Archives du mot-clé YHWH

Tétragrammaton : de Yahvé à Jéhova

Le nom de Dieu ou comment le dire et l’écrire

Dans la perspective d’intertextualité testamentaire mise en œuvre par les pères de l’Église,  Ambroise de Milan, écrivait que le Nom de Jésus « était autrefois contenu dans Israël comme un parfum dans un vase scellé et  s’est répandu dans le monde entier », les plus savants exégètes s’emploieront à prouver la présence cachée du Nom du Sauveur et de la sainte Trinité dans le Tétragramme hébraïque. « Selon la propre langue des Juifs, le Nom de Jésus se compose de deux lettres (Y et V) entourant une lettre centrale (Sh)… et il désigne le Seigneur qui embrasse le Ciel et la Terre », disait déjà Irénée dans l’Adversus Hæreses Le nom « Jésus » est en effet composé des lettres « Y-Sh-V » (phonétisées yeshou), dont la première et la troisième (l’alpha et l’oméga si l’on veut) sont précisément les initiales des deux binômes constitutifs du Tétragramme  (Y] -H). Le yod est la lettre du Ciel et le vav celle de la Terre, dissociés depuis la Chute, mais que – par un grand mystère – la lettre shin, cachée jusqu’à la venue du Sauveur auquel elle s’identifie, doit finalement réunifier (Messie Ma-Sh-Y-Ha). Cette lettre « salvatrice » est rapportée au Serpent d’airain par lequel Moïse (Mo-Sh-Hé) détournait les attaques de l’adversaire pendant l’Exode ; serpent qui, enroulé sur sa hampe (axe vertical de la descente alphabétique du « yod » dans la création), préfigure chrétiennement l’élévation sacrificielle du Fils de l’homme sur la Croix… elle-même symbolisée par le tau médian du grec SôTeR sauveur.

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Shem hamphorash ou les 72 noms de Dieu

Le Tétragramme Yhwh, est le Nom divin gouvernant tous les Noms, les 72 Noms lui sont intimement attachés. Il est d’ailleurs assez facile de retrouver la valeur 72 dans le Tétragramme, par une simple triangulation. Pour cela, il suffit d’écrire le nom comme Pythagore le faisait pour la Tétrakys, afin de montrer que le 10 sort du 4 (1+2+3+4 = 10). Lire la suite Shem hamphorash ou les 72 noms de Dieu

L’escarboucle de Chambord

le trescheur et l’escarboucle

François 1er a fait de l’ogdoade et du huit son chiffre royal et le code de ses entreprises, voyons pour quoi et comment mais ceci n’est qu’un liminaire à poursuivre dans le livre « Le nœud mystique ».

Le trescheur est une figure artificielle curieuse du blason composée d’une orle fleurdelysée, quelquefois double, et contrefleurdelysée : les fleurs de lys au nombre de huit (ou de seize) sont alternativement tournées vers le cœur de l’écu ou vers sa bordure. L’enceinte du trescheur signifie l’enceinte sacrée du sanctuaire intérieur à laquelle ne peut avoir accès que l’âme juste, car il faut « passer par la fleur de lys » pour y pénétrer.

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