Archives pour la catégorie Alchimie

Forges d’Oeuvre du Règne Minéral

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VOICI, succinctement présenté, l’instrument éditorial qui nous a semblé le mieux adapté pour rendre compte, éventuellement au fil du temps, de quelques-uns de nos résultats d’investigation inédits et relatifs au domaine de la pratique de l’Alchimie des trois règnes, consignés dans nos divers carnets, traitant en l’occurrence du Pays réel des Sages ou de la Tradition de Transmutation minérale et métallique, d’hier et d’aujourd’hui.

Ce Numéro rend spécialement hommage à la filiation laborieuse de préparateurs, d’apothicaires et de chimistes, ces derniers médecins la plupart du temps, anonymes ou célèbres qui, entre lesXVIe et XVIlle siècles, sur notre vieux Continent européen ont pratiqué leur ART avec honneur,

éthique, humilité et sagacité, et grâce auxquels la Pratique de l’ALCHIMIE, par-delà les OEuvres secrets de la Métamorphose minérale et métallique qu’on lui conteste encore, s’est retrouvée, durant cette période de grands bouleversements moraux, sociaux et politiques, quoique mésestimée dans ses fondements néanmoins fortement épaulée quant à son principal courant médicinal ou thérapeutique, paracelsien ou iatrochimique, à travers leur propre vocation médicale. C’est pourquoi celui qui portera un oeil scrutateur et objectif sur les visés de notre Art, sera probablement persuadé à terme que les grands Ouvres médicinaux, Aurum potabile, Élixirs et Quintessences tirés des Règnes, ont représenté et représentent toujours son seul, légitime et ultime BUT, au demeurant celui-là même qui a motivé le labeur des anciens Philosophes et tous les membres d’authentiques Assemblées ou Filiations.

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Coeur mystique et Pierre alchimique

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A l’occasion de fouilles sur les soubassements du quartier de la Bourse une pierre d’un grand intérêt fut mis à jour. Elle fut trouvée dans la tour nord et sa datation (1716) écarte en principe toute référence à la Franc-maçonnerie inexistante à Marseille à cette époque.

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Sir Christopher Wren ou l’énigme du Grand architecte

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« The few lodges at London finding themselves neglected ..« 

James Anderson

En 1717 une autre maçonnerie existait bel et bien mais sa mise à mort fut programmée par un quarteron de loges regroupées sous le label grandiloquent de « Grande Loge »… Les protagonistes de cette grande loge se réunissaient au premier étage d’une taverne londonienne à l’enseigne de « L’Oie et le Grill » dans une pièce minuscule ne pouvant pas contenir plus de 15 personnes. Pourquoi et dans quelles conditions, c’est l’objet de cet ouvrage. Sir Christopher Wren tout comme Sir Robert Moray appartenaient de fait à cette « autre maçonnerie » dont la fin est proche et qui se sait condamnée.

Bien des mystères subsistent autour de la figure du plus grand architecte du Royaume de Grande Bretagne et il est difficile de faire la part du vrai dans les omissions, mensonges et  affabulations du rédacteur des constitutions de 1723. En 1720 devant la montée en puissance des « modernes » ou « spéculatifs » – à prendre au sens premier tant leurs liens avec le développement de la future banque de Londres est étroit – l’honorable loge de l’architecte, la loge St Paul Churchyard préfère se saborder et détruit par le feu la totalité de ses archives, il en sera de même pour nombre des loges tories avant que les nouveaux dissidents ne le fassent eux mêmes (voir ce que peut dire Anderson sur la « nécessité qu’il y a eut à bruler les archives des anciens devoirs   » ! Après le grand incendie de Londres en 1666 c’est maintenant le temps des autodafés et des anciennes loges il ne restera plus rien car table rase sera faite sous la conduite des nouveaux maitres.

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L’énigmatique Bernard de Fontaine : de Clervaux à Kilwinning

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On notera que Clervaux vient de Clair Val, une vallée ouverte et donc percée comme Perce-val … CQFD

Bernard de Fontaine fut la pièce maitresse d’un dispositif ancré à la cour de Champagne, et appelé à jouer un rôle central entre l’Occident et l’Orient. C’est aussi dans ce contexte que naitront les premiers romans de la table Ronde sous l’égide des flamands. Plusieurs personnages sont étroitement liés et forment ainsi un canevas qu’il est de premier abord difficile à déchiffrer mais une chose est sûre c’est que c’est par eux que Jérusalem va se trouver reliée à l’Écosse et à Kilwinning (et non à Rosslyn comme c’est souvent et à tort dit) : Hughes de Payens (on le dit époux de Catherine de Saint Clair de Roslin ou sinon en lien avec elle), André de Montbard, parent du duc de Bourgogne, Bernard de Fontaine futur Bernard  de Clervaux, la famille écossaise des Saint Clair, les comtes de Champagne le fief alors le plus riche et le plus puissant du Royaume de France. D’ailleurs on peut le dire, la plupart des templiers étaient alors champenois.

La Champagne : Fief parmi les plus puissants du royaume de France, le comté de Champagne fut au coeur des principaux échanges politiques, économiques, religieux et culturels des XIIe et XIIIe siècles. En cela, l’histoire de la Champagne se confond souvent avec celle de l’Occident et de l’Orient.

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Du milieu du XIIe siècle à la fin du XIIIe siècle, le comté de Champagne est le centre permanent des échanges commerciaux du monde occidental. Si les premières traces des foires de Champagne remontent au début du XIe siècle (Provins en 999, Troyes en 1100), il faut attendre le règne de Thibaud II pour que les mentions se multiplient. A l’origine des foires, il y a la volonté délibérée du comte de provoquer sur son territoire la rencontre entre Flamands et Italiens. Afin d’attirer les hommes d’affaires étrangers, Thibaud II puis ses successeurs délivrent des tractoriae ou des conducti aux marchands de passage désireux de gagner une ville-marché (après 1137). Accordé aux marchands qui se rendent aux foires de Champagne ou qui en reviennent, le « conduit » garantit la protection du comte qui leur fournit une escorte d’hommes armés.

Voie privilégiée de circulation, carrefour entre les pays de la Méditerranée et ceux de la mer du Nord, la Champagne accueille toute l’année à Troyes, Provins, Lagny et Bar-sur-Aube le plus grand marché commercial et financier de l’Occident médiéval. Les Thibaudiens participent, soit avec leur suzerain capétien, soit contre lui, aux principales luttes féodales du Moyen Âge.

Ils encouragent les croisades et favorisent la naissance de l’ordre du Temple. Quand ils ne s’adonnent pas aux-mêmes à la poésie, ils accueillent dans leurs palais les plus grands trouvères et les plus grands intellectuels de leur temps. Grâce à de judicieuses alliances matrimoniales, les comtes protègent leur domaine puis l’agrandissent du prestigieux royaume de Navarre. La Navarre autre lieu important de ce dispositif qui permet de communiquer avec l’Espagne car on l’oublie un peu vite les comtes de Champagne étaient aussi rois de Navarre depuis 1135 ce qui permettait d’avoir une base indépendante de la France. La Navarre tout comme la Suisse. L’Histoire retiendra Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne et Reine de Navarre et qui fut l’origine involontaire de la perte des templiers et de la dissolution de l’Ordre. Lire la suite L’énigmatique Bernard de Fontaine : de Clervaux à Kilwinning

L’Eglise oubliée : Jacques le Juste, frère de Jésus

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Ossuaire de Jacques, frère de Jésus. De nouvelles études géochimiques prouveraient que l’ossuaire de Silwan, censé contenir la dépouille du frère de Jésus, proviendrait bien du tombeau supposé du Christ… et de sa famille.

Parti en 1104 en compagnie de son suzerain Hugues de Champagne, le futur fondateur de l’Ordre du Temple rentrera en France pour s’y marier en 1105 avant d’y retourner définitivement en 1114 avec d’autres chevaliers, grâce à l’appui du Comte de Champagne. Ce n’est qu’en 1120 que ce premier groupe de chevaliers pris ses quartiers dans les écuries du  Temple de Salomon. Entretemps les champenois avaient aussi ramené de nombreux documents pour qu’ils soient étudiés par les moines érudits entourant Saint Bernard de Clervaux. Évidemment ce que contenaient ces documents jetait le trouble – et c’est peu dire – sur les connaissances tenues pour acquises quand à l’origine de l’Église et la vie de son fondateur. Si grand, que l’institution de l’Église pouvait être mise en péril si ces éléments étaient portés à la connaissance des lettrés de l’époque et notamment de la curie. Mais remontons le cours du temps jusqu’en 2002. Deux découvertes archéologiques vont à la fois confirmer ce que les templiers avaient exhumés lors de leurs fouilles plus de mille ans auparavant, celle de Talpiot et celle plus récente de Silwan.

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Depuis sa découverte accidentelle pendant des travaux de construction, le tombeau de Talpiot, du nom du quartier de Jérusalem où il a été mis au jour, est au cœur d’une polémique, à la fois archéologique et théologique. C’est en 1980 que des ouvriers ont découvert une chambre funéraire aux parois percées de niches mortuaires datant du second temple, période qui s’étend du milieu du VIe siècle av. J.-C. jusqu’au 1er siècle. Les fouilles ultérieures dans cette chambre funéraire, pillées dès l’antiquité, relèvent la présence de dix ossuaires, certains brisés, d’autres intacts. Les ossements qu’ils contiennent sont enterrés selon les rites juifs à la demande de rabbins orthodoxes tandis que les ossuaires rejoignent les collections archéologiques de l’Etat d’Israël.

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La révélation du 3ème Temple

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Après la mort de Jacques (en 62 ou 66 après J.-C.), premier évêque de Jérusalem et le premier « évêque des évêques », la communauté judéo-chrétienne, sur l’avertissement d’un Ange, émigra à Pella, sur l’autre rive du Jourdain. Elle échappa ainsi aux affres du siège qui aboutit à la destruction du Temple (70 p. J.-C), et elle survécut, communauté des « Ébionites », jusqu’au IV siècle. Mais entre-temps, c’est un autre christianisme qui commença de faire la conquête du monde, un christianisme tellement « autre » que la doctrine et la gnose professées par la communauté apostolique initiale de Jérusalem, fondée par ceux-là mêmes qui avaient été les compagnons du Christ, — cette doctrine fut décrite et réputée par les « pères de l’Église » comme une abominable « hérésie ». C’est un de ces paradoxes mortels auxquels on est resté trop peu attentif.

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