypse.

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