Il faut l’admettre et s’en faire une raison mais la plupart des mytho analyses produits sur cette grande figure de l’Acropole (qui faisait 12 mètres de haut) sont vouées à rejoindre les poubelles de l’Histoire. Pourquoi ? tout simplement parce que la plupart des historiens ont par conviction idéologique zappé sur la plus grande civilisation, celle que Marija Gimbutas avait nommé la culture de la vieille Europe.
« Il me semble impossible pour plusieurs raisons, de parler des théories évolutionnistes sans tenir compte aussi de la question fondamentale de l’existence d’une direction déterminée, dans le processus de l’évolution invariable, au cours de toutes les époques géologiques.»Vladimir Vernadsky
Qui le sait ? mais c’est le géologue et physicien russe Vladimir Vernadsky (1863-1945) qui fut à l’origine de ce concept appelé à révolutionner notre conception du monde. Alors que les idées écologistes (en tout cas leurs traductions politiques ou commerciales) prennent une importance croissante dans la société mondiale, il est bon de revenir aux sources de l’écologie scientifique. Vladimir Vernadski est l’un des créateurs de cette science et il est malheureusement peu connu en France, encore moins lu ! C’est auprès de lui que le père Teilhard de Chardin recueillera son enseignement à la Sorbonne dans les années 20. Singulière rencontre entre ce matérialiste pur et dur, marxiste et le père jésuite paléontologue et anthropologue. Pourtant de celle-ci va naitre une pensée – la seule – à même de comprendre les enjeux systémiques de notre monde actuel.
Au travers du prisme de Boehme, Louis Claude de St Martin a construit une philosophie originale de la nature proche des romantiques mais aussi et surtout jeté quelques bases de la Sophiologie dont nous avons dressé un premier tableau dans notre ouvrage Sophia et le devenir divine.
Dans l’œuvre de L-C de Saint-Martin (fin 18ème), la sagesse est le miroir de l’imagination divine, mais aussi de la conscience humaine. Après avoir décrit Sophia comme Epouse du Christ et partenaire du mystère érotique qui se déroule sans cesse en Dieu, Saint-Martin veut corporéifier l’idée en tant que prise de conscience du sujet par lui-même. En Sophia sont contenues les lois de l’Harmonie universelle et des Nombres qui ont présidé à la création ; mais elle est distincte des trois personnes de la Trinité, tout en étant proche d’elles, car elle fait partie de la Quaternité « dès l’instant qu’on est à trois on est à quatre » (Des erreurs et de la vérité… p.302).
Louis Claude de St Martin
En cela il rejoindra les grands thèmes de la Pistis Sophia : la nature doit être délivrée et Sophia est captive du Monde, elle aspire a être délivrée pour rejoindre la lumière, son lieu d ‘origine.
à la cime du Salève et face au Mont Blanc tel un défi, l’œuvre d’Assan Dina défie le temps et nargue les impostures d’aujourd’hui car il s’agit sans doute du seul et vrai message ésotérique laissé à nos contemporains : conçu et voulu par un authentique alchimiste dont nul ne peut ignorer l’histoire de chair et de sang. Tel un grimoire qu’il convient d’ouvrir avec précaution, le message crypté ne se lit qu’avec précaution et à la lumière des arcanes de la Tradition selon des clés bien précises.
L’ordre des templiers s’est bâti sur deux piliers dont l’un a été la plupart du temps négligé par les historiens : d’une part, celle du monachisme cistercien de la Stricte Observance bénédictine (qui servira ultérieurement de modèle pour les premiers devoirs des compagnons bâtisseurs « enfants de Salomon ») dont les Templiers se sont inspirés pour élaborer leur règle de vie; d’autre part, celle du mouvement canonial des chanoines réguliers suivant la règle de saint Augustin qui va présider aux pratiques liturgiques de nos moines soldats.
Les premiers sceaux de maîtres de l’ordre des Templiers portaient une figure restée énigmatique. Deux chevaliers en armes, portant bouclier et lance, heaume conique à nasal en tête et protégé de cotte de mailles, haubert et chausses de mailles, chevauchaient une même monture. La légende, SIGILLUM.MILITUM.XPISTI, rappelle qu’ils étaient les chevaliers du Christ.
FORBIN Auguste de, Vue de Jérusalem prise de la vallée de Josaphat, 1825.
Les anciens devoirs sont issus de la règle bénédictine lors de l’implantation du monachisme en Angleterre puis en Écosse. Le plus ancien d’entre eux conservé est le Regius et date de 1390. On retiendra la légende du métier et le passage sur les Quatre couronnés, la tour de Babel et les 7 Arts libéraux constituant d’après nous l’échelle initiatique des maçons du Moyen-Âge.
Ce texte est à l’évidence catholique romain par ses références à la Sainte Église, à Marie. Il constituera la base de référence des constitutions jusqu’à celles du pasteur calviniste James Anderson. Il va de soi qu’une Franc-maçonnerie en dehors de l’Église (qu’elle soit de St Pierre ou autre) n’a strictement aucun sens et constitue – ce qui est plus grave – une forme active de contre initiation comme l’avait déjà décrit René Guénon. En bref et pour être précis c’est dès l’origine que cette nouvelle fraternité, d’abord contemplative puis chevaleresque aura une forme essentiellement symbolique.
Les Fils de la Vallée (la lutte secrète entre le Temple et la Vallée)
De Troyes à Jérusalem, l’odyssée vers l’Orient. L’ouvrage de Louis Guinet est un monument considérable qui dépasse par son ampleur et sa profondeur la vie et l’œuvre de Zacharias Werner. » Ce romantique allemand, franc-maçon enthousiaste, a eu un destin exceptionnel le mettant au cœur d’une Tradition complexe qu’il a très largement utilisé pour son drame théâtral et romanesque. A travers celui-ci les thèmes les plus essentiels de la religion, notamment au travers de l’évocation d’un christianisme primitif idéal, et de ses liens avec la vie initiatique sont exposés avec une grande clarté et apporte des éclairages inédits sur le rôle réel joué par les templiers.
« Nous pourrions citer encore, en ce qui concerne la « contrée suprême », bien d’autres traditions concordantes; il est notamment, pour la désigner, un autre nom, probablement plus ancien encore que celui de Paradêsha : ce nom est celui de Tula, dont les Grecs firent Thulé; et, comme nous venons de le voir, cette Thulé était vraisemblablement identique à la primitive « île des quatre Maîtres ». (…) . On sait que la Tula mexicaine doit son origine aux Toltèques; ceux-ci, dit-on, venaient d’ Aztlan, « la terre au milieu des eaux », qui, évidemment, n’est autre que l’Atlantide, et ils avaient apporté ce nom de Tula de leur pays d’origine; le centre auquel ils le donnèrent dut probablement remplacer, dans une certaine mesure, celui du continent disparu. Mais, d’autre part, il faut distinguer la Tula atlante de la Tula hyperboréenne, et c’est cette dernière qui, en réalité, représente le centre premier et suprême pour l’ensemble du Manvantara actuel; c’est elle qui fut l’ « île sacrée » par excellence, et, ainsi que nous le disions plus haut, sa situation était littéralement polaire à l’origine. » in René Guénon, le Roi du Monde
en sombre l’ancien continent effondré de la Tulé aujourd’hui sous les eaux et haut lieu de la civilisation hyperboréenne.
Dans les milieux guénoniens on se réfère volontiers à la Tradition primordiale de même qu’à la civilisation hyperboréenne ainsi qu’au Symbole polaire sans que l’on sache trop de quoi l’on parle. S’agit-il de notions et de concepts qui recouvrent un « Mythe de la fondation » ou un mythe mobilisateur ?
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