La Femme Solaire

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La Femme solaire ou l’au delà de l’Homme.

Ce qu’il est convenu d’appeler la préhistoire couvre une immense période qui s’écoule entre l’émergence des premiers hominiens (6 millions d’années environ) et les premières tentatives connues d’expression par le signe ou l’image gravés et peints. L’entreprise de ces cahiers est, depuis les époques relativement récentes, de décrire la symbolique, très chargée de sens de la Femme telle qu’elle nous est parvenue à travers la mythologie et l’iconographie.

Cette démarche se situe dans le prolongement d’une série de tableaux qui tous représentent un personnage féminin accompagné de symboles multimillénaires : l’arbre, la ville, la porte, l’eau, la lune, le serpent, le sanctuaire, la montagne, la maison. Les mythologèmes qui ont été élaborés autour de ces symboles se retrouvent dans tous les systèmes religieux et relèvent donc du sacré.

Le symbolisme du féminin n’a pas perdu de sa pertinence et  les correspondances entre le passé et le présent et la pertinence du symbolisme dans l’actualité troublante que nous connaissons : l’eau, l’arbre, la ville, la femme, la maison, sont des facteurs de premier plan dans les situations et les enjeux d’une importance planétaire.

La valeur du symbole, à une époque où le synchrétisme domine, tient au fait qu’il réconcilie les opposés et permet de passer d’un niveau de réalité à un autre, alors que l’allégorie situe les phénomènes sur un même plan et ne fournit qu’une vision romancée, et le plus souvent naïvement nostalgique, de la réalité. Le symbole est transpersonnel, il renvoie toujours à un contenu plus vaste que son sens immédiat et évident ; il n’a rien à voir avec les états d’âme ou avec les dispositions subjectives.

« Mythe » et « symbole », deux termes galvaudés, utilisés quotidiennement dans la presse et les médias, vidés de leur sens profond, signe des temps. En réalité, dans l’histoire des peuples, mythe et symbole forment un langage qui décrit ce que l’homme n’a pas pu exprimer autrement. Les symboles sont des images psychiques, expressions visibles de l’immatériel. Jung a eu le mérite de souligner la richesse et l’ambivalence des contenus de l’inconscient, une des sources du symbole.

Le symbole n’est donc pas un sous-produit d’une mode, une construction fantasmagorique ou le produit d’une divagation de l’esprit. C’est un outil que chaque époque doit découvrir et assumer, car il permet de canaliser l’énergie vers autre chose que le rationnel et l’utilitaire.

Jung a donné plusieurs définitions du symbole. C’est le signe visible qui signifie, de la façon la plus complète et la plus synthétique, une réalité qu’on ne peut représenter autrement. « Les symboles ne sont pas des signes ni des allégories remplaçant une chose connue ; ils cherchent à annoncer une état de fait peu connu et même inconnu » (Métamorphoses de l’âme et ses symboles, p.374). Il souligne l’importance de la vie symbolique pour la vie spirituelle et intellectuelle de l’individu et d’une collectivité.

 Le symbole est une vérité psychologique issue du plus profond de l’âme « Car il fut et est le pont qui mène à toutes les grandes conquêtes de l’humanité » (op. cit. P.385).

M. Eliade, à travers toute son œuvre, abonde dans le même sens : « Le symbole, le mythe, l’image appartiennent à la substance de la vie spirituelle ; on peut les camoufler, les mutiler, les dégrader, mais on ne les extirpera jamais » (Images et symboles, p.12). Ainsi, le symbole ne signifie pas un retour en arrière mais une façon de concevoir, d’imaginer, de penser la situation de l’homme dans le monde : « …les symboles, les mythes et les rites révèlent toujours une situation-limite de l’homme, et non pas uniquement une situation historique ; situation-limite, c’est-à-dire celle que l’homme découvre en prenant conscience de sa place dans l’Univers » (op. cit. P.43).

Les symboles ont trouvé dans les mythes un support privilégié. Le mythe se rapporte toujours à une création ou à une transformation soit cos­mique, soit psychologique au sens large ; les mythes constituent donc les paradigmes de tout acte humain, traçant ses dimensions « trans­personnelles ».

Selon la thèse avancée par Marija Gimbutas, la culture gynécocratique se serait développée pendant quelques vingt mille années dans une zone qu’elle a appelée la Vieille Europe. D’après M. Eliade, les monuments mégalithiques situés en France, Grande-Bretagne, Espagne, Portugal et Scandinavie, seraient des témoins, plus tardifs certes, d’une culture matriarcale disséminée.

Il ne s’agit pas de faire une étude exhaustive de la religion de la Mère et du symbolisme de la Femme dans l’histoire de la mythologie.

A partir de l’époque où les sociétés gynécocratiques ont cessé d’exister et où le culte de la Déesse s’est étiolé (bien qu’il n’ait jamais disparu complètement) et fut remplacé par la religion du Père, le Féminin – ou l’anima- trouva sa place et son expression, non plus dans le vécu d’une participation charnelle et mystique avec la nature, mais dans une représentation plus abstraite telle la Sophia, la Shekina, et l’Ame du Monde, exprimant par là le besoin profond, ressenti par le psychisme, d’une puissance compensatrice.

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Reditus Virginis ou la Vierge alchimique de Reims

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La vierge alchimique de Reims

L’émergence du concept de l’Immaculée conception ne se fit pas sans mal et c’est l’historien d’art Emile Mâle qui se chargea d’en déchiffrer les différents méandres sémantiques. On s’empresse de souligner que cette idée – l’Immaculée conception – ne doit pas être confondue avec cette autre idée de la naissance virginale de Jésus, né de Marie.  Louis Mâle pose ainsi le problème :

« Vers la fin du XVème siècle, une idée mystérieuse, qui, depuis plus de cinq cents ans, germait secrètement dans les âmes, leva soudainement. Il apparut avec évidence aux théologiens que la Vierge n’avait pu participe à la faute originelle, et qu’un décret particulier de Dieu l’avait exceptée de la loi. Exemplaire parfait d'(une humanité nouvelle, Marie, semblable à Eve au sortir des mains de Dieu était, entrée dans le monde, sans porter le poids du Péché.  » (L’Art religieux à la fin du Moyen Age en France)

Ce tableau  qui a suscité bien des interrogations se trouve au musée de l’Ancien Collège des Jésuites de Reims et figure au nombre restreint des demeures philosophales dont nous faisons l’inventaire. Il fut signalé par Oswald Wirth qui en fit un commentaire en 1909. Lire la suite Reditus Virginis ou la Vierge alchimique de Reims →

Fulcanelli : Mystère des cathédrales plus médaille de commémoration

La médaille est prête et nous vous en communiquons les premières photos. Offre couplée avec la réédition du Mystère des Cathédrales dans la version originale. Tirage limité pour l’un et l’autre. Ne reste que deux médailles. Médaille bronze, 65 mm de diamètre, deux faces.  Création exclusive ARL avec un orfèvre franc-comtois.

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Le tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx

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Il est plus que vraisemblable que le tarot des Avénières a été conçu sous la double influence d’Oswald Wirth et d’E.Falconnier dont les ouvrages figuraient dans la bibliothèque d’Assan Dina (voir notre ouvrage, le Tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx)

Le Tarot, du sanscrit TAR-O, étoile fixe (proba­blement la polaire qui dans l’astrologie antique symbolisait la tradition immuable) n’est autre chose que la synthèse théosophique et symbolique du dogme pri­mitif des Religions en même temps qu’une méthode simplifiée d’Astrologie, retrouvées par le Mage Her­mès surnommé trismégiste qui était hiérophante des Temples de Thèbes, 2000 ans, avant JC, où il se servait du (Tarot comme instrument augural ; il était  alors gravé sur 22 lames, d’or, qui portaient en plus des hiéroglyphes symboliques, les figures de l’alphabet hiératique des Mages correspondant à un nombre sacré (science magique des nombres) on y voyait aussi les signes du Zodiaque et des sept Planètes, il fut à peu près complètement détruit lors de l’invasion des Perses, sous Cambyse ; il était également reproduit en peintures murales sur les parois des cryptes des grands Temples qui servaient aux initiations des profanes qui venaient se faire recevoir au collège des Mages, il était gardé par un prêtre appelé Pasto­phore, qui en expliquait le sens symbolique seule­ment, aux Néophytes; les Clés divinatrices n’étaient dévoilées qu’à ceux qui parvenaient aux plus hauts grades du sacerdoce d’Isis et sous peine de mort pour qui en révèlerait les mystérieux arcanes. (D’a­près Hérodote), le principal sanctuaire initiatique se trouvait près du lac Moeris et portait le nom de Labyrinthe, il fut construit par les rois Memphites. (Clément d’Alexandrie).

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Oswald Wirth au Château des Avenières

Le tarot figurant dans la chapelle dorée s’inspire pour une large part du Tarot dit de Marseille mais aussi de celui publié peu auparavant par Oswald Wirth, Helvète d’origine et connaissant donc bien la région (le Tarot des Imagiers du Moyen Age) qui a vraisemblablement séjourné aux Avenières ainsi qu’il l’écrit l’écrit lui même, comme on peut le voir dans cet extrait.

Wirth rédige un livre sur le tarot à la demande de son maître Stanislas de Gaita. Il envoie le manuscrit en 1922 à un imprimeur qui le perd !  Wirth y voit un signe du destin et se remet au travail. Le livre définitif est publié en 1926. Une première publication eut lieu cependant dès 1889 et c’est donc celle-ci qui a du inspirer le Maître des lieux, Assan Dina. On trouvera en effet de nombreuses similitudes entre ces deux tarots et surtout la présence ophidienne d’un serpent dont le symbolisme avait attiré toute l’attention d’O Wirth.

Note : en fait on sait très peu de chose sur lui et sa véritable biographie reste à faire : un livre majeur est toujours non paru ou épuisé : Qui est régulier ? Le pur maçonnisme sous le Régime des Grandes Loges inauguré en 1717, (1938). Un livre qui aurait aujourd’hui toute sa place ! … et nous ne pouvons que citer cet autre extrait prophétique sur l’état actuel de cette vénérable institution

« Or, lorsqu’une tradition a cessé d’être comprise, elle ne vit plus dans les esprits. En tant qu’observance servile, elle peut se maintenir transitoirement; mais ce qui manque de cohésion rationnelle ne tarde pas à se disloquer, car tout cadavre tend à se décomposer… Ces formes creuses dont l’esprit s’est retiré, ces écorces mortes, mais persistantes en raison même de leur dessèchement, figurent ce qui se maintient à l’état cadavérique, en tant que superstition, au sens étymologique du mot. Il convient, en effet, d’appeler superstitieux tout ce qui tient debout sans justification logique, comme, par exemple, les rites perpétués par habitude ou par respect du passé, alors que nul ne sait plus à quoi ils correspondent. Hiram est l’intelligence qui anime la tradition maçonnique : il revit en nous dès que nous comprenons tout le mystère de la Maçonnerie, en nous rendant exactement compte de la raison d’être de ses usages symboliques »

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à la recherche de la rose bleue aux Avenières

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Le monde est une fleur .. bleue. En réalité il n’y a pas de rose bleue et son symbolisme relève de la quête impossible ou de l’inaccessible. Pourtant à Cruseilles en Haute Savoie, la chapelle des Avènières nous offre toute un série de mosaïques sur ce thème voulu par son concepteur Assan Dina. Tout ceci se passe entre Annecy et Genève en passant par Lausanne avec retour au Temple l’Amitié à Paris .. une longue histoire que nous allons vous raconter. JK

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Voyages en Uranie

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Où il apparait que la conquête de l’atome par nos scientifiques ne s’est pas effectuée sans les arcanes de la Tradition et notamment de celles du Maître. Eugène Canseliet a souvent souligné les rapports étroits entretenus entre l’Adepte et ses jeunes élèves, Pierre et Marie;  nous soulevons à l’occasion du ce cinquième cahier un coin du voile et racontons le long et éprouvant périple en  terres rares. En uranie ? c’est au coeur des étoiles en formation, dans les forges de Vulcain que se forment nos composants atomiques qui ont pour nom : carbone, azote, oxygène, magnésium, fer, uranium… Les supernovae sont les moteurs de l’évolution chimique de la Galaxie mais c’est en étudiant l’activité électrique d’un métal peu connu à l’époque, l’uranium, et les hardiesses de pensée d’une Curie, d’un Einstein ou d’un Heisenberg – que nous pourrons plus tard découvrir et accéder à des conceptions aussi grandioses que celles des quasars, des magnétars, des fermions et des bosons.   Jamais le second surnom du Maître « Vulcain » n’a été aussi mérité.  …

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Marie Curie, née Sklodowski : de la Pechblende au Polonium

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Eugène Canseliet (voir entretien Feux du Soleil et articles)  a souvent affirmé que les liens entre Fulcanelli et le couple Curie était sinon proche du moins de type « interaction forte » !.. Ce que l’on sait moins et ce sera une pièce de notre dossier ce sont les arrières plans de la formation de la jeune fille dont nous livrons ici un bref aperçu. De son père, Władysław Skłodowski, issu de la petite noblesse polonaise,  on rapporte au mieux qu’il est physicien, professeur de mathématique à Varsovie. Ce que l’on sait moins c’est qu’il était  féru de techniques anciennes et initié à  la Philosophie Her­métique.

Le 7 novembre 1867, son épouse (Bronislawa Boguska) donna naissance à leur quatrième fille (5e et dernier enfant), qu’ils prénommèrent Maria. Elle leur ré­véla très tôt posséder un caractère curieux, tenace, ingénieux avec des prédisposi­tions certaines pour les sciences physico-chimiques – elle s’établit ainsi à Paris en 1891, pour mener des études supérieures et obtenir la licence de physique, puis de mathématiques et accomplir la prodigieuse carrière que l’on sait.

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Science et hermétisme