Une fois pourvu de son instrument rituel, la lyre, le nouvel initié peut donner cours à son activité sacrée. Pourquoi n’imagine-t-il rien de mieux que de voler des vaches ? Pourquoi, dès qu’il est « né », songe-t-il obstinément à enlever des bêtes à cornes ?
A cette question, l’on répond d’ordinaire en faisant observer que les vols de bétail étaient fréquents dans l’antiquité. « Le vol des bœufs, écrit A. Legrand (Dia. des Ant. Gr. et Rom. de Daremberg et Saglio, s. y. Mercurius), était, en ce temps, un des griefs que se donnaient le plus volontiers les uns aux autres les maîtres de domaines voisins. Achille en parle, dans Homère, comme d’une chose courante. Dans la légende, les bœufs d’Hélios sont pris par les compagnons d’Ulysse, par Alcyoneus, peut-être par Géryon, à qui, en tous cas, Heraklès reprend son troupeau. » — On aurait donc attribué à Hermès un vol de ce genre « afin de mieux marquer sa primitive passion du bétail » !








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